Dès juillet, nous vous révélions la situation explosive chez easyJet France.
La compagnie a fait les gros titres le mois suivant.
Le préavis de grève a été déposé pour la période allant du 7 août au 2 septembre 2026, sans établir de dates précises quant aux débrayages. Le premier a eu lieu lors du week-end du 15 août, traditionnellement l’un des plus chargés de l’année.
Les conséquences ont été importantes pour la low cost.
La direction a reconnu qu’une centaine de vols avaient été supprimés, entraînant de nombreux articles dans la presse grand public, avec des passagers bloqués, médusés, et voyant la facture des vacances grimper. Sauf pour ceux ayant réservé leur séjour directement dans une agence de voyages.
Au total, une centaine de vols ont été annulés d’après le décompte de la direction, un chiffre qui atteindrait près de 180 vols selon nos informations.
"Le taux de participation des salariés en poste ce jour a atteint près de 70 %. Le mouvement a été extrêmement suivi.
À notre surprise, après une telle action et les pertes de salaire qui s’ensuivent, la base est prête à poursuivre la grève. Le problème est profond au sein de la compagnie.
Vous savez, pour que les trois principaux syndicats se mettent d’accord, c’est loin d’être anodin, car nous n’avons pas la culture de la grève. Le mal est profond", nous explique William Bourdon, secrétaire de section du SNPNC-FO.
La compagnie a fait les gros titres le mois suivant.
Le préavis de grève a été déposé pour la période allant du 7 août au 2 septembre 2026, sans établir de dates précises quant aux débrayages. Le premier a eu lieu lors du week-end du 15 août, traditionnellement l’un des plus chargés de l’année.
Les conséquences ont été importantes pour la low cost.
La direction a reconnu qu’une centaine de vols avaient été supprimés, entraînant de nombreux articles dans la presse grand public, avec des passagers bloqués, médusés, et voyant la facture des vacances grimper. Sauf pour ceux ayant réservé leur séjour directement dans une agence de voyages.
Au total, une centaine de vols ont été annulés d’après le décompte de la direction, un chiffre qui atteindrait près de 180 vols selon nos informations.
"Le taux de participation des salariés en poste ce jour a atteint près de 70 %. Le mouvement a été extrêmement suivi.
À notre surprise, après une telle action et les pertes de salaire qui s’ensuivent, la base est prête à poursuivre la grève. Le problème est profond au sein de la compagnie.
Vous savez, pour que les trois principaux syndicats se mettent d’accord, c’est loin d’être anodin, car nous n’avons pas la culture de la grève. Le mal est profond", nous explique William Bourdon, secrétaire de section du SNPNC-FO.
easyJet France : les raisons de la grève ?
L’instabilité quasiment institutionnalisée des plannings explique à elle seule, la naissance de ce mouvement social.
Le problème daterait de l’existence même d’easyJet. Il a été repris par la direction en début d’année afin d’éteindre le départ de feu qui couvait au-dessus de cette "poudrière qui ne demandait qu’à exploser".
Un accord avait alors été trouvé grâce à un système de "pénalité" de 80 euros imposée lors de chaque changement de planning. De plus, une délégation française s’était rendue au siège social, directement dans l’enceinte de l’aéroport de Londres-Luton.
Une avancée saluée à l’époque par les syndicats de la low cost, juste avant de recevoir un coup d’arrêt net, mettant fin aux discussions et ouvrant la voie à la lente dégringolade qui a conduit à la grève.
"Les PNC ont le sentiment d’être en astreinte permanente, de ne plus vraiment avoir de base d’affectation, pour compenser les manques d’effectifs à droite et à gauche.
Quelles que soient les situations personnelles, les gens n’ont plus aucun moyen d’avoir une vie sociale.
Nous expliquons à la compagnie que, jusque-là, nous étions des partenaires. Nous essayions de trouver des solutions et de dialoguer avec eux. Nous n’avons aucun intérêt à ce que la boîte soit en difficulté", nous confiait William Bourdon.
Au lendemain de la grève historique des 15 et 16 août derniers, les organisations syndicales d’easyJet France ont demandé à la direction la tenue d’une réunion pour sortir de la crise.
