La délégation française réunie à Darwin à l’occasion de G’day Australia 2026 - Photo : Adil Hmami, Tourism Australia
Deux nuits ou trois sur Kangaroo Island ? Pour Sylvaine Siennat, forfaitiste experte de l’Océanie chez NAAR Voyages, la réponse s’est précisée sur place.
Elle recommandait jusqu’ici un minimum de deux nuits. Après son séjour au Sea Dragon, elle conseillerait plus volontiers trois nuits, pour profiter des excursions tout en gardant du temps pour l’hébergement et son environnement. « Je me suis rendue compte que trois nuits, c’était quand même bien mieux », explique-t-elle.
Pour son deuxième séjour en Australie, la professionnelle découvrait l’Australie-Méridionale et le Territoire du Nord. Elle faisait partie des dix professionnels venus de France parmi les 300 agents certifiés Aussie Specialist issus de 17 marchés réunis à Darwin.
Organisé par Tourism Australia avec Tourism and Events NT, et Singapore Airlines comme partenaire aérien officiel, G’day Australia associait rencontres professionnelles et découvertes sur le terrain.
Elle recommandait jusqu’ici un minimum de deux nuits. Après son séjour au Sea Dragon, elle conseillerait plus volontiers trois nuits, pour profiter des excursions tout en gardant du temps pour l’hébergement et son environnement. « Je me suis rendue compte que trois nuits, c’était quand même bien mieux », explique-t-elle.
Pour son deuxième séjour en Australie, la professionnelle découvrait l’Australie-Méridionale et le Territoire du Nord. Elle faisait partie des dix professionnels venus de France parmi les 300 agents certifiés Aussie Specialist issus de 17 marchés réunis à Darwin.
Organisé par Tourism Australia avec Tourism and Events NT, et Singapore Airlines comme partenaire aérien officiel, G’day Australia associait rencontres professionnelles et découvertes sur le terrain.
Une formation prolongée sur le terrain
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« C’est un peu l’ATE des agents de voyages », résume Adil Hmami, qui accompagne les professionnels français pour Tourism Australia.
Comme l’Australian Tourism Exchange, ce rendez-vous biennal repose sur des rencontres organisées avec les fournisseurs. Mais il s’adresse aux vendeurs : deux journées de rendez-vous préprogrammés, effectués en binôme par les Français, et des voyages de familiarisation avant ou après l’événement, au sein de petits groupes internationaux.
Le séjour prolonge l’apprentissage engagé avec le programme Aussie Specialist. Géographie, climat, construction des itinéraires : les connaissances acquises en formation prennent une autre dimension au contact des opérateurs et des territoires.
Pour Adil, le manque de connaissance de la destination reste un frein important à sa commercialisation. Formations en région, webinaires et actions avec les tour-opérateurs et les réceptifs doivent donner aux conseillers les repères et les interlocuteurs nécessaires, sans leur demander de maîtriser seuls toute l’Australie.
Comme l’Australian Tourism Exchange, ce rendez-vous biennal repose sur des rencontres organisées avec les fournisseurs. Mais il s’adresse aux vendeurs : deux journées de rendez-vous préprogrammés, effectués en binôme par les Français, et des voyages de familiarisation avant ou après l’événement, au sein de petits groupes internationaux.
Le séjour prolonge l’apprentissage engagé avec le programme Aussie Specialist. Géographie, climat, construction des itinéraires : les connaissances acquises en formation prennent une autre dimension au contact des opérateurs et des territoires.
Pour Adil, le manque de connaissance de la destination reste un frein important à sa commercialisation. Formations en région, webinaires et actions avec les tour-opérateurs et les réceptifs doivent donner aux conseillers les repères et les interlocuteurs nécessaires, sans leur demander de maîtriser seuls toute l’Australie.
À Broome, une rencontre qui change le regard
Stéphanie Canal, conseillère chez Élan Évasions, retrouvait pour sa part l’Australie seize ans après un premier éductour, en 2010.
Elle espérait découvrir le Centre Rouge. Son parcours l’a finalement conduite vers Perth et Broome, avant Darwin et les parcs du Top End.
