Centres-villes désertés, demandes de report... la canicule touche le tourisme - Depositphotos.com, marcbruxelle
La France étouffe sous une torpeur historique.
Les records tombent comme des mouches partout sur le territoire et les Français suffoquent. Notre pays subit déjà sa deuxième canicule en l’espace d’un mois.
Et ce dernier épisode pourrait presque "ridiculiser" les précédents, comme l’affirme Serge Zaka, ingénieur agronome, spécialiste en agroclimatologie, notamment la canicule de 2003, qui avait entraîné 25 000 décès.
Imaginez un peu. Le mardi 23 juin 2026 restera, jusqu’au prochain record, peut-être d’ici une dizaine de jours, comme la journée la plus chaude jamais mesurée dans notre pays. La température moyenne s’est établie à près de 30 degrés dans l’ensemble de l’Hexagone.
Dans ces conditions, alors qu’une partie du pays est totalement inadaptée à de tels emballements du thermomètre, mais aussi à leur répétition, les Français s’organisent pour survivre, à commencer par adapter leurs sorties.
"C’est très calme en ce moment, car il n’y a personne en ville. Il fait beaucoup trop chaud. Dans les voitures, le thermomètre indique 50 degrés. Heureusement, nous avons la climatisation à l’agence. On ne se plaint pas, mais les journées sont longues", déplore un agent de voyages de l’est de la France.
Les records tombent comme des mouches partout sur le territoire et les Français suffoquent. Notre pays subit déjà sa deuxième canicule en l’espace d’un mois.
Et ce dernier épisode pourrait presque "ridiculiser" les précédents, comme l’affirme Serge Zaka, ingénieur agronome, spécialiste en agroclimatologie, notamment la canicule de 2003, qui avait entraîné 25 000 décès.
Imaginez un peu. Le mardi 23 juin 2026 restera, jusqu’au prochain record, peut-être d’ici une dizaine de jours, comme la journée la plus chaude jamais mesurée dans notre pays. La température moyenne s’est établie à près de 30 degrés dans l’ensemble de l’Hexagone.
Dans ces conditions, alors qu’une partie du pays est totalement inadaptée à de tels emballements du thermomètre, mais aussi à leur répétition, les Français s’organisent pour survivre, à commencer par adapter leurs sorties.
"C’est très calme en ce moment, car il n’y a personne en ville. Il fait beaucoup trop chaud. Dans les voitures, le thermomètre indique 50 degrés. Heureusement, nous avons la climatisation à l’agence. On ne se plaint pas, mais les journées sont longues", déplore un agent de voyages de l’est de la France.
Canicule : "Il n’y a personne dans les agences"
Le mois de mai a même été le pire. Les acteurs pensaient s’enfoncer dans une crise sans fin, mais juin est arrivé et les Français ont commencé à se projeter dans leurs vacances estivales.
Puis la vague de chaleur est arrivée.
"La canicule n’arrange rien. Avec la chaleur, les clients n’ont pas envie de se déplacer en agence. Malgré tout, il n’est pas question d’être inquiet", déclarait cette semaine Laurent Abitbol.
Si le président de Marietton Développement tient un discours qui se veut rassurant, les rues vides de Lyon et des villes de la région Auvergne-Rhône-Alpes fait dire à un commercial du secteur qu'"il n’y a personne dans les villes, donc dans les agences, et cela commence à se faire ressentir dans les ventes, d’autant que nous avons majoritairement une clientèle senior. Elle ne sort pas en ce moment", déplore-t-il.
Les agences situées dans les centres commerciaux, quant à elles, sont elles un peu plus épargnées, grâce à la climatisation et les allées ombragées.
A ce sujet, David Lestoux, urbaniste et sociologue du commerce, nous interpellait il y a peu sur la nécessaire adaptation des centres-villes aux nouveaux modes de consommation. Il sera également indispensable d’améliorer la convivialité de ces lieux et de les préparer au réchauffement climatique.
Car, pour l'heure, nos villes sont globalement inadaptées à cet enjeu. Elles constituent même des îlots de chaleur. Ce sera l’un des enjeux majeurs des années à venir.
Canicule : horaires adaptés et travaux de climatisation
Et ce n’est pas le seul problème auquel sont confrontés les professionnels du tourisme.
Car si, dans le Sud de la France, la climatisation est devenue un standard, ce n’est pas le cas partout. Dans une partie de l'Hexagone, lorsque le thermomètre s’affole, les commerces ne sont plus vraiment adaptés, que ce soit pour travailler ou accueillir du public.
"Si les centres-villes sont désertés depuis quelques jours, étonnamment, les ventes ne s’écroulent pas : les gens font autrement.
