Situation économique
Taux de change : le yen se renforce, la Thaïlande tire son épingle du jeu - Depositphotos.com Auteur norgallery
Le yen a dominé la semaine. Il faut 178,56 yens pour un euro, contre 185,22 le 31 août : la monnaie japonaise a repris 3,6% en deux semaines, pour l'essentiel la semaine dernière. Le Japon se paie donc sensiblement plus cher qu'il y a quinze jours, sur des départs déjà vendus.
L'explication ne tient pas au marché des changes mais au coût de l'argent. Pendant vingt ans, emprunter au Japon n'a presque rien coûté. La banque centrale japonaise a refermé cette parenthèse : le 17 juin, elle a porté son taux à 1,00 %, et son gouverneur Kazuo Ueda a prévenu le 2 septembre que chaque réunion pourrait déboucher sur une nouvelle hausse. Les investisseurs lui donnent environ 79 % de chances de le monter à 1,25 % vendredi. Les capitaux japonais rentrent au pays, et les taux d'emprunt montent partout ailleurs.
Le Japon n'est pas seul à relever ses taux, et le motif est partout le même : l'énergie. Dans la zone euro, les prix ont augmenté de 3,3 % en août sur douze mois, dont 14,3 % pour l'énergie seule. Ormuz reste fermé depuis fin février et le baril a repris près de 9 % en une semaine, à 104,61 dollars. Le 10 septembre, la Banque centrale européenne a porté son taux à 2,50 % ; la Fed, son homologue américaine, devrait l'imiter mercredi.
Le Japon reste le plus vulnérable, puisqu'il achète à l'étranger la quasi-totalité de son énergie : chaque dollar gagné par le baril remonte dans les prix payés par les ménages japonais et laisse les mains libres à sa banque centrale vendredi. Tant qu'Ormuz restera bloqué, carburant et crédit resteront chers ensemble. Les budgets d'hiver se bâtissent donc sur ces deux postes, et sur un yen qui a cessé d'être bon marché.
L'explication ne tient pas au marché des changes mais au coût de l'argent. Pendant vingt ans, emprunter au Japon n'a presque rien coûté. La banque centrale japonaise a refermé cette parenthèse : le 17 juin, elle a porté son taux à 1,00 %, et son gouverneur Kazuo Ueda a prévenu le 2 septembre que chaque réunion pourrait déboucher sur une nouvelle hausse. Les investisseurs lui donnent environ 79 % de chances de le monter à 1,25 % vendredi. Les capitaux japonais rentrent au pays, et les taux d'emprunt montent partout ailleurs.
Le Japon n'est pas seul à relever ses taux, et le motif est partout le même : l'énergie. Dans la zone euro, les prix ont augmenté de 3,3 % en août sur douze mois, dont 14,3 % pour l'énergie seule. Ormuz reste fermé depuis fin février et le baril a repris près de 9 % en une semaine, à 104,61 dollars. Le 10 septembre, la Banque centrale européenne a porté son taux à 2,50 % ; la Fed, son homologue américaine, devrait l'imiter mercredi.
Le Japon reste le plus vulnérable, puisqu'il achète à l'étranger la quasi-totalité de son énergie : chaque dollar gagné par le baril remonte dans les prix payés par les ménages japonais et laisse les mains libres à sa banque centrale vendredi. Tant qu'Ormuz restera bloqué, carburant et crédit resteront chers ensemble. Les budgets d'hiver se bâtissent donc sur ces deux postes, et sur un yen qui a cessé d'être bon marché.
Taux de change : le point technique
Ailleurs, rien ne bouge. L'euro vaut 1,1592 dollar, en repli de 0,26 % par rapport aux 1,1622 de la semaine précédente. Les deux banques centrales relèvent leurs taux ensemble et aucune ne prend l'avantage. La livre sterling suit, à 0,85815, la Banque d'Angleterre étant attendue sans changement à 3,75 % jeudi. Les budgets d'achat en dollars et en livres restent calmes.
Une destination profite de cette course aux taux : la Thaïlande. Il faut environ 38,23 bahts pour un euro, près de 3 % de plus qu'il y a un an et au plus haut de sa fourchette des douze derniers mois, comprise entre 36,21 et 38,72. La banque centrale thaïlandaise maintient son taux à 1 % pour soutenir la consommation, quand presque toutes les autres relèvent le leur : le baht attire donc peu les investisseurs. Un circuit acheté à Bangkok revient un peu moins cher qu'un an plus tôt, soit l'inverse exact du Japon.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S2 | S1 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1450 | 1,1520 | 1,1660 | 1,1740 |
| EUR/GBP | 0,8490 | 0,8540 | 0,8630 | 0,8680 |
| EUR/CHF | 0,9360 | 0,9405 | 0,9490 | 0,9540 |
| EUR/CAD | 1,5900 | 1,5980 | 1,6140 | 1,6220 |
| EUR/JPY | 175,00 | 177,00 | 180,50 | 182,50 |
Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.
Les annonces à suivre
Mercredi, jeudi, vendredi : trois banques centrales se succèdent. La Fed américaine ouvre la marche, avec une décision à 20h00 et une conférence de presse à 20h30 : la hausse est acquise, c'est le tableau des prévisions de taux qui fera bouger l'euro. Jeudi, c'est au tour de la Banque d'Angleterre, où l'enjeu est la répartition des voix, pas le niveau du taux. La banque centrale japonaise conclut vendredi : la hausse étant déjà achetée, une déception frapperait durement le yen.
L'inflation britannique publiée mercredi donnera le ton de la réunion du lendemain, aux côtés des ventes au détail américaines, après un repli de 0,6 % en juillet.
Reste la rencontre organisée lundi à Oman sur des couloirs maritimes provisoires à Ormuz. Un accord ferait retomber le baril, donc la pression sur les prix, donc le ton des banques centrales. Un échec ferait l'inverse.
L'inflation britannique publiée mercredi donnera le ton de la réunion du lendemain, aux côtés des ventes au détail américaines, après un repli de 0,6 % en juillet.
Reste la rencontre organisée lundi à Oman sur des couloirs maritimes provisoires à Ormuz. Un accord ferait retomber le baril, donc la pression sur les prix, donc le ton des banques centrales. Un échec ferait l'inverse.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? |
| Lun. 14/09 | n.c. | 🇴🇲 Oman / 🇮🇷 Iran | Réunion sur le détroit d'Ormuz | Couloirs de navigation temporaires ; issue très incertaine |
| Mer. 16/09 | 08:00 | 🇬🇧 Royaume-Uni | Inflation d'août | Précédent : +2,9 % ; sous-jacent 2,6 % |
| Mer. 16/09 | 20:30 | 🇺🇸 États-Unis | Fed : conférence de presse de Jerome Powell | Hausse à 3,75-4,00 % déjà anticipée, l'enjeu est le tableau des prévisions |
| Jeu. 17/09 | 13:00 | 🇬🇧 Royaume-Uni | Décision de la Banque d'Angleterre | Statu quo à 3,75 % attendu ; vote scruté |
| Ven. 18/09 | 08:30 | 🇯🇵 Japon | Banque du Japon : conférence de presse de Kazuo Ueda | Hausse à 1,25 % largement anticipée |
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Mondial Change est un établissement financier français, fondé en 2015, spécialisé dans la gestion des paiements internationaux et du risque de change.
Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
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