Situation économique
Une seule réunion a suffi à changer la donne. Pour son baptême du feu à la tête de la Fed, Kevin Warsh a envoyé l'euro à son plus bas depuis mars, et ce sans même toucher aux taux.
Le dollar se redressait déjà depuis la mi-mai, mais la réunion du 17 juin lui a donné une accélération nette. Les taux sont restés à 3,50-3,75%, comme attendu, mais les projections ont tout dit : neuf membres du comité anticipent désormais une hausse d'ici fin 2026. Warsh a aussi abandonné la "forward guidance", cette habitude qu'ont les banques centrales d'orienter les marchés par la parole.
Son message : les marchés fonctionnent mieux en réagissant aux données qu'aux discours. Ironie du sort, Trump l'avait nommé pour baisser les taux. Il a fait passer le message inverse.
Le résultat a été immédiat. L'EUR/USD a plongé jusqu'à 1,1418, son plus bas depuis mars, avant de clôturer la semaine à 1,1467, en repli d'environ 1%. Des ventes au détail américaines solides (+0,9% en mai) ont amplifié le mouvement.
La logique est simple : moins la Fed balise le chemin, plus chaque statistique américaine devient un détonateur. La volatilité sur le Forex, discrète ces derniers temps, pourrait bien revenir.
La BCE n'a pas faibli pour autant. Avec son taux de dépôt à 2,25% et des responsables comme Pierre Wunsch qui évoquent une possible hausse dès juillet, elle reste ferme. Ça soutient l'euro, mais pas assez cette semaine pour résister à la vague venue de Washington. Quand deux banques centrales sont restrictives, c'est celle qui surprend le plus qui fait bouger les cours.
Faut-il pour autant foncer sur le dollar ? Pas si vite. Plusieurs analystes estiment que le marché exagère déjà la probabilité de nouvelles hausses de la Fed. La détente entre Washington et Téhéran retire aussi au billet vert l'un de ses supports géopolitiques. J.P. Morgan voit même l'EUR/USD remonter vers 1,17 cet été, avant un nouveau repli à l'automne.
Le dollar se redressait déjà depuis la mi-mai, mais la réunion du 17 juin lui a donné une accélération nette. Les taux sont restés à 3,50-3,75%, comme attendu, mais les projections ont tout dit : neuf membres du comité anticipent désormais une hausse d'ici fin 2026. Warsh a aussi abandonné la "forward guidance", cette habitude qu'ont les banques centrales d'orienter les marchés par la parole.
Son message : les marchés fonctionnent mieux en réagissant aux données qu'aux discours. Ironie du sort, Trump l'avait nommé pour baisser les taux. Il a fait passer le message inverse.
Le résultat a été immédiat. L'EUR/USD a plongé jusqu'à 1,1418, son plus bas depuis mars, avant de clôturer la semaine à 1,1467, en repli d'environ 1%. Des ventes au détail américaines solides (+0,9% en mai) ont amplifié le mouvement.
La logique est simple : moins la Fed balise le chemin, plus chaque statistique américaine devient un détonateur. La volatilité sur le Forex, discrète ces derniers temps, pourrait bien revenir.
La BCE n'a pas faibli pour autant. Avec son taux de dépôt à 2,25% et des responsables comme Pierre Wunsch qui évoquent une possible hausse dès juillet, elle reste ferme. Ça soutient l'euro, mais pas assez cette semaine pour résister à la vague venue de Washington. Quand deux banques centrales sont restrictives, c'est celle qui surprend le plus qui fait bouger les cours.
Faut-il pour autant foncer sur le dollar ? Pas si vite. Plusieurs analystes estiment que le marché exagère déjà la probabilité de nouvelles hausses de la Fed. La détente entre Washington et Téhéran retire aussi au billet vert l'un de ses supports géopolitiques. J.P. Morgan voit même l'EUR/USD remonter vers 1,17 cet été, avant un nouveau repli à l'automne.
Taux de change : le point technique
Le dollar est le grand gagnant. L'EUR/USD clôture à 1,1467 après avoir touché 1,1418, son plus bas depuis mars. La zone 1,1410-1,1500 concentre toutes les attentions : en dessous de 1,1400, la paire vise 1,1300, tandis qu'un retour au-dessus de 1,1570 puis 1,1670 serait nécessaire pour parler de rebond sérieux.
La dynamique reste favorable au dollar tant que Warsh maintient la pression, mais les anticipations de hausse de la BCE devraient limiter la casse côté euro. Le PCE de jeudi sera l'arbitre.
