"Je n’avais pas la dispo pour être présent aux réunions" a commenté François Piot, pour expliquer sa démission du conseil d'administration de Manor - Depositphotos.com
Après 20 ans d’une relation riche, Jancarthier a décidé de quitter Manor.
L’information a été dévoilée par nos confrères de La Quotidienne. La décision ne date pas de cette rentrée, mais du mois de juin.
Le groupe, qui comprend 150 salariés, 51 points de vente et 130 millions d’euros de volume d’affaires, va rejoindre en partie Selectour à compter du 1er janvier 2027.
Un gros coup pour la marque à l’hippocampe et une nouvelle plus difficile à encaisser pour le GIE Manor. La présence de Philippe Taieb lors du dernier congrès Selectour, au Cap, en Afrique du Sud, n’y est pour rien.
Le dirigeant y était alors invité comme un ami de la famille Abitbol, par Maggy, la mère de Laurent Abitbol, président du directoire.
"La décision n’est pas due à ce voyage, loin de là d’ailleurs. J’étais content chez Manor, j’étais un patron influent et respecté, j’étais présent au conseil d’administration, le groupe recevait de belles commissions.
Objectivement, à cette époque, je n’avais aucune raison de partir. Et puis, j’avais un projet de création d’un outil pour le suivi des fournisseurs. D’ailleurs, cet outil a été livré à Manor, donc tout allait bien", nous partage Philippe Taieb, président du Groupe Jancarthier.
L’information a été dévoilée par nos confrères de La Quotidienne. La décision ne date pas de cette rentrée, mais du mois de juin.
Le groupe, qui comprend 150 salariés, 51 points de vente et 130 millions d’euros de volume d’affaires, va rejoindre en partie Selectour à compter du 1er janvier 2027.
Un gros coup pour la marque à l’hippocampe et une nouvelle plus difficile à encaisser pour le GIE Manor. La présence de Philippe Taieb lors du dernier congrès Selectour, au Cap, en Afrique du Sud, n’y est pour rien.
Le dirigeant y était alors invité comme un ami de la famille Abitbol, par Maggy, la mère de Laurent Abitbol, président du directoire.
"La décision n’est pas due à ce voyage, loin de là d’ailleurs. J’étais content chez Manor, j’étais un patron influent et respecté, j’étais présent au conseil d’administration, le groupe recevait de belles commissions.
Objectivement, à cette époque, je n’avais aucune raison de partir. Et puis, j’avais un projet de création d’un outil pour le suivi des fournisseurs. D’ailleurs, cet outil a été livré à Manor, donc tout allait bien", nous partage Philippe Taieb, président du Groupe Jancarthier.
Pourquoi Jancarthier quitte-t-il Manor ?
Alors pourquoi quitter Manor ? Cette question est sur toutes les lèvres des adhérents du GIE.
Le patron du groupe spécialisé dans le voyage sur-mesure et le business travel nous confirme bien ne pas avoir été démarché par Laurent Abitbol ou Selectour.
Dans l’article de nos confrères, il est indiqué que ce départ s’expliquerait par des raisons d’alignement éthique. Que faut-il comprendre ?
"Il y a eu des décisions qui ont été prises qui, selon moi, et ça n’engage que moi, ne sont pas à la hauteur de l’image et de la réputation de Manor.
Je n’étais plus en phase avec la direction, avec la présidence. J’ai décidé, à un moment donné, d’aller voir ailleurs", nous confie le dirigeant, sans vouloir s’étendre davantage.
Pour rappel, le réseau volontaire a pris une nouvelle dimension depuis maintenant quatre ans, avec l’accession à la présidence de Grégory Mavoian.
Un président réélu à l'unanimité en juin 2025 après un premier mandant et qui s’est montré plutôt fair-play au moment de commenter le départ de son ancien administrateur pour Selectour.
"Le réseau lui souhaite bonne chance et tout le meilleur dans ses projets", nous a-t-il déclaré.
Succédant au président historique de Manor, Jean Korcia, celui qui est aussi PDG de Globeo Travel a souhaité redynamiser et affirmer la place du GIE dans le paysage touristique français.
Après le rapprochement avec Papmut, le GIE de Prêt-à-Partir, en septembre 2025, l’ambition affichée sur TourMaG.com était de "devenir le premier réseau de distribution de France" d’ici 2030.
