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Aéroport de Nice : arrêt des "travailleurs détachés" du centre des loueurs de voitures

Une cinquantaine d'emplois à pourvoir


La CFDT et l’inspection du travail ont mis un terme à l’emploi de « travailleurs détachés » dans le centre « location de voitures » de l’aéroport International de Nice, exploité par l’allemand Arwe.


Rédigé par Michel BOVAS le Jeudi 10 Avril 2014 à 12:36

La société allemande Arwe, qui gère le centre de traitement pour loueurs de voitures de l’aéroport Nice Côte d’Azur, faisait appel à des travailleurs « en détachement » payés en dessous du Smic pour des horaires importants 6 jours sur 7 - DR
La société allemande Arwe, qui gère le centre de traitement pour loueurs de voitures de l’aéroport Nice Côte d’Azur, faisait appel à des travailleurs « en détachement » payés en dessous du Smic pour des horaires importants 6 jours sur 7 - DR
Inauguré il y a trois ans, le centre de traitement pour loueurs de voitures de l’aéroport Nice Côte d’Azur (60.000 m2 sur trois niveaux pour 2 050 véhicules) a été financé, construit et exploité par le groupe Vinci (coût 50 M€) sous la forme d’un PPP de 28 ans, accordé par la société aéroportuaire.

Il regroupe l’ensemble des loueurs de voitures présents sur l’aéroport (Sixt, Avis, Hertz, Europcar).

Son exploitation a été attribuée à la société allemande Arwe qui gère des centres équivalents en Allemagne (Stuttgart, Francfort, Düsseldorf…).

A Nice, il y gère toute la logistique mutualisée depuis la réception des véhicules, leur nettoyage, leur préparation et leur stockage avant relocation, Nice étant la principale plate-forme en France pour ce type d’activités.

Plusieurs syndicats ont dénoncé une concurrence déloyale

Arwe faisait appel à des travailleurs « en détachement » sur l'aéroport de Nice Côte d'Azur.

Une trentaine de salariés, principalement Grecs et sous contrat allemand, renforçaient les effectifs durant la haute saison, de mars à octobre.

Selon la CFDT, ces travailleurs sous contrat allemand reviennent à 1 935 euros pour 174 heures, contre 2 270 euros pour les salariés sous contrat français.

Plusieurs syndicats ont dénoncé cette concurrence déloyale car payés en dessous du Smic pour des horaires importants 6 jours sur 7.

Par deux fois l'Inspection du travail a dressé un procès verbal pour « travail dissimulé » complété par une enquête de l’Urssaf.

La société Arwe a donc renoncé à ce dispositif et lance l’embauche via Pôle Emploi d’une cinquantaine d’emplois pour des salariés sous contrat français…

Les candidatures sont ouvertes.

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