Le problème daterait de l’existence même d’easyJet. Il a été repris par la direction en début d’année afin d’éteindre le départ de feu qui couvait au-dessus de cette "poudrière qui ne demandait qu’à exploser".
Un accord avait alors été trouvé grâce à un système de "pénalité" de 80 euros imposée lors de chaque changement de planning. De plus, une délégation française s’était rendue au siège social, directement dans l’enceinte de l’aéroport de Londres-Luton.
Une avancée saluée à l’époque par les syndicats de la low cost, juste avant de recevoir un coup d’arrêt net, mettant fin aux discussions et ouvrant la voie à la lente dégringolade qui a conduit à la grève.
"Les PNC ont le sentiment d’être en astreinte permanente, de ne plus vraiment avoir de base d’affectation, pour compenser les manques d’effectifs à droite et à gauche.
Quelles que soient les situations personnelles, les gens n’ont plus aucun moyen d’avoir une vie sociale.
Nous expliquons à la compagnie que, jusque-là, nous étions des partenaires. Nous essayions de trouver des solutions et de dialoguer avec eux. Nous n’avons aucun intérêt à ce que la boîte soit en difficulté", nous confiait William Bourdon.
Au lendemain de la grève historique des 15 et 16 août derniers, les organisations syndicales d’easyJet France ont demandé à la direction la tenue d’une réunion pour sortir de la crise.
easyJet : "nous nous dirigeons vers un deuxième week-end d’action"
"Nous attendions quelque chose de cette réunion, a minima que nous ayons une discussion franche avec la direction.
Déjà, ce rendez-vous a été organisé à notre initiative. Cet échange a été lunaire.
Au lieu d’avoir quelques propositions, ou au moins des pistes pour apporter des solutions à notre problème, nos interlocuteurs nous ont demandé d’arrêter le conflit, sans rien de plus", déplore le syndicaliste.
La réunion a fait pschitt.
De plus, alors que le management explique que l’ambiance se pacifie, les remontées du terrain démontrent tout le contraire. Certains PNC ont envoyé des lettres à leurs responsables sous forme "d’appels à l’aide".
A lire : easyJet France : la grève aura bien lieu dès juillet et en août !
Peu convaincus par les échanges, les salariés semblent plus décidés que jamais à poursuivre leur mouvement.
"Nous avons eu un non à presque toutes les propositions que nous avons faites, même si la direction a proposé de sécuriser deux jours de planning dans le mois.
Chacun campe sur ses positions. Quand nous leur disons que cela ne peut pas durer, on nous répond que cela ne peut pas se résoudre. C’est un dialogue de sourds", se lamente William Bourdon.
Les syndicats doivent se rencontrer, dans les prochaines heure.
Déjà, ce rendez-vous a été organisé à notre initiative. Cet échange a été lunaire.
Au lieu d’avoir quelques propositions, ou au moins des pistes pour apporter des solutions à notre problème, nos interlocuteurs nous ont demandé d’arrêter le conflit, sans rien de plus", déplore le syndicaliste.
La réunion a fait pschitt.
De plus, alors que le management explique que l’ambiance se pacifie, les remontées du terrain démontrent tout le contraire. Certains PNC ont envoyé des lettres à leurs responsables sous forme "d’appels à l’aide".
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Peu convaincus par les échanges, les salariés semblent plus décidés que jamais à poursuivre leur mouvement.
"Nous avons eu un non à presque toutes les propositions que nous avons faites, même si la direction a proposé de sécuriser deux jours de planning dans le mois.
Chacun campe sur ses positions. Quand nous leur disons que cela ne peut pas durer, on nous répond que cela ne peut pas se résoudre. C’est un dialogue de sourds", se lamente William Bourdon.
Les syndicats doivent se rencontrer, dans les prochaines heure.
easyJet : vers une grève massive les 29 et 30 août ?
Les organisations syndicales sont alignées sur leur position. Reste à connaître le contenu du tract qui sera diffusé conjointement.
"Les Anglais ne négocient pas sous préavis, sauf que la grève est notre seule façon de nous faire entendre, ce qui explique le dialogue de sourds.