Le patron du groupe spécialisé dans le voyage sur-mesure et le business travel nous confirme bien ne pas avoir été démarché par Laurent Abitbol ou Selectour.
Dans l’article de nos confrères, il est indiqué que ce départ s’expliquerait par des raisons d’alignement éthique. Que faut-il comprendre ?
"Il y a eu des décisions qui ont été prises qui, selon moi, et ça n’engage que moi, ne sont pas à la hauteur de l’image et de la réputation de Manor.
Je n’étais plus en phase avec la direction, avec la présidence. J’ai décidé, à un moment donné, d’aller voir ailleurs", nous confie le dirigeant, sans vouloir s’étendre davantage.
Pour rappel, le réseau volontaire a pris une nouvelle dimension depuis maintenant quatre ans, avec l’accession à la présidence de Grégory Mavoian.
Un président réélu à l'unanimité en juin 2025 après un premier mandant et qui s’est montré plutôt fair-play au moment de commenter le départ de son ancien administrateur pour Selectour.
"Le réseau lui souhaite bonne chance et tout le meilleur dans ses projets", nous a-t-il déclaré.
Succédant au président historique de Manor, Jean Korcia, celui qui est aussi PDG de Globeo Travel a souhaité redynamiser et affirmer la place du GIE dans le paysage touristique français.
Après le rapprochement avec Papmut, le GIE de Prêt-à-Partir, en septembre 2025, l’ambition affichée sur TourMaG.com était de "devenir le premier réseau de distribution de France" d’ici 2030.
Une présidence plus directive et des ego froissés ?
Un objectif élevé qui peut aussi se comprendre au regard du développement récent du réseau.
En l’espace de trois ans, le volume d’affaires du GIE a augmenté de 67%.
Une hausse qui s’explique en partie par le rapprochement avec Prêt-à-Partir, permettant alors à Manor d’atteindre 500 millions d’euros de volume d’affaires, sur la partie loisirs. Un chiffre loin d’être anodin en France, puisqu’il place le réseau entre Leclerc Voyages et Carrefour Voyages.
À cela s’ajoute l’activité business travel, pour atteindre un total de 2,5 milliards d’euros de volume d’affaires. Rappelons que Selectour conserve une avance d’un milliard supplémentaire, avec 3,5 milliards d’euros de volume d’affaires.
A lire : Distribution : la guerre des réseaux est relancée
Dans le même temps, Manor a souhaité développer ses services pour améliorer l’accompagnement de ses adhérents.
Sauf que cette décision se heurte aussi à la promesse de reverser "100% des incentives à ses adhérents", donc de ne pas prélever de frais de siège pour payer les salariés ou le développement d’outils, comme c’est le cas chez Selectour.
Malgré tout, les adhérents contribuent aux besoins financiers de Manor en fonction de leur volume d’affaires.
À cette volonté s’ajoute aussi une présidence un peu plus directive que par le passé, avons-nous compris après plusieurs échanges.
En l’espace de trois ans, le volume d’affaires du GIE a augmenté de 67%.
Une hausse qui s’explique en partie par le rapprochement avec Prêt-à-Partir, permettant alors à Manor d’atteindre 500 millions d’euros de volume d’affaires, sur la partie loisirs. Un chiffre loin d’être anodin en France, puisqu’il place le réseau entre Leclerc Voyages et Carrefour Voyages.
À cela s’ajoute l’activité business travel, pour atteindre un total de 2,5 milliards d’euros de volume d’affaires. Rappelons que Selectour conserve une avance d’un milliard supplémentaire, avec 3,5 milliards d’euros de volume d’affaires.
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Dans le même temps, Manor a souhaité développer ses services pour améliorer l’accompagnement de ses adhérents.
Sauf que cette décision se heurte aussi à la promesse de reverser "100% des incentives à ses adhérents", donc de ne pas prélever de frais de siège pour payer les salariés ou le développement d’outils, comme c’est le cas chez Selectour.
Malgré tout, les adhérents contribuent aux besoins financiers de Manor en fonction de leur volume d’affaires.
À cette volonté s’ajoute aussi une présidence un peu plus directive que par le passé, avons-nous compris après plusieurs échanges.
