C’est un géant qui fait froid dans le dos.
Ses 21 lacets sillonnent le massif des Grandes Rousses, pendant 14 kilomètres, à une pente moyenne de 8%, pour un dénivelé total de plus de 1 120 mètres.
Et c’est dans la folie du virage 7 de l’Alpe d’Huez, occupé par des milliers de Hollandais survoltés, tabassés par la chaleur d’un mois de juillet étouffant et par les effluves de houblon, qu’une silhouette digne de Paul Seixas avec quelques années de plus, se dandine et tente de se frayer un chemin, tout en demandant aux supporters bataves de bien vouloir... scanner un QR code pour répondre à son enquête.
Voici les conditions dans lesquelles une partie du travail de Yannick Cabrol a été réalisée dans le cadre de l’étude sur l’impact socio-économique du Tour de France 2026, commandée par Isère Attractivité.
Une question qui peut paraître hors de propos, tant l’événement brasse de téléspectateurs et ramène du monde sur le bord des routes.
"J’ai pris un vélo et j’ai fait imprimer une oriflamme avec un QR code. Je me suis arrêté dans tous les virages et les Néerlandais venaient scanner mon QR code pour répondre à un petit questionnaire sur leur provenance, les jours passés ici, leurs dépenses, etc. C’était un moment exceptionnel, d’autant que j’ai monté l’Alpe d’Huez à deux reprises.
Pour la collectivité, l’enjeu n’était pas de calculer un possible retour sur investissement, mais plutôt de savoir si l’intervention publique est bien rentable sur le plan fiscal et surtout si elle génère un surplus d’activité économique.
En l’occurrence, sur le plan économique, c’est une immense réussite", nous dévoile le fondateur du cabinet SEGAT Impact.
Ses 21 lacets sillonnent le massif des Grandes Rousses, pendant 14 kilomètres, à une pente moyenne de 8%, pour un dénivelé total de plus de 1 120 mètres.
Et c’est dans la folie du virage 7 de l’Alpe d’Huez, occupé par des milliers de Hollandais survoltés, tabassés par la chaleur d’un mois de juillet étouffant et par les effluves de houblon, qu’une silhouette digne de Paul Seixas avec quelques années de plus, se dandine et tente de se frayer un chemin, tout en demandant aux supporters bataves de bien vouloir... scanner un QR code pour répondre à son enquête.
Voici les conditions dans lesquelles une partie du travail de Yannick Cabrol a été réalisée dans le cadre de l’étude sur l’impact socio-économique du Tour de France 2026, commandée par Isère Attractivité.
Une question qui peut paraître hors de propos, tant l’événement brasse de téléspectateurs et ramène du monde sur le bord des routes.
"J’ai pris un vélo et j’ai fait imprimer une oriflamme avec un QR code. Je me suis arrêté dans tous les virages et les Néerlandais venaient scanner mon QR code pour répondre à un petit questionnaire sur leur provenance, les jours passés ici, leurs dépenses, etc. C’était un moment exceptionnel, d’autant que j’ai monté l’Alpe d’Huez à deux reprises.
Pour la collectivité, l’enjeu n’était pas de calculer un possible retour sur investissement, mais plutôt de savoir si l’intervention publique est bien rentable sur le plan fiscal et surtout si elle génère un surplus d’activité économique.
En l’occurrence, sur le plan économique, c’est une immense réussite", nous dévoile le fondateur du cabinet SEGAT Impact.
Tour de France : 2% des nuitées et 3% des dépenses de toute... l’Isère !
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Si personne ne conteste le succès médiatique et l’énorme caisse de résonance qu’est l’épreuve, les retombées sont toujours un peu évaluées au doigt mouillé.
Ainsi, près de 600 000 personnes étaient attendues dans les 21 virages.
Pour la première fois, le rapport donne des chiffres un peu plus structurés, alors que le département de l’Isère a investi 1,74 million d’euros pour quatre étapes et la cyclosportive organisée par ASO, l’organisateur de la Grande Boucle.
