Depuis une quinzaine d’années, la ville du Michigan connait un retour en grâce qui rappelle sa gloire passée.
L’ancienne capitale mondiale de l’automobile, foyer vibrant de la musique américaine, plonge le visiteur dans l’histoire des States et d’une ville en pleine reconquête, après des années de déshérence.
Ford, Chrysler, General Motors (GM) et ses marques Chevrolet, Cadillac, Buick… Iggy Pop & The Stooges. L’invention de la musique techno….
Vous en voulez encore ? L’iconique studio Motown, où Stevie Wonder, Marvin Gaye, Diana Ross et les Jackson Five ont enregistré leurs meilleurs hits dans les années 1960. Bienvenue à Detroit, Michigan, cité à l’histoire brillante, tombée au plus bas après maints crashs économiques mais de retour sur scène depuis une quinzaine d’années.
L’ancienne capitale mondiale de l’automobile, foyer vibrant de la musique américaine, plonge le visiteur dans l’histoire des States et d’une ville en pleine reconquête, après des années de déshérence.
Ford, Chrysler, General Motors (GM) et ses marques Chevrolet, Cadillac, Buick… Iggy Pop & The Stooges. L’invention de la musique techno….
Vous en voulez encore ? L’iconique studio Motown, où Stevie Wonder, Marvin Gaye, Diana Ross et les Jackson Five ont enregistré leurs meilleurs hits dans les années 1960. Bienvenue à Detroit, Michigan, cité à l’histoire brillante, tombée au plus bas après maints crashs économiques mais de retour sur scène depuis une quinzaine d’années.
General Motors, retour dans Downtown
Symbole de cette reconquête, General Motors, née en 1908 à deux pas de Détroit, réinvestit downtown. Le constructeur a installé son nouveau quartier général sur Woodward Avenue, l’artère principale de la ville, dans un immeuble neuf.
L’automobile ! De la fin du XIXe siècle aux années 1960, cette industrie a incarné la puissance de Detroit. La ville bénéficiait pour cela de nombreux atouts, notamment la présence de ressources minières et hydrauliques à proximité.
En 1896, Henry Ford crée son premier atelier, avant de lancer en 1910 une usine automobile révolutionnaire, où le travail « vient » à l’ouvrier.
Le taylorisme rayonne à travers le fameux modèle T, produit par milliers chaque jour dans les années 1920. La concurrence entre marques mène à une concentration inédite : dans l’entre-deux guerres, les Big Three (Ford, Chrysler et GM) emploient plus de 300 000 personnes.
Ce pan d’histoire est à découvrir au Ford Rouge Factory et à The Henry Ford Museum, l’une des raisons majeures de venir à Detroit.
L’automobile ! De la fin du XIXe siècle aux années 1960, cette industrie a incarné la puissance de Detroit. La ville bénéficiait pour cela de nombreux atouts, notamment la présence de ressources minières et hydrauliques à proximité.
En 1896, Henry Ford crée son premier atelier, avant de lancer en 1910 une usine automobile révolutionnaire, où le travail « vient » à l’ouvrier.
Le taylorisme rayonne à travers le fameux modèle T, produit par milliers chaque jour dans les années 1920. La concurrence entre marques mène à une concentration inédite : dans l’entre-deux guerres, les Big Three (Ford, Chrysler et GM) emploient plus de 300 000 personnes.
Ce pan d’histoire est à découvrir au Ford Rouge Factory et à The Henry Ford Museum, l’une des raisons majeures de venir à Detroit.
Dearborn et le modèle Ford T150
A Dearborn, banlieue ouest de Detroit où Ford possède son siège social mondial et un complexe usinier high tech, le site rappelle l’impact de la marque dans la vie de la ville. Après deux films spectaculaires sur l’histoire de Ford et ses succès dans le sport automobile (sensations visuelles et sonores garanties !), les visiteurs ont le privilège de pénétrer dans l’usine où les ouvriers fabriquent le modèle T150, le pick-up le plus vendu aux Etats-Unis.
4 000 personnes travaillent chez Ford à Deaborn et 1 200 véhicules sortent chaque jour de la chaine ultra robotisée.
Dans une autre partie du site, The Henry Ford Museum a collecté des souvenirs entiers de l’histoire automobile US : les voitures de Présidents (dont celle où Kennedy fut assassiné) ; le bus où Rosa Parks a refusé de laisse sa place à un blanc, prélude à la fin de la ségrégation raciale aux Etats-Unis ; des modèles de voitures de course et même des avions et des trains.
S’il faut aller à Detroit, c’est pour cette visite, à étaler sur deux jours en incluant un tour au Greenfield Village et ses maisons d’Américains typiques ou célèbres.
4 000 personnes travaillent chez Ford à Deaborn et 1 200 véhicules sortent chaque jour de la chaine ultra robotisée.
Dans une autre partie du site, The Henry Ford Museum a collecté des souvenirs entiers de l’histoire automobile US : les voitures de Présidents (dont celle où Kennedy fut assassiné) ; le bus où Rosa Parks a refusé de laisse sa place à un blanc, prélude à la fin de la ségrégation raciale aux Etats-Unis ; des modèles de voitures de course et même des avions et des trains.
