Hervé Lafont : "Intermèdes va très bien. En deux ans, nous avons réalisé plus de 22% de croissance du chiffre d'affaires, et plus de 50% de croissance de notre résultat" - Photo : Intermèdes
TourMaG - Voilà deux ans que vous avez pris les rênes d’Intermèdes, suite au départ de Jérôme Faucheur. Pour autant, vous aviez déjà un pied dans le board depuis 2019, année au cours de laquelle vous avez pris une participation minoritaire dans l’entreprise, aux côtés de Sparring Capital. Comment se passe la transition ?
Hervé Lafont : Effectivement, j'ai participé à l'acquisition d'Intermèdes en 2019, quand Michel Olivier a décidé de le céder. Il est resté néanmoins également un actionnaire minoritaire, aux côtés du fonds d'investissement Sparring Capital.
C’était une première dans ma carrière de reprendre une entreprise, avec ses métiers, son savoir-faire, ses équipes. Jusqu’à lors, j’avais uniquement monté des boites « from scratch », notamment Verychic, que j’ai fondé en 2011 et cédé en 2019 au groupe Accor, et qui m’a permis de faire mes armes dans le tourisme.
Lors du départ de Jérôme Faucheur en mars 2024, qui a décidé, d'un commun accord avec le fonds, de quitter ses fonctions, je connaissais l'entreprise à travers les différents conseils d'administration auxquels j'avais assisté tous les mois pendant cinq ans.
Mais c'est là que j’ai vraiment repris en main l'opérationnel.
Je suis arrivé dans une entreprise qui sortait du Covid, qui était fatiguée et qui avait du mal à retrouver son niveau de 2019, en partie du fait de la nature et de l’âge des clients qui ont peut-être mis un petit peu plus de temps à vouloir repartir, et puis parce qu’Intermèdes était très fort sur la Russie. C'était une des très grosses destinations.
Depuis 2024, nous sommes vraiment repartis sur un cycle de croissance significatif. L'entreprise est passée de 28 millions d'euros de chiffre d'affaires à entre 37 et 38 M€ sur notre dernier exercice, qui s’achèvera au 30 septembre 2026.
Hervé Lafont : Effectivement, j'ai participé à l'acquisition d'Intermèdes en 2019, quand Michel Olivier a décidé de le céder. Il est resté néanmoins également un actionnaire minoritaire, aux côtés du fonds d'investissement Sparring Capital.
C’était une première dans ma carrière de reprendre une entreprise, avec ses métiers, son savoir-faire, ses équipes. Jusqu’à lors, j’avais uniquement monté des boites « from scratch », notamment Verychic, que j’ai fondé en 2011 et cédé en 2019 au groupe Accor, et qui m’a permis de faire mes armes dans le tourisme.
Lors du départ de Jérôme Faucheur en mars 2024, qui a décidé, d'un commun accord avec le fonds, de quitter ses fonctions, je connaissais l'entreprise à travers les différents conseils d'administration auxquels j'avais assisté tous les mois pendant cinq ans.
Mais c'est là que j’ai vraiment repris en main l'opérationnel.
Je suis arrivé dans une entreprise qui sortait du Covid, qui était fatiguée et qui avait du mal à retrouver son niveau de 2019, en partie du fait de la nature et de l’âge des clients qui ont peut-être mis un petit peu plus de temps à vouloir repartir, et puis parce qu’Intermèdes était très fort sur la Russie. C'était une des très grosses destinations.
Depuis 2024, nous sommes vraiment repartis sur un cycle de croissance significatif. L'entreprise est passée de 28 millions d'euros de chiffre d'affaires à entre 37 et 38 M€ sur notre dernier exercice, qui s’achèvera au 30 septembre 2026.
Guerre Moyen-Orient : une baisse de 20 à 25% des réservations
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Intermèdes désigné repreneur de Terre Entière
TourMaG - Peut-on dire que l’année est quasiment bouclée pour Intermèdes ?
Hervé Lafont : Nous connaissons notre chiffre d’affaires à 95%. Tout le trimestre qui arrive - avril, mai, juin - est déjà plein et nous sommes en train de remplir les dernières disponibilités d’août et de septembre. En nombre de clients, nous devrions en faire voyager 11 000 cette année, contre un peu plus de 10 000 l'année dernière.
