Voyage de groupes : une année 2026 solide, 2027 déjà bien engagée - Photo depositphotos.com Auteur TKKurikawa
Malgré un contexte géopolitique incertain et des arbitrages budgétaires plus importants, le voyage de groupes affiche une bonne résistance en 2026.
Chez Voyamar, Aurélien Aufort, directeur général de Marietton Developpement évoque ainsi une « année 2026 extrêmement bonne », tandis que les réservations de groupes pour 2027 affichent déjà une progression de l’ordre de 30 %.
Même constat chez Syltours. Si le conflit au Moyen-Orient a impacté l'activité, l'année 2026 fait mieux que résister : « Nous avons perdu un peu de chiffre d’affaires au mois de mars. Ce n’était pas directement lié aux conflits, mais à des groupes qui étaient sur le Moyen-Orient, en transit soit sur Dubaï, soit sur Doha. Nous avons perdu un peu plus de 3 millions d’euros, ce qui représente quand même 5 % du chiffre d’affaires.
Ce n’est pas anecdotique. Malgré tout, nous réalisons une très belle année 2026. Et à date pour 2027, nous sommes un peu plus de 10 % en avance sur 2026, » détaille Jonathan Lament, PDG de Syltours.
La tendance positive se retrouve également chez Salaün. La Boutique des Groupes affiche une progression de 11,3 %, avec un chiffre d'affaires de 51,2 M€ en 2026.
« Les groupes constitués ont été moins impactés car le gros des ventes était réalisé avant la crise. La tendance est toujours positive pour l'année prochaine », ajoute à son tour, Michel Salaün, président du groupe.
Chez Voyamar, Aurélien Aufort, directeur général de Marietton Developpement évoque ainsi une « année 2026 extrêmement bonne », tandis que les réservations de groupes pour 2027 affichent déjà une progression de l’ordre de 30 %.
Même constat chez Syltours. Si le conflit au Moyen-Orient a impacté l'activité, l'année 2026 fait mieux que résister : « Nous avons perdu un peu de chiffre d’affaires au mois de mars. Ce n’était pas directement lié aux conflits, mais à des groupes qui étaient sur le Moyen-Orient, en transit soit sur Dubaï, soit sur Doha. Nous avons perdu un peu plus de 3 millions d’euros, ce qui représente quand même 5 % du chiffre d’affaires.
Ce n’est pas anecdotique. Malgré tout, nous réalisons une très belle année 2026. Et à date pour 2027, nous sommes un peu plus de 10 % en avance sur 2026, » détaille Jonathan Lament, PDG de Syltours.
La tendance positive se retrouve également chez Salaün. La Boutique des Groupes affiche une progression de 11,3 %, avec un chiffre d'affaires de 51,2 M€ en 2026.
« Les groupes constitués ont été moins impactés car le gros des ventes était réalisé avant la crise. La tendance est toujours positive pour l'année prochaine », ajoute à son tour, Michel Salaün, président du groupe.
Un décalage dans les confirmations du printemps à l'été
Mélody Thiebaut, co-fondatrice de LVE Travel qui travaille notamment avec les CSE, l'observe : « L’activité se porte bien. Ce que nous constatons, c’est que les délais de confirmation sont beaucoup plus longs que d’habitude.
Les CSE ont toujours leur budget, mais ils font davantage attention au type de voyage qu’ils proposent et à la période à laquelle ils partent. Ils sont aussi plus vigilants sur le budget. Ils ne vont pas forcément partir sur des voyages aussi coûteux : ils vont réduire les durées pour que les coûts soient moindres, par exemple. Mais ça voyage toujours et ça signe toujours. » »
Même phénomène chez Travel Evasion, spécialiste de l'Egypte. Le conflit au Moyen-Orient a entraîné un décalage des confirmations.
Bruno Abenin, directeur commercial précise : « Pour les groupes, sur les mois de mars, avril, mai et juin, qui sont des périodes importantes, tout s’est déroulé sans aucun problème, les ventes avaient été engrangées en amont.
Nous nous apercevons simplement que les clients étaient un peu dans l’attente. Normalement, les réservations de groupes se font plutôt au printemps, et là, les confirmations arrivent maintenant. C’est donc un peu décalé dans le temps, mais ça se passe bien. »
L'Asie a le vent en poupe
Gonzague de Gélis, président de Kuoni France, décrit lui aussi le même attentisme au printemps : « En mai-juin, nous avons eu très peu de retours par rapport à d’habitude. Nous étions un peu inquiets.
En mai-juin, nous réservons déjà pour l’année suivante. Cette année, nous avions fait beaucoup de devis, mais nous avions peu de retours. Et pendant l’été, en juillet-août, nous avons eu énormément de confirmations de devis groupes que nous avions établis auparavant.
