Ressorti de la crise sanitaire sans trop de casse, malgré un statut bien spécifique d'association à but non lucratif qui aurait pu inquiéter, VVF poursuit son bonhomme de chemin, dans un paysage en recomposition.
La chute de Touristra et la réattribution de ses 18 villages vacances ont notamment profité à ses concurrents, comme Miléade ou Léo Lagrange. Qu’à cela ne tienne, le géant du tourisme social n’a pas dévié de sa ligne et affiche une belle vitalité.
Alors qu’avant-crise son chiffre d’affaires plafonnait autour des 80 millions d’euros, sept ans plus tard, il pourrait se rapprocher de la barre symbolique des 100 millions d’euros.
"En 2024, nous avons réalisé 95 millions d’euros de chiffre d’affaires, en légère hausse.
Cette barre des 100 millions n’est pas un objectif en soi : notre priorité, c’est d’être, a minima, à l’équilibre.
Nous avons une stratégie de rénovation de quatre sites par an. C’est notre rythme de croisière. Et avec 90 sites, nous ne pouvons pas attendre. Dans le même temps, nous recherchons de nouvelles destinations, de nouveaux lieux à investir.
Ce sera une constante dans les années qui viennent," nous confie Stéphane le Bihan, le directeur général de VVF Villages.
La chute de Touristra et la réattribution de ses 18 villages vacances ont notamment profité à ses concurrents, comme Miléade ou Léo Lagrange. Qu’à cela ne tienne, le géant du tourisme social n’a pas dévié de sa ligne et affiche une belle vitalité.
Alors qu’avant-crise son chiffre d’affaires plafonnait autour des 80 millions d’euros, sept ans plus tard, il pourrait se rapprocher de la barre symbolique des 100 millions d’euros.
"En 2024, nous avons réalisé 95 millions d’euros de chiffre d’affaires, en légère hausse.
Cette barre des 100 millions n’est pas un objectif en soi : notre priorité, c’est d’être, a minima, à l’équilibre.
Nous avons une stratégie de rénovation de quatre sites par an. C’est notre rythme de croisière. Et avec 90 sites, nous ne pouvons pas attendre. Dans le même temps, nous recherchons de nouvelles destinations, de nouveaux lieux à investir.
Ce sera une constante dans les années qui viennent," nous confie Stéphane le Bihan, le directeur général de VVF Villages.
VVF : des rénovations sans monter en gamme, "ce n’est pas notre objectif"
Ces dix dernières années, VVF a investi 130 millions d’euros pour moderniser ses villages.
Un vaste plan qui ne s’arrête pas là, puisque le rythme des rénovations reste soutenu, tout comme la recherche de nouveaux lieux, afin de prendre en compte le changement climatique et les nouvelles habitudes des Français.
"Nous ne montons pas en gamme, ce n’est pas notre objectif, mais nous voulons améliorer nos services. Nous repensons nos espaces communs pour qu’ils soient plus accueillants et cosy, et nous avons une approche raisonnée de l’efficacité énergétique.
Nous travaillons sur des destinations qui ont des enjeux d’accessibilité, avec une offre 3 étoiles.
Nous évitons les lieux frappés par le surtourisme, sauf s’il y a des besoins particuliers. Nous privilégions des territoires un peu moins fréquentés, mais qui ont besoin de faire vivre l’économie locale.
Notre particularité est d’ouvrir relativement longtemps dans l’année, en moyenne sept mois, et nous suivons les attentes des clients. Dans 60% des cas, nos villages vacances sont les seuls hébergeurs de la destination, nous agissons un peu comme l’office de tourisme.
Nous voulons que les vacances que nous proposons aient du sens et qu’elles fassent la part belle aux territoires dans lesquels nos établissements sont implantés," nous explique le responsable.
A lire : L’hébergeur VVF dresse un bilan de deux années lors de son AG
Jusque-là assez peu présent en Bretagne, VVF tente de se redéployer dans ce territoire, une terre de plus en plus demandée, notamment en raison du réchauffement climatique.
Un vaste plan qui ne s’arrête pas là, puisque le rythme des rénovations reste soutenu, tout comme la recherche de nouveaux lieux, afin de prendre en compte le changement climatique et les nouvelles habitudes des Français.
"Nous ne montons pas en gamme, ce n’est pas notre objectif, mais nous voulons améliorer nos services. Nous repensons nos espaces communs pour qu’ils soient plus accueillants et cosy, et nous avons une approche raisonnée de l’efficacité énergétique.
Nous travaillons sur des destinations qui ont des enjeux d’accessibilité, avec une offre 3 étoiles.
Nous évitons les lieux frappés par le surtourisme, sauf s’il y a des besoins particuliers. Nous privilégions des territoires un peu moins fréquentés, mais qui ont besoin de faire vivre l’économie locale.
Notre particularité est d’ouvrir relativement longtemps dans l’année, en moyenne sept mois, et nous suivons les attentes des clients. Dans 60% des cas, nos villages vacances sont les seuls hébergeurs de la destination, nous agissons un peu comme l’office de tourisme.