Elle en revient avec d’autres possibilités de voyages à proposer à ses clients. Les couleurs de Broome et l’excursion aux Horizontal Falls l’ont impressionnée. Mais une rencontre sur Cable Beach, avec Johani Mamid de Mabu Buru Tours, l’a particulièrement touchée.
Stéphanie raconte avoir découvert une autre lecture du territoire, à travers les saisons, les savoirs et la transmission culturelle. « Je suis sortie de là émue, touchée », confie-t-elle. Elle aurait aimé prolonger l’échange.
Elle souhaite désormais proposer systématiquement aux clients des expériences guidées par des Aborigènes. Elle peut en expliquer l’intérêt autrement qu’en reprenant une description de brochure, en racontant ce que cette rencontre lui a permis de comprendre.
Les rendez-vous de Darwin lui ont aussi ouvert des perspectives au-delà des régions parcourues : une ferme-auberge en Tasmanie proposant une immersion dans la vie agricole, ou des offres ferroviaires dans le Queensland. Des produits présentés pendant le workshop, distincts des expériences vécues pendant l’éductour, mais qui élargissent ses possibilités de réponse aux voyageurs.
Elle espérait découvrir le Centre Rouge. Son parcours l’a finalement conduite vers Perth et Broome, avant Darwin et les parcs du Top End.
Elle en revient avec d’autres possibilités de voyages à proposer à ses clients. Les couleurs de Broome et l’excursion aux Horizontal Falls l’ont impressionnée. Mais une rencontre sur Cable Beach, avec Johani Mamid de Mabu Buru Tours, l’a particulièrement touchée.
Stéphanie raconte avoir découvert une autre lecture du territoire, à travers les saisons, les savoirs et la transmission culturelle. « Je suis sortie de là émue, touchée », confie-t-elle. Elle aurait aimé prolonger l’échange.
Elle souhaite désormais proposer systématiquement aux clients des expériences guidées par des Aborigènes. Elle peut en expliquer l’intérêt autrement qu’en reprenant une description de brochure, en racontant ce que cette rencontre lui a permis de comprendre.
Les rendez-vous de Darwin lui ont aussi ouvert des perspectives au-delà des régions parcourues : une ferme-auberge en Tasmanie proposant une immersion dans la vie agricole, ou des offres ferroviaires dans le Queensland. Des produits présentés pendant le workshop, distincts des expériences vécues pendant l’éductour, mais qui élargissent ses possibilités de réponse aux voyageurs.
Mieux choisir les étapes, le rythme et les expériences
À Darwin, G’day Australia associait rencontres avec les opérateurs touristiques de toute l'Australie et découverte de la destination - Photo : Adil Hmami, Tourism Australia
Chez NAAR, Sylvaine Siennat revient également avec une autre façon d’envisager Kakadu. Son programme associait un vol depuis Darwin avec Kakadu Air, une croisière à Yellow Water et la découverte d’art rupestre.
Elle souhaite proposer davantage cette formule aux clients qui ne disposent pas du temps nécessaire pour un autotour dans la région. Il ne s’agit pas de remplacer plusieurs jours d’exploration par une journée, mais d’identifier une autre approche du parc pour un profil de voyageur et un budget donnés.
Sur Kangaroo Island, Sylvaine préconise davantage de temps ; à Kakadu, elle envisage un accès qui réduit la place des trajets routiers. Deux arbitrages différents au service du même objectif : adapter le voyage plutôt que multiplier les étapes.
Adil insiste justement sur ce double effet du terrain. Une découverte peut donner envie de conseiller une nouvelle expérience, mais aussi conduire à revoir une recommandation antérieure. Comprendre les accès, les déplacements et le déroulement d’une activité aide à mieux décider à qui la proposer.
L’enthousiasme ne supprime cependant pas les contraintes. Stéphanie souligne le poids du budget et l’importance de l’anglais dans les expériences qu’elle a découvertes. Sylvaine rappelle combien les distances obligent à faire des choix lorsque les clients souhaitent visiter beaucoup de régions en peu de temps.
La formation et le terrain apportent des arguments pour expliquer ces arbitrages, pas une solution permettant de tout faire.
