TourMag : Comment peut-on dĂ©finir lâobjectif majeur de GREAT France entre une vocation commerciale dâentreprises solidaires et celle dâune reprĂ©sentation plutĂŽt syndicale ?
Pierre-Jean Romatet : Câest bien la deuxiĂšme option qui est la bonne, ce qui ne nous empĂȘche pas, entre membres du Groupement de faire des affaires ensemble, mais ce nâest pas lâobjet. Câest en cela que nous nous diffĂ©rencions de France DMC Alliance, avec laquelle nous restons en contact Ă©troit.
DeuxiÚme différence, nous tenons à élargir notre audience à toutes les activités touristiques, et pas seulement aux agences réceptives. Le but est bien de porter une voix collective auprÚs des institutionnels.
Je peux comprendre votre question car cela fait deux ans seulement que nous existons. La naissance sâest faite dans le contexte de la crise sanitaire et nous sommes en train dâaffiner notre plan dâactions pour 2023.
TourMag : Sur quelles bases ce plan est-il en train de prendre forme ?
Pierre-Jean Romatet : Le sondage effectué auprÚs de nos adhérents fait ressortir deux priorités : une représentation forte des activités touristiques auprÚs des organismes publics et institutions, tels le ministÚre de tutelle, la DGE, Atout France, les Régions et autres instances territoriales.
Lire aussi : ETOA et GREAT France se trouvent des intĂ©rĂȘts communs
La seconde est la crĂ©ation dâun rĂ©seau dâentreprises agissant dans des domaines diversifiĂ©s pour se serrer les coudes, se donner des conseils, faire des partages dâexpĂ©riences.
Pierre-Jean Romatet : Câest bien la deuxiĂšme option qui est la bonne, ce qui ne nous empĂȘche pas, entre membres du Groupement de faire des affaires ensemble, mais ce nâest pas lâobjet. Câest en cela que nous nous diffĂ©rencions de France DMC Alliance, avec laquelle nous restons en contact Ă©troit.
DeuxiÚme différence, nous tenons à élargir notre audience à toutes les activités touristiques, et pas seulement aux agences réceptives. Le but est bien de porter une voix collective auprÚs des institutionnels.
Je peux comprendre votre question car cela fait deux ans seulement que nous existons. La naissance sâest faite dans le contexte de la crise sanitaire et nous sommes en train dâaffiner notre plan dâactions pour 2023.
TourMag : Sur quelles bases ce plan est-il en train de prendre forme ?
Pierre-Jean Romatet : Le sondage effectué auprÚs de nos adhérents fait ressortir deux priorités : une représentation forte des activités touristiques auprÚs des organismes publics et institutions, tels le ministÚre de tutelle, la DGE, Atout France, les Régions et autres instances territoriales.
Lire aussi : ETOA et GREAT France se trouvent des intĂ©rĂȘts communs
La seconde est la crĂ©ation dâun rĂ©seau dâentreprises agissant dans des domaines diversifiĂ©s pour se serrer les coudes, se donner des conseils, faire des partages dâexpĂ©riences.
"Nous avons repris nos réunions mensuelles en vidéo-conférence"
Pierre-Jean Romatet : Nous avons repris nos rĂ©unions mensuelles en vidĂ©o-confĂ©rence avec, Ă chaque fois, un ordre du jour thĂ©matique, prĂ©sentĂ© par lâun ou lâautre des groupes de travail et, en fin de rĂ©union, un Ă©change sur des cas particuliers qui nĂ©cessitent un apport du collectif ou une rĂ©ponse juridique ou pratique de notre part.
TourMag : Quels sont justement ces groupes constitués qui font leur « rapport » ?
Pierre-Jean Romatet : Ils sont constituĂ©s autour dâun axe majeur : la dĂ©fense du mĂ©tier autour de questions relatives Ă la TVA, Ă la garantie financiĂšre, aux statuts spĂ©cifiques des rĂ©ceptifs...
Je prends cet exemple dâune disproportion des garanties pour ces agences qui accueillent des clients sur notre territoire et ne les envoient pas au bout du monde, gĂ©nĂ©rant des risques naturellement plus Ă©levĂ©s.
On va trouver aussi dans cet axe un rÎle de décryptage du plan France Relance Tourisme, pour avoir accÚs à toutes les aides ou financements qui sont dédiés à des verticales touristiques ou des activités plus transversales, comme les mobilités douces ou la RSE.
Nous avons créé un outil interne pour cartographier les aides et subventions disponibles selon son activité, sa région ou son objectif de transformation.