Le vrai sujet, ce sont les agences qui ne peuvent pas être équipées de climatisation, commente Yvon Peltanche, président d'Eden Tour.
Pour notre part, nous avons dû aménager les horaires de cinq points de vente mardi dernier, en raison de la chaleur dans les locaux. Elles ont ouvert plus tôt le matin afin de fermer plus tôt dans la journée", nous confie le dirigeant.
Car si, dans le Sud de la France, la climatisation est devenue un standard, ce n’est pas le cas partout. Dans une partie de l'Hexagone, lorsque le thermomètre s’affole, les commerces ne sont plus vraiment adaptés, que ce soit pour travailler ou accueillir du public.
"Si les centres-villes sont désertés depuis quelques jours, étonnamment, les ventes ne s’écroulent pas : les gens font autrement.
Le vrai sujet, ce sont les agences qui ne peuvent pas être équipées de climatisation, commente Yvon Peltanche, président d'Eden Tour.
Pour notre part, nous avons dû aménager les horaires de cinq points de vente mardi dernier, en raison de la chaleur dans les locaux. Elles ont ouvert plus tôt le matin afin de fermer plus tôt dans la journée", nous confie le dirigeant.
Bientôt une coupure dans les agences de voyages, comme pour les serveurs et les cuisiniers ?
Même topo dans l'Est, du côté de Prêt à Partir. "Nous subissons de telles chaleurs que la question de l’installation de la climatisation dans les agences qui en sont dépourvues va se poser.
C’est aussi le cas pour notre siège à Gondreville. Mardi, en fin de journée, j’ai relevé 37 degrés. C’est une première, je n’avais jamais connu cela auparavant. Nous avons également des annulations de sorties scolaires décidées par l’Éducation nationale et nous allons perdre de l’argent.
Depuis quelques années, nous renouvelons systématiquement la flotte en achetant des cars équipés de la climatisation, ce qui n’était pas le cas auparavant dans cette partie du pays", nous explique François Piot.
Ce n’est pas tout.
En Normandie, les agences s’adaptent, mais doivent aussi composer avec une clientèle qui redoute la chaleur. Bien que juin soit un excellent mois en termes de réservations, il donne également le coup d’envoi des premiers pics d’activité pour les autocaristes.
"En termes de départs, juin est un gros mois pour notre activité de sorties à la journée, à destination des groupes de seniors.
Sauf que, cette fois, nous devons composer avec les annulations et les souhaits d’annulation de nombreux groupes. Les maires et les préfets ouvrent le parapluie en raison de la canicule, et nous devons aménager les programmes. Nous reportons et annulons.
Cela représente un travail déjà effectué pour 1 200 passagers entre lundi et vendredi", témoigne Anne-Sophie Lecarpentier, directrice générale de Périer Voyages.
Entre la canicule, les nouveaux modes de consommation et l’évolution des commerces en ville, les professionnels du tourisme doivent se tenir prêts à modifier certaines de leurs habitudes dans un avenir plus ou moins proche.
Pour capter les clients en dehors des horaires de bureau, et surtout lorsqu’ils fréquentent les centres-villes, une ouverture tardive pourrait constituer une option. Certains réseaux mènent d’ailleurs des réflexions sur les plages horaires de leurs agences afin d’assurer une présence plus importante, notamment le week-end.
C’est aussi le cas pour notre siège à Gondreville. Mardi, en fin de journée, j’ai relevé 37 degrés. C’est une première, je n’avais jamais connu cela auparavant. Nous avons également des annulations de sorties scolaires décidées par l’Éducation nationale et nous allons perdre de l’argent.
Depuis quelques années, nous renouvelons systématiquement la flotte en achetant des cars équipés de la climatisation, ce qui n’était pas le cas auparavant dans cette partie du pays", nous explique François Piot.
Ce n’est pas tout.
En Normandie, les agences s’adaptent, mais doivent aussi composer avec une clientèle qui redoute la chaleur. Bien que juin soit un excellent mois en termes de réservations, il donne également le coup d’envoi des premiers pics d’activité pour les autocaristes.
"En termes de départs, juin est un gros mois pour notre activité de sorties à la journée, à destination des groupes de seniors.
Sauf que, cette fois, nous devons composer avec les annulations et les souhaits d’annulation de nombreux groupes. Les maires et les préfets ouvrent le parapluie en raison de la canicule, et nous devons aménager les programmes. Nous reportons et annulons.
Cela représente un travail déjà effectué pour 1 200 passagers entre lundi et vendredi", témoigne Anne-Sophie Lecarpentier, directrice générale de Périer Voyages.
Entre la canicule, les nouveaux modes de consommation et l’évolution des commerces en ville, les professionnels du tourisme doivent se tenir prêts à modifier certaines de leurs habitudes dans un avenir plus ou moins proche.
