Burcu Ozdemir © Service de la Culture et de l’Information auprès de l’Ambassade de Türkiye à Paris /
Le monde du tourisme sait encore miser sur des profils atypiques, pas formatés par les écoles spécialisées. En témoigne Burcu Ozdemir, le nouveau "visage" du nouveau tourisme turc à Paris.
Sans être une néophyte, cette quadragénaire ne s'était jusqu'ici qu'indirectement frottée au monde du tourisme.
Née à Ankara d'un père architecte et d'une mère fonctionnaire, elle a très jeune choisi d'étudier au lycée français de la capitale turque. Avec le soutien de son père. Sa mère, elle, aurait préféré un cursus en anglais, jugé "plus porteur d'avenir".
Bac en poche, de nouveau malgré les réserves de sa mère, Burcu Ozdemir a opté pour des études d'archéologie. "Pour moi, ce choix était assez naturel", se souvient-elle. "Très jeune déjà, j'étais très curieuse et passionnée par l'histoire, poursuit-elle. Et puis, "pendant les vacances, avec mes parents, nous n'arrêtions pas de visiter des sites archéologiques".
Des sites prestigieux, la Turquie n'en manque justement pas, classés pour beaucoup au Patrimoine mondial de l'Unesco comme Troie, Éphèse, Aphrodisias, Pergame, Hiérapolis et autres cités mythiques de l'Antiquité...
A lire aussi : Turquie : 25,8 millions de visiteurs internationaux au premier semestre 2026
Sans être une néophyte, cette quadragénaire ne s'était jusqu'ici qu'indirectement frottée au monde du tourisme.
Née à Ankara d'un père architecte et d'une mère fonctionnaire, elle a très jeune choisi d'étudier au lycée français de la capitale turque. Avec le soutien de son père. Sa mère, elle, aurait préféré un cursus en anglais, jugé "plus porteur d'avenir".
Bac en poche, de nouveau malgré les réserves de sa mère, Burcu Ozdemir a opté pour des études d'archéologie. "Pour moi, ce choix était assez naturel", se souvient-elle. "Très jeune déjà, j'étais très curieuse et passionnée par l'histoire, poursuit-elle. Et puis, "pendant les vacances, avec mes parents, nous n'arrêtions pas de visiter des sites archéologiques".
Des sites prestigieux, la Turquie n'en manque justement pas, classés pour beaucoup au Patrimoine mondial de l'Unesco comme Troie, Éphèse, Aphrodisias, Pergame, Hiérapolis et autres cités mythiques de l'Antiquité...
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"Toucher des objets très anciens, c'est fascinant"
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Pour décrocher sa licence, Burcu Ozdemir a choisi de se spécialiser dans la "période classique", véritable âge d'or des civilisations de la Grèce et de la Rome antiques dont les témoignages ne manquent pas sur le sol de la Turquie d'aujourd'hui.
Chemin faisant, comme tous les étudiants en archéologie, elle a, quatre étés de suite, participé à des chantiers de fouilles. "Les conditions étaient assez spartiates : nous, les filles, logions en dortoir, se souvient-elle. Et, pour éviter la chaleur, nous devions aller très tôt sur le terrain".
Malgré tout, elle ne garde que de bons souvenirs de cette expérience. Et son cœur bat toujours la chamade quand elle repense aux villes antiques d'Arycanda (aujourd'hui dans la province d'Antalya) et de Magnesia (province d'Aydın), découvertes alors.
Une fois la licence en poche, la vie de Burcu Ozdemir a pris un tour inattendu. Juste à ce moment-là, le ministère turc de la Culture et du Tourisme ouvrait un concours pour recruter. Banco !
A 23 ans, tout en préparant son Master et un mémoire sur la gestion du site archéologique de Magnesia, elle a intégré le service chargé des fouilles au ministère, puis celui des projets spéciaux.
"C'était une occasion à ne pas rater. Le ministère n'ouvre pas souvent des postes par concours", dit-elle. Surtout, elle a ainsi pu rester en contact avec "le terrain". "Toucher des objets qui ont milliers d'années, c'est fascinant", confie-t-elle, convenant qu'il faut "être passionnée pour faire resurgir et parler le passé".
Chemin faisant, comme tous les étudiants en archéologie, elle a, quatre étés de suite, participé à des chantiers de fouilles. "Les conditions étaient assez spartiates : nous, les filles, logions en dortoir, se souvient-elle. Et, pour éviter la chaleur, nous devions aller très tôt sur le terrain".
Malgré tout, elle ne garde que de bons souvenirs de cette expérience. Et son cœur bat toujours la chamade quand elle repense aux villes antiques d'Arycanda (aujourd'hui dans la province d'Antalya) et de Magnesia (province d'Aydın), découvertes alors.
Une fois la licence en poche, la vie de Burcu Ozdemir a pris un tour inattendu. Juste à ce moment-là, le ministère turc de la Culture et du Tourisme ouvrait un concours pour recruter. Banco !
A 23 ans, tout en préparant son Master et un mémoire sur la gestion du site archéologique de Magnesia, elle a intégré le service chargé des fouilles au ministère, puis celui des projets spéciaux.
"C'était une occasion à ne pas rater. Le ministère n'ouvre pas souvent des postes par concours", dit-elle. Surtout, elle a ainsi pu rester en contact avec "le terrain". "Toucher des objets qui ont milliers d'années, c'est fascinant", confie-t-elle, convenant qu'il faut "être passionnée pour faire resurgir et parler le passé".
"J'ai aimé tout ce que j'ai fait !"