TourMaG - Le conflit au Moyen-Orient a-t-il un impact sur votre activité ?
Hervé Lafont : En ce qui concerne les départs, nous avons annulé les voyages sur la Jordanie et Oman qui avaient lieu en mars, en avril et en mai.
Quant aux autres voyages, les clients qui avaient réservé ne se sont pas du tout désengagés. Nous n’avons pas eu de demandes d'annulation ou de crainte particulière sur ces voyages-là.
TourMaG - Et pour les réservations futures ?
Hervé Lafont : Nous constatons une baisse générale des ventes vers certaines destinations.
Il y a d'abord eu l'effet de stupéfaction de ce conflit, et désormais on entend beaucoup auprès de nos clients la crainte d’une pénurie d'essence, qui fait que les clients se mettent en mode attente, parce que le contexte des informations qu'ils reçoivent n'est pas rassurant.
Ce qui est assez étonnant, c'est que sur des départs relativement à court terme, jusqu'à fin août environ, ils se positionnent quand même assez normalement, mais ils ont du mal à se positionner à plus long terme.
TourMaG - Qu’est-ce qui les inquiète au juste avec ce risque de pénurie ? L’annulation des vols ? Une hausse des tarifs ?
Hervé Lafont : Chez Intermèdes, les tarifs sont fermes, donc, il n'y a pas de risque de ce côté-là.
C'est avant tout psychologique. Nous sommes face à une situation qui est instable et les voyageurs entendent parler de pénurie et de vols qui vont peut-être être annulés… Pour nous, cela se traduit par une baisse de l'ordre de 20 à 25% de nos réservations, un peu plus marquée sur le long-courrier.
Hervé Lafont : Nous connaissons notre chiffre d’affaires à 95%. Tout le trimestre qui arrive - avril, mai, juin - est déjà plein et nous sommes en train de remplir les dernières disponibilités d’août et de septembre. En nombre de clients, nous devrions en faire voyager 11 000 cette année, contre un peu plus de 10 000 l'année dernière.
TourMaG - Le conflit au Moyen-Orient a-t-il un impact sur votre activité ?
Hervé Lafont : En ce qui concerne les départs, nous avons annulé les voyages sur la Jordanie et Oman qui avaient lieu en mars, en avril et en mai.
Quant aux autres voyages, les clients qui avaient réservé ne se sont pas du tout désengagés. Nous n’avons pas eu de demandes d'annulation ou de crainte particulière sur ces voyages-là.
TourMaG - Et pour les réservations futures ?
Hervé Lafont : Nous constatons une baisse générale des ventes vers certaines destinations.
Il y a d'abord eu l'effet de stupéfaction de ce conflit, et désormais on entend beaucoup auprès de nos clients la crainte d’une pénurie d'essence, qui fait que les clients se mettent en mode attente, parce que le contexte des informations qu'ils reçoivent n'est pas rassurant.
Ce qui est assez étonnant, c'est que sur des départs relativement à court terme, jusqu'à fin août environ, ils se positionnent quand même assez normalement, mais ils ont du mal à se positionner à plus long terme.
TourMaG - Qu’est-ce qui les inquiète au juste avec ce risque de pénurie ? L’annulation des vols ? Une hausse des tarifs ?
Hervé Lafont : Chez Intermèdes, les tarifs sont fermes, donc, il n'y a pas de risque de ce côté-là.
C'est avant tout psychologique. Nous sommes face à une situation qui est instable et les voyageurs entendent parler de pénurie et de vols qui vont peut-être être annulés… Pour nous, cela se traduit par une baisse de l'ordre de 20 à 25% de nos réservations, un peu plus marquée sur le long-courrier.
Plus de 22% de croissance du CA en deux ans
TourMaG - Cette situation impacte donc les résultats de l’exercice 2026-2027 ?
Hervé Lafont : Effectivement, c'est plutôt l'inconnu en ce qui concerne les départs à partir du 1ᵉʳ octobre, et pour l'année 2027. Nous sentons un manque à gagner sur les deux derniers mois, au niveau des réservations.