Pour capter les clients en dehors des horaires de bureau, et surtout lorsqu’ils fréquentent les centres-villes, une ouverture tardive pourrait constituer une option. Certains réseaux mènent d’ailleurs des réflexions sur les plages horaires de leurs agences afin d’assurer une présence plus importante, notamment le week-end.
En 2050 jusqu'à 100 jours de canicule ?
Car, malheureusement, les canicules vont faire partie de notre quotidien dans les années à venir.
D’ores et déjà, après une accalmie la semaine prochaine, la France doit se préparer à un nouvel épisode.
Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a déclaré qu’"il y a de fortes probabilités pour qu’à partir de la semaine du 6 juillet, nous revenions à des chaleurs extrêmes jusqu’au 14 juillet".
Malheureusement, nous devons nous attendre à ce que le futur soit bien pire que notre présent.
Alors que le réchauffement climatique atteint actuellement 1,4 degré, il pourrait s’élever à 2,7 degrés en 2050 si rien n’est fait.
Cela multiplierait par cinq le nombre de vagues de chaleur que nous connaissons à cet horizon, puis par dix en 2100.
Rien que pour le mois de juin, nous en sommes déjà à dix jours, auxquels s’ajoutent les neuf jours de mai. Si nous appliquons les projections de Météo France, nous pourrions atteindre près de 100 jours par an, soit presque un tiers de l’année.
Pire encore, la France figure parmi les pays les plus chauds et affiche l’une des anomalies thermiques les plus élevées au monde, avec 11 degrés supplémentaires.
Pourquoi cela ? "Le réchauffement est amplifié au-dessus des continents et tout particulièrement en Europe : les mers environnantes se réchauffent, tandis que le recul de l’enneigement ou l’assèchement des sols amplifient le phénomène.
La vague de chaleur actuelle concerne toute l’Europe. Et, dans toutes les régions du monde, les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et plus intenses avec le réchauffement, explique Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche au CEA, au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, mais aussi ancienne coprésidente d’un groupe de travail du GIEC.
Il n’est pas impossible que l’on dépasse les 2 degrés en 2050, comme il n’est pas impossible de limiter le réchauffement à un niveau inférieur. Cela va surtout dépendre des trajectoires mondiales d’émissions de gaz à effet de serre et de la réponse du climat", poursuit-elle.
D’ores et déjà, après une accalmie la semaine prochaine, la France doit se préparer à un nouvel épisode.
Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a déclaré qu’"il y a de fortes probabilités pour qu’à partir de la semaine du 6 juillet, nous revenions à des chaleurs extrêmes jusqu’au 14 juillet".
Malheureusement, nous devons nous attendre à ce que le futur soit bien pire que notre présent.
Alors que le réchauffement climatique atteint actuellement 1,4 degré, il pourrait s’élever à 2,7 degrés en 2050 si rien n’est fait.
Cela multiplierait par cinq le nombre de vagues de chaleur que nous connaissons à cet horizon, puis par dix en 2100.
Rien que pour le mois de juin, nous en sommes déjà à dix jours, auxquels s’ajoutent les neuf jours de mai. Si nous appliquons les projections de Météo France, nous pourrions atteindre près de 100 jours par an, soit presque un tiers de l’année.
Pire encore, la France figure parmi les pays les plus chauds et affiche l’une des anomalies thermiques les plus élevées au monde, avec 11 degrés supplémentaires.
Pourquoi cela ? "Le réchauffement est amplifié au-dessus des continents et tout particulièrement en Europe : les mers environnantes se réchauffent, tandis que le recul de l’enneigement ou l’assèchement des sols amplifient le phénomène.
La vague de chaleur actuelle concerne toute l’Europe. Et, dans toutes les régions du monde, les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et plus intenses avec le réchauffement, explique Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche au CEA, au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, mais aussi ancienne coprésidente d’un groupe de travail du GIEC.
Il n’est pas impossible que l’on dépasse les 2 degrés en 2050, comme il n’est pas impossible de limiter le réchauffement à un niveau inférieur. Cela va surtout dépendre des trajectoires mondiales d’émissions de gaz à effet de serre et de la réponse du climat", poursuit-elle.
Vers la fin de la haute saison touristique en août ?
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En attendant, cette semaine à Paris, les hôtels de certains arrondissements connaissent un pic de réservations... de la part de Parisiens, à la recherche de climatisation et de piscines pour se rafraîchir.
Dans la Manche, où le thermomètre a franchi les 35 degrés pour atteindre 37 degrés, le Mont Saint-Michel a appelé les visiteurs à reporter leur venue. L’abbaye a fermé les après-midi de mercredi et jeudi.