Elle souhaite proposer davantage cette formule aux clients qui ne disposent pas du temps nécessaire pour un autotour dans la région. Il ne s’agit pas de remplacer plusieurs jours d’exploration par une journée, mais d’identifier une autre approche du parc pour un profil de voyageur et un budget donnés.
Sur Kangaroo Island, Sylvaine préconise davantage de temps ; à Kakadu, elle envisage un accès qui réduit la place des trajets routiers. Deux arbitrages différents au service du même objectif : adapter le voyage plutôt que multiplier les étapes.
Adil insiste justement sur ce double effet du terrain. Une découverte peut donner envie de conseiller une nouvelle expérience, mais aussi conduire à revoir une recommandation antérieure. Comprendre les accès, les déplacements et le déroulement d’une activité aide à mieux décider à qui la proposer.
L’enthousiasme ne supprime cependant pas les contraintes. Stéphanie souligne le poids du budget et l’importance de l’anglais dans les expériences qu’elle a découvertes. Sylvaine rappelle combien les distances obligent à faire des choix lorsque les clients souhaitent visiter beaucoup de régions en peu de temps.
La formation et le terrain apportent des arguments pour expliquer ces arbitrages, pas une solution permettant de tout faire.
« Le client, on va le chercher »
La suite se joue désormais en agence. « Il ne faut pas attendre la demande du client. Le client, on va le chercher », lance Adil Hmami, encourageant les conseillers à reprendre contact avec des voyageurs dont ils connaissent les goûts, notamment ceux qui ont apprécié d’autres destinations de nature ou d’aventure, pour leur présenter une Australie adaptée à leur profil.
Le retour d’éductour devient alors un motif de conversation : une expérience à raconter, une région à suggérer, un projet à construire avec l’appui des spécialistes. Newsletters, publications sur les réseaux sociaux et échanges directs peuvent prolonger le séjour, sans attendre qu’une demande Australie arrive spontanément.
Stéphanie prévoit ainsi de partager ses découvertes avec sa responsable et de mettre la destination en avant lors d’un prochain salon du mariage à Rennes, tout en poursuivant sa communication en agence et sur les réseaux sociaux.
Sylvaine prépare, elle, un compte rendu destiné aux différents bureaux européens de NAAR et un échange avec sa responsable de production sur les nouveautés pertinentes pour leur marché. L’une travaille au contact des voyageurs, l’autre contribue à la construction des séjours et au conseil aux agences : leurs découvertes n’empruntent pas les mêmes circuits, mais peuvent bénéficier à d’autres professionnels.
Lire aussi : Éductours : quel retour sur investissement pour les tour-opérateurs et les destinations ?
Le retour d’éductour devient alors un motif de conversation : une expérience à raconter, une région à suggérer, un projet à construire avec l’appui des spécialistes. Newsletters, publications sur les réseaux sociaux et échanges directs peuvent prolonger le séjour, sans attendre qu’une demande Australie arrive spontanément.
Stéphanie prévoit ainsi de partager ses découvertes avec sa responsable et de mettre la destination en avant lors d’un prochain salon du mariage à Rennes, tout en poursuivant sa communication en agence et sur les réseaux sociaux.
Sylvaine prépare, elle, un compte rendu destiné aux différents bureaux européens de NAAR et un échange avec sa responsable de production sur les nouveautés pertinentes pour leur marché. L’une travaille au contact des voyageurs, l’autre contribue à la construction des séjours et au conseil aux agences : leurs découvertes n’empruntent pas les mêmes circuits, mais peuvent bénéficier à d’autres professionnels.
Lire aussi : Éductours : quel retour sur investissement pour les tour-opérateurs et les destinations ?
Des effets à mesurer au-delà du retour
Pour l’édition 2026 de G’day Australia, la sélection exigeait notamment la certification Aussie Specialist, la validation du module consacré au Territoire du Nord, une ancienneté minimale dans l’agence et un niveau d’anglais adapté - Photo : Adil Hmami, Tourism Australia
Selon Adil, un questionnaire de satisfaction a été envoyé aux participants après le voyage. Des enquêtes sont ensuite prévues à six, douze et dix-huit mois pour suivre les demandes et les difficultés rencontrées dans la commercialisation de la destination.