Nous avons complètement rattrapé les ventes groupes pour 2027. C’est vraiment bien revenu. Nous sommes aussi plutôt confiants. »
Côté destinations, l'Asie apparaît comme l'un des grands gagnants des projections pour 2027 chez Syltours. Le Vietnam se distingue particulièrement, tandis que le Japon retrouve également une forte dynamique après une période plus compliquée, notamment en raison de l'augmentation des tarifs liée à l'Exposition universelle.
L'Indonésie reste également une destination refuge pour les groupes, tandis que l'offre aérienne importante sur l'Asie permet de conserver un niveau de prix compétitif. L'Asie se fait également une place dans les carnets de commandes de LVE Travel.
En mai-juin, nous réservons déjà pour l’année suivante. Cette année, nous avions fait beaucoup de devis, mais nous avions peu de retours. Et pendant l’été, en juillet-août, nous avons eu énormément de confirmations de devis groupes que nous avions établis auparavant.
Nous avons complètement rattrapé les ventes groupes pour 2027. C’est vraiment bien revenu. Nous sommes aussi plutôt confiants. »
Côté destinations, l'Asie apparaît comme l'un des grands gagnants des projections pour 2027 chez Syltours. Le Vietnam se distingue particulièrement, tandis que le Japon retrouve également une forte dynamique après une période plus compliquée, notamment en raison de l'augmentation des tarifs liée à l'Exposition universelle.
L'Indonésie reste également une destination refuge pour les groupes, tandis que l'offre aérienne importante sur l'Asie permet de conserver un niveau de prix compétitif. L'Asie se fait également une place dans les carnets de commandes de LVE Travel.
Les professionnels interrogés restent confiants pour 2027
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D'autres destinations ont le vent en poupe, à l'image de l'Afrique du Sud « qui repart très fort » chez Syltours, ainsi que chez LVE Travel.
Le Canada fait lui aussi partie des destinations en progression chez Syltours. Jonathan Lament note même l'apparition de demandes pour l'Ouest canadien, qui pourrait constituer une alternative aux circuits dans l'Ouest américain. Les États-Unis, en revanche, connaissent une situation plus contrastée. New York a été « vraiment en perte de vitesse » en 2026 souligne Jonathan Lament, qui perçoit toutefois une reprise pour 2027.
L'Amérique du Sud, quant à elle, n'attire pas à séduire en raison de prix trop élevés détaille Mélody Thiebaut de LVE Travel. Le constat est toutefois nuancé du côté de Syltours. Le voyagiste prévoit de réaliser près de 100 groupes en Amérique du Sud en 2026. Pour Jonathan Lament, la demande existe, mais elle nécessite davantage de travail commercial : « il faut aller les chercher car l'offre aérienne est moins étoffée que sur l'Asie par exemple, elle est donc moins compétitive. »
À ce stade, les professionnels interrogés restent confiants pour 2027. En cette année électorale, ils adaptent les dates des voyages pour éviter de proposer des départs les week-ends d'élection en avril et mai 2027. Et malgré les incertitudes géopolitiques, qui peuvent encore peser sur l’activité, les groupes ont bien résisté en 2026 et les réservations repartent... de bon augure pour les mois qui viennent.
Le Canada fait lui aussi partie des destinations en progression chez Syltours. Jonathan Lament note même l'apparition de demandes pour l'Ouest canadien, qui pourrait constituer une alternative aux circuits dans l'Ouest américain. Les États-Unis, en revanche, connaissent une situation plus contrastée. New York a été « vraiment en perte de vitesse » en 2026 souligne Jonathan Lament, qui perçoit toutefois une reprise pour 2027.
L'Amérique du Sud, quant à elle, n'attire pas à séduire en raison de prix trop élevés détaille Mélody Thiebaut de LVE Travel. Le constat est toutefois nuancé du côté de Syltours. Le voyagiste prévoit de réaliser près de 100 groupes en Amérique du Sud en 2026. Pour Jonathan Lament, la demande existe, mais elle nécessite davantage de travail commercial : « il faut aller les chercher car l'offre aérienne est moins étoffée que sur l'Asie par exemple, elle est donc moins compétitive. »
À ce stade, les professionnels interrogés restent confiants pour 2027. En cette année électorale, ils adaptent les dates des voyages pour éviter de proposer des départs les week-ends d'élection en avril et mai 2027. Et malgré les incertitudes géopolitiques, qui peuvent encore peser sur l’activité, les groupes ont bien résisté en 2026 et les réservations repartent... de bon augure pour les mois qui viennent.






Publié par Céline Eymery 
