S’il faut aller à Detroit, c’est pour cette visite, à étaler sur deux jours en incluant un tour au Greenfield Village et ses maisons d’Américains typiques ou célèbres.
Le « Petit Paris du Midwest »
Dans cette ville irriguée par la Detroit River, frontière avec le Canada et les Grands Lacs – des oies sauvages survolent régulièrement la cité en de jolis ballets – l’urbanisme exprime cette réussite passée.
Il y a les mansions d’industriels de l’acier et de la construction, enrichis dès les années 1870 – Détroit est alors surnommée le « Petit Paris du Midwest ». De rares exemples sont à voir dans Brush Park, une zone délaissée en voie d’être revitalisée.
Il y a les mansions d’industriels de l’acier et de la construction, enrichis dès les années 1870 – Détroit est alors surnommée le « Petit Paris du Midwest ». De rares exemples sont à voir dans Brush Park, une zone délaissée en voie d’être revitalisée.
Choc pétrolier de 1970, crise de 2008
Il y a ensuite les skyscrappers. Guardian Building (Downtown) et Fischer Building (New Center) en sont deux illustres exemples. Marbres et céramiques rivalisent de luxe dans ces anciens temples du business. Las, cette opulence subit un coup d’arrêt en 1929 puis après-guerre, avec la poursuite du transfert des usines automobiles en banlieue. Detroit se vide. Les quartiers se paupérisent, livrés aux squats et à la criminalité.
Le choc pétrolier de 1970 et la crise de 2008 mènent la ville à la faillite.
Detroit en porte les stigmates et il faut une âme de poète urbain pour trouver du charme à ce fouillis de quartiers revisités et d’ilots délabrés. C’est le lot des villes en renaissance, plus vibrantes que belles. On trouvera aussi un intérêt certain à Eastern Market, le plus grand marché des Etats-Unis. Les produits maraîchers du Michigan y sont prisés des néo-urbains, dans une ambiance très « bobo bio ».
Le choc pétrolier de 1970 et la crise de 2008 mènent la ville à la faillite.
Detroit en porte les stigmates et il faut une âme de poète urbain pour trouver du charme à ce fouillis de quartiers revisités et d’ilots délabrés. C’est le lot des villes en renaissance, plus vibrantes que belles. On trouvera aussi un intérêt certain à Eastern Market, le plus grand marché des Etats-Unis. Les produits maraîchers du Michigan y sont prisés des néo-urbains, dans une ambiance très « bobo bio ».
Motown Museum et Exhibit 3000
Impossible aussi de passer à côté de Motown Museum. Ce site raconte l’épopée musicale de Detroit quand, dans les années 1960 à 1970, les stars de la scène US enregistrent ici, dans le mythique studio A. Hauts en couleurs et en symboles, le tour guidé rend hommage aux stars Stevie Wonder, Diana Ross, Marvin Gaye.
Que des hits, même pas vieillis, que l’on se plait à écouter sur le « CD compil’ » vendu à la boutique. Une visite à compléter par celle d’Exhibit 3000, qui raconte l’aventure de la musique techno, née à Detroit dans les années 1980. Une illustration parfaite de la capacité de la ville à se réinventer.
Que des hits, même pas vieillis, que l’on se plait à écouter sur le « CD compil’ » vendu à la boutique. Une visite à compléter par celle d’Exhibit 3000, qui raconte l’aventure de la musique techno, née à Detroit dans les années 1980. Une illustration parfaite de la capacité de la ville à se réinventer.
Infos pratiques
Pour rejoindre Detroit, des vols directs sont proposés quotidiennement depuis Paris-Roissy avec Delta Air Lines et Air France, pour un trajet d’environ 7h30 à 8h30.
Côté hébergement, le Westin Book Cadillac Detroit constitue une bonne option au cœur de Downtown : installé dans un immeuble historique datant de 1924 entièrement restauré, il propose des chambres confortables dans un cadre élégant.
Autre adresse, le Cambria Hotel Detroit Downtown occupe un bâtiment Art déco des années 1930 et dispose de 155 chambres. Pour se restaurer, le Leila séduit avec une cuisine libanaise contemporaine, entre mezzés généreux et plats plus élaborés.
À proximité du complexe Ford et du The Henry Ford Museum, Ford's Garage est une halte pratique pour une pause déjeuner autour de burgers et de wings.
Côté hébergement, le Westin Book Cadillac Detroit constitue une bonne option au cœur de Downtown : installé dans un immeuble historique datant de 1924 entièrement restauré, il propose des chambres confortables dans un cadre élégant.
Autre adresse, le Cambria Hotel Detroit Downtown occupe un bâtiment Art déco des années 1930 et dispose de 155 chambres. Pour se restaurer, le Leila séduit avec une cuisine libanaise contemporaine, entre mezzés généreux et plats plus élaborés.
À proximité du complexe Ford et du The Henry Ford Museum, Ford's Garage est une halte pratique pour une pause déjeuner autour de burgers et de wings.





















