La nouvelle directive CSRD renforce les rĂšgles sâimposant aux entreprises de plus de 250 salariĂ©s concernant lâinformation quâelles publient sur leurs pratiques sociales et environnementales - DR : AREKA Consulting
TourMaG - Quâest-ce que la directive CSRD ?
AurĂ©lie Duprez : La CSRD pour Corporate Sustainability Reporting Directive est une directive europĂ©enne qui renforce les rĂšgles sâimposant aux entreprises concernant lâinformation quâelles publient sur leurs pratiques sociales et environnementales.
Cette directive sâadresse Ă des entreprises de plus de 250 salariĂ©s. Il ne sâagit plus que des grosses entreprises.
TourMaG - Quelle était la norme auparavant ?
AurĂ©lie Duprez : Une autre directive, la NFRD (Non Financial Reporting Directive) sâappliquait aux entreprises de plus de 500 personnes ou aux entreprises publiques.
La directive CSRD touche une cible beaucoup plus large.
TourMaG - ConcrĂštement, quâimpose la directive CSRD ?
AurĂ©lie Duprez : Des entreprises qui nâĂ©taient pas concernĂ©es par la publication dâun certain nombre dâinformations le seront Ă partir du 1er janvier 2025.
Celles qui étaient déjà concernées par la NFRD vont devoir transitionner, dans le courant 2024.
ConcrĂštement, ces entreprises sont obligĂ©es Ă plus de transparence. Elles vont devoir mettre en place des moyens pour faire du reporting et ĂȘtre capables de mesurer leur performance sur la partie sociale et la partie environnementale.
Elles sont contraintes de mesurer leurs émissions de Scope 3, qui ne sont pas les émissions directes (scope1), ni les émissions indirectes (scope 2), mais le travel.
Lire aussi : Voyage d'affaires : quels enjeux en 2024 ? đ
AurĂ©lie Duprez : La CSRD pour Corporate Sustainability Reporting Directive est une directive europĂ©enne qui renforce les rĂšgles sâimposant aux entreprises concernant lâinformation quâelles publient sur leurs pratiques sociales et environnementales.
Cette directive sâadresse Ă des entreprises de plus de 250 salariĂ©s. Il ne sâagit plus que des grosses entreprises.
TourMaG - Quelle était la norme auparavant ?
AurĂ©lie Duprez : Une autre directive, la NFRD (Non Financial Reporting Directive) sâappliquait aux entreprises de plus de 500 personnes ou aux entreprises publiques.
La directive CSRD touche une cible beaucoup plus large.
TourMaG - ConcrĂštement, quâimpose la directive CSRD ?
AurĂ©lie Duprez : Des entreprises qui nâĂ©taient pas concernĂ©es par la publication dâun certain nombre dâinformations le seront Ă partir du 1er janvier 2025.
Celles qui étaient déjà concernées par la NFRD vont devoir transitionner, dans le courant 2024.
ConcrĂštement, ces entreprises sont obligĂ©es Ă plus de transparence. Elles vont devoir mettre en place des moyens pour faire du reporting et ĂȘtre capables de mesurer leur performance sur la partie sociale et la partie environnementale.
Elles sont contraintes de mesurer leurs émissions de Scope 3, qui ne sont pas les émissions directes (scope1), ni les émissions indirectes (scope 2), mais le travel.
Lire aussi : Voyage d'affaires : quels enjeux en 2024 ? đ
Pas de méthodologie imposée
AurĂ©lie Duprez : Pour lâinstant, la directive CSRD ne prĂ©cise pas la mĂ©thodologie Ă utiliser.
Si les entreprises sont encore assez libres, en parallĂšle, la commission europĂ©enne travaille sur une autre initiative : Count emission EU. Lâobjectif est de proposer un cadre, une mĂ©thodologie uniforme pour mesurer les Ă©missions liĂ©es au transport. Cela va ĂȘtre trĂšs intĂ©ressant.
Aujourdâhui, il existe plusieurs mĂ©thodes. La plus utilisĂ©e en Europe est la britannique DEFRA, qui sâappuie principalement sur le kilomĂ©trage. Elle va calculer la distance entre lâorigine et la destination et ajouter quelques paramĂštres comme la cabine. Mais cela reste assez grossier.
Depuis quelques annĂ©es, des fournisseurs se sont dĂ©veloppĂ©s, des cabinets de conseil de TMC ou des indĂ©pendants, proposent une vision plus granulaire. Chez Areka, nous avons dĂ©veloppĂ© notre propre mĂ©thodologie qui prend en compte le type dâappareil, son Ăąge, le temps de vol, la cabineâŠ
Si elles existent dĂ©jĂ , ces mĂ©thodes sont en passe dâĂȘtre intĂ©grĂ©es. Le client pourra dire : moi, je veux la mĂ©thodologie A, B ou C. Ce qui nâest pas Ă©vident, car il faut bien se plonger dedans pour comprendre quâelles sont les diffĂ©rences entre les procĂ©dĂ©s.
Aujourdâhui, la directive est assez large sur la marche Ă suivre. Demain, peut-ĂȘtre quâil y aura une mĂ©thodologie imposĂ©e, auquel cas ce serait plus simple pour tout le monde.