La tour Eiffel avait décidé de fermer plus tôt, à 16h. Même décision au château de Versailles, avec une dernière entrée à 15h, tandis que l’Arc de Triomphe a pris une mesure encore plus drastique en n’ouvrant que 4h30 par jour.
Les trains subissent également des ruptures de caténaires ou des annulations, car le matériel n’est plus en mesure de supporter de telles conditions. Les rails se dilatent également.
La liste est longue et à l’avenir, notre façon de voyager sera affectée par le climat, et dans des proportions bien plus importantes que celles que nous connaissons actuellement.
Face à cela, François Piot s’interroge notamment sur la haute saison : restera-t-elle concentrée en juillet et en août, ou se déplacera-t-elle vers les ailes de saison ?
"Les marges étaient très centrées sur l’été, mais les gens s’adaptent et partent moins durant cette période estivale. L’un des enseignements de ces événements pour la profession serait peut-être de revoir la tarification", s'interroge le patron de Prêt à Partir, afin de déplacer les sources de marge vers les mois de mai, juin ou septembre.
De plus, tout comme les vignobles, les vacanciers vont-ils remonter vers le nord ?
Délaissant, en juillet et en août, les plages et les villes trop chaudes du pourtour méditerranéen, les voyageurs pourraient préférer s’abriter dans des zones au climat un peu plus clément.
"Nous sommes en train de récupérer du business depuis dix jours maintenant, sur l'Irlande, ce qui correspond au début de la vague de chaleur, nous explique Stéphane Dossetto, directeur commercial de Quartier Libre.
Alors que les réceptifs se délestent, à 45 jours du départ, de dates sur lesquelles ils ont peu de réservations afin de limiter les risques, nous avons pris le parti de conserver du stock. Et comme, en ce moment, il fait 20 degrés en Irlande, nous vendons l’été, et plutôt bien. La destination est même en progression.
D'ailleurs, entre la vague de chaleur et l’envie de se projeter au-delà de l’été, nous avons ouvert les ventes d’hiver pour la Laponie, et cela n’arrête pas", ajoute-t-il.
Face à la vague de chaleur, il reste donc à s'interroger sur l’adaptation des conditions de travail, de nos villes et de l’industrie touristique dans son ensemble.
Dans la Manche, où le thermomètre a franchi les 35 degrés pour atteindre 37 degrés, le Mont Saint-Michel a appelé les visiteurs à reporter leur venue. L’abbaye a fermé les après-midi de mercredi et jeudi.
La tour Eiffel avait décidé de fermer plus tôt, à 16h. Même décision au château de Versailles, avec une dernière entrée à 15h, tandis que l’Arc de Triomphe a pris une mesure encore plus drastique en n’ouvrant que 4h30 par jour.
Les trains subissent également des ruptures de caténaires ou des annulations, car le matériel n’est plus en mesure de supporter de telles conditions. Les rails se dilatent également.
La liste est longue et à l’avenir, notre façon de voyager sera affectée par le climat, et dans des proportions bien plus importantes que celles que nous connaissons actuellement.
Face à cela, François Piot s’interroge notamment sur la haute saison : restera-t-elle concentrée en juillet et en août, ou se déplacera-t-elle vers les ailes de saison ?
"Les marges étaient très centrées sur l’été, mais les gens s’adaptent et partent moins durant cette période estivale. L’un des enseignements de ces événements pour la profession serait peut-être de revoir la tarification", s'interroge le patron de Prêt à Partir, afin de déplacer les sources de marge vers les mois de mai, juin ou septembre.
De plus, tout comme les vignobles, les vacanciers vont-ils remonter vers le nord ?
Délaissant, en juillet et en août, les plages et les villes trop chaudes du pourtour méditerranéen, les voyageurs pourraient préférer s’abriter dans des zones au climat un peu plus clément.
"Nous sommes en train de récupérer du business depuis dix jours maintenant, sur l'Irlande, ce qui correspond au début de la vague de chaleur, nous explique Stéphane Dossetto, directeur commercial de Quartier Libre.
Alors que les réceptifs se délestent, à 45 jours du départ, de dates sur lesquelles ils ont peu de réservations afin de limiter les risques, nous avons pris le parti de conserver du stock. Et comme, en ce moment, il fait 20 degrés en Irlande, nous vendons l’été, et plutôt bien. La destination est même en progression.
D'ailleurs, entre la vague de chaleur et l’envie de se projeter au-delà de l’été, nous avons ouvert les ventes d’hiver pour la Laponie, et cela n’arrête pas", ajoute-t-il.
Face à la vague de chaleur, il reste donc à s'interroger sur l’adaptation des conditions de travail, de nos villes et de l’industrie touristique dans son ensemble.






Publié par Romain Pommier 















