L’été 2026 s’achève sur un bilan globalement positif pour plusieurs opérateurs de villages et clubs-vacances, mais avec de fortes disparités selon les destinations.
Les résultats restent toutefois contrastés selon les modèles. MMV, spécialiste des clubs à la montagne fait état d’un chiffre d’affaires en hausse de 5 % à périmètre comparable et d’un taux de remplissage moyen de 83 % en juillet-août.
Belambra annonce pour sa part une progression de 7 % de son chiffre d’affaires et de 4,5 % du nombre de clients, avec 150 000 vacanciers accueillis.
À l’inverse, les résidences de tourisme suivies par la FNRT (Pierre & Vacances, Goélia, Odalys...) affichent un taux d’occupation de 52,6 % sur la saison, en recul de 1,2 point par rapport à 2025.
Les résultats restent toutefois contrastés selon les modèles. MMV, spécialiste des clubs à la montagne fait état d’un chiffre d’affaires en hausse de 5 % à périmètre comparable et d’un taux de remplissage moyen de 83 % en juillet-août.
Belambra annonce pour sa part une progression de 7 % de son chiffre d’affaires et de 4,5 % du nombre de clients, avec 150 000 vacanciers accueillis.
À l’inverse, les résidences de tourisme suivies par la FNRT (Pierre & Vacances, Goélia, Odalys...) affichent un taux d’occupation de 52,6 % sur la saison, en recul de 1,2 point par rapport à 2025.
La météo redistribue les cartes, la montagne confirme son statut estival
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La principale évolution de l’été concerne le poids pris par la météo dans les décisions de départ. Les épisodes de fortes chaleurs ont non seulement ralenti les ventes à certaines périodes, mais aussi incité les vacanciers à modifier leur destination.
Chez Miléade, la Méditerranée est restée stable par rapport à 2025, tandis que les destinations atlantiques et de la Manche progressent de 5 %. La montagne affiche, elle, une croissance de 20 %. Son taux de remplissage atteint 78 % sur l’été et près de 90 % en août.
Odalys observe également une progression de six points du taux d’occupation en montagne et de six points en Bretagne. Belambra enregistre de son côté une hausse de 13 % de son chiffre d’affaires dans ses clubs de montagne, avec des taux de remplissage proches de 100 % sur la dernière semaine d’août.
La Normandie fait partie des régions qui ont tiré leur épingle du jeu chez VVF, avec une progression annoncée de 6 à 8 % en volume. Le directeur général de VVF, Stéphan Le Bihan, estime que près de 20 % des clients ont pris leur décision dans les cinq derniers jours, en fonction notamment de l’évolution de la météo. Environ 10 % ont changé de destination pour rechercher davantage de fraîcheur.
« Le marché s'est coupé en deux », constate Stéphan Le Bihan, en évoquant parallèlement l'impact du pouvoir d'achat sur les départs.
Pour MMV, cet effet fraîcheur n’est toutefois pas nouveau. Selon Sylvie Joly, directrice générale adjointe « les vacanciers sont en recherche de nature et de vacances davantage tournées vers l’extérieur. »
Chez Miléade, la Méditerranée est restée stable par rapport à 2025, tandis que les destinations atlantiques et de la Manche progressent de 5 %. La montagne affiche, elle, une croissance de 20 %. Son taux de remplissage atteint 78 % sur l’été et près de 90 % en août.
Odalys observe également une progression de six points du taux d’occupation en montagne et de six points en Bretagne. Belambra enregistre de son côté une hausse de 13 % de son chiffre d’affaires dans ses clubs de montagne, avec des taux de remplissage proches de 100 % sur la dernière semaine d’août.
La Normandie fait partie des régions qui ont tiré leur épingle du jeu chez VVF, avec une progression annoncée de 6 à 8 % en volume. Le directeur général de VVF, Stéphan Le Bihan, estime que près de 20 % des clients ont pris leur décision dans les cinq derniers jours, en fonction notamment de l’évolution de la météo. Environ 10 % ont changé de destination pour rechercher davantage de fraîcheur.
« Le marché s'est coupé en deux », constate Stéphan Le Bihan, en évoquant parallèlement l'impact du pouvoir d'achat sur les départs.
Pour MMV, cet effet fraîcheur n’est toutefois pas nouveau. Selon Sylvie Joly, directrice générale adjointe « les vacanciers sont en recherche de nature et de vacances davantage tournées vers l’extérieur. »
Dernière minute et courts séjours : les arbitrages s’accélèrent
Autre tendance commune aux différents acteurs : les clients conservent une forte volonté de partir, mais adaptent davantage le format de leurs vacances.
Chez MMV, la part des courts séjours progresse de 10 points et les réservations effectuées moins de dix jours avant l’arrivée sont en hausse. VVF constate également une accélération des courts séjours, tandis qu’Odalys enregistre une hausse de trois points de leur part dans son chiffre d’affaires.
La dernière minute est devenue particulièrement visible cet été. Belambra a par exemple enregistré, fin juillet, 60 réservations pour une arrivée le jour même. Chez Vacances Bleues, les vagues de chaleur ont provoqué des arrêts temporaires des ventes avant des reprises rapides vers les destinations considérées comme plus adaptées aux conditions climatiques.
