Les réservations chutent de 18 % en mai, le retard de l'été se creuse - Depositphotos.com Auteur VitalikRadko
L'été 2026 s'annonce compliqué pour les distributeurs de voyages.
Le dernier Observatoire des Entreprises du Voyage (EdV) et d'Orchestra confirme un net ralentissement des réservations. Les départs enregistrés en mai limitent encore la casse.
Concernant les départs à fin mai, le nombre de dossiers recule de 1,7 % par rapport à la même période de 2025, tandis que le volume d'affaires baisse de 1,3 %. Le panier moyen progresse légèrement de 0,4 % pour atteindre 1 555 euros. A noter qu'une partie importante des voyages réalisés en mai avait été réservée avant la dégradation de la situation au Moyen-Orient.
La France affiche même une progression de son volume d'affaires de 6,4 %, alors que le moyen-courrier reste globalement stable. En revanche, le long-courrier demeure sous pression avec une chute de 11,5 % du nombre de dossiers et un recul de près de 10 % du chiffre d'affaires.
Les États-Unis (-34,3 %), le Mexique (-22,7 %) ou encore le Cap-Vert (-12,6 %) figurent parmi les destinations les plus touchées. À l'inverse, l'Albanie (+342,6 %), la République dominicaine (+14 %) ou la Croatie (+12,6 %) poursuivent leur progression.
A lire aussi : Tourisme : la chute de l’activité se poursuit, sans report vers la France ni l’Europe
Le dernier Observatoire des Entreprises du Voyage (EdV) et d'Orchestra confirme un net ralentissement des réservations. Les départs enregistrés en mai limitent encore la casse.
Concernant les départs à fin mai, le nombre de dossiers recule de 1,7 % par rapport à la même période de 2025, tandis que le volume d'affaires baisse de 1,3 %. Le panier moyen progresse légèrement de 0,4 % pour atteindre 1 555 euros. A noter qu'une partie importante des voyages réalisés en mai avait été réservée avant la dégradation de la situation au Moyen-Orient.
La France affiche même une progression de son volume d'affaires de 6,4 %, alors que le moyen-courrier reste globalement stable. En revanche, le long-courrier demeure sous pression avec une chute de 11,5 % du nombre de dossiers et un recul de près de 10 % du chiffre d'affaires.
Les États-Unis (-34,3 %), le Mexique (-22,7 %) ou encore le Cap-Vert (-12,6 %) figurent parmi les destinations les plus touchées. À l'inverse, l'Albanie (+342,6 %), la République dominicaine (+14 %) ou la Croatie (+12,6 %) poursuivent leur progression.
A lire aussi : Tourisme : la chute de l’activité se poursuit, sans report vers la France ni l’Europe
Autres articles
-
Tourisme : après un mois de mai difficile, les opérateurs se tournent vers le gouvernement ! [ABO]
-
Plus de 1,6 million de vues pour la campagne des Entreprises du Voyage
-
Agences de voyages vs TO... le tourisme à l'heure du grand reset ?
-
EDV : Valérie Boned candidate à sa succession
-
Congrès EDV 2026 : les professionnels se serrent les coudes
Observatoire des vacances des Français
Les Entreprises du Voyage · Orchestra / Travelsoft
Juin 2026
01 Départs de mai 2026
Marché légèrement en recul : dossiers -2 %, volume d'affaires -1 %, panier moyen quasi stable à 1 555 €. Plus en retrait qu'en avril qui s'inscrivait dans une logique de stabilité.
-1,3 %
Volume d'affaires
-1,7 %
Nombre de dossiers
+0,4 %
Panier moyen
1 555 €
Zones géographiques — départs mai 2026 vs 2025
France
Moyen-courrier
Long-courrier
Top 20 destinations — départs mai (nombre de dossiers vs 2025)
02 Réservations de mai 2026
Fort recul des réservations : volume d'affaires -21 %, dossiers -18 %, panier moyen -4 % à 1 632 €. Le délai moyen tombe à 63 jours (-4 j vs 2025), traduisant une réservation de plus en plus tardive dans un contexte d'incertitudes géopolitiques.
-21,3 %
Volume d'affaires
-17,9 %
Nombre de dossiers
-4,3 %
Panier moyen
1 632 €
63 jours
Délai moyen résa → départ
-4 j vs 2025
1 632 €
Panier moyen
-4,3 % vs 2025
20,3 %
Late booking < 30 j
vs 18,2 % en 2025
36,5 %
Early booking > 90 j
vs 41,6 % en 2025
Zones géographiques — réservations mai 2026 vs 2025
France
Moyen-courrier
Long-courrier
Top 20 destinations — réservations mai (nombre de dossiers vs 2025)
03 Vacances d'été 2026
Été juillet-août 2026 : réservations en retrait de 10,5 % vs 2025, tant en dossiers qu'en volume d'affaires. Panier moyen stable à 2 710 €. Toutes les zones reculent, le long-courrier reste le plus affecté (-20 % dossiers).
-10,5 %
Volume d'affaires
-10,5 %
Nombre de dossiers
+0,0 %
Panier moyen
2 710 €
Zones géographiques — réservations été 2026 vs 2025
France
Moyen-courrier
Long-courrier
Typologies de voyageurs — vacances d'été 2026
Solos
3,1 %
Dossiers -15,7 % · 1 700 €
Duos
34,3 %
Dossiers -11,8 % · 2 302 €
Familles
48,0 %
Dossiers -10,1 % · 2 753 €
Groupes
14,5 %
Dossiers -7,6 % · 3 748 €
Catégories de séjours — vacances d'été 2026
Forfaits
-9,8 %
Panier +1,2 % · 2 772 €
Hébergements
-11,8 %
Panier +0,1 % · 1 141 €
Circuits
-15,9 %
Panier -3,9 % · 5 823 €
Top 10 villes de destination — vacances d'été 2026
Source : Observatoire des Vacances des Français — Les Entreprises du Voyage · Orchestra / Travelsoft — Juin 2026
Données issues des agences de voyages utilisant la plateforme Orchestra (20+ marques, 2 ans minimum).