Le franc suisse et le yen paient le prix de la prime au rendement. L'EUR/CHF remonte vers 0,9261 : le franc reste demandé, mais l'écart de taux qui se creuse en faveur de la zone euro plafonne son potentiel haussier. Le yen souffre encore plus.
L'EUR/JPY évolue entre 184,4 et 186,3, autour de 184,90, et la hausse de taux de la Banque du Japon cette semaine n'a pas suffi à renverser la tendance, le différentiel restant trop défavorable à Tokyo. Ces deux devises refuges ne retrouveront leur rôle qu'en cas de nouveau choc géopolitique.
Plus au nord, l'EUR/CAD se maintient autour de 1,6230, proche de ses sommets annuels, le huard restant accroché aux variations du pétrole plutôt qu'aux discours des banques centrales. La livre sterling, elle, manque de cap : l'EUR/GBP évolue vers 0,8671 sans direction claire, le sterling suivant surtout les mouvements du dollar et de l'euro faute de catalyseur propre.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S2 | S1 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1300 | 1,1410 | 1,1570 | 1,1670 |
| EUR/GBP | 0,8550 | 0,8620 | 0,8710 | 0,8760 |
| EUR/CHF | 0,9150 | 0,9210 | 0,9310 | 0,9360 |
| EUR/CAD | 1,6050 | 1,6150 | 1,6330 | 1,6470 |
| EUR/JPY | 182,50 | 184,00 | 186,30 | 188,00 |
Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.
Les annonces à suivre
La semaine sera dominée par l'inflation, et c'est voulu. Warsh a clairement signalé que la Fed réagira aux données plutôt qu'aux discours, ce qui transforme chaque publication en événement de marché.
Le rendez-vous central tombe jeudi avec le PCE, l'indicateur d'inflation privilégié de la Fed. Le consensus table sur +3,4% en glissement annuel pour le cœur et +0,5% sur le mois pour le PCE global. Un chiffre au-dessus de ces niveaux relancerait le dollar et renforcerait le scénario d'une hausse de taux avant la fin de l'année.
Avant ça, mardi, les PMI flash d'Allemagne, de zone euro, du Royaume-Uni et des États-Unis donneront le pouls de l'activité. Les marchés européens ont mieux résisté ces dernières semaines, soutenus par la baisse de l'énergie : ces indices diront si cet optimisme repose sur quelque chose de solide.
En périphérie, la décision de la Banque populaire de Chine et l'inflation canadienne (lundi), puis les chiffres d'emploi australiens et l'inflation japonaise (jeudi) compléteront le tableau sans probablement déplacer les grandes paires, sauf surprise franche.
Le rendez-vous central tombe jeudi avec le PCE, l'indicateur d'inflation privilégié de la Fed. Le consensus table sur +3,4% en glissement annuel pour le cœur et +0,5% sur le mois pour le PCE global. Un chiffre au-dessus de ces niveaux relancerait le dollar et renforcerait le scénario d'une hausse de taux avant la fin de l'année.
Avant ça, mardi, les PMI flash d'Allemagne, de zone euro, du Royaume-Uni et des États-Unis donneront le pouls de l'activité. Les marchés européens ont mieux résisté ces dernières semaines, soutenus par la baisse de l'énergie : ces indices diront si cet optimisme repose sur quelque chose de solide.
En périphérie, la décision de la Banque populaire de Chine et l'inflation canadienne (lundi), puis les chiffres d'emploi australiens et l'inflation japonaise (jeudi) compléteront le tableau sans probablement déplacer les grandes paires, sauf surprise franche.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? |
| Lun. 22/06 | — | 🇨🇳 Chine | Décision PBoC | Statu quo attendu |
| Lun. 22/06 | 14:30 | 🇨🇦 Canada | IPC (mai) | Inflation modérée, pause de la BoC probable |
| Mar. 23/06 | 09:00 - 15:45 | 🇪🇺 🇬🇧 🇺🇸 ZE / RU / US | PMI flash (S&P Global) | Activité : la dynamique de la zone euro à confirmer |
| Mer. 24/06 | 02:30 | 🇦🇺 Australie | IPC | Précédent : +4,2 % a/a |
| Jeu. 25/06 | 14:30 | 🇺🇸 États-Unis | Core PCE (mai) | Consensus : ~+3,4 % a/a, le chiffre clé de la semaine |
| Jeu. 25/06 | 14:30 | 🇺🇸 États-Unis | PIB T1 (estimation finale) | Révision finale attendue |
| Jeu. 25/06 | 01:30 | 🇯🇵 Japon | IPC (Tokyo) | Très surveillé après la hausse de taux de la BoJ |
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Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
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