TourMaG - Êtes-vous inquiet ?
Hervé Lafont : Pas vraiment. Mon sentiment fondamental, c'est qu’il s’agit d’une période d'instabilité qui ne va pas durer éternellement.
On voit apparaître une certaine forme d'accalmie, une certaine forme de retour à la normale. Pendant les premières six semaines du conflit, il y a eu une très forte augmentation des prix de l'aérien sur toutes les destinations, notamment celles qui étaient desservies par les compagnies du Golfe.
Désormais, si les compagnies du Golfe reviennent sur le marché, avec la possibilité de voler réellement, elles vont certainement vouloir racheter leur position et faire des offres très significatives pour pouvoir récupérer la confiance de leurs clients.
Cette hausse des prix va donc probablement être d’actualité pendant quelques semaines encore, ou quelques mois, mais je pense qu'elle n'est pas durable sur le long terme et qu'il y aura un rééquilibrage. C'est un point de vue personnel, je peux me tromper complètement.
TourMaG - En attendant de voir si cela se concrétise, Intermèdes a-t-il les reins assez solides pour supporter cette nouvelle crise ? En avez-vous terminé avec le Covid et le remboursement des prêts ?
Hervé Lafont : L'entreprise va très bien. En deux ans, nous avons réalisé plus de 22% de croissance du chiffre d'affaires, et plus de 50% de croissance de notre résultat.
Il nous reste des bouts de PGE à rembourser pendant un an et demi, mais je dirais que la dette du Covid est en fin de course.
Intermèdes est une entreprise très saine, qui dispose d’une base clients très fidèle : 7 clients sur 10 ont voyagé avec nous chaque année.
Nous bénéficions d’un très grand attachement des clients à la marque et à la qualité des programmes et du travail des guides-conférenciers. Ils sont très fidèles à cette proposition de valeur.
Hervé Lafont : Effectivement, c'est plutôt l'inconnu en ce qui concerne les départs à partir du 1ᵉʳ octobre, et pour l'année 2027. Nous sentons un manque à gagner sur les deux derniers mois, au niveau des réservations.
TourMaG - Êtes-vous inquiet ?
Hervé Lafont : Pas vraiment. Mon sentiment fondamental, c'est qu’il s’agit d’une période d'instabilité qui ne va pas durer éternellement.
On voit apparaître une certaine forme d'accalmie, une certaine forme de retour à la normale. Pendant les premières six semaines du conflit, il y a eu une très forte augmentation des prix de l'aérien sur toutes les destinations, notamment celles qui étaient desservies par les compagnies du Golfe.
Désormais, si les compagnies du Golfe reviennent sur le marché, avec la possibilité de voler réellement, elles vont certainement vouloir racheter leur position et faire des offres très significatives pour pouvoir récupérer la confiance de leurs clients.
Cette hausse des prix va donc probablement être d’actualité pendant quelques semaines encore, ou quelques mois, mais je pense qu'elle n'est pas durable sur le long terme et qu'il y aura un rééquilibrage. C'est un point de vue personnel, je peux me tromper complètement.
TourMaG - En attendant de voir si cela se concrétise, Intermèdes a-t-il les reins assez solides pour supporter cette nouvelle crise ? En avez-vous terminé avec le Covid et le remboursement des prêts ?
Hervé Lafont : L'entreprise va très bien. En deux ans, nous avons réalisé plus de 22% de croissance du chiffre d'affaires, et plus de 50% de croissance de notre résultat.
Il nous reste des bouts de PGE à rembourser pendant un an et demi, mais je dirais que la dette du Covid est en fin de course.
Intermèdes est une entreprise très saine, qui dispose d’une base clients très fidèle : 7 clients sur 10 ont voyagé avec nous chaque année.
Nous bénéficions d’un très grand attachement des clients à la marque et à la qualité des programmes et du travail des guides-conférenciers. Ils sont très fidèles à cette proposition de valeur.
Quasiment tous les voyages accompagnés d'un guide-conférencier
TourMaG - Ces résultats, ainsi que votre offre, font-ils de vous les leaders en France sur le marché des voyages culturels, devant Arts et Vie ou encore Clio ?
