Le TGV Nouvelle Génération à Paris Gare de Lyon, avant le départ pour son voyage inaugural - Photo CE
« Les stars se font toujours attendre » a lancé en souriant Jean Castex, président de la SNCF, à l'occasion de l'inauguration du TGV M, désormais appelé TGV Nouvelle Génération, qui s'est élancé de Paris Gare de Lyon direction Marseille, ce vendredi 6 décembre 2026, aux côtés de Philippe Tabarot, ministre des Transports et Martin Sion, directeur général d'Alstom.
« Ce TGV est exceptionnel » a t-il ajouté « C'est un saut technologique et qualitatif, c'est presque un nouveau concept de TGV, cela explique bien qu'on ait mis 10 ans à le concevoir. Ce TGV est là pour répondre au défi de son temps »
Ce nouveau TGV se distingue d'abord par ses performances énergétiques. Selon les chiffres présentés, il affiche une consommation d'énergie inférieure de 20 % à celle des générations précédentes de TGV.
Le train est également fabriqué avec 25 % de matériaux issus du recyclage. En outre, la quasi-totalité des matériaux qui le composent sont eux-mêmes recyclables, précise Jean Castex.
Autre particularité : le TGV M dispose de batteries qui lui permettent de conserver de l'autonomie en cas de coupure de l'alimentation électrique, qui pourrait lui permettre de relier la gare la plus proche. Le chauffage et la climatisation peuvent ainsi continuer à fonctionner malgré une interruption de l'alimentation.
« Tout cela montre bien que ce sera un TGV plus résilient, qui répond aux enjeux climatiques », a souligné Jean Castex.
« Ce TGV est exceptionnel » a t-il ajouté « C'est un saut technologique et qualitatif, c'est presque un nouveau concept de TGV, cela explique bien qu'on ait mis 10 ans à le concevoir. Ce TGV est là pour répondre au défi de son temps »
Ce nouveau TGV se distingue d'abord par ses performances énergétiques. Selon les chiffres présentés, il affiche une consommation d'énergie inférieure de 20 % à celle des générations précédentes de TGV.
Le train est également fabriqué avec 25 % de matériaux issus du recyclage. En outre, la quasi-totalité des matériaux qui le composent sont eux-mêmes recyclables, précise Jean Castex.
Autre particularité : le TGV M dispose de batteries qui lui permettent de conserver de l'autonomie en cas de coupure de l'alimentation électrique, qui pourrait lui permettre de relier la gare la plus proche. Le chauffage et la climatisation peuvent ainsi continuer à fonctionner malgré une interruption de l'alimentation.
« Tout cela montre bien que ce sera un TGV plus résilient, qui répond aux enjeux climatiques », a souligné Jean Castex.
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Martin Sion (Alstom) : "Ce train, c'est un concentré de technologie"
L'arrivée de Jean Castex, président de la SNCF sur le quai à l'occasion de l'inauguration du TGV M - Photo CE
Pour Martin Sion, directeur général d'Alstom, le TGV M représente également une vitrine du savoir-faire industriel du constructeur français. « Ce train, c'est un concentré de technologie. Il est le meilleur de nos compétences en aérodynamique, en traction, en freinage, en matériaux, en électronique, en logistique », a-t-il expliqué.
Au-delà des performances techniques et environnementales, ce nouveau train grande vitesse entend faire évoluer l'expérience à bord. « Ce sont des trains plus capacitaires » insiste le président de la SNCF. En configuration maximale les rames pourront accueillir jusqu'à 740 voyageurs. Le TGV Inoui sera configuré pour une capacité de 573 passagers mais pourrait monter jusqu'à 620 sièges en fonction du remplissage. La modularité reste le maitre mot.
A titre de comparaison, une rame duplex actuelle compte 509 places.
La SNCF met notamment en avant un meilleur confort à bord, avec davantage de place pour les jambes et mais aussi pour les bagages. TourMaG est à bord, et le confirme, même en seconde ! Deux prises accompagnent chaque bloc duo de sièges équipes chacun de deux liseuses.
L'accessibilité constitue un autre axe mis en avant les équipes de la SNCF. Les aménagements ont été revus pour faciliter les déplacements des personnes en situation de handicap, avec une attention portée jusqu'aux espaces sanitaires.
Le bar fait également partie des nouveautés mises en avant par la SNCF, avec un concept renouvelé sur deux étages.
« C'est aussi davantage de vélos, davantage d'espaces de convivialité et une nouvelle luminosité » ajoute Jean Castex.
Les voyageurs pourront embarquer dès le 9 novembre 2026. Ce TGV nouvelle génération assurera dans un premier temps un aller-retour quotidien entre Paris et Marseille, en rame double. Fin novembre, il sera également déployé sur Nice.
Au-delà des performances techniques et environnementales, ce nouveau train grande vitesse entend faire évoluer l'expérience à bord. « Ce sont des trains plus capacitaires » insiste le président de la SNCF. En configuration maximale les rames pourront accueillir jusqu'à 740 voyageurs. Le TGV Inoui sera configuré pour une capacité de 573 passagers mais pourrait monter jusqu'à 620 sièges en fonction du remplissage. La modularité reste le maitre mot.
A titre de comparaison, une rame duplex actuelle compte 509 places.
La SNCF met notamment en avant un meilleur confort à bord, avec davantage de place pour les jambes et mais aussi pour les bagages. TourMaG est à bord, et le confirme, même en seconde ! Deux prises accompagnent chaque bloc duo de sièges équipes chacun de deux liseuses.
L'accessibilité constitue un autre axe mis en avant les équipes de la SNCF. Les aménagements ont été revus pour faciliter les déplacements des personnes en situation de handicap, avec une attention portée jusqu'aux espaces sanitaires.
Le bar fait également partie des nouveautés mises en avant par la SNCF, avec un concept renouvelé sur deux étages.
« C'est aussi davantage de vélos, davantage d'espaces de convivialité et une nouvelle luminosité » ajoute Jean Castex.
Les voyageurs pourront embarquer dès le 9 novembre 2026. Ce TGV nouvelle génération assurera dans un premier temps un aller-retour quotidien entre Paris et Marseille, en rame double. Fin novembre, il sera également déployé sur Nice.
L'axe Sud-Est, les Alpes en février 2027, le Nord à l'horizon 2029
Le déploiement commercial du TGV M s'effectuera progressivement. Les 12 premières rames doivent être exploitées commercialement à partir du début de l'année 2027, toujours sur l'axe Sud-Est. Dès février 2027, les nouveaux trains doivent également desservir les Alpes.
Selon Karine Dussert-Sarthe, directrice générale TGV - Intercité, le calendrier prévoit ensuite une montée en puissance progressive des livraisons, à raison de 15 à 20 rames supplémentaires par an, jusqu'à atteindre les 100 rames commandées par la SNCF et qui seront destiné au marché domestique français..
Le déploiement concernera également d'autres axes du réseau, avec notamment un horizon 2029 évoqué pour le Nord de la France.
D'autres commandes (60 sur le total de 160 rames) sont ainsi prévues pour des exploitations internationales, notamment pour Eurostar et, sous réserve du développement des activités de la SNCF dans ce pays, pour l'Italie.
« Ce qui est intéressant sur ce produit, c'est son interopérabilité », a souligné Jean Castex. Pourrait-on voir des rames nouvelle génération revetir les couleurs de Ouigo ?
« Il est conçu pour être très facilement reconvertible en Ouigo, ce n'est pas exclu, » répond le Président de la SNCF.
Selon Karine Dussert-Sarthe, directrice générale TGV - Intercité, le calendrier prévoit ensuite une montée en puissance progressive des livraisons, à raison de 15 à 20 rames supplémentaires par an, jusqu'à atteindre les 100 rames commandées par la SNCF et qui seront destiné au marché domestique français..
Le déploiement concernera également d'autres axes du réseau, avec notamment un horizon 2029 évoqué pour le Nord de la France.
D'autres commandes (60 sur le total de 160 rames) sont ainsi prévues pour des exploitations internationales, notamment pour Eurostar et, sous réserve du développement des activités de la SNCF dans ce pays, pour l'Italie.
« Ce qui est intéressant sur ce produit, c'est son interopérabilité », a souligné Jean Castex. Pourrait-on voir des rames nouvelle génération revetir les couleurs de Ouigo ?
« Il est conçu pour être très facilement reconvertible en Ouigo, ce n'est pas exclu, » répond le Président de la SNCF.
Près de 3 milliards de voyageurs ont emprunté le TGV en 45 ans
Les équipes de la SNCF, le Ministre des Transports Philippe Tabarot et Martin Sion DG d'Alstom - Photo CE
Chaque rame de TGV M coûte entre 30 et 35 millions d'euros, un investissement entièrement financé sur fonds propres par l'entreprise.
Lors de cette inauguration, Jean Castex a également replacé le TGV M dans la longue histoire de la grande vitesse ferroviaire française.
Le premier TGV reliant Paris à Lyon avait été inauguré le 22 septembre 1981 par le président de la République François Mitterrand. Depuis cette date, près de 3 milliards de voyageurs ont emprunté le TGV en 45 ans. En 2025, le réseau à grande vitesse a transporté environ 130 millions de passagers.
Avec le TGV M, qui devait initialement être lancé pour les JO 2024, la SNCF ouvre désormais un nouveau chapitre de cette histoire.
Lors de cette inauguration, Jean Castex a également replacé le TGV M dans la longue histoire de la grande vitesse ferroviaire française.
Le premier TGV reliant Paris à Lyon avait été inauguré le 22 septembre 1981 par le président de la République François Mitterrand. Depuis cette date, près de 3 milliards de voyageurs ont emprunté le TGV en 45 ans. En 2025, le réseau à grande vitesse a transporté environ 130 millions de passagers.
Avec le TGV M, qui devait initialement être lancé pour les JO 2024, la SNCF ouvre désormais un nouveau chapitre de cette histoire.


















