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Alix Philipon, présidente APST : "Je ne dis pas que ça va être facile... mais nous allons y arriver !"

L'interview "je ne vous ai rien dit..." par Dominique Gobert



Sacrée bonne femme que cette présidente de l’APST, Alix Philipon (petit patapon, juste pour la faire rire). Avant de parler, elle a préféré agir et sauver l’APST de cette crise « historique » provoquée par la chute de Thomas Cook. Elle a accepté, en exclusivité, de nous en … raconter le récit !


Rédigé par le Vendredi 22 Novembre 2019

"L’APST n’a pas atteint ses limites, non. En revanche, elle a besoin d’un œil extérieur. Je crois, je suis même sûre qu’il faut créer un Comité des risques et que les risques importants puissent être évalués par des gens extérieurs à la profession" - DR
"L’APST n’a pas atteint ses limites, non. En revanche, elle a besoin d’un œil extérieur. Je crois, je suis même sûre qu’il faut créer un Comité des risques et que les risques importants puissent être évalués par des gens extérieurs à la profession" - DR
TourMaG.com - Alix, la chute de Thomas Cook pourrait coûter très cher à l’APST. De l’ordre de plus de 50 millions d’euros…

Alix Philipon : Non, je confirme que ce sera de l’ordre de 45 millions. 44/45 maxi. Je précise que si nous n’avions (APST, ndDG) pas fait partir les clients des TO tiers, cela aurait coûté beaucoup plus cher.

Pour bien comprendre, à la date du 23 septembre, il y avait un total de 49 000 clients, soit ceux qui étaient sur place, soit ceux qui devaient partir, soit ceux qu’il fallait rembourser. Nous avons fait revenir les 11 000 premiers, sans perturber leurs vacances.

Après le 15 novembre, il restait 15 000 clients à faire partir, dont une bonne moitié qui se répartissent entre le 15 novembre et le 31 décembre. A partir de janvier, il restera 7 000 à 7 500 clients à faire partir sur l’année 2020.

TourMaG.com - Donc, vous allez pouvoir franchir le cap sans trop souffrir ?

A.P. : Nous allons trouver des solutions et je reste très optimiste.

TourMaG.com - Dans votre conseil d’administration, la DGE est présente…

A.P. : Effectivement, la DGE participe à tous nos travaux, que ce soient les travaux du bureau qui ont lieu chaque mois, et au conseil d’administration. Sauf que, à partir de 2000, la DGE et ses représentants, auparavant administrateurs, n’ont plus qu’une voix consultative. Je n’étais pas là à l’époque.

"Je ne pensais pas que Thomas Cook tomberait..."

TourMaG.com - L’APST est cependant sous la tutelle de Bercy, qui envoie des représentants chez vous. Dans quelle mesure l’Etat et son Ministère de l’économie a fait… ou pas son boulot ?

A.P. :
Je pense que l’Etat a fait son boulot. Thomas Cook, sa chute, personne ne s’y attendait avant la catastrophe.

En Angleterre non plus, pas plus qu’en Belgique ou en Hollande. J’ai discuté avec mes collègues des autres régions, personne ne s’y attendait. Thomas Cook va coûter cher à tout le monde, pas uniquement au fonds français.

TourMaG.com - Était-ce vraiment malin, bien que vous n’y soyez pour rien, d’être allé « rechercher » Thomas Cook France, alors qu’ils avaient quitté l’APST ?

A.P. :
Ils ont quitté l’APST en 2015. A l’époque, une étude menée par le Cabinet Deloitte avait conforté l’idée qu’on pouvait les reprendre, avec une garantie de la maison-mère, ce qui a été fait.

TourMaG.com - Mais justement, cette fameuse garantie ne représente strictement rien ?

A.P. :
Non, puisque la chute vient de la maison-mère ! Si la France était tombée avant, bien sûr que nous n’aurions pas eu les effets. Malheureusement, je ne pense pas que nous allons récupérer quoi que ce soit !

TourMaG.com - Certes, mais par exemple en Belgique, vos homologues disposaient d’une garantie bancaire… importante ?

A.P. : En partie, c’est vrai.

TourMaG.com - Mais pourquoi ne pas avoir exigé la même chose en France ?

A.P. : C’est comme ça. Sur ce dossier, nous avions la garantie de la maison-mère.

Je ne veux pas critiquer mon prédécesseur, c’est ainsi, d’autant que j’étais déjà administrateur à l’époque. Vous savez, ce sont des décisions de Conseils et de Bureaux, il ne s’agit pas de la décision d’une seule personne.

