Sur l'axe Rhône-Saône, les voyageurs internationaux représentent près de 90% des passagers - DepositPhotos.com, ursula1964
À bord des bateaux qui sillonnent le Rhône, la Seine ou le Rhin, le français est rarement la langue dominante. Les conversations se déroulent plus souvent en anglais ou en allemand.
Ce n'est pas un hasard. La croisière fluviale française est aujourd'hui portée par une clientèle internationale, séduite par le patrimoine, la gastronomie, les vignobles et l'art de vivre hexagonal.
Selon des chiffres donnés par Marseille Provence Croisière, un passager américain ou canadien va dépenser 4 147€ pour une croisière fluviale, tandis qu'un Australien ou un Néozélandais en dépensera 4 637€.
La dynamique se lit dans les chiffres. Selon Voies navigables de France (VNF), les croisières fluviales ont enregistré en 2025 des taux de remplissage proches de 90%. Sur l'axe Rhône-Saône, les voyageurs internationaux représentent près de 90% des passagers, tandis que les clientèles américaines et allemandes, selon VNF, continuent de progresser.
Sur les quelque 210 000 passagers accueillis chaque année sur les paquebots fluviaux français, plus de 170 000 sont des voyageurs étrangers, principalement originaires d'Amérique du Nord, d'Allemagne, du Royaume-Uni et d'autres marchés européens.
Ce n'est pas un hasard. La croisière fluviale française est aujourd'hui portée par une clientèle internationale, séduite par le patrimoine, la gastronomie, les vignobles et l'art de vivre hexagonal.
Selon des chiffres donnés par Marseille Provence Croisière, un passager américain ou canadien va dépenser 4 147€ pour une croisière fluviale, tandis qu'un Australien ou un Néozélandais en dépensera 4 637€.
La dynamique se lit dans les chiffres. Selon Voies navigables de France (VNF), les croisières fluviales ont enregistré en 2025 des taux de remplissage proches de 90%. Sur l'axe Rhône-Saône, les voyageurs internationaux représentent près de 90% des passagers, tandis que les clientèles américaines et allemandes, selon VNF, continuent de progresser.
Sur les quelque 210 000 passagers accueillis chaque année sur les paquebots fluviaux français, plus de 170 000 sont des voyageurs étrangers, principalement originaires d'Amérique du Nord, d'Allemagne, du Royaume-Uni et d'autres marchés européens.
Les grands acteurs internationaux misent sur les fleuves français
L'attractivité des fleuves français ne se limite plus aux armateurs historiques. Elle attire désormais de nouvelles marques du tourisme international.
Depuis cette année, Adventures by Disney propose ainsi un itinéraire haut de gamme sur le Rhône, opéré à bord de l'AmaKristina d'AmaWaterways.
La marque américaine ne devient pas armateur mais apporte son expertise dans la création d'expériences premium destinées aux familles.
Sur la Seine, l'opérateur suisse VIVA Cruises a également marqué les esprits avec le baptême à Paris du VIVA Beyond, premier navire de sa collection « Boutique ». Limité à 112 passagers, il mise sur le design, la gastronomie et des itinéraires consacrés à l'impressionnisme, à la Normandie gourmande ou encore au patrimoine culturel de la vallée de la Seine.
Les fleuves français accueillent aujourd'hui les principales compagnies internationales, parmi lesquelles CroisiEurope, AmaWaterways, Viking, Uniworld, Scenic, Emerald Cruises ou encore VIVA Cruises.
Des marques de voyages américaines comme Adventures by Disney ou Tauck s'appuient également sur ces opérateurs pour proposer leurs propres expériences haut de gamme.
Depuis cette année, Adventures by Disney propose ainsi un itinéraire haut de gamme sur le Rhône, opéré à bord de l'AmaKristina d'AmaWaterways.
La marque américaine ne devient pas armateur mais apporte son expertise dans la création d'expériences premium destinées aux familles.
Sur la Seine, l'opérateur suisse VIVA Cruises a également marqué les esprits avec le baptême à Paris du VIVA Beyond, premier navire de sa collection « Boutique ». Limité à 112 passagers, il mise sur le design, la gastronomie et des itinéraires consacrés à l'impressionnisme, à la Normandie gourmande ou encore au patrimoine culturel de la vallée de la Seine.
Les fleuves français accueillent aujourd'hui les principales compagnies internationales, parmi lesquelles CroisiEurope, AmaWaterways, Viking, Uniworld, Scenic, Emerald Cruises ou encore VIVA Cruises.
Des marques de voyages américaines comme Adventures by Disney ou Tauck s'appuient également sur ces opérateurs pour proposer leurs propres expériences haut de gamme.
Bien plus qu'une croisière
Face à eux, CroisiEurope conserve son statut de leader européen et poursuit sa stratégie d'innovation.
La compagnie a notamment dévoilé neuf croisières inédites en novembre afin de valoriser les destinations françaises hors saison, avec démonstrations culinaires, dégustations de produits régionaux, conférences et excursions spécifiques.
Au-delà de l'itinéraire, les compagnies cherchent désormais à enrichir l'expérience proposée à bord comme à terre.