TourMag : Câest un rĂŽle de facilitateur pragmatique âŠ
Pierre-Jean Romatet : Câest un vrai travail de fourmi pour identifier Ă chaque fois le bon interlocuteur qui connait le bon programme et peut orienter nos membres pour constituer le dossier ad hoc. Nous avons commencĂ© avec trois rĂ©gions pilotes : lâĂle-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et la RĂ©gion Sud, lĂ oĂč rĂ©side une forte concentration de nos membres.
Lâaccueil est trĂšs favorable de part et dâautre car les RĂ©gions ont, elles-mĂȘmes, du mal Ă identifier spĂ©cifiquement des entreprises souvent de petite taille qui passent sous le radar de leurs appels Ă projets.
Câest trĂšs chronophage, mais finalement essentiel, car les moyens sont dissĂ©minĂ©s aussi au sein de lâAdeme ou de la DGE, voir lâEurope.
"Alors concentrons-nous sur ce qui fonctionne et lĂ oĂč nous pouvons ĂȘtre utile"
TourMag : A la sortie du confinement, vous avez eu la vellĂ©itĂ©, comme pas mal dâautres organisations, de constituer un panel de produits touristiques en France Ă distribuer via le rĂ©seau des agences de voyages. Quel bilan en tirez-vous ?
Pierre-Jean Romatet : Il est vrai que beaucoup sây sont mis, France DMC, les EDV, le Cediv et nous aussi par la mĂȘme occasion. Il faut savoir reconnaĂźtre quand câest un Ă©chec.
Les offres ne correspondaient pas Ă lâattente du rĂ©seau. Alors concentrons-nous sur ce qui fonctionne et lĂ oĂč nous pouvons ĂȘtre utile. Pour autant, une plateforme rĂ©cente comme Alentour est lâun de nos membres partenaires, et nous travaillons beaucoup avec eux.
Nous les mettons en relation avec ceux de nos membres qui souhaitent ĂȘtre rĂ©fĂ©rencĂ©s sur la plateforme. Par ailleurs, nous apportons notre expertise pour assurer une meilleure relation entre une activitĂ© touristique et un distributeur en ligne.
Pierre-Jean Romatet : Il est vrai que beaucoup sây sont mis, France DMC, les EDV, le Cediv et nous aussi par la mĂȘme occasion. Il faut savoir reconnaĂźtre quand câest un Ă©chec.
Les offres ne correspondaient pas Ă lâattente du rĂ©seau. Alors concentrons-nous sur ce qui fonctionne et lĂ oĂč nous pouvons ĂȘtre utile. Pour autant, une plateforme rĂ©cente comme Alentour est lâun de nos membres partenaires, et nous travaillons beaucoup avec eux.
Nous les mettons en relation avec ceux de nos membres qui souhaitent ĂȘtre rĂ©fĂ©rencĂ©s sur la plateforme. Par ailleurs, nous apportons notre expertise pour assurer une meilleure relation entre une activitĂ© touristique et un distributeur en ligne.
"Nous avons de longue date une expĂ©rience avec dâautres plateformes, OTAs "
TourMag : En quoi consiste cette expertise ?
Pierre-Jean Romatet : Nous avons de longue date une expĂ©rience avec dâautres plateformes, OTAs non françaises, et on a pu contribuer Ă faire remonter les bonnes pratiques souhaitĂ©es pour que les relations soient harmonieuses et efficaces.
Cela a dâailleurs donnĂ© lieu Ă une confĂ©rence conjointe entre GREAT France et Regiondo, lâun des partenaires privilĂ©giĂ©s dâAlentour, pour prĂ©senter ce manuel des bonnes pratiques.
Lire aussi : GREAT France sâassocie Ă Regiondo pour mieux connaĂźtre les pratiques des OTAs
Il est évident que nous souhaitons une meilleure répartition de la valeur ajoutée et de préférence avec des partenaires de droit français.
Pierre-Jean Romatet : Nous avons de longue date une expĂ©rience avec dâautres plateformes, OTAs non françaises, et on a pu contribuer Ă faire remonter les bonnes pratiques souhaitĂ©es pour que les relations soient harmonieuses et efficaces.
Cela a dâailleurs donnĂ© lieu Ă une confĂ©rence conjointe entre GREAT France et Regiondo, lâun des partenaires privilĂ©giĂ©s dâAlentour, pour prĂ©senter ce manuel des bonnes pratiques.
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TourMag : Pour rester sur la thĂ©matique de reprĂ©sentation et dĂ©fense de la profession, vous souhaitiez Ă votre crĂ©ation parvenir Ă la crĂ©ation dâun code APE unique pour les activitĂ©s touristiques. Est-ce toujours dâactualitĂ© ?