Il envisage également d’associer des participants à des webinaires ou à des échanges professionnels, afin de faire circuler leur expérience entre vendeurs.
Les retombées commerciales de cette édition restent à mesurer. Les témoignages recueillis montrent néanmoins des recommandations plus précises et des actions envisagées au retour.
Le déclic australien ne tient donc pas seulement à l’envie de repartir : il commence lorsqu’un conseiller sait expliquer pourquoi conserver une troisième nuit, choisir un autre accès ou donner davantage de place à une rencontre.
Il envisage également d’associer des participants à des webinaires ou à des échanges professionnels, afin de faire circuler leur expérience entre vendeurs.
Les retombées commerciales de cette édition restent à mesurer. Les témoignages recueillis montrent néanmoins des recommandations plus précises et des actions envisagées au retour.
Le déclic australien ne tient donc pas seulement à l’envie de repartir : il commence lorsqu’un conseiller sait expliquer pourquoi conserver une troisième nuit, choisir un autre accès ou donner davantage de place à une rencontre.
Aussie Specialist : comment se lancer ?
Le programme de Tourism Australia est gratuit et accessible sur www.aussiespecialist.com.
Destiné aux professionnels de la vente de voyages, il commence par un parcours introductif, annoncé à environ 90 minutes par Tourism Australia.
Il permet ensuite d’approfondir ses connaissances grâce aux modules par État et Territoire, aux formations produits et aux sessions en ligne. Des contenus thématiques portent notamment sur les voyages en famille, les autotours ou les expériences aborigènes.
L’inscription constitue aussi un point d’entrée vers les actualités et les rendez-vous du programme.
Pour l’édition 2026 de G’day Australia, la sélection exigeait notamment la certification Aussie Specialist, la validation du module consacré au Territoire du Nord, une ancienneté minimale dans l’agence et un niveau d’anglais adapté. Une priorité était accordée aux agents ayant complété les huit modules des États et Territoires, ainsi qu’aux professionnels découvrant l’Australie ou n’y étant pas retournés depuis 2019.
Alors, envie d’être du prochain G’day Australia ? Avant de préparer la valise, une première étape : rejoindre le programme Aussie Specialist. La certification ne garantit pas une invitation, mais pour commencer à mieux conseiller vos clients, pas besoin d’attendre le prochain départ !
Destiné aux professionnels de la vente de voyages, il commence par un parcours introductif, annoncé à environ 90 minutes par Tourism Australia.
Il permet ensuite d’approfondir ses connaissances grâce aux modules par État et Territoire, aux formations produits et aux sessions en ligne. Des contenus thématiques portent notamment sur les voyages en famille, les autotours ou les expériences aborigènes.
L’inscription constitue aussi un point d’entrée vers les actualités et les rendez-vous du programme.
Pour l’édition 2026 de G’day Australia, la sélection exigeait notamment la certification Aussie Specialist, la validation du module consacré au Territoire du Nord, une ancienneté minimale dans l’agence et un niveau d’anglais adapté. Une priorité était accordée aux agents ayant complété les huit modules des États et Territoires, ainsi qu’aux professionnels découvrant l’Australie ou n’y étant pas retournés depuis 2019.
Alors, envie d’être du prochain G’day Australia ? Avant de préparer la valise, une première étape : rejoindre le programme Aussie Specialist. La certification ne garantit pas une invitation, mais pour commencer à mieux conseiller vos clients, pas besoin d’attendre le prochain départ !
Sébastien Cros - Photo : SC
Sébastien Cros est journaliste indépendant et photographe basé en Australie, fondateur de WeTravelAustralia™.
Après vingt-cinq ans dans l'industrie touristique australienne, notamment comme Managing Director d'Across Australia (groupe Goway), il consacre désormais son écriture à des récits éditoriaux dédiés à la destination, à la croisée du storytelling, de la photographie et du regard de terrain.
Après vingt-cinq ans dans l'industrie touristique australienne, notamment comme Managing Director d'Across Australia (groupe Goway), il consacre désormais son écriture à des récits éditoriaux dédiés à la destination, à la croisée du storytelling, de la photographie et du regard de terrain.
