Dans ce genre de décisions, tout le monde donne son avis et c’est très collectif. C’est fait et je trouve que cela ne sert à rien de revenir sur le passé. Mais jusqu’au dernier moment, je ne pensais pas que Thomas Cook tomberait…

Un Comité des risques totalement indépendant

TourMaG.com - Est-ce que cette institution, l’APST en l’occurrence, n’a pas atteint ses limites ? Ne faudrait-il pas tout rebâtir ?

A.P. : L’Institution n’a pas atteint ses limites, non. En revanche, elle a besoin d’un œil extérieur. Je crois, je suis même sûre qu’il faut créer un Comité des risques et que les risques importants puissent être évalués par des gens extérieurs à la profession.

Peut-être faut-il faire entrer dans ce Comité un banquier, un assureur, que sais-je, mais des intervenants extérieurs.

TourMaG.com - Quand ?

A.P. : Nous allons mettre ça en place dès 2020. Nous étions en train de refaire nos statuts. Nous allons bien entendu remettre ce sujet à l’ordre du jour.

TourMaG.com - Avez-vous évalué le nombre d’adhérents encore à risques ?

A.P. : Vous savez, nous avons 4 analystes financiers qui font ça tous les ans et non, pour répondre à votre question, il ne reste plus de sociétés comme Thomas Cook.

TourMaG.com - N’y a-t-il pas eu une sorte de défaillance dans le suivi des dossiers ? Pour être plus précis, lors de la défaillance de Fram, l’APST a eu très chaud, mais c’étaient des « copains »…

A.P. : C’est pour ça que je pense que le Comité des risques ne doit pas être géré par des gens de la profession, mais par des personnes tierces. C’est un métier où, qu’on le veuille ou non, il y a du copinage, du moins des amitiés de longue date.

Un Comité des grands risques qui serait géré par des personnes extérieures, c’est ce qui serait le mieux. Je pense que maintenant, c’est une nécessité absolue. Nous devons tirer les leçons de cette affaire.

Une contribution qui va bénéficier au client

TourMaG.com - Venons-en à la gestion de cette crise. Vous annoncez un emprunt sur cet immeuble de l’avenue Carnot qui n’est pas fini de payer, il reste encore 7 millions. Quelle va être la hauteur de cet emprunt ?

A.P. : De l’ordre de 15 à 20 millions… minimum.

TourMaG.com - Avant de parler des cotisations à venir, vous envisagez la mise en place d’une « taxe » de 3 euros sur les ventes de voyages…

A.P. : Attention, ce n’est pas une taxe. C’est une contribution à la garantie financière. Et cette contribution va bénéficier au client.

Contrairement à d’autres taxes, telle celle de séjour pour les hôteliers qui ne sert en aucun cas au client. Je précise d’ailleurs que cette « contribution » existe en Angleterre, aux Pays-Bas, dans les pays du Nord et au Canada.

TourMaG.com - Cette contribution reviendrait donc à l’APST ?

A.P. : Elle reviendrait à celui qui l’a collectée. Un adhérent de l’APST va collecter auprès du client. En fait, c’est celui qui facture qui va collecter auprès du client, c’est ce qui me semble le plus logique.

TourMaG.com - Donc l’agent de voyages dans la plupart des cas ?

A.P. : Oui. Ou quand le TO vend directement, lui-même. Celui qui facture au client !

"J’ai une confiance totale" dans les services de Bercy

"Il est certain que cela ne fait jamais plaisir de demander une augmentation des cotisations alors que, depuis que je suis arrivée à la tête de cette association, je me suis toujours efforcée de la faire baisser ! Mais les gens oublient…" - DR
"Il est certain que cela ne fait jamais plaisir de demander une augmentation des cotisations alors que, depuis que je suis arrivée à la tête de cette association, je me suis toujours efforcée de la faire baisser ! Mais les gens oublient…" - DR
TourMaG.com - Mais ce n’est pas forcément évident. Ceux qui ne sont pas adhérents à l’APST par exemple...

A.P. : Ça, c’est un problème qui va relever du législatif. C’est en cours.

En fait, après avoir consulté la DGE, rien ne s’oppose à ce que l’on puisse le faire dans la mesure où l’on collecte et on reverse à l’euro près ! Nous n’avons pas encore déterminé si ce serait un montant fixe, ou un pourcentage, ce qui me parait plus juste, mais c’est mon idée.

Cette contribution serait reversée au garant, quel qu’il soit ! Une agence garantie par Groupama reverserait à Groupama.