Hervé Lafont : Clio est effectivement plus petit que nous, presque un quart de notre taille.
Quant à Arts et Vie, je pense que nous avons une taille à peu près similaire. La différence se situe au niveau de l’offre.
98% de nos voyages sont accompagnés d'un guide-conférencier au départ de Paris, qui reste avec les clients durant tout le voyage jusqu’au retour à Paris. Ce sont des guides-conférenciers français très capés, qui ont une connaissance de la destination, de la thématique et qui sont assez connus de nos clients.
Le guide-conférencier apporte vraiment une lecture de bout en bout de la visite, une vue d'ensemble de par le recul qu'il a, de par sa culture française, la littérature, l'histoire française et de la société européenne.
Cela donne un niveau de contenu qui est relativement élevé par rapport à l'industrie du voyage en général. Nous sommes un peu plus haut de gamme sur ce segment-là, et clairement plus haut de gamme en termes de prestations qu’Arts et Vies.
Nous avons une autre particularité : notre offre sur l’Europe est assez significative et diverse, avec des voyages autour de thématiques, d'expositions, de festivals de musique, etc. Nous sommes très présents dans les pays du Sud - Italie, Espagne, Portugal, Grèce -, et puis en Angleterre, en Allemagne, dans tous les pays d'Europe de l'Est.
TourMaG - Et sur la France ?
Hervé Lafont : Nous proposons pas mal d’offres, mais la destination n'est pas numéro 1 chez nous, ni en nombre de pax, ni en chiffre d'affaires, parce qu’il s’agit souvent de séjours beaucoup plus courts, de journées ou bien de festivals sur 3-4 jours.
Et puis, nos clients n'ont pas forcément besoin de partir avec un guide-conférencier en France. Notre valeur ajoutée est peut-être un peu plus faible.
Quant au long-courrier, nous ne commercialisons pas de destinations balnéaires. Nous choisissons des pays dans lesquels il y a une grande authenticité culturelle : la Chine, le Japon, la Corée, le Moyen-Orient avec la Jordanie, l'Arabie Saoudite, l'Égypte, Oman - même si là, ce n'est pas la bonne période -, ou encore l'Ouzbékistan, le Kirghizstan, l'Arménie. Et puis, en Amérique latine : Mexique, Guatemala, Pérou, Colombie.
TourMaG - Quel est votre panier moyen ?
Hervé Lafont : Autour de 3 000 euros par personne.
Hervé Lafont : Clio est effectivement plus petit que nous, presque un quart de notre taille.
Quant à Arts et Vie, je pense que nous avons une taille à peu près similaire. La différence se situe au niveau de l’offre.
98% de nos voyages sont accompagnés d'un guide-conférencier au départ de Paris, qui reste avec les clients durant tout le voyage jusqu’au retour à Paris. Ce sont des guides-conférenciers français très capés, qui ont une connaissance de la destination, de la thématique et qui sont assez connus de nos clients.
Le guide-conférencier apporte vraiment une lecture de bout en bout de la visite, une vue d'ensemble de par le recul qu'il a, de par sa culture française, la littérature, l'histoire française et de la société européenne.
Cela donne un niveau de contenu qui est relativement élevé par rapport à l'industrie du voyage en général. Nous sommes un peu plus haut de gamme sur ce segment-là, et clairement plus haut de gamme en termes de prestations qu’Arts et Vies.
Nous avons une autre particularité : notre offre sur l’Europe est assez significative et diverse, avec des voyages autour de thématiques, d'expositions, de festivals de musique, etc. Nous sommes très présents dans les pays du Sud - Italie, Espagne, Portugal, Grèce -, et puis en Angleterre, en Allemagne, dans tous les pays d'Europe de l'Est.
TourMaG - Et sur la France ?
Hervé Lafont : Nous proposons pas mal d’offres, mais la destination n'est pas numéro 1 chez nous, ni en nombre de pax, ni en chiffre d'affaires, parce qu’il s’agit souvent de séjours beaucoup plus courts, de journées ou bien de festivals sur 3-4 jours.