Le phénomène ne se résume toutefois pas à la météo. Le pouvoir d’achat pousse aussi les familles à arbitrer entre durée, niveau de services et destination. VVF estime notamment à environ 8 % la baisse de clientèle sur les locations correspondant aux budgets les plus contraints. Pour les ménages disposant de davantage de marge, le séjour peut être maintenu mais avec davantage de services intégrés afin de mieux maîtriser le budget.
Chez Miléade, la Méditerranée reste d’ailleurs la première destination malgré les arbitrages : elle représente encore 56 % du chiffre d’affaires estival. La montagne, moins chère de 30 à 40 % selon l’opérateur sur certaines destinations, permet parallèlement de toucher des clientèles pour lesquelles le budget constitue un facteur de choix.
Chez MMV, la part des courts séjours progresse de 10 points et les réservations effectuées moins de dix jours avant l’arrivée sont en hausse. VVF constate également une accélération des courts séjours, tandis qu’Odalys enregistre une hausse de trois points de leur part dans son chiffre d’affaires.
La dernière minute est devenue particulièrement visible cet été. Belambra a par exemple enregistré, fin juillet, 60 réservations pour une arrivée le jour même. Chez Vacances Bleues, les vagues de chaleur ont provoqué des arrêts temporaires des ventes avant des reprises rapides vers les destinations considérées comme plus adaptées aux conditions climatiques.
Le phénomène ne se résume toutefois pas à la météo. Le pouvoir d’achat pousse aussi les familles à arbitrer entre durée, niveau de services et destination. VVF estime notamment à environ 8 % la baisse de clientèle sur les locations correspondant aux budgets les plus contraints. Pour les ménages disposant de davantage de marge, le séjour peut être maintenu mais avec davantage de services intégrés afin de mieux maîtriser le budget.
Chez Miléade, la Méditerranée reste d’ailleurs la première destination malgré les arbitrages : elle représente encore 56 % du chiffre d’affaires estival. La montagne, moins chère de 30 à 40 % selon l’opérateur sur certaines destinations, permet parallèlement de toucher des clientèles pour lesquelles le budget constitue un facteur de choix.
Septembre gagne du terrain et les vacances se fragmentent
Le développement des courts séjours est aussi une tendance qui se développe. Les vacances sont moins systématiquement concentrées sur une seule semaine et peuvent désormais être réparties entre plusieurs destinations.
VVF observe notamment le développement de l’itinérance, avec des Français qui enchaînent deux ou trois destinations au cours d’un même été. Le séjour peut associer plusieurs formats d’hébergement et plusieurs opérateurs, selon les activités recherchées.
Cette évolution modifie également le calendrier. L’arrière-saison apparaît de plus en plus comme une période de report, notamment pour les clientèles pouvant davantage choisir leurs dates.
Chez Odalys, les nuitées en montagne progressent ainsi de 28 % en septembre. La FNRT observe également une légère progression du littoral et une hausse d’environ 1,5 point du taux d’occupation de la montagne sur le mois. Une partie de la clientèle senior semble par ailleurs décaler ses séjours de juin vers septembre.
Vacances Bleues constate le même phénomène, avec des ventes de septembre qui se sont fortement accélérées depuis la fin août. L’opérateur précise notamment qu'il y a davantage de couples et de familles sans contraintes scolaires choisissant de partir après l’été, pour éviter les fortes chaleurs et bénéficier de périodes moins fréquentées.
« La dernière minute, ça devient vraiment la norme », résume Jérôme Vyar, directeur général de Vacances Bleues, qui constate également une tendance à multiplier les courts séjours plutôt qu’à concentrer les vacances sur un seul départ.
VVF observe notamment le développement de l’itinérance, avec des Français qui enchaînent deux ou trois destinations au cours d’un même été. Le séjour peut associer plusieurs formats d’hébergement et plusieurs opérateurs, selon les activités recherchées.
Cette évolution modifie également le calendrier. L’arrière-saison apparaît de plus en plus comme une période de report, notamment pour les clientèles pouvant davantage choisir leurs dates.
Chez Odalys, les nuitées en montagne progressent ainsi de 28 % en septembre. La FNRT observe également une légère progression du littoral et une hausse d’environ 1,5 point du taux d’occupation de la montagne sur le mois. Une partie de la clientèle senior semble par ailleurs décaler ses séjours de juin vers septembre.
Vacances Bleues constate le même phénomène, avec des ventes de septembre qui se sont fortement accélérées depuis la fin août. L’opérateur précise notamment qu'il y a davantage de couples et de familles sans contraintes scolaires choisissant de partir après l’été, pour éviter les fortes chaleurs et bénéficier de périodes moins fréquentées.
« La dernière minute, ça devient vraiment la norme », résume Jérôme Vyar, directeur général de Vacances Bleues, qui constate également une tendance à multiplier les courts séjours plutôt qu’à concentrer les vacances sur un seul départ.



