Après il s’agit de mettre en place une législation mais j’ai très bon espoir que cela va se faire rapidement.

TourMaG.com - Vous avez vraiment confiance dans les services de Bercy ?

A.P. : Oui, j’ai une confiance totale.

TourMaG.com - Passons au dernier point : la hausse des cotisations…

A.P. : Soyons très clairs : environ 60% de nos adhérents, je parle des agents de voyages uniquement, paient la cotisation minimum, qui était en 2019 de 1 660€.

En l’augmentant de 30%, ce que nous envisageons de faire, cela représente une augmentation de 498€. Soit un peu plus de 2 000€ à l’année.

Moi, par exemple, et ma petite agence, si je ne peux pas assumer ce qui représente environ 40€ de plus par mois, c'est qu'il y a vraiment un problème.

Très en colère contre Axel Mazerolles

TourMaG.com - Puisque vous en parlez, un adhérent, FTI, représenté par son patron en France Axel Mazerolles, s’est répandu chez un de mes confrères en se disant « très en colère ». Vous répondez ?

A.P. : Oui et cela m’a mise aussi très en colère. Ils ne payent que la cotisation minimum, soit 1 660€. Ils ne vendent qu’aux distributeurs.

Quand j’entend Monsieur Mazerolles râler parce qu’il va payer 500€ de plus, je dis qu'il était bien content que nous fassions partir ses clients. Ça m’a énervée.

J’ai vérifié le montant de sa cotisation, je vous assure qu’il paye la cotisation minimum. Une boite comme FTI ! Il aurait pu prendre son téléphone pour me faire part de sa colère…

Ma petite agence de Levallois-Perret va aussi payer 500€ de plus et je suis bien consciente que c’est un effort collectif. Mais au demeurant, la cotisation que les adhérents vont payer en 2020 revient au niveau de ce qu’elle était en 2016. N’oublions pas que, chaque fois que nous l’avons pu, nous avons baissé le montant des cotisations.

TourMaG.com - Vous appelez ces cotisations pour la fin de l’année ?

A.P. : Dès la fin de ce mois, en espérant que nos membres payent dès que possible. Cela ne doit pas impacter les bilans dans la mesure où c’est une charge constatée d’avance et nous souhaitons que chacun s’en acquitte avant le 31 décembre prochain.

Mais il est certain que cela ne fait jamais plaisir de demander une augmentation des cotisations alors que, depuis que je suis arrivée à la tête de cette association, je me suis toujours efforcée de la faire baisser ! Mais les gens oublient…

TourMaG.com - 30% de plus, est-ce suffisant ? N’aurait-il pas mieux valu doubler durant deux ans par exemple ?

A.P. : Non, cela aurait été trop pour une grosse partie de nos adhérents qui sont modestes et qui n’auraient pas eu les moyens d’assumer une telle charge. Je crois que 30% c’est une sage décision.

"Nous allons y arriver, je suis très confiante"

TourMaG.com - Cette augmentation va vous permettre de vous en sortir ?

A.P. :
Plus le crédit que nous avons demandé, oui. Nous allons y arriver, je suis très confiante. Je ne vous dis pas que ça va être facile, mais oui, nous allons y arriver.

Il vaut mieux d’ailleurs parce que si nous n’y arrivons pas, il y a un paquet de professionnels qui ne retrouveraient pas de garantie ailleurs ! Sans oublier tous ces jeunes qui débutent : ils sont plus de 200 chaque année à adhérer à l’APST…

TourMaG.com - Question multiple : ne regrettez-vous pas d’avoir accepté le poste ? Si c’était à refaire, le referiez-vous ? Et enfin, après tout ça, n’auriez-vous pas l’envie de dire « au revoir, je m’en vais » ?

A.P. :
Non, je ne regrette pas. Si c’était à refaire, je referais, sans hésiter. Et je ne vais pas quitter un navire qui prend un peu l’eau.

De toutes façons, nous allons y arriver, j’en suis convaincue. Mais, pour vous rassurer, je n’ai pas l’intention d’occuper le poste jusqu’à 70 ans, nos statuts ne le permettraient pas. Mais après, j’irai m’occuper de mon Afrique et de mes petites filles…

TourMaG.com - Avant de faire tout ça, un autre mandat ?

A.P. :
Statutairement, je peux briguer un autre mandat de trois ans. Et, oui, je pense que je me représenterai. Mais je ne changerai pas les statuts pour faire encore plus ! Lorsque l’on a fait son temps, c’est bien.