"Pour avoir un chiffre précis, nous avons scruté les données de Flux Vision. Selon nos calculs, qui débutent à l’Étape du Tour et se terminent le soir de la dernière étape, il y a eu 450 000 journées-visiteurs supplémentaires. Nous parlons là du surplus par rapport à la moyenne observée trois semaines avant et trois semaines après l’événement.
À mesure des passages de la course et de la mythologie qui accompagne cette montée, ils ont construit l’équivalent d’un maxi Stade de France au cœur des Alpes, c’est incroyable.
Ces 450 000 journées-visiteurs se traduisent par 290 000 nuitées supplémentaires", nous détaille Yannick Cabrol.
Ces cinq jours sous l’égide du Tour de France ont donc représenté 2% des nuitées annuelles et 3% des dépenses (toujours annuelles) à l’échelle du... département.
Nous sommes loin de quelques euros supplémentaires, alors même que les très bruyants et festifs supporters hollandais ne quittent pas leur virage fétiche pendant une semaine et ne dorment donc pas à l’hôtel tous les soirs.
Pourtant, leur venue est loin d’être neutre sur l’économie locale. "Les retombées sont énormes pour un événement sportif, et ce, malgré votre observation sur les visiteurs hollandais. Des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes dorment dans leur voiture ou dans leur camping-car. Cela transforme les bords de route en lieux d’hébergement.
Et il faut savoir, qu'été comme hiver, il n’y a pas de sujet de remplissage des hôtels à l’Alpe d’Huez. L’explosion des dépenses s’explique par une remise en marché énorme des lits froids, parce que les personnes qui ont des résidences secondaires imaginent gagner pas mal d’argent lors de la venue du Tour.
Nous avons aussi découvert que ces visiteurs, contrairement à ce que nous pourrions croire, sont des personnes qui consomment beaucoup", annonce l’auteur du rapport.
Ainsi, près de 600 000 personnes étaient attendues dans les 21 virages.
Pour la première fois, le rapport donne des chiffres un peu plus structurés, alors que le département de l’Isère a investi 1,74 million d’euros pour quatre étapes et la cyclosportive organisée par ASO, l’organisateur de la Grande Boucle.
"Pour avoir un chiffre précis, nous avons scruté les données de Flux Vision. Selon nos calculs, qui débutent à l’Étape du Tour et se terminent le soir de la dernière étape, il y a eu 450 000 journées-visiteurs supplémentaires. Nous parlons là du surplus par rapport à la moyenne observée trois semaines avant et trois semaines après l’événement.
À mesure des passages de la course et de la mythologie qui accompagne cette montée, ils ont construit l’équivalent d’un maxi Stade de France au cœur des Alpes, c’est incroyable.
Ces 450 000 journées-visiteurs se traduisent par 290 000 nuitées supplémentaires", nous détaille Yannick Cabrol.
Ces cinq jours sous l’égide du Tour de France ont donc représenté 2% des nuitées annuelles et 3% des dépenses (toujours annuelles) à l’échelle du... département.
Nous sommes loin de quelques euros supplémentaires, alors même que les très bruyants et festifs supporters hollandais ne quittent pas leur virage fétiche pendant une semaine et ne dorment donc pas à l’hôtel tous les soirs.
Pourtant, leur venue est loin d’être neutre sur l’économie locale. "Les retombées sont énormes pour un événement sportif, et ce, malgré votre observation sur les visiteurs hollandais. Des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes dorment dans leur voiture ou dans leur camping-car. Cela transforme les bords de route en lieux d’hébergement.
Et il faut savoir, qu'été comme hiver, il n’y a pas de sujet de remplissage des hôtels à l’Alpe d’Huez. L’explosion des dépenses s’explique par une remise en marché énorme des lits froids, parce que les personnes qui ont des résidences secondaires imaginent gagner pas mal d’argent lors de la venue du Tour.
Nous avons aussi découvert que ces visiteurs, contrairement à ce que nous pourrions croire, sont des personnes qui consomment beaucoup", annonce l’auteur du rapport.
