Baisse d'activité au printemps : les agences peuvent-elles perdre leur accréditation IATA ? - Depositphotos.com, fantasticstudio33
Le ralentissement des réservations observé en mars, avril et mai, dans le sillage du conflit en Iran, inquiète certaines agences.
Au-delà la baisse d'activité, elles s'interrogent sur les conséquences que ce coup de frein pourrait avoir sur les critères financiers exigés par IATA, et indispensables pour conserver leur accréditation et accéder au BSP.
A l'occasion de l'Assemblée générale des Entreprises du Voyage le 24 juin dernier, Valérie Boned, présidente du syndicat a tenu à rappeler : « J'ai eu quelques questions, notamment sur l'IATA par rapport aux résultats de cette année.
Sachez que des mesures ont été prises il y a deux ou trois ans. Un résultat négatif sur une année n'apporte pas automatiquement de conséquences négatives. L'analyse se fait sur trois années : une année d'EBITDA négatif est tolérée. »
Depuis la pandémie en 2020, IATA a, en effet, fait évoluer son système d'évaluation financière afin d'éviter qu'une seule mauvaise année ne pénalise automatiquement les agences.
Au-delà la baisse d'activité, elles s'interrogent sur les conséquences que ce coup de frein pourrait avoir sur les critères financiers exigés par IATA, et indispensables pour conserver leur accréditation et accéder au BSP.
A l'occasion de l'Assemblée générale des Entreprises du Voyage le 24 juin dernier, Valérie Boned, présidente du syndicat a tenu à rappeler : « J'ai eu quelques questions, notamment sur l'IATA par rapport aux résultats de cette année.
Sachez que des mesures ont été prises il y a deux ou trois ans. Un résultat négatif sur une année n'apporte pas automatiquement de conséquences négatives. L'analyse se fait sur trois années : une année d'EBITDA négatif est tolérée. »
Depuis la pandémie en 2020, IATA a, en effet, fait évoluer son système d'évaluation financière afin d'éviter qu'une seule mauvaise année ne pénalise automatiquement les agences.
Critères IATA : peu d'opérateurs devraient être concernés
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« Les grands groupes ne devraient pas rencontrer de difficultés particulières.
Ceux qui pourraient être concernés sont plutôt certaines petites agences. Mais il ne devrait pas y en avoir beaucoup » estime t-il avant d'ajouter : « nous ne pouvons pas garantir que personne ne sera impacté.
D'autres ratios financiers peuvent également entrer en ligne de compte. Mais cette tolérance sur l'EBITDA devrait couvrir la très grande majorité des cas. »
A côté de l'EBITDA, l'association internationale du transport aérien évalue la solidité financière des agences à travers plusieurs autres indicateurs, notamment les capitaux propres, la liquidité et la solvabilité.
Pour rappel, il existe plusieurs niveaux d'accréditation IATA, adaptés au profil des agences de voyages.
GoLite s'adresse principalement aux petites structures et aux nouveaux entrants, tandis que GoStandard constitue l'accréditation pour un accès complet au BSP. Les groupes internationaux peuvent, quant à eux, opter pour GoGlobal, tandis que GoEurozone est destiné aux réseaux implantés dans plusieurs pays de la zone euro.
Les trois derniers niveaux reposent sur une garantie financière dont le montant est déterminé par l'IATA en fonction du profil de risque de l'agence ou du groupe, de son volume d'activité et de sa capacité de règlement.






Publié par Céline Eymery 
