"Non, je n'en veux pas à Nicolas Delord..."

TourMaG.com - Travel Team, une possible faillite ?

A.P. :
J’ai entendu des « rumeurs ». Mais tant que les dirigeants ne nous saisissent pas, pas plus d’ailleurs qu’ils ne répondent à nos interrogations, nous ne pouvons pas faire grand-chose. Pour l’instant, nous ne savons rien.

Nous sommes parfaitement capables de gérer 6 à 7 millions d'euros de sinistres par an. Un cas comme Thomas Cook, c’est plus délicat, mais nous gérons plutôt pas mal et nous allons nous en sortir.

TourMaG.com - Ne pensez-vous cas que des assureurs dont c'est le métier s'en seraient mieux sortis ?

A.P. : Mais les assureurs se prennent aussi des défaillances…

TourMaG.com - Ces assureurs, c’est leur métier. Ils sont armés pour assumer des 50 ou 60 millions de risques… Pas vous ?

A.P. : Mais si, c’est le métier. Thomas Cook, c’est le truc qui ne devait pas arriver. Je vous le confirme, je n’y croyais pas. Et en plus, il y a beaucoup moins de sinistres à l’APST que chez les concurrents.

TourMaG.com - Vous en voulez à Nicolas Delord ?

A.P. : Pas du tout. Il a été très correct avec nous. Dès le premier jour, il y a eu une équipe de Thomas Cook France dans nos locaux qui a été remarquable.

Non, je n’en veux absolument pas à Nicolas Delord. Il n’y est pour rien et je pense que lui aussi il souffre d’avoir la moitié de son personnel qui ne va pas retrouver de boulot ! Et je le pense.

Retrouvez toutes les interviews "Je ne vous ai rien dit..." par Dominique Gobert en cliquant sur ce lien.

Dominique Gobert Publié par Dominique Gobert Editorialiste - TourMaG.com
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1.Posté par BERNARD le 22/11/2019 09:52 | Alerter
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Personnellement, je serai pour :

1- Suppression des cotisations par les agences et donc des contre garanties demandées sur des biens personnels
2 - Mise en place d'une contribution au % du dossier pour les clients et collectée par les agences

Le point 2 devant bien sur compenser le point 1...

2.Posté par Le pigeon non voyageur le 22/11/2019 10:49 | Alerter
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Si je compte bien.... il reste encore un nombre conséquent de gens à rembourser (15000 + 11000 + 7500 ne font pas 49000.....). Nous devons donc parler des clients qui auraient du être "opérés" par Jet Tours ? Et bien pour eux, l'APST donne les directives suivantes : faire enregistrer leurs "créances" au mandataire judiciaire chargé de la liquidation de TC, afin qu'elles soient portées au passif de la compagnie......(en aucun cas l'APST ne parle de rembourser les clients , facture à l'appui). Cette même méthode dont M TOPOMAROF (de l'APST), sur RTL a récemment déclaré...." se faire rembourser dans un cas comme ça....je n'y crois pas trop"...........
Elle est bien évasive sur ce sujet Mme PHILIPON....Remarquez que si on ne lui pose pas la question....forcément elle n'a pas à y répondre !

3.Posté par Rial le 22/11/2019 11:37 | Alerter
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Bravo Alix.Alix fait preuve de transparence et d’honnêteté avec une bienveillance générale rare. « Pigeon Voyageurs », on parle de tous les clients directs de TC, tous.Jet Tours ou non.Par ailleurs sur votre question, l’APS n’est pas en charge des creances B to B ni de la faillite generale de TC.Il faut en effet declarer votre creance à l’AJ.Mais Alix n’est pas en charge de ce sujet.
Dans le calcul il semble que on a oublié en effet les departs entre le 01/10 et le 15/11, pur oubli technique.Cette interview est remarquable, bravo à Dominique et à Alix.Un melange d’intelligence et de bienveillance, c’est suffisamment rare pour etre souligné.Et l’universalité de la contribution «  garantie » est bien sur une bonne approche.Cela ne peut pas etre reservé aux seuls adherents de l’APS.Bien à vous tous.JF Rial.

4.Posté par Pierre le 22/11/2019 12:29 | Alerter
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Cela devrait être au cas par cas pour les cotisations, une augmentation de 30% ( soit 42 euros de plus par mois) du jour au lendemain pour les petites structures. Cela ne peut que les fragiliser.
4 analystes financiers qui travaillent sur les dossiers n'ont pas vu venir la faillite de Thomas Cook, alors que moi qui ne le suis pas, en ai eu des échos bien avant. C'est une défaillance inacceptable chez l'APST. Maintenant, nous payons tous les conséquences de ce manque de rigueur. Tout ça doit évoluer et ce, le plus rapidement possible.