Source : SEGAT Impact, étude d’impact socio-économique et médiatique du Tour de France 2026 en Isère, pour le Département de l’Isère et Isère Attractivité (communiqué du 19 octobre 2026). Méthodologie DGE ; plus de 5 800 réponses à quatre enquêtes, données Flux Vision et dépenses transmises par les collectivités.
(1) Données communiquées à TourMaG.com par SEGAT Impact lors d’un entretien, octobre 2026.
Tour de France : "L’impact économique est comparable à la Coupe du monde de rugby"
En effet, et c'est la grande surprise de ce rapport, les quatre étapes et l’épreuve cyclosportive, avec ses 14 000 participants, ont généré 38,4 millions d’euros de retombées pour le département.
À titre de comparaison, la Coupe du monde de rugby de 2023 avait entraîné un impact de 50 millions d’euros pour la ville de Marseille (six matchs) et de 29 millions d’euros pour Bordeaux (cinq matchs).
Sauf que les coûts sont très éloignés entre les deux événements, d’autant plus que l’un a lieu tous les ans.
"Au global, le Tour de France, en termes de profil de consommation, de durée de séjour et de nombre de spectateurs en surplus, représente un impact économique supplémentaire comparable à la Coupe du monde de rugby.
Sauf que les publics ne sont pas les mêmes. 65% des spectateurs du rugby sont des cadres ; 29% pour les visiteurs étrangers des étapes du Tour.
À moyen terme, on pourrait émettre l’hypothèse que ce premier public puisse revenir, mais il faut distinguer le fait qu’il a le pouvoir d’achat de revenir et la raison de refaire un voyage en France. Personne ne mesure cela", nous détaille Yannick Cabrol.
Si l’impact direct, hors taxes, est évalué à 38,4 millions d’euros, "l'argent public du contribuable a généré un surplus d'activité qui profite quasi exclusivement à des acteurs privés, notamment aux deux tiers aux hôteliers et les restaurateurs. C'est un événement qui est un moteur d'activité économique, mais qui ne s'autofinance pas.
Après, il y a une sorte de préjugé sur le fait que le visiteur du Tour de France ne dépense pas, sauf que nous avons constaté qu’il dépense plus que le visiteur moyen.
Il dépense beaucoup parce que les hébergements sont plus chers, et dans la restauration, parce qu’il veut aller manger dans des restaurants français. Il y a un effet volume, mais aussi un effet prix", analyse Yannick Cabrol.
A lire : Tour de France, nature, nostalgie : le bel avenir de la vélo-mania
À titre de comparaison, la Coupe du monde de rugby de 2023 avait entraîné un impact de 50 millions d’euros pour la ville de Marseille (six matchs) et de 29 millions d’euros pour Bordeaux (cinq matchs).
Sauf que les coûts sont très éloignés entre les deux événements, d’autant plus que l’un a lieu tous les ans.
"Au global, le Tour de France, en termes de profil de consommation, de durée de séjour et de nombre de spectateurs en surplus, représente un impact économique supplémentaire comparable à la Coupe du monde de rugby.
Sauf que les publics ne sont pas les mêmes. 65% des spectateurs du rugby sont des cadres ; 29% pour les visiteurs étrangers des étapes du Tour.
À moyen terme, on pourrait émettre l’hypothèse que ce premier public puisse revenir, mais il faut distinguer le fait qu’il a le pouvoir d’achat de revenir et la raison de refaire un voyage en France. Personne ne mesure cela", nous détaille Yannick Cabrol.
Si l’impact direct, hors taxes, est évalué à 38,4 millions d’euros, "l'argent public du contribuable a généré un surplus d'activité qui profite quasi exclusivement à des acteurs privés, notamment aux deux tiers aux hôteliers et les restaurateurs. C'est un événement qui est un moteur d'activité économique, mais qui ne s'autofinance pas.
Après, il y a une sorte de préjugé sur le fait que le visiteur du Tour de France ne dépense pas, sauf que nous avons constaté qu’il dépense plus que le visiteur moyen.
Il dépense beaucoup parce que les hébergements sont plus chers, et dans la restauration, parce qu’il veut aller manger dans des restaurants français. Il y a un effet volume, mais aussi un effet prix", analyse Yannick Cabrol.