François Piot : "je n’avais pas la dispo pour être présent aux réunions"
Une façon de faire qui a pu brusquer quelques historiques, habitués à la méthode plus politique et collégiale de Jean Korcia, cofondateur et précédent président de Manor.
Toutefois, ce changement de méthode n’est pas nécessairement une mauvaise chose, surtout pour développer une entreprise, mais il peut heurter les ego, d’autant plus après 20 ans d’habitudes.
D’ailleurs, en mai dernier, Jancarthier avait été nommé au conseil d’administration à la suite du départ de Voyages Paris Normandie de cette instance.
Un mois plus tard, le patron du réseau normand préférait alors prendre ses distances. Et ce n’est pas le seul à avoir quitté le conseil d’administration.
Nous avons appris que, dans le même temps, François Piot avait lui aussi démissionné du CA.
"Je vous le confirme, j’ai pris cette décision avant l’été, tout simplement parce que je n’avais pas la disponibilité nécessaire pour être présent aux fréquentes réunions qui ont lieu à Paris, vivant dans l’est de la France.
Je pense être plus utile chez Manor Loisirs qu’au conseil d’administration.
Il n’y a aucune brouille, j’adore Manor et je m’y sens très bien. Je continue à m’occuper des négociations de contrats avec les tour-opérateurs. Manor se porte bien, accueille de nouveaux adhérents et reçoit des demandes en permanence.
De plus, les volumes de Manor Loisirs, malgré le contexte, sont en hausse chez tous les tour-opérateurs. Cela démontre notre bonne dynamique.
Après, Jancarthier percevra l’intégralité de ses supercommissions, ce qui n’est pas toujours le cas ailleurs", nous a précisé François Piot.
Toutefois, ce changement de méthode n’est pas nécessairement une mauvaise chose, surtout pour développer une entreprise, mais il peut heurter les ego, d’autant plus après 20 ans d’habitudes.
D’ailleurs, en mai dernier, Jancarthier avait été nommé au conseil d’administration à la suite du départ de Voyages Paris Normandie de cette instance.
Un mois plus tard, le patron du réseau normand préférait alors prendre ses distances. Et ce n’est pas le seul à avoir quitté le conseil d’administration.
Nous avons appris que, dans le même temps, François Piot avait lui aussi démissionné du CA.
"Je vous le confirme, j’ai pris cette décision avant l’été, tout simplement parce que je n’avais pas la disponibilité nécessaire pour être présent aux fréquentes réunions qui ont lieu à Paris, vivant dans l’est de la France.
Je pense être plus utile chez Manor Loisirs qu’au conseil d’administration.
Il n’y a aucune brouille, j’adore Manor et je m’y sens très bien. Je continue à m’occuper des négociations de contrats avec les tour-opérateurs. Manor se porte bien, accueille de nouveaux adhérents et reçoit des demandes en permanence.
De plus, les volumes de Manor Loisirs, malgré le contexte, sont en hausse chez tous les tour-opérateurs. Cela démontre notre bonne dynamique.
Après, Jancarthier percevra l’intégralité de ses supercommissions, ce qui n’est pas toujours le cas ailleurs", nous a précisé François Piot.
Manor fêtera ses 40 ans à Venise !
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Le réseau fêtera fin octobre 2026 ses 40 ans dans le cadre prestigieux de la Cité des Doges.
Et même s’il se serait bien passé de cet épisode, le congrès s’annonce exceptionnel et affiche d’ores et déjà complet, à en croire Grégory Mavoian.
"Ce sera de loin le plus gros événement jamais réalisé par le réseau.
Nous avons mis le paquet, avec des intervenants exceptionnels et beaucoup de surprises. On est complet, voire plus, car nous avons des dizaines de personnes sur liste d’attente. Tout va bien pour Manor", conclut, confiant, son actuel président.
Et même s’il se serait bien passé de cet épisode, le congrès s’annonce exceptionnel et affiche d’ores et déjà complet, à en croire Grégory Mavoian.
"Ce sera de loin le plus gros événement jamais réalisé par le réseau.
Nous avons mis le paquet, avec des intervenants exceptionnels et beaucoup de surprises. On est complet, voire plus, car nous avons des dizaines de personnes sur liste d’attente. Tout va bien pour Manor", conclut, confiant, son actuel président.






Publié par Romain Pommier 