Données issues des agences de voyages utilisant la plateforme Orchestra (20+ marques, 2 ans minimum).
Les réservations plongent en mai
Le constat est beaucoup plus préoccupant du côté des réservations réalisées en mai.
Le nombre de dossiers recule de 17,9 % par rapport à mai 2025 et le volume d'affaires chute de plus de 21 %. Le panier moyen diminue également de 4,3 % pour s'établir à 1 632 euros.
Toutes les zones géographiques sont concernées. La France est en recul à -15,4 % en nombre de dossiers, mais le moyen-courrier décroche à son tour (-17,2 %), tandis que le long-courrier accuse une chute de plus de 40 %.
Selon l'observatoire, les voyageurs hésitent davantage et retardent leurs décisions. Le délai moyen entre la réservation et le départ est tombé à 63 jours, soit quatre jours de moins qu'en 2025. Dans le même temps, les réservations effectuées moins de 30 jours avant le départ représentent désormais 20,3 % des ventes, contre 18,2 % un an plus tôt. Les réservations anticipées de plus de 90 jours reculent quant à elles de cinq points.
Dans le TOP 20 (en nombre de dossiers), toutes les destinations sont dans le rouge avec des baisses à deux chiffres (hors Royaume-Uni -9,2%). Seuls l'Albanie (+310,3%) et le Monténégro (+12,1%) sont en progression.
Le nombre de dossiers recule de 17,9 % par rapport à mai 2025 et le volume d'affaires chute de plus de 21 %. Le panier moyen diminue également de 4,3 % pour s'établir à 1 632 euros.
Toutes les zones géographiques sont concernées. La France est en recul à -15,4 % en nombre de dossiers, mais le moyen-courrier décroche à son tour (-17,2 %), tandis que le long-courrier accuse une chute de plus de 40 %.
Selon l'observatoire, les voyageurs hésitent davantage et retardent leurs décisions. Le délai moyen entre la réservation et le départ est tombé à 63 jours, soit quatre jours de moins qu'en 2025. Dans le même temps, les réservations effectuées moins de 30 jours avant le départ représentent désormais 20,3 % des ventes, contre 18,2 % un an plus tôt. Les réservations anticipées de plus de 90 jours reculent quant à elles de cinq points.
Dans le TOP 20 (en nombre de dossiers), toutes les destinations sont dans le rouge avec des baisses à deux chiffres (hors Royaume-Uni -9,2%). Seuls l'Albanie (+310,3%) et le Monténégro (+12,1%) sont en progression.
Un été toujours plus en retrait
Les perspectives estivales ne montrent pas encore de signe de redressement.
À fin mai, les réservations pour les départs de juillet-août affichent un retard de 10,5 % en nombre de dossiers par rapport à 2025, contre -8 % un mois plus tôt. L'écart continue de se creuser.
Toutes les zones sont concernées. Le long-courrier reste la catégorie la plus affectée avec une baisse de 20 % des dossiers. La France recule de 11,1 % et le moyen-courrier de 9,1 %.
Parmi les rares exceptions, l'Albanie poursuit son envolée (+262,5 %), tandis que le Canada (+8,9 %), la République dominicaine (+8 %) et la Norvège (+12,4 %) parviennent à afficher une croissance. À l'inverse, les États-Unis (-36,1 %), la Turquie (-30,6 %) ou encore l'Égypte (-25,8 %) restent fortement pénalisés.
Valérie Boned, Présidente des Entreprises du Voyage a déclaré : « La période est difficile pour beaucoup de nos entreprises : la visibilité est faible, les décisions se prennent tard, et les opérateurs très tournés vers l’étranger sont particulièrement exposés. Mais je veux aussi le dire : l’envie de voyager reste là.
Les clients hésitent, attendent, arbitrent davantage, et c’est précisément dans ces moments que notre profession fait la différence, par le conseil, l’accompagnement et la capacité à sécuriser les projets. Nous devons rester mobilisés, parce que la demande peut se réactiver rapidement dès que le contexte se stabilise. »
À fin mai, les réservations pour les départs de juillet-août affichent un retard de 10,5 % en nombre de dossiers par rapport à 2025, contre -8 % un mois plus tôt. L'écart continue de se creuser.
Toutes les zones sont concernées. Le long-courrier reste la catégorie la plus affectée avec une baisse de 20 % des dossiers. La France recule de 11,1 % et le moyen-courrier de 9,1 %.
Parmi les rares exceptions, l'Albanie poursuit son envolée (+262,5 %), tandis que le Canada (+8,9 %), la République dominicaine (+8 %) et la Norvège (+12,4 %) parviennent à afficher une croissance. À l'inverse, les États-Unis (-36,1 %), la Turquie (-30,6 %) ou encore l'Égypte (-25,8 %) restent fortement pénalisés.
Valérie Boned, Présidente des Entreprises du Voyage a déclaré : « La période est difficile pour beaucoup de nos entreprises : la visibilité est faible, les décisions se prennent tard, et les opérateurs très tournés vers l’étranger sont particulièrement exposés. Mais je veux aussi le dire : l’envie de voyager reste là.
Les clients hésitent, attendent, arbitrent davantage, et c’est précisément dans ces moments que notre profession fait la différence, par le conseil, l’accompagnement et la capacité à sécuriser les projets. Nous devons rester mobilisés, parce que la demande peut se réactiver rapidement dès que le contexte se stabilise. »

