5.Posté par mille sabords le 22/11/2019 14:53 | Alerter
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Depuis que la garantie financière de 200 000 euros est devenue illimitée pour des voyages loisirs ( ce qui est une aberration face aux autres corporations aux engagements modérés et limités à 100 000 euros), l 'APST est en danger permanent C'est se voiler la face que de rester optimiste.... Les politesses, les reconnaissances de valeur des personnes , les congratulations intéressées ,le relationnel , la majoration des primes n'y feront rien.
Vu la difficulté de la profession dans laquelle elle est entrée en 2016 via la Directive Européenne qui a imposé la garantie financière illimitée pour les voyages loisirs , et la pleine responsabilité renforcée par le gouvernement dans le code du tourisme, il est souhaitable de confier l'examen des bilans et les projections à des professionnels totalement objectifs qui ne manqueront pas de donner aussi des conseils dont les chefs d'entreprises ont besoin.
Les banquiers ne sont pas les meilleurs, ni ne sont objectifs. Il existe des cabinets spécialisés pour cela .
Il est aussi regrettable pour certains de devoir s'engager sur leurs biens personnels pour pouvoir continuer à travailler !!
travailler ne veut pas dire subir les procédures financières assimilées à un prêt bancaire exigeant une caution ou des biens en contre garantie ! Personne n'est à l'abri d'un incident de parcours involontaire.

6.Posté par Thomas le 29/11/2019 14:37 | Alerter
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Les difficultés rencontrées par l’APST suite à la chute (imprévue et imprévisible ? … cela reste à démontrer mais c’est un autre débat) de Thomas Cook révèlent avant tout la faillite d’un système dont la protection du client final avait pris beaucoup trop d’importance. Pour rappel, l’APST du temps où l’intégralité des fonds déposés n’était pas garantie à 100% avait une certaine tendance à faire les marioles en dénigrant les autres garants et notamment les banques. Ils ont d’ailleurs poussé fort pour pour ces fonds soient intégralement couverts, et en payent aujourd’hui le prix fort. La doctrine du « too big to fail » fonctionne la plupart du temps mais parfois il y a des accidents…
Pour être très clair les banques se sont retirées car elles ont estimé le rapport coût/risques/gains bien trop hasardeux. Les garants autres que l’APST ont musclé leurs conditions pour s’éviter d’avoir à couvrir des « canards boiteux ». L’ASPST quant à elle est restée sur ses bonnes vieilles méthodes à la papa, avec un zest de copinage inclus pour les gens du sérail, que ce soit avec des gros ou des petits, là n’est pas la question (juste que quand c’est un gros qui flanche, ça fait plus mal). Pour illustration l’APST jusqu’à présent ne réclamait pas, contrairement à Groupama, de déclarer le pic d’acompte, il fallait juste donner son volume d’affaire. Il n’y a pas besoin d’être expert ou mathématicien chevronné pour comprendre que le pic d’acompte est une donnée plus qu’essentielle pour couvrir le risque dans pareil contexte de surprotection du client final.
Bref les choses ont mal tourné et le vent tourne lui aussi. Les dirigeants semblent avoir pris conscience d’un certain nombre de problèmes et c’est tant mieux. Par exemple, faire contribuer les clients finaux pour une protection qu’ils ont de fait est plutôt une approche saine. Elle est du moins beaucoup moins malsaine que de tout leur devoir sans rien en échange.
Si ça ne tenait qu’à moi, le client final serait beaucoup, beaucoup, beaucoup moins protégé. Comme dans la vraie vie avec les activités non réglementées. Comme à la banque à partir de leur 100 001ème euros s’ils ont la chance d’avoir cette somme. Perdre des vacances suite à la chute de son voyagiste est désagréable, pénible, contrariant, c’est un fait. Mais bon, on s’en remet, ce n’est pas une maison qu’on a achetée mais juste un voyage… Quant à ceux qui croient que sans ça les clients auraient tout fait de leur coté via internet en faisant tout à la découpe eux-mêmes, je ne suis pas trop convaincu. Dieu merci la clientèle des agences de voyages n’est pas constituée que d’individus qui souhaitent avant tout que leur agent de voyages prenne tous les risques à sa place. Ils achètent plutôt un service, un gain de temps, du conseil.

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