"La démarche est vertueuse"
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TourMaG - Comment rĂ©agit lâĂ©cosystĂšme Ă cette nouvelle norme RSE ?
AurĂ©lie Duprez : Les acheteurs et travel managers sont au fait de cette directive. Ils nâont pas attendu que ce soit obligatoire pour mesurer leurs Ă©missions carbone.
Ils sont parfois tiraillĂ©s entre ce que propose les fournisseurs et les directives de leur dĂ©partement sustainability interne, qui ont un avis sur la façon dont doivent ĂȘtre calculĂ©es les Ă©missions.
Certains, poussĂ©s par la stratĂ©gie Groupe ont communiquĂ© des objectifs de rĂ©duction. Mais le « comment » reste Ă dĂ©finir : en rĂ©duisant le volume de dĂ©placement ? En utilisant plus le train ? En rĂ©visant la politique de voyages et passant en Ă©co ? Plusieurs leviers sont identifiĂ©s, selon lâentreprise ces leviers nâont pas tous les mĂȘmes impacts.
Pour une entreprise installĂ©e en province, le train sera un gros levier si elle se rend beaucoup Ă Paris. Pour dâautres, faiblement prĂ©sente en Europe, ce ne sera pas le cas. Idem sur lâutilisation dâun vĂ©hicule hybride ou Ă©lectrique en opposition au vĂ©hicule thermique.
TourMaG - Quid des directions ?
AurĂ©lie Duprez : Il y a une prise de conscience des directions financiĂšres, car derriĂšre il y a des pĂ©nalitĂ©s en cas de non-respect de la directive. Lâenjeu dâimage est lui aussi important.
TourMaG - Selon vous, quels sont les avantages et limites de cette directive ?
AurĂ©lie Duprez : La dĂ©marche est vertueuse. Elle pousse lâĂ©cosystĂšme, les fournisseurs, les agences et outils Ă intĂ©grer ces calculs dans leurs systĂšmes de reporting ou pour les OBT dans lâinformation qui est partagĂ©e au moment du booking.
Cela oblige Ă un certain nombre de dĂ©veloppements, mais câest nĂ©cessaire et ça lâest depuis longtemps !
La limite est de bien comprendre les enjeux liĂ©s aux diffĂ©rentes mĂ©thodologies de mesure, dâĂȘtre capable de faire le tri et de bien sâapproprier les diffĂ©rents facteurs pris en compte, afin de faire un choix Ă©clairĂ©.
Câest important car il faut de la stabilitĂ© dans le temps, pour suivre lâĂ©volution des donnĂ©es. Il ne sâagit pas de changer de mĂ©thodologie tous les trois mois.
AurĂ©lie Duprez : Les acheteurs et travel managers sont au fait de cette directive. Ils nâont pas attendu que ce soit obligatoire pour mesurer leurs Ă©missions carbone.
Ils sont parfois tiraillĂ©s entre ce que propose les fournisseurs et les directives de leur dĂ©partement sustainability interne, qui ont un avis sur la façon dont doivent ĂȘtre calculĂ©es les Ă©missions.
Certains, poussĂ©s par la stratĂ©gie Groupe ont communiquĂ© des objectifs de rĂ©duction. Mais le « comment » reste Ă dĂ©finir : en rĂ©duisant le volume de dĂ©placement ? En utilisant plus le train ? En rĂ©visant la politique de voyages et passant en Ă©co ? Plusieurs leviers sont identifiĂ©s, selon lâentreprise ces leviers nâont pas tous les mĂȘmes impacts.
Pour une entreprise installĂ©e en province, le train sera un gros levier si elle se rend beaucoup Ă Paris. Pour dâautres, faiblement prĂ©sente en Europe, ce ne sera pas le cas. Idem sur lâutilisation dâun vĂ©hicule hybride ou Ă©lectrique en opposition au vĂ©hicule thermique.
TourMaG - Quid des directions ?
AurĂ©lie Duprez : Il y a une prise de conscience des directions financiĂšres, car derriĂšre il y a des pĂ©nalitĂ©s en cas de non-respect de la directive. Lâenjeu dâimage est lui aussi important.
TourMaG - Selon vous, quels sont les avantages et limites de cette directive ?
AurĂ©lie Duprez : La dĂ©marche est vertueuse. Elle pousse lâĂ©cosystĂšme, les fournisseurs, les agences et outils Ă intĂ©grer ces calculs dans leurs systĂšmes de reporting ou pour les OBT dans lâinformation qui est partagĂ©e au moment du booking.
Cela oblige Ă un certain nombre de dĂ©veloppements, mais câest nĂ©cessaire et ça lâest depuis longtemps !
La limite est de bien comprendre les enjeux liĂ©s aux diffĂ©rentes mĂ©thodologies de mesure, dâĂȘtre capable de faire le tri et de bien sâapproprier les diffĂ©rents facteurs pris en compte, afin de faire un choix Ă©clairĂ©.
Câest important car il faut de la stabilitĂ© dans le temps, pour suivre lâĂ©volution des donnĂ©es. Il ne sâagit pas de changer de mĂ©thodologie tous les trois mois.






Publié par Caroline Lelievre 