En juillet, Burcu Ozdemir (à d.) a succédé à Fatos Ozsoy (à g.) à la tête du Service de la Culture et de l’Information auprès de l’Ambassade de Türkiye à Paris - Photo PB
C'est ensuite à l'Unesco, à Paris, que sa passion a trouvé à s'exprimer pendant six ans, au Centre du Patrimoine mondial, chargé du suivi des biens classés en Europe.
Ses missions l'ont alors tour à tour conduite en Lituanie, au Havre, en Suède, à Lyon... Indiscutablement, sa connaissance des rouages de l'administration l'ont aidée dans ce poste, aux confins de la culture et de la diplomatie.
Revenue en Turquie pendant le Covid, Burcu Ozdemir a dirigé l'Unité de lutte contre le trafic des biens culturels à l'étranger.
"J'ai aimé tout ce que j'y ai fait !, s'exclame-t-elle. J'ai travaillé avec des experts, avec Interpol, avec la justice... Il a souvent fallu faire preuve de diplomatie. A la fin, nous avons réussi à faire revenir en Turquie beaucoup d'oeuvres volées".
Et d'évoquer douze statues en bronze récupérées dans des collections privées aux Etats-Unis où elles avaient atterri après avoir été dérobées à Boubon (un site antique près d'Izmir) dans les années 1960.
Ses missions l'ont alors tour à tour conduite en Lituanie, au Havre, en Suède, à Lyon... Indiscutablement, sa connaissance des rouages de l'administration l'ont aidée dans ce poste, aux confins de la culture et de la diplomatie.
Revenue en Turquie pendant le Covid, Burcu Ozdemir a dirigé l'Unité de lutte contre le trafic des biens culturels à l'étranger.
"J'ai aimé tout ce que j'y ai fait !, s'exclame-t-elle. J'ai travaillé avec des experts, avec Interpol, avec la justice... Il a souvent fallu faire preuve de diplomatie. A la fin, nous avons réussi à faire revenir en Turquie beaucoup d'oeuvres volées".
Et d'évoquer douze statues en bronze récupérées dans des collections privées aux Etats-Unis où elles avaient atterri après avoir été dérobées à Boubon (un site antique près d'Izmir) dans les années 1960.
Convaincre que l'automne est idéal pour visiter la Turquie
Situé à Sanliurfa, en Turquie, Gobekli Tepe est un site néolithique encore mal connu © uskarp/Deposit Photos
Des missions tout de même assez éloignées du tourisme ? "Pas tant que cela !", réplique Burcu Ozdemir qui, à l'Unesco, avait aussi travaillé sur le tourisme durable. En outre, en tant que nouvelle responsable du "Service de la Culture et de l’Information auprès de l’Ambassade de Türkiye", à Paris, il lui revient de promouvoir les richesses touristiques que culturelles et patrimoniales" de la son pays.
"Il est très important de bien connaître son pays et sa culture pour inciter les tours operateurs à programmer notre destination", professe-t-elle.
Tout de même, le 3 juillet dernier, le SETO (Syndicat des Tours operators) annonçait une baisse de 18 % des réservations, en Turquie, cet été, en raison de la guerre au Moyen-Orient. b["Depuis,]i rétorque Burcu Ozdemir, i[les réservations sont reparties à la hausse. Beaucoup se font désormais à la dernière minute"]b.
"L'histoire et la culture sont des éléments fondamentaux pour attirer les Français en Turquie", reprend ensuite cette femme portée à "défendre un tourisme plus culturel, plus qualitatif".
"L'automne est idéal pour découvrir la Turquie, le climat y est plus doux", insiste-t-elle encore. Burcu Ozdemir espère en convaincre les TO et Agences de voyage qu'elle convie à un "événement", en marge de l'IFTM, à la mi-septembre.
"La richesse de l'offre touristique de la Turquie va beaucoup m'aider", conclut-elle. Après avoir énuméré le balnéaire, la gastronomie, le rafting, le ski, la marche, l'escalade, la culture, Burcu Ozdemir cite, faut-il s'en étonner ?, les sites archéologiques.
En particulier Göbekli Tepe, un site remontant aux débuts du néolithique où a été trouvé l'un des plus anciens temples de l’humanité. La Turquie n'a décidément pas fini de nous surprendre !
"Il est très important de bien connaître son pays et sa culture pour inciter les tours operateurs à programmer notre destination", professe-t-elle.
Tout de même, le 3 juillet dernier, le SETO (Syndicat des Tours operators) annonçait une baisse de 18 % des réservations, en Turquie, cet été, en raison de la guerre au Moyen-Orient. b["Depuis,]i rétorque Burcu Ozdemir, i[les réservations sont reparties à la hausse. Beaucoup se font désormais à la dernière minute"]b.
"L'histoire et la culture sont des éléments fondamentaux pour attirer les Français en Turquie", reprend ensuite cette femme portée à "défendre un tourisme plus culturel, plus qualitatif".
"L'automne est idéal pour découvrir la Turquie, le climat y est plus doux", insiste-t-elle encore. Burcu Ozdemir espère en convaincre les TO et Agences de voyage qu'elle convie à un "événement", en marge de l'IFTM, à la mi-septembre.
"La richesse de l'offre touristique de la Turquie va beaucoup m'aider", conclut-elle. Après avoir énuméré le balnéaire, la gastronomie, le rafting, le ski, la marche, l'escalade, la culture, Burcu Ozdemir cite, faut-il s'en étonner ?, les sites archéologiques.
En particulier Göbekli Tepe, un site remontant aux débuts du néolithique où a été trouvé l'un des plus anciens temples de l’humanité. La Turquie n'a décidément pas fini de nous surprendre !
Publié par Paula Boyer Responsable rubrique LuxuryTravelMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Paula Boyer



