Nous voulons que les vacances que nous proposons aient du sens et qu’elles fassent la part belle aux territoires dans lesquels nos établissements sont implantés," nous explique le responsable.
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Jusque-là assez peu présent en Bretagne, VVF tente de se redéployer dans ce territoire, une terre de plus en plus demandée, notamment en raison du réchauffement climatique.
VVF à la montagne : "Nous ne cherchons pas à monter en altitude, mais plutôt à descendre"
Quant à la montagne, elle est aussi au cœur des préoccupations de l’acteur, mais avec une ambition bien différente des autres marques de villages vacances.
"Nous ne cherchons pas à monter en altitude, mais plutôt à descendre. Cela peut paraître bizarre, mais nous cherchons à nous implanter dans des stations-villages qui marchent aussi bien en hiver qu’en été, car notre enjeu est d’être ouverts toute l’année, sur les quatre saisons.
Le ski est toujours présent, mais la saison est de plus en plus aléatoire. Et ce que viennent chercher les clients, ce n’est pas uniquement ça : c’est plutôt la vie de village.
Nous accompagnons les stations qui se diversifient, comme Val Cenis, où nous avons deux sites," explique le dirigeant.
Pour VVF, la montagne ne se vit pas seulement avec un casque et une combinaison de ski. C’est avant tout un cadre de vie et des paysages ressourçants.
Qu’il y ait de la neige ou pas, l’attraction de la montagne restera, a fortiori dans une France qui se réchauffe plus vite que le reste de la planète.
Ces territoires pourraient alors devenir des îlots de fraîcheur dans un pays en surchauffe, mais aussi des réserves de biodiversité et d'un certain art de vivre, en reconnexion avec la nature.
De plus, ces stations de moyenne montagne offrent aussi des tarifs plus accessibles, aussi bien pour la clientèle que pour les promoteurs.
Ce n’est pas la seule façon pour l'opérateur de se démarquer dans un écosystème très concurrentiel.
"Contrairement à d’autres, nous avons pris le parti de faire venir nos clients dans nos villages vacances de différentes manières : ils peuvent choisir le séjour tout inclus, ou alors juste la résidence, ou même une formule hôtelière.
C’est une consommation à la carte qui correspond bien aux attentes des familles d’aujourd’hui. Nous voulons répondre à toutes les générations."
"Nous ne cherchons pas à monter en altitude, mais plutôt à descendre. Cela peut paraître bizarre, mais nous cherchons à nous implanter dans des stations-villages qui marchent aussi bien en hiver qu’en été, car notre enjeu est d’être ouverts toute l’année, sur les quatre saisons.
Le ski est toujours présent, mais la saison est de plus en plus aléatoire. Et ce que viennent chercher les clients, ce n’est pas uniquement ça : c’est plutôt la vie de village.
Nous accompagnons les stations qui se diversifient, comme Val Cenis, où nous avons deux sites," explique le dirigeant.
Pour VVF, la montagne ne se vit pas seulement avec un casque et une combinaison de ski. C’est avant tout un cadre de vie et des paysages ressourçants.
Qu’il y ait de la neige ou pas, l’attraction de la montagne restera, a fortiori dans une France qui se réchauffe plus vite que le reste de la planète.
Ces territoires pourraient alors devenir des îlots de fraîcheur dans un pays en surchauffe, mais aussi des réserves de biodiversité et d'un certain art de vivre, en reconnexion avec la nature.
De plus, ces stations de moyenne montagne offrent aussi des tarifs plus accessibles, aussi bien pour la clientèle que pour les promoteurs.
Ce n’est pas la seule façon pour l'opérateur de se démarquer dans un écosystème très concurrentiel.
"Contrairement à d’autres, nous avons pris le parti de faire venir nos clients dans nos villages vacances de différentes manières : ils peuvent choisir le séjour tout inclus, ou alors juste la résidence, ou même une formule hôtelière.
C’est une consommation à la carte qui correspond bien aux attentes des familles d’aujourd’hui. Nous voulons répondre à toutes les générations."
VVF vise la "création d’un fonds d’impact pour soutenir l’investissement"
"Nous allons ouvrir un village vacances dans la ville en partenariat avec le Stade Rochelais," annonce Stéphane Le Bihan (VVF) - Crédit photo : VVF
Et pour assurer sa viabilité dans le temps, l’association n’est pas restée les bras croisés. Elle a aussi opéré un rafraîchissement complet de son écosystème digital. Les équipes ayant une moyenne d’âge de 27 ans, il a fallu donc adapter les outils numériques à leurs nouveaux besoins, et aussi à ceux des clients.
A lire : Emploi VVF : "Les aspirations des saisonniers ont changé"
N’étant plus réservé aux seuls CSE, VVF a aussi démultiplié les canaux de distribution, notamment via les agences de voyages.