Et puis, nos clients n'ont pas forcément besoin de partir avec un guide-conférencier en France. Notre valeur ajoutée est peut-être un peu plus faible.
Quant au long-courrier, nous ne commercialisons pas de destinations balnéaires. Nous choisissons des pays dans lesquels il y a une grande authenticité culturelle : la Chine, le Japon, la Corée, le Moyen-Orient avec la Jordanie, l'Arabie Saoudite, l'Égypte, Oman - même si là, ce n'est pas la bonne période -, ou encore l'Ouzbékistan, le Kirghizstan, l'Arménie. Et puis, en Amérique latine : Mexique, Guatemala, Pérou, Colombie.
TourMaG - Quel est votre panier moyen ?
Hervé Lafont : Autour de 3 000 euros par personne.
Le retour de la marque Hémérys, pour les groupes de 8 à 15 personnes
TourMaG - Prévoyez-vous d’ouvrir de nouvelles destinations ?
Hervé Lafont : Nous essayons évidemment de toujours développer de nouvelles destinations, mais aussi, nous voulons élargir le concept de « culture classique ».
La culture classique, ce sont traditionnellement les voyages qu'on fait autour des grands musées, du patrimoine bâti, des grandes expositions, du patrimoine religieux, etc.
Nous conservons cette proposition de valeur, mais en y ajoutant une notion de « connaissance ». Nous proposons donc des voyages autour des jardins, des grandes personnalités historiques, de la littérature, des grandes demeures. Nous élaborons des voyages sur Napoléon en Égypte, par exemple, sur les grands écrivains anglais, etc.
Comme nous avons beaucoup de clients réguliers, il faut créer de la nouveauté. Et puis certaines thématiques ont pour objectif d'aller chercher une clientèle un peu plus jeune, mais pas forcément considérablement plus jeune.
TourMaG - D’autres nouveautés à annoncer ?
Hervé Lafont : 90% de notre activité repose sur le GIR, donc du voyage en petits groupes.
Historiquement, nous avions deux marques : Intermèdes pour le voyage culturel en petits groupes de 12 à 20 personnes, et puis une marque premium qui s'appelait Hémérys pour des groupes entre 8 et 15 personnes.
Et bien, nous relançons cette marque actuellement, avec laquelle nous proposons des prestations un peu plus élevées en termes d'hébergement et autour de la logistique, de la restauration, etc.
Le fait d'être en plus petit groupe est perçu par nos clients comme étant un avantage significatif. Et puis, cela permet, quand on est un plus petit groupe, d’être plus agile pour des visites de villas privées, etc.
TourMaG - Quid des 10% d'activité restants ?
Hervé Lafont : Nous faisons du voyage de groupes à la demande pour beaucoup d'associations culturelles, des alumni de grandes écoles et des entreprises.
C'est quelque chose que nous souhaitons développer, car nous avons de plus en plus de demandes pour réaliser des voyages, toujours avec une thématique culturelle assez forte, mais en mode sur-mesure pour individuels. Notre équipe (Intermèdes compte 60 salariés au total, ndlr) s'est étoffée pour pouvoir répondre à ces demandes.
Hervé Lafont : Nous essayons évidemment de toujours développer de nouvelles destinations, mais aussi, nous voulons élargir le concept de « culture classique ».
La culture classique, ce sont traditionnellement les voyages qu'on fait autour des grands musées, du patrimoine bâti, des grandes expositions, du patrimoine religieux, etc.
Nous conservons cette proposition de valeur, mais en y ajoutant une notion de « connaissance ». Nous proposons donc des voyages autour des jardins, des grandes personnalités historiques, de la littérature, des grandes demeures. Nous élaborons des voyages sur Napoléon en Égypte, par exemple, sur les grands écrivains anglais, etc.
Comme nous avons beaucoup de clients réguliers, il faut créer de la nouveauté. Et puis certaines thématiques ont pour objectif d'aller chercher une clientèle un peu plus jeune, mais pas forcément considérablement plus jeune.
TourMaG - D’autres nouveautés à annoncer ?
Hervé Lafont : 90% de notre activité repose sur le GIR, donc du voyage en petits groupes.
