Situation économique
Devises : pourquoi la baisse du pétrole pourrait profiter aux entreprises du tourisme - Depositphotos.com Auteur sinenkiy
Le Brent est tombé autour de 72 dollars vendredi, son plus bas niveau depuis fin février, après avoir perdu près de 10 % en une semaine. La réouverture progressive du détroit d'Ormuz fait disparaître la prime de risque liée au conflit et détend le marché pétrolier.
Pourtant, c'est précisément la hausse du pétrole qui avait conduit la Fed et la BCE à adopter un ton plus restrictif en juin. Le contexte a déjà changé, alors que les banques centrales viennent seulement d'ajuster leur politique.
En quelques jours, le marché pétrolier s'est retourné. Les exportations des pays du Golfe repartent progressivement, le trafic maritime se normalise et l'offre augmente, tandis que certains producteurs, comme l'Irak, réclament des quotas plus élevés au sein de l'OPEP.
Résultat : les prix du pétrole reculent nettement. Ce retournement intervient juste après les décisions des banques centrales. Le 11 juin, la BCE a relevé ses taux pour la première fois depuis 2023.
Le 17 juin, la Fed a maintenu ses taux mais a laissé entendre qu'un nouveau relèvement restait possible. Dans les deux cas, ces choix étaient largement motivés par une inflation alimentée par la flambée des prix de l'énergie. Or ce moteur inflationniste s'affaiblit désormais plus vite qu'attendu.
Les projections de la BCE reposaient déjà sur une baisse progressive du pétrole pour ramener l'inflation vers 2 % d'ici 2028. Cette baisse est finalement plus rapide que prévu, ce qui donne le sentiment que les hausses de taux de juin ont été décidées au moment où le choc pétrolier commençait déjà à se résorber.
Il reste toutefois des raisons de rester prudent. Les effets de la baisse du pétrole ne se refléteront dans les chiffres de l'inflation qu'avec un certain décalage. Par ailleurs, la hausse des prix ne provient pas uniquement de l'énergie : les services et les salaires continuent d'entretenir une inflation sous-jacente relativement élevée. Enfin, la situation géopolitique demeure fragile. Un nouvel incident dans la région pourrait rapidement faire remonter les cours du brut et raviver la prime de risque.
Ce reflux des prix du pétrole constitue néanmoins un changement important. Il réduit la principale source de tensions inflationnistes de 2026 et rend moins probable un nouveau durcissement monétaire. Les banques centrales ont raison de rester vigilantes, mais les marchés anticipent désormais davantage un retour progressif de la désinflation qu'une nouvelle hausse des taux, à condition que le détroit d'Ormuz reste ouvert.
Pourtant, c'est précisément la hausse du pétrole qui avait conduit la Fed et la BCE à adopter un ton plus restrictif en juin. Le contexte a déjà changé, alors que les banques centrales viennent seulement d'ajuster leur politique.
En quelques jours, le marché pétrolier s'est retourné. Les exportations des pays du Golfe repartent progressivement, le trafic maritime se normalise et l'offre augmente, tandis que certains producteurs, comme l'Irak, réclament des quotas plus élevés au sein de l'OPEP.
Résultat : les prix du pétrole reculent nettement. Ce retournement intervient juste après les décisions des banques centrales. Le 11 juin, la BCE a relevé ses taux pour la première fois depuis 2023.
Le 17 juin, la Fed a maintenu ses taux mais a laissé entendre qu'un nouveau relèvement restait possible. Dans les deux cas, ces choix étaient largement motivés par une inflation alimentée par la flambée des prix de l'énergie. Or ce moteur inflationniste s'affaiblit désormais plus vite qu'attendu.
Les projections de la BCE reposaient déjà sur une baisse progressive du pétrole pour ramener l'inflation vers 2 % d'ici 2028. Cette baisse est finalement plus rapide que prévu, ce qui donne le sentiment que les hausses de taux de juin ont été décidées au moment où le choc pétrolier commençait déjà à se résorber.
Il reste toutefois des raisons de rester prudent. Les effets de la baisse du pétrole ne se refléteront dans les chiffres de l'inflation qu'avec un certain décalage. Par ailleurs, la hausse des prix ne provient pas uniquement de l'énergie : les services et les salaires continuent d'entretenir une inflation sous-jacente relativement élevée. Enfin, la situation géopolitique demeure fragile. Un nouvel incident dans la région pourrait rapidement faire remonter les cours du brut et raviver la prime de risque.
Ce reflux des prix du pétrole constitue néanmoins un changement important. Il réduit la principale source de tensions inflationnistes de 2026 et rend moins probable un nouveau durcissement monétaire. Les banques centrales ont raison de rester vigilantes, mais les marchés anticipent désormais davantage un retour progressif de la désinflation qu'une nouvelle hausse des taux, à condition que le détroit d'Ormuz reste ouvert.