A lire : Tour de France, nature, nostalgie : le bel avenir de la vélo-mania
Tour de France : un événement qui attire les... jeunes !
Une chose est sûre : le Tour de France participe à l’aura de la France et contribue à maintenir une certaine attractivité du pays.
"Je ne suis pas convaincu par la méthode de monétisation, qui est l’advertising value equivalency, des retombées médias pendant tout événement sportif", nuance Yannick Cabrol. Néanmoins, affirme le consultant, "avec 50% d’audience en France et des parts aussi importantes à l’étranger, en raison de l’enjeu sportif, c’est un fantastique film promotionnel de trois semaines sur la France, diffusé quasiment partout dans le monde.
Ensuite vient le sujet de la répartition des flux liés à la visibilité du Tour de France. J’émets l’hypothèse qu’ils se concentrent certainement dans les lieux de pratiques sportives, puis, un peu, sur le patrimonial", estime-t-il.
A lire : Tour de France : nous avons passé une journée sur la caravane !
Si le cyclisme peut nourrir chez certains l'image d’un sport un peu ringard, cela n'a pas empêché Netflix de consacrer au TDF une série qui a rajeuni son audience et l’a élargie au-delà des fans de la première heure.
Et c’est aussi l’une des autres surprises de l’étude : la moyenne d’âge des visiteurs.
"Habituellement, les 25-44 ans représentent en moyenne, en Isère, 35% du visitorat. Lors du Tour de France, cela monte à 47%. Et si l’on ne regarde que la population des voyageurs étrangers, les 25-44 ans représentent 53% des supporters au bord des routes.
Donc vraiment, c’est un événement où les jeunes viennent nombreux, et en particulier les jeunes étrangers.
C’est aussi la seule possibilité pour des villes petites et moyennes d’accueillir un événement sportif d’envergure internationale et gratuit", poursuit Yannick Cabrol.
"Je ne suis pas convaincu par la méthode de monétisation, qui est l’advertising value equivalency, des retombées médias pendant tout événement sportif", nuance Yannick Cabrol. Néanmoins, affirme le consultant, "avec 50% d’audience en France et des parts aussi importantes à l’étranger, en raison de l’enjeu sportif, c’est un fantastique film promotionnel de trois semaines sur la France, diffusé quasiment partout dans le monde.
Ensuite vient le sujet de la répartition des flux liés à la visibilité du Tour de France. J’émets l’hypothèse qu’ils se concentrent certainement dans les lieux de pratiques sportives, puis, un peu, sur le patrimonial", estime-t-il.
A lire : Tour de France : nous avons passé une journée sur la caravane !
Si le cyclisme peut nourrir chez certains l'image d’un sport un peu ringard, cela n'a pas empêché Netflix de consacrer au TDF une série qui a rajeuni son audience et l’a élargie au-delà des fans de la première heure.
Et c’est aussi l’une des autres surprises de l’étude : la moyenne d’âge des visiteurs.
"Habituellement, les 25-44 ans représentent en moyenne, en Isère, 35% du visitorat. Lors du Tour de France, cela monte à 47%. Et si l’on ne regarde que la population des voyageurs étrangers, les 25-44 ans représentent 53% des supporters au bord des routes.
Donc vraiment, c’est un événement où les jeunes viennent nombreux, et en particulier les jeunes étrangers.
C’est aussi la seule possibilité pour des villes petites et moyennes d’accueillir un événement sportif d’envergure internationale et gratuit", poursuit Yannick Cabrol.
Tour de France : les Français, les étrangers, les cadres, les ouvriers... tous au bord des routes !
Ce constat sans appel en faveur de la plus mythique course cycliste du monde ne vaut-il que pour des stations et des villes ayant de grandes capacités d’accueil touristique ?
"Nous avons aussi pu observer les retombées sur des étapes plus familiales, comme celle de Voiron. Au final, l’impact économique n’est pas comparable à celui qui a été atteint à l’Alpe d’Huez, pour deux raisons : l’intérêt sportif et la capacité d’hébergement sont les facteurs qui changent l’impact entre les étapes.