Historiquement, nous avions deux marques : Intermèdes pour le voyage culturel en petits groupes de 12 à 20 personnes, et puis une marque premium qui s'appelait Hémérys pour des groupes entre 8 et 15 personnes.
Et bien, nous relançons cette marque actuellement, avec laquelle nous proposons des prestations un peu plus élevées en termes d'hébergement et autour de la logistique, de la restauration, etc.
Le fait d'être en plus petit groupe est perçu par nos clients comme étant un avantage significatif. Et puis, cela permet, quand on est un plus petit groupe, d’être plus agile pour des visites de villas privées, etc.
TourMaG - Quid des 10% d'activité restants ?
Hervé Lafont : Nous faisons du voyage de groupes à la demande pour beaucoup d'associations culturelles, des alumni de grandes écoles et des entreprises.
C'est quelque chose que nous souhaitons développer, car nous avons de plus en plus de demandes pour réaliser des voyages, toujours avec une thématique culturelle assez forte, mais en mode sur-mesure pour individuels. Notre équipe (Intermèdes compte 60 salariés au total, ndlr) s'est étoffée pour pouvoir répondre à ces demandes.
Un rachat, pourquoi pas ?
TourMaG - Il y a une dizaine d’années, Intermèdes avait racheté Terre Entière, et continue d'ailleurs de recevoir ses clients dans son agence physique du 6e arrondissement de Paris. Puis ce fut au tour de Croisirama. Envisagez-vous aujourd'hui un nouveau rachat ?
Hervé Lafont : Nous sommes à l'écoute, oui, de quelque chose qui fasse sens avec le métier que nous exerçons aujourd'hui.
TourMaG - Au-delà de la vente de voyages, y’a-t-il d’autres moments ou événements qui vous permettent de fédérer votre communauté ?
Hervé Lafont : Nous organisons des événements clients pour présenter nos principales destinations.
Et puis, nous avons lancé une programmation culturelle qui s'appelle « Les Amis d'Intermèdes ». Nous avons confié à une conférencière et une personne de son équipe la mise en place d'une programmation de conférences culturelles tout au long de l'année, qui ont lieu en présentiel et en visio, sur des thématiques qui changent chaque année.
Parmi les thématiques du moment, il y en a une sur « Comment les grandes expositions universelles impactent les villes dans lesquelles elles ont lieu », qui est déclinée en une série de conférences sur toutes les grandes expos universelles de Londres en 1851 à Riyad en 2030.
De même, nous proposons, à l'occasion de l'ouverture du GEM, tout un cycle de conférences sur les dernières recherches et trouvailles en égyptologie.
Cela nous permet de réunir certains de nos clients toutes les semaines, et donc de garder le lien avec eux même quand ils ne voyagent pas avec nous.
Hervé Lafont : Nous sommes à l'écoute, oui, de quelque chose qui fasse sens avec le métier que nous exerçons aujourd'hui.
TourMaG - Au-delà de la vente de voyages, y’a-t-il d’autres moments ou événements qui vous permettent de fédérer votre communauté ?
Hervé Lafont : Nous organisons des événements clients pour présenter nos principales destinations.
Et puis, nous avons lancé une programmation culturelle qui s'appelle « Les Amis d'Intermèdes ». Nous avons confié à une conférencière et une personne de son équipe la mise en place d'une programmation de conférences culturelles tout au long de l'année, qui ont lieu en présentiel et en visio, sur des thématiques qui changent chaque année.
Parmi les thématiques du moment, il y en a une sur « Comment les grandes expositions universelles impactent les villes dans lesquelles elles ont lieu », qui est déclinée en une série de conférences sur toutes les grandes expos universelles de Londres en 1851 à Riyad en 2030.
De même, nous proposons, à l'occasion de l'ouverture du GEM, tout un cycle de conférences sur les dernières recherches et trouvailles en égyptologie.
Cela nous permet de réunir certains de nos clients toutes les semaines, et donc de garder le lien avec eux même quand ils ne voyagent pas avec nous.






Publié par Anaïs Borios 