Pierre-Jean Romatet : Non, nous avons renoncĂ© devant la complexitĂ©. Nos activitĂ©s recouvrent trois grands secteurs aux statuts diffĂ©rents : les agences rĂ©ceptives qui incluent dâailleurs pas mal de prestataires qui ont besoin dâĂȘtre immatriculĂ©s dĂšs quâils proposent un package ; les sites ERP, Ă©tablissements recevant du public, qui ont davantage une activitĂ© de billetterie ; et toutes sortes dâactivitĂ©s de loisirs, de lâaccrobranche Ă la location de canoĂ«, que nous captons plus difficilement car elles nâen voient pas lâintĂ©rĂȘt, du fait de leur taille ou de leur pratique.
Notamment, lâabsence de culture numĂ©rique, au moins pour leur distribution.
Pierre-Jean Romatet : Non, nous avons renoncĂ© devant la complexitĂ©. Nos activitĂ©s recouvrent trois grands secteurs aux statuts diffĂ©rents : les agences rĂ©ceptives qui incluent dâailleurs pas mal de prestataires qui ont besoin dâĂȘtre immatriculĂ©s dĂšs quâils proposent un package ; les sites ERP, Ă©tablissements recevant du public, qui ont davantage une activitĂ© de billetterie ; et toutes sortes dâactivitĂ©s de loisirs, de lâaccrobranche Ă la location de canoĂ«, que nous captons plus difficilement car elles nâen voient pas lâintĂ©rĂȘt, du fait de leur taille ou de leur pratique.
Notamment, lâabsence de culture numĂ©rique, au moins pour leur distribution.
EDV : "Je dois reconnaitre que la premiĂšre approche nâa pas Ă©tĂ© Ă©vidente"
TourMag : Compte-tenu de cette orientation, quasi-syndicale, comment ĂȘtes-vous perçus par les EDV ?
Pierre-Jean Romatet : Alors je dois reconnaitre que la premiĂšre approche nâa pas Ă©tĂ© Ă©vidente, considĂ©rant effectivement que lâon se mĂȘlait sans doute de questions de leur ressort. Mais le cheminement sâest fait. Un des membres du bureau de GREAT France est un ancien administrateur des EDV et il a constatĂ©, de lâintĂ©rieur, que nos sujets nây Ă©taient pas prioritaires et pas vraiment de la culture dâentreprises tournĂ©es vers lâoutgoing.
DĂšs lors, le rapprochement a Ă©tĂ© plus facile dâautant que nous insistons sur le fait que nos adhĂ©rents sont majoritairement des opĂ©rateurs dâactivitĂ©s touristiques qui ne sont pas des agences. Nous sommes en train dâĂ©tablir un plan de travail en bonne intelligence oĂč chacun aura sa place, avec des expertises Ă partager lĂ oĂč notre expĂ©rience terrain prime.
Nous gagnons en lĂ©gitimitĂ© et nous sommes sollicitĂ©s par dâautres instances pour des sujets complĂ©mentaires. Jâaurai lâoccasion dâĂȘtre plus explicite lors de la prĂ©sentation de notre plan dâactions 2023 Ă Paris, le 5 dĂ©cembre prochain.
Pierre-Jean Romatet : Alors je dois reconnaitre que la premiĂšre approche nâa pas Ă©tĂ© Ă©vidente, considĂ©rant effectivement que lâon se mĂȘlait sans doute de questions de leur ressort. Mais le cheminement sâest fait. Un des membres du bureau de GREAT France est un ancien administrateur des EDV et il a constatĂ©, de lâintĂ©rieur, que nos sujets nây Ă©taient pas prioritaires et pas vraiment de la culture dâentreprises tournĂ©es vers lâoutgoing.
DĂšs lors, le rapprochement a Ă©tĂ© plus facile dâautant que nous insistons sur le fait que nos adhĂ©rents sont majoritairement des opĂ©rateurs dâactivitĂ©s touristiques qui ne sont pas des agences. Nous sommes en train dâĂ©tablir un plan de travail en bonne intelligence oĂč chacun aura sa place, avec des expertises Ă partager lĂ oĂč notre expĂ©rience terrain prime.
Nous gagnons en lĂ©gitimitĂ© et nous sommes sollicitĂ©s par dâautres instances pour des sujets complĂ©mentaires. Jâaurai lâoccasion dâĂȘtre plus explicite lors de la prĂ©sentation de notre plan dâactions 2023 Ă Paris, le 5 dĂ©cembre prochain.





