Les dates de grève qui suivent ont été prévues avant le dépôt du préavis.
Elles sont actées, nous n’allons pas changer d’avis. Elles seront communiquées à la direction 48 heures avant la date effective, comme nous l’avons fait lors du précédent week-end", nous explique le secrétaire de section du SNPNC-FO.
D’ores et déjà, il ressort qu’easyJet s’enfonce dans la crise et donc dans la grève.
La sortie de crise ne semble pas pour maintenant, d’autant plus que la compagnie affirme qu’elle ne recrutera pas pour combler les trous dans ses bases en France et en Europe.
Une décision qui s’inscrit dans le processus de rachat par le fonds Apollo.
"Nous voulons sortir de la crise, nous ne voulons pas que ça dure. Nous pensons aux passagers et aux salariés.
La situation est totalement bloquée et, tous les jours, nous avons de nouveaux salariés qui se déclarent grévistes. Dans l’idée, nous nous dirigeons vers un deuxième week-end d’action.
Nous ne nous attendions pas à cela après cette réunion de lundi", affirme-t-il.
Pour l’heure, nous ne savons pas exactement quelles dates ont été choisies par les organisations syndicales pour appeler de nouveau au débrayage, mais il se pourrait que celui-ci ait lieu lors du dernier week-end d’août.
"Les Anglais ne négocient pas sous préavis, sauf que la grève est notre seule façon de nous faire entendre, ce qui explique le dialogue de sourds.
Les dates de grève qui suivent ont été prévues avant le dépôt du préavis.
Elles sont actées, nous n’allons pas changer d’avis. Elles seront communiquées à la direction 48 heures avant la date effective, comme nous l’avons fait lors du précédent week-end", nous explique le secrétaire de section du SNPNC-FO.
D’ores et déjà, il ressort qu’easyJet s’enfonce dans la crise et donc dans la grève.
La sortie de crise ne semble pas pour maintenant, d’autant plus que la compagnie affirme qu’elle ne recrutera pas pour combler les trous dans ses bases en France et en Europe.
Une décision qui s’inscrit dans le processus de rachat par le fonds Apollo.
"Nous voulons sortir de la crise, nous ne voulons pas que ça dure. Nous pensons aux passagers et aux salariés.
La situation est totalement bloquée et, tous les jours, nous avons de nouveaux salariés qui se déclarent grévistes. Dans l’idée, nous nous dirigeons vers un deuxième week-end d’action.
Nous ne nous attendions pas à cela après cette réunion de lundi", affirme-t-il.
Pour l’heure, nous ne savons pas exactement quelles dates ont été choisies par les organisations syndicales pour appeler de nouveau au débrayage, mais il se pourrait que celui-ci ait lieu lors du dernier week-end d’août.
easyJet : "Si rien ne change, le chaos va durer dans le temps"
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Et rien ne dit que cela s’arrangera à l’avenir.
D’autant qu’easyJet entend densifier son programme hiver pour atteindre ses objectifs de rentabilité. Les problématiques de plannings observées cet été risquent donc de se retrouver l’hiver prochain.
"Cela ne peut pas durer.
La direction ne peut pas camper sur ses positions, sinon la colère sera croissante et on ne peut pas se retrouver dans une situation où tous les salariés seront en grève.
Si rien ne change, le chaos va durer longtemps", craint William Bourdon.
Une image qui serait déplorable pour easyJet, alors même que plusieurs dizaines de milliers de sièges ont déjà été supprimés.
D’autant qu’easyJet entend densifier son programme hiver pour atteindre ses objectifs de rentabilité. Les problématiques de plannings observées cet été risquent donc de se retrouver l’hiver prochain.
"Cela ne peut pas durer.
La direction ne peut pas camper sur ses positions, sinon la colère sera croissante et on ne peut pas se retrouver dans une situation où tous les salariés seront en grève.
Si rien ne change, le chaos va durer longtemps", craint William Bourdon.
Une image qui serait déplorable pour easyJet, alors même que plusieurs dizaines de milliers de sièges ont déjà été supprimés.







Publié par Romain Pommier 