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Taux de change : le point technique
Après avoir atteint un plus bas de l'année autour de 1,133, l'EUR/USD est remonté vers 1,1400. Avec le recul des tensions géopolitiques et la baisse des prix du pétrole, la demande pour le dollar comme valeur refuge s'atténue. Mais l'euro ne bénéficie pas non plus d'un véritable soutien. Si la baisse du pétrole se confirme, les anticipations d'une BCE durablement restrictive pourraient elles aussi s'estomper.
À court terme, la paire devrait donc rester dans sa fourchette, en attendant les chiffres de l'inflation de mercredi.
Le franc suisse perd également une partie de son attrait de valeur refuge. La normalisation de la situation au Moyen-Orient réduit la demande pour les actifs défensifs, ce qui permet à l'EUR/CHF de se maintenir autour de 0,922.
Le Japon devrait profiter de la baisse des prix du pétrole, puisqu'il importe la quasi-totalité de son énergie. Pourtant, le yen reste sous pression en raison de la prudence de la Banque du Japon, et l'EUR/JPY a même légèrement progressé. L'effet positif du recul du brut ne se reflète donc pas encore dans la devise japonaise, mais il pourrait offrir un soutien dans les prochaines semaines.
Enfin, l'EUR/GBP évolue toujours dans une fourchette étroite. La révision du PIB britannique du premier trimestre, attendue mercredi, pourrait donner une nouvelle direction à la paire.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S2 | S1 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1300 | 1,1410 | 1,1570 | 1,1670 |
| EUR/GBP | 0,8550 | 0,8620 | 0,8710 | 0,8760 |
| EUR/CHF | 0,9150 | 0,9210 | 0,9310 | 0,9360 |
| EUR/CAD | 1,6050 | 1,6150 | 1,6330 | 1,6470 |
| EUR/JPY | 182,50 | 184,00 | 186,30 | 188,00 |
Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.
Les annonces à suivre
La semaine s'annonce riche en événements. Le Forum de la BCE à Sintra, qui se tient jusqu'au 1er juillet, réunira les principaux banquiers centraux. L'intervention de Christine Lagarde et celle du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, très attendue mercredi, seront particulièrement suivies.
Les marchés chercheront à savoir si la récente baisse du pétrole modifie leur vision de l'inflation et des taux d'intérêt, avec des répercussions potentielles sur l'euro et le dollar.
Deux statistiques seront également déterminantes. Mercredi, l'inflation préliminaire de la zone euro indiquera si le recul des prix de l'énergie commence à freiner la hausse des prix.
Jeudi, en raison de la fermeture des marchés américains vendredi pour l'Independence Day, le rapport sur l'emploi américain sera publié avec un jour d'avance. Les économistes anticipent environ 172 000 créations de postes. Un chiffre plus faible renforcerait les attentes d'un assouplissement de la Fed, tandis qu'un marché du travail toujours solide conforterait son approche prudente.
Les marchés chercheront à savoir si la récente baisse du pétrole modifie leur vision de l'inflation et des taux d'intérêt, avec des répercussions potentielles sur l'euro et le dollar.
Deux statistiques seront également déterminantes. Mercredi, l'inflation préliminaire de la zone euro indiquera si le recul des prix de l'énergie commence à freiner la hausse des prix.
Jeudi, en raison de la fermeture des marchés américains vendredi pour l'Independence Day, le rapport sur l'emploi américain sera publié avec un jour d'avance. Les économistes anticipent environ 172 000 créations de postes. Un chiffre plus faible renforcerait les attentes d'un assouplissement de la Fed, tandis qu'un marché du travail toujours solide conforterait son approche prudente.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? |
| Lun. 22/06 | — | 🇨🇳 Chine | Décision PBoC | Statu quo attendu |
| Lun. 22/06 | 14:30 | 🇨🇦 Canada | IPC (mai) | Inflation modérée, pause de la BoC probable |
| Mar. 23/06 | 09:00 - 15:45 | 🇪🇺 🇬🇧 🇺🇸 ZE / RU / US | PMI flash (S&P Global) | Activité : la dynamique de la zone euro à confirmer |
| Mer. 24/06 | 02:30 | 🇦🇺 Australie | IPC | Précédent : +4,2 % a/a |
| Jeu. 25/06 | 14:30 | 🇺🇸 États-Unis | Core PCE (mai) | Consensus : ~+3,4 % a/a, le chiffre clé de la semaine |
| Jeu. 25/06 | 14:30 | 🇺🇸 États-Unis | PIB T1 (estimation finale) | Révision finale attendue |
| Jeu. 25/06 | 01:30 | 🇯🇵 Japon | IPC (Tokyo) | Très surveillé après la hausse de taux de la BoJ |
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Mondial Change est un établissement financier français, fondé en 2015, spécialisé dans la gestion des paiements internationaux et du risque de change.
Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
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