Belote et rebelote. Les cartes ne sont pas dans la main de la direction d’easyJet France, mais bien dans celles des syndicats.
Le management avait réussi à éteindre le plus grand incendie social de son histoire, avec la grève de l’intersyndicale des PNC, qui protestait contre une instabilité des plannings institutionnalisée et croissante. À la veille d’un nouveau débrayage, un nouveau départ de feu vient de se déclarer.
Nous avons appris que le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) d’easyJet a déposé, ce jeudi 3 septembre au soir, un préavis de grève.
La colère a gagné l’avant des avions de la low cost.
Alors que la direction avait dit qu’elle ne négocierait pas sous la menace d’un débrayage, elle a finalement dû s’y résoudre en raison de l’intensité du mouvement et de son coût, comme nous vous le révélions, dans un précédent article.
Les pilotes ont-ils saisi la faille qui venait de s’ouvrir pour essayer d’obtenir gain de cause ?
L’avenir nous le dira. En tout cas, la grogne se fait entendre dans les cockpits d’easyJet France, pour des raisons en partie similaires à celles de leurs collègues stewards et hôtesses de l’air.
Le management avait réussi à éteindre le plus grand incendie social de son histoire, avec la grève de l’intersyndicale des PNC, qui protestait contre une instabilité des plannings institutionnalisée et croissante. À la veille d’un nouveau débrayage, un nouveau départ de feu vient de se déclarer.
Nous avons appris que le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) d’easyJet a déposé, ce jeudi 3 septembre au soir, un préavis de grève.
La colère a gagné l’avant des avions de la low cost.
Alors que la direction avait dit qu’elle ne négocierait pas sous la menace d’un débrayage, elle a finalement dû s’y résoudre en raison de l’intensité du mouvement et de son coût, comme nous vous le révélions, dans un précédent article.
Les pilotes ont-ils saisi la faille qui venait de s’ouvrir pour essayer d’obtenir gain de cause ?
L’avenir nous le dira. En tout cas, la grogne se fait entendre dans les cockpits d’easyJet France, pour des raisons en partie similaires à celles de leurs collègues stewards et hôtesses de l’air.
easyJet France : un préavis lors d'un week-end de septembre
Autres articles
-
Grève easyJet : à quelques jours d’un nouveau débrayage, vers une sortie de crise ?
-
Rachat d'easyJet par Apollo : quel plan de vol ?
-
easyJet France : vers un 2e week-end de grève en août !
-
easyJet ouvre une ligne entre Strasbourg et Bristol
-
easyJet France : la grève aura bien lieu dès juillet et en août !
Cette fois-ci, la grève se veut éclair.
Elle ne va pas courir sur plusieurs semaines, comme ce fut le cas pour les PNC.
Le tract prévoit donc un mouvement social du 13 septembre à 4h59 au 14 septembre à 23h59.
Une colère qui s’inscrit dans le cadre des NAO, les négociations annuelles obligatoires, qui se sont étirées durant quatre mois. Le syndicat déplore des réunions trop rares, des arguments pauvres, de faibles avancées et l’absence d’engagements de la part de la direction.
"La Compagnie attend de vous de la flexibilité tous les jours pour faire tourner l’exploitation. Elle attend de vous que vous absorbiez les perturbations, que vous acceptiez les changements de planning, que vous assuriez des rotations difficiles et que vous continuiez à délivrer", explique le tract syndical.
Face à cette grande flexibilité exigée des pilotes, le SNPL déplore l’absence d’engagements pour réduire la fatigue et améliorer les conditions de travail. Il explique que la direction affirme que ce n’est pas le bon moment et renvoie à 2028, peut-être, l’année idoine pour avancer sur ces sujets.
Les pilotes ne veulent pas attendre.
Le préavis de grève a été communiqué à la compagnie le 27 août 2026. Les représentants du personnel ont attendu avant de le publier, afin de laisser une dernière chance au dialogue.
Elle ne va pas courir sur plusieurs semaines, comme ce fut le cas pour les PNC.
Le tract prévoit donc un mouvement social du 13 septembre à 4h59 au 14 septembre à 23h59.
Une colère qui s’inscrit dans le cadre des NAO, les négociations annuelles obligatoires, qui se sont étirées durant quatre mois. Le syndicat déplore des réunions trop rares, des arguments pauvres, de faibles avancées et l’absence d’engagements de la part de la direction.
"La Compagnie attend de vous de la flexibilité tous les jours pour faire tourner l’exploitation. Elle attend de vous que vous absorbiez les perturbations, que vous acceptiez les changements de planning, que vous assuriez des rotations difficiles et que vous continuiez à délivrer", explique le tract syndical.
Face à cette grande flexibilité exigée des pilotes, le SNPL déplore l’absence d’engagements pour réduire la fatigue et améliorer les conditions de travail. Il explique que la direction affirme que ce n’est pas le bon moment et renvoie à 2028, peut-être, l’année idoine pour avancer sur ces sujets.
Les pilotes ne veulent pas attendre.
Le préavis de grève a été communiqué à la compagnie le 27 août 2026. Les représentants du personnel ont attendu avant de le publier, afin de laisser une dernière chance au dialogue.
easyJet France : "pourquoi devrions-nous investir dans nos pilotes ?"
Sauf que les dernières discussions n’ont pas été à la hauteur des attentes. Le SNPL dénonce l’effondrement progressif d’un dialogue social digne de ce nom.
La proposition faite portait sur une hausse du salaire de base de 3,7 %, puis sur une augmentation, en 2027, supérieure de 2 % à l’indice des prix à la consommation.
À cela s’ajoute le fait que, pour financer des mesures annexes, il aurait été proposé de "réduire l’augmentation du salaire de base pour tous les grades". Dans l’ensemble du réseau de la low-cost, les augmentations de salaire des pilotes seraient plutôt comprises entre 5 % et 10 % par an.
D’autres mesures étaient également sur la table, mais elles étaient trop éloignées des attentes. La proposition n’a donc pas été soumise au vote des adhérents du SNPL.
De plus, une phrase rapportée par le syndicat semble avoir mis le feu aux poudres.
Quand il a été demandé au management de récompenser les pilotes fidèles à la livrée orange, la réponse aurait été : "pourquoi devrions-nous investir dans nos pilotes ?".
À tout cela s’ajoute, comme pour les PNC, une grande instabilité journalière dans les plannings, qui aurait atteint 50,56 % sur les deux dernières années, rapporte le document.
"La direction a choisi de ne pas écouter. Elle veut notre flexibilité, notre loyauté et notre engagement, tout en refusant de nous donner en retour de la stabilité, des protections significatives ou même un dialogue social fonctionnel", conclut le tract.
À noter que, dans quelques jours, les NAO des PNC devraient, elles aussi, débuter... dans un climat explosif.
La proposition faite portait sur une hausse du salaire de base de 3,7 %, puis sur une augmentation, en 2027, supérieure de 2 % à l’indice des prix à la consommation.
À cela s’ajoute le fait que, pour financer des mesures annexes, il aurait été proposé de "réduire l’augmentation du salaire de base pour tous les grades". Dans l’ensemble du réseau de la low-cost, les augmentations de salaire des pilotes seraient plutôt comprises entre 5 % et 10 % par an.
D’autres mesures étaient également sur la table, mais elles étaient trop éloignées des attentes. La proposition n’a donc pas été soumise au vote des adhérents du SNPL.
De plus, une phrase rapportée par le syndicat semble avoir mis le feu aux poudres.
Quand il a été demandé au management de récompenser les pilotes fidèles à la livrée orange, la réponse aurait été : "pourquoi devrions-nous investir dans nos pilotes ?".
À tout cela s’ajoute, comme pour les PNC, une grande instabilité journalière dans les plannings, qui aurait atteint 50,56 % sur les deux dernières années, rapporte le document.
"La direction a choisi de ne pas écouter. Elle veut notre flexibilité, notre loyauté et notre engagement, tout en refusant de nous donner en retour de la stabilité, des protections significatives ou même un dialogue social fonctionnel", conclut le tract.
À noter que, dans quelques jours, les NAO des PNC devraient, elles aussi, débuter... dans un climat explosif.







Publié par Romain Pommier 