"Tout notre stock n’était pas disponible en temps réel, c’est désormais le cas. Un rafraîchissement qui doit répondre aussi aux nouveaux modes de consommation. Les Français sont plus nomades durant leurs vacances, réservant trois jours dans un camping et quatre jours dans un autre.
D’ailleurs, nous développons nos villages campings. De plus, nous travaillons la thématique de nos villages vacances autour de la nature et du sport. Cela fonctionne bien et, surtout, cela permet de renouveler la clientèle."
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N’étant plus réservé aux seuls CSE, VVF a aussi démultiplié les canaux de distribution, notamment via les agences de voyages.
"Tout notre stock n’était pas disponible en temps réel, c’est désormais le cas. Un rafraîchissement qui doit répondre aussi aux nouveaux modes de consommation. Les Français sont plus nomades durant leurs vacances, réservant trois jours dans un camping et quatre jours dans un autre.
D’ailleurs, nous développons nos villages campings. De plus, nous travaillons la thématique de nos villages vacances autour de la nature et du sport. Cela fonctionne bien et, surtout, cela permet de renouveler la clientèle."
VVF : "nous allons ouvrir un village vacances en pleine ville, avec le Stade Rochelais"
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Et ce renouvellement ne s’arrête pas là, car VVF ouvre une nouvelle phase de son développement.
Il y a quelques jours, ses dirigeants se sont rendus à La Rochelle pour poser les premières pierres d’un établissement pas comme les autres.
"Nous allons ouvrir un village vacances dans la ville. Il ouvrira dans 18 mois, il est actuellement en cours de rénovation.
Cette ouverture se fera en partenariat avec le Stade Rochelais. Une partie du site sera dédiée à l'hébergement de jeunes sportifs du club de rugby et de basket de la ville. Le Village de la Baie des sports se situe à côté du Stade, sur le bord de mer.
Ce sera un lieu de rendez-vous pour tous les vacanciers, en juillet et en août, mais surtout un lieu de rendez-vous pour toutes les familles, tous les sportifs. Il sera doté d'une brasserie qui ouvrira sur le quartier et qui organisera des évènements et des after matchs," nous dévoile Stéphane Lebihan.
L’investissement, chiffré à 20 millions d’euros, a été rendu possible grâce au soutien de la SEM patrimoniale du département de Charente-Maritime, de la Banque des Territoires, ainsi que grâce aux moyens mis par VVF et le Stade Rochelais.
Ce nouveau modèle, ouvert toute l’année, va permettre de rafraîchir un peu l’image de marque de l’opérateur. L’usage est prévu pour 30 ans.
Plus urbain, plus contemporain aussi, le Village de la Baie des Sports va devenir le nouvel étendard de l’association, et prouver, une nouvelle fois, que ne pas être une entreprise "classique" n’a rien de sclérosant.
"Nous créons une destination à part entière : voilà le changement.
Plus globalement, le tourisme social fait face à deux défis, celui de la visibilité de son offre, tandis que peu de gens connaissent notre rapport qualité-prix et le très haut niveau de satisfaction que nous avons, et celui de l’investissement, car nous sommes limités.
Nous faisons aussi face à une lourdeur administrative. Il nous faut des outils simples et pratiques, pensés sur le long terme," conclut le directeur général de VVF Villages.
Comme quoi, le tourisme social est toujours bien vivant, même 90 ans après l'invention des congés payés !
Il y a quelques jours, ses dirigeants se sont rendus à La Rochelle pour poser les premières pierres d’un établissement pas comme les autres.
"Nous allons ouvrir un village vacances dans la ville. Il ouvrira dans 18 mois, il est actuellement en cours de rénovation.
Cette ouverture se fera en partenariat avec le Stade Rochelais. Une partie du site sera dédiée à l'hébergement de jeunes sportifs du club de rugby et de basket de la ville. Le Village de la Baie des sports se situe à côté du Stade, sur le bord de mer.
Ce sera un lieu de rendez-vous pour tous les vacanciers, en juillet et en août, mais surtout un lieu de rendez-vous pour toutes les familles, tous les sportifs. Il sera doté d'une brasserie qui ouvrira sur le quartier et qui organisera des évènements et des after matchs," nous dévoile Stéphane Lebihan.
L’investissement, chiffré à 20 millions d’euros, a été rendu possible grâce au soutien de la SEM patrimoniale du département de Charente-Maritime, de la Banque des Territoires, ainsi que grâce aux moyens mis par VVF et le Stade Rochelais.
Ce nouveau modèle, ouvert toute l’année, va permettre de rafraîchir un peu l’image de marque de l’opérateur. L’usage est prévu pour 30 ans.
Plus urbain, plus contemporain aussi, le Village de la Baie des Sports va devenir le nouvel étendard de l’association, et prouver, une nouvelle fois, que ne pas être une entreprise "classique" n’a rien de sclérosant.
"Nous créons une destination à part entière : voilà le changement.
Plus globalement, le tourisme social fait face à deux défis, celui de la visibilité de son offre, tandis que peu de gens connaