Trois tables rondes porteront sur les leviers de décarbonation, la réduction des traînées de condensation et l’évolution des politiques publiques européennes - DepositPhotos.com, mreco99
Comment réduire l’impact climatique de l’aviation tout en préservant son rôle économique et sa contribution aux échanges internationaux ?
C’est la question au cœur de la conférence « En route pour l’aviation durable : de la science du climat aux politiques d’atténuation », organisée les 19 et 20 novembre 2026 à Toulouse.
Coorganisé par Météo et Climat et l’Académie de l’air et de l’espace, en partenariat avec Météo-France, l’événement réunira des scientifiques, des industriels, des compagnies aériennes et des représentants des pouvoirs publics.
Les échanges porteront notamment sur les émissions de CO2, les effets hors CO2 et les innovations nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques à l’horizon 2050.
C’est la question au cœur de la conférence « En route pour l’aviation durable : de la science du climat aux politiques d’atténuation », organisée les 19 et 20 novembre 2026 à Toulouse.
Coorganisé par Météo et Climat et l’Académie de l’air et de l’espace, en partenariat avec Météo-France, l’événement réunira des scientifiques, des industriels, des compagnies aériennes et des représentants des pouvoirs publics.
Les échanges porteront notamment sur les émissions de CO2, les effets hors CO2 et les innovations nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques à l’horizon 2050.
Aviation : concilier enjeux économiques et climatiques
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Le transport aérien représente 4,5% du PIB de l’Union européenne, soit 760 milliards d’euros, et soutient 9,2 millions d’emplois.
Mais son développement s’accompagne d'un impact climatique qui ne se limite pas aux émissions de CO2 : les oxydes d’azote et les traînées de condensation contribuent également au réchauffement.
« Comment préserver les bénéfices socio-économiques et les échanges internationaux qu'offre l'aviation aujourd'hui et réduire son impact sur le climat ? », interroge Alain Ratier, membre de Météo et Climat et de l’Académie de l’air et de l’espace.
L’objectif de neutralité carbone nette en 2050 implique de combiner plusieurs leviers. « Ça ne veut pas dire qu'on espère une décarbonation totale de l'aviation, ce n'est pas possible en 2050 », rappelle Philippe Novelli, président du comité de programme.
La stratégie repose donc sur la réduction des émissions et le recours à des mécanismes de compensation pour celles qui ne pourront être évitées.
Mais son développement s’accompagne d'un impact climatique qui ne se limite pas aux émissions de CO2 : les oxydes d’azote et les traînées de condensation contribuent également au réchauffement.
« Comment préserver les bénéfices socio-économiques et les échanges internationaux qu'offre l'aviation aujourd'hui et réduire son impact sur le climat ? », interroge Alain Ratier, membre de Météo et Climat et de l’Académie de l’air et de l’espace.
L’objectif de neutralité carbone nette en 2050 implique de combiner plusieurs leviers. « Ça ne veut pas dire qu'on espère une décarbonation totale de l'aviation, ce n'est pas possible en 2050 », rappelle Philippe Novelli, président du comité de programme.
La stratégie repose donc sur la réduction des émissions et le recours à des mécanismes de compensation pour celles qui ne pourront être évitées.
Les effets hors CO2 au cœur des débats
La conférence consacrera une place importante aux effets hors CO2, notamment aux traînées de condensation qui peuvent évoluer en nuages persistants à haute altitude. Leur impact climatique dépend des conditions atmosphériques et reste difficile à quantifier.
Selon Anne Bondiou, physicienne et membre de l’Académie de l’air et de l’espace, « une très faible minorité des traînées produites est responsable de près de 80% de l'effet total ».
L’une des pistes étudiées consiste à adapter les trajectoires des avions pour éviter les zones atmosphériques favorables à leur formation.
Cette solution nécessite toutefois de trouver un équilibre : les détours peuvent entraîner une consommation supplémentaire de carburant et donc davantage d’émissions de CO2.
Des expérimentations opérationnelles, notamment menées par Air France et Thales avec la compagnie Amelia, seront présentées lors des échanges.
Selon Anne Bondiou, physicienne et membre de l’Académie de l’air et de l’espace, « une très faible minorité des traînées produites est responsable de près de 80% de l'effet total ».
L’une des pistes étudiées consiste à adapter les trajectoires des avions pour éviter les zones atmosphériques favorables à leur formation.
Cette solution nécessite toutefois de trouver un équilibre : les détours peuvent entraîner une consommation supplémentaire de carburant et donc davantage d’émissions de CO2.
Des expérimentations opérationnelles, notamment menées par Air France et Thales avec la compagnie Amelia, seront présentées lors des échanges.
Carburants durables et innovations technologiques
La réduction des émissions de CO2 passera également par l’évolution des appareils et des opérations aériennes.
Les débats aborderont notamment l’hybridation des systèmes de propulsion, les moteurs de type open fan et l’optimisation des trajectoires pour limiter la consommation de carburant.
Les carburants d’aviation durables (SAF), produits à partir de matières premières biologiques ou sous forme d’électrocarburants, constitueront un autre sujet central. Leur développement à grande échelle reste toutefois un défi industriel et économique.
Pour Philippe Novelli , l’enjeu est de « croiser les perspectives de la recherche, de l’innovation industrielle et opérationnelle et des politiques publiques ».
Trois tables rondes compléteront les présentations scientifiques et techniques. Elles porteront sur les leviers de décarbonation, la réduction des traînées de condensation et l’évolution des politiques publiques européennes.
La conférence se tiendra au Centre international de conférences de Météo-France, à Toulouse, les 19 et 20 novembre 2026. Elle sera clôturée par Jean Jouzel, président de Météo et Climat, et Bruno Stoufflet, président de l’Académie de l’air et de l’espace.
Les débats aborderont notamment l’hybridation des systèmes de propulsion, les moteurs de type open fan et l’optimisation des trajectoires pour limiter la consommation de carburant.
Les carburants d’aviation durables (SAF), produits à partir de matières premières biologiques ou sous forme d’électrocarburants, constitueront un autre sujet central. Leur développement à grande échelle reste toutefois un défi industriel et économique.
Pour Philippe Novelli , l’enjeu est de « croiser les perspectives de la recherche, de l’innovation industrielle et opérationnelle et des politiques publiques ».
Trois tables rondes compléteront les présentations scientifiques et techniques. Elles porteront sur les leviers de décarbonation, la réduction des traînées de condensation et l’évolution des politiques publiques européennes.
La conférence se tiendra au Centre international de conférences de Météo-France, à Toulouse, les 19 et 20 novembre 2026. Elle sera clôturée par Jean Jouzel, président de Météo et Climat, et Bruno Stoufflet, président de l’Académie de l’air et de l’espace.



















