Les données de SumUp montrent des effets contrastés de la canicule selon les secteurs - Depositphotos.com, eliosdnepr@gmail.com
Alors que la France cumule des records de chaleur, l’épisode caniculaire de juillet 2026 semble avoir davantage déplacé les dépenses qu’il n’a freiné la consommation dans son ensemble.
C’est ce que révèle une analyse de SumUp, réalisée à partir des transactions enregistrées auprès de plusieurs milliers de commerçants entre le 24 juin et le 29 juillet 2026, comparées à la même période en 2025.
A cela près que le gouvernement a exceptionnellement, cette année, prolongé les soldes d’une semaine, jusqu’au 28 juillet, dans un contexte de ralentissement de la fréquentation commerciale.
C’est ce que révèle une analyse de SumUp, réalisée à partir des transactions enregistrées auprès de plusieurs milliers de commerçants entre le 24 juin et le 29 juillet 2026, comparées à la même période en 2025.
A cela près que le gouvernement a exceptionnellement, cette année, prolongé les soldes d’une semaine, jusqu’au 28 juillet, dans un contexte de ralentissement de la fréquentation commerciale.
Un recul de l’activité au plus fort des températures
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Les données de SumUp font apparaître un ralentissement de l’activité au cœur de la période de fortes chaleurs. Entre le 15 et le 22 juillet 2026, l’activité moyenne par commerçant a reculé de 8,1% par rapport à la semaine précédente.
Il s’agit du seul repli hebdomadaire enregistré sur l’ensemble de la période étudiée.
Une tendance comparable avait déjà été observée l’été précédent : entre le 15 et le 22 juillet 2025, l’activité par commerçant avait diminué de 12,8% sur une semaine.
En 2026, ce recul intervient alors que la deuxième vague de chaleur de l’année s’est étendue du 4 au 19 juillet, soit seize jours consécutifs selon Météo-France. Dès la semaine suivante, avec le retour de températures plus habituelles, l’activité repartait à la hausse, progressant de 3,8%.
Il s’agit du seul repli hebdomadaire enregistré sur l’ensemble de la période étudiée.
Une tendance comparable avait déjà été observée l’été précédent : entre le 15 et le 22 juillet 2025, l’activité par commerçant avait diminué de 12,8% sur une semaine.
En 2026, ce recul intervient alors que la deuxième vague de chaleur de l’année s’est étendue du 4 au 19 juillet, soit seize jours consécutifs selon Météo-France. Dès la semaine suivante, avec le retour de températures plus habituelles, l’activité repartait à la hausse, progressant de 3,8%.
L’hôtellerie profite du pic de chaleur
Tous les secteurs ne sont cependant pas affectés de la même manière. L’hôtellerie apparaît comme l’un des principaux bénéficiaires de cette période caniculaire.
Entre le 8 et le 15 juillet, alors que la France enregistrait la journée la plus chaude de cet épisode ainsi que plusieurs nuits particulièrement chaudes, l’activité par commerçant dans l’hôtellerie a progressé de 32,9% par rapport à la semaine précédente.
Sur l’ensemble de la période analysée, le secteur affiche également la plus forte progression annuelle parmi les activités étudiées, avec une hausse de 56,5% par rapport à la même période en 2025.
Ces résultats peuvent notamment s’expliquer par la recherche d’un meilleur confort thermique ou la volonté de quitter temporairement un logement difficile à rafraîchir : la chaleur peut ainsi contribuer à modifier les arbitrages des consommateurs et à soutenir certains types de dépenses.
Entre le 8 et le 15 juillet, alors que la France enregistrait la journée la plus chaude de cet épisode ainsi que plusieurs nuits particulièrement chaudes, l’activité par commerçant dans l’hôtellerie a progressé de 32,9% par rapport à la semaine précédente.
Sur l’ensemble de la période analysée, le secteur affiche également la plus forte progression annuelle parmi les activités étudiées, avec une hausse de 56,5% par rapport à la même période en 2025.
Ces résultats peuvent notamment s’expliquer par la recherche d’un meilleur confort thermique ou la volonté de quitter temporairement un logement difficile à rafraîchir : la chaleur peut ainsi contribuer à modifier les arbitrages des consommateurs et à soutenir certains types de dépenses.
La restauration pénalisée en fin de vague
À l’inverse, la restauration a connu un ralentissement marqué au terme de l’épisode caniculaire. Entre le 15 et le 22 juillet, l’activité des restaurants a diminué de 9% par rapport à la semaine précédente.
Les food trucks ont eux aussi enregistré un recul de 7,5%, après deux semaines de forte progression, à respectivement +24,2% puis +16,8%.
Ces évolutions témoignent d’un changement des comportements lorsque les températures restent durablement élevées.
Les sorties et les consommations en extérieur peuvent notamment être davantage arbitrées lorsque les conditions météorologiques deviennent difficiles, tandis que les consommateurs peuvent privilégier des solutions plus adaptées à la chaleur.
Les food trucks ont eux aussi enregistré un recul de 7,5%, après deux semaines de forte progression, à respectivement +24,2% puis +16,8%.
Ces évolutions témoignent d’un changement des comportements lorsque les températures restent durablement élevées.
Les sorties et les consommations en extérieur peuvent notamment être davantage arbitrées lorsque les conditions météorologiques deviennent difficiles, tandis que les consommateurs peuvent privilégier des solutions plus adaptées à la chaleur.






Publié par Amelia Brille 