Pour des villes comme Voiron, Cherbourg et d’autres, l’événement relève plus d’une animation locale qui renforce la cohésion sociale et qui donne une petite visibilité à l’échelle nationale et internationale, plutôt que d’un véritable moteur de développement économique favorisant la création d’emplois.
Les élus ne candidatent pas pour les mêmes raisons", nous explique le fondateur du cabinet SEGAT Impact.
Il existe aussi un effet insoupçonné à accueillir le plus grand spectacle sportif annuel dans sa commune, même l’espace de quelques secondes : selon une étude scientifique, ce moment d’union ferait baisser le vote en faveur du Rassemblement national de quelques points.
Alors pourquoi se priver d’un plaisir simple et universel ?
"Il y a très peu de moments ou de compétitions où les Français, les étrangers, les cadres, les ouvriers, les employés et les retraités se retrouvent sans aucune distinction sur les bords des routes, autour d’une fête qu’ils partagent. Parce que même dans un événement sportif et un stade, on est séparés en fonction de l’équipe que l’on soutient et de sa classe sociale.
Dans le cadre de l’adaptation de la montagne au risque climatique, les exemples de l’Alpe d’Huez et des Gets, avec le VTT, démontrent qu’une politique de long terme dédiée à la pratique d’un sport, prenant appui sur un événement et embarquant les socioprofessionnels, peut fonctionner.
Cette diversification marche ! Mais encore faut-il en faire une priorité", conclut le consultant.
Le Tour de France, cet événement populaire, vecteur de lien social et d’union populaire, capable de faire baisser les votes RN, de rassembler toutes les catégories socioprofessionnelles, voire même de faire pivoter le business model des stations de ski, va dévoiler son parcours le 22 octobre prochain.
Et vous aussi, y serez-vous ?
"Nous avons aussi pu observer les retombées sur des étapes plus familiales, comme celle de Voiron. Au final, l’impact économique n’est pas comparable à celui qui a été atteint à l’Alpe d’Huez, pour deux raisons : l’intérêt sportif et la capacité d’hébergement sont les facteurs qui changent l’impact entre les étapes.
Pour des villes comme Voiron, Cherbourg et d’autres, l’événement relève plus d’une animation locale qui renforce la cohésion sociale et qui donne une petite visibilité à l’échelle nationale et internationale, plutôt que d’un véritable moteur de développement économique favorisant la création d’emplois.
Les élus ne candidatent pas pour les mêmes raisons", nous explique le fondateur du cabinet SEGAT Impact.
Il existe aussi un effet insoupçonné à accueillir le plus grand spectacle sportif annuel dans sa commune, même l’espace de quelques secondes : selon une étude scientifique, ce moment d’union ferait baisser le vote en faveur du Rassemblement national de quelques points.
Alors pourquoi se priver d’un plaisir simple et universel ?
"Il y a très peu de moments ou de compétitions où les Français, les étrangers, les cadres, les ouvriers, les employés et les retraités se retrouvent sans aucune distinction sur les bords des routes, autour d’une fête qu’ils partagent. Parce que même dans un événement sportif et un stade, on est séparés en fonction de l’équipe que l’on soutient et de sa classe sociale.
Dans le cadre de l’adaptation de la montagne au risque climatique, les exemples de l’Alpe d’Huez et des Gets, avec le VTT, démontrent qu’une politique de long terme dédiée à la pratique d’un sport, prenant appui sur un événement et embarquant les socioprofessionnels, peut fonctionner.
Cette diversification marche ! Mais encore faut-il en faire une priorité", conclut le consultant.
Le Tour de France, cet événement populaire, vecteur de lien social et d’union populaire, capable de faire baisser les votes RN, de rassembler toutes les catégories socioprofessionnelles, voire même de faire pivoter le business model des stations de ski, va dévoiler son parcours le 22 octobre prochain.
Et vous aussi, y serez-vous ?
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Publié par Romain Pommier 