Chez CroisiEurope, cette évolution est devenue un axe stratégique. « Autant durant des années le voyageur s'inscrivait pour un itinéraire, aujourd'hui il veut combiner à la fois un itinéraire et une expérience à bord », souligne Jawad Benameur, directeur commercial de la compagnie.
Cette évolution est partagée par l'ensemble du secteur. AmaWaterways vient ainsi de lancer sur la Seine le programme « Cooking with Mamie », réservé aux passagers de l'AmaDante et de l'AmaLyra. À bord, de petits groupes apprennent à préparer une tarte Tatin ou des madeleines aux côtés d'une grand-mère française.
Les voyageurs qui prolongent leur séjour à Paris peuvent ensuite participer à un atelier de fabrication de macarons à Montmartre.
La compagnie a notamment dévoilé neuf croisières inédites en novembre afin de valoriser les destinations françaises hors saison, avec démonstrations culinaires, dégustations de produits régionaux, conférences et excursions spécifiques.
Au-delà de l'itinéraire, les compagnies cherchent désormais à enrichir l'expérience proposée à bord comme à terre.
Chez CroisiEurope, cette évolution est devenue un axe stratégique. « Autant durant des années le voyageur s'inscrivait pour un itinéraire, aujourd'hui il veut combiner à la fois un itinéraire et une expérience à bord », souligne Jawad Benameur, directeur commercial de la compagnie.
Cette évolution est partagée par l'ensemble du secteur. AmaWaterways vient ainsi de lancer sur la Seine le programme « Cooking with Mamie », réservé aux passagers de l'AmaDante et de l'AmaLyra. À bord, de petits groupes apprennent à préparer une tarte Tatin ou des madeleines aux côtés d'une grand-mère française.
Les voyageurs qui prolongent leur séjour à Paris peuvent ensuite participer à un atelier de fabrication de macarons à Montmartre.
Le fluvial, laboratoire du maritime
En Provence, Marseille Provence Croisière voit même dans le fluvial un véritable laboratoire d'innovation. « Nous faisons du lobbying pour le territoire. Notre obsession, c'est d'améliorer l'impact économique tout en réduisant les impacts négatifs », explique son président, Jacques Hardelay.
L'association travaille notamment au développement des circuits courts. « Nous voulons commencer par la croisière fluviale parce que les volumes sont plus faibles et que cela nous permet d'expérimenter plus facilement.
Nous travaillons avec les artisans et les producteurs locaux. Si cela fonctionne sur le fluvial, nous proposerons ensuite ce modèle aux armateurs maritimes. »
Cette attractivité pousse les destinations à accélérer leurs investissements. Sur le Rhône, de nouveaux quais doivent permettre d'accueillir davantage de navires tandis que l'électrification des escales progresse.
L'association travaille notamment au développement des circuits courts. « Nous voulons commencer par la croisière fluviale parce que les volumes sont plus faibles et que cela nous permet d'expérimenter plus facilement.
Nous travaillons avec les artisans et les producteurs locaux. Si cela fonctionne sur le fluvial, nous proposerons ensuite ce modèle aux armateurs maritimes. »
Cette attractivité pousse les destinations à accélérer leurs investissements. Sur le Rhône, de nouveaux quais doivent permettre d'accueillir davantage de navires tandis que l'électrification des escales progresse.
Séduire la clientèle française
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Cette dynamique ne doit toutefois pas masquer plusieurs défis. Le tout dernier baromètre d'Entreprises fluviales de France rappelle que la dépendance à la clientèle étrangère rend également le secteur plus dépendant de la conjoncture économique mondiale et des tensions géopolitiques.
La modernisation des flottes, la transition environnementale, l'électrification des quais, la gestion des niveaux d'eau ou encore le recrutement des équipages figurent parmi les principaux enjeux des prochaines années.
Voies navigables de France prévoit ainsi 249 millions d'euros d'investissements en 2026, dont près de 100 millions consacrés à la régénération des ouvrages. À plus long terme, un autre défi attend la profession : convaincre davantage de Français de découvrir leurs propres fleuves.
Car si la clientèle étrangère demeure aujourd'hui le moteur de la croissance, la croisière fluviale est devenue bien plus qu'un simple mode de voyage. Elle constitue désormais un outil de développement touristique et un vecteur de valorisation des territoires.
La modernisation des flottes, la transition environnementale, l'électrification des quais, la gestion des niveaux d'eau ou encore le recrutement des équipages figurent parmi les principaux enjeux des prochaines années.
Voies navigables de France prévoit ainsi 249 millions d'euros d'investissements en 2026, dont près de 100 millions consacrés à la régénération des ouvrages. À plus long terme, un autre défi attend la profession : convaincre davantage de Français de découvrir leurs propres fleuves.
Car si la clientèle étrangère demeure aujourd'hui le moteur de la croissance, la croisière fluviale est devenue bien plus qu'un simple mode de voyage. Elle constitue désormais un outil de développement touristique et un vecteur de valorisation des territoires.






Publié par Laurent Guéna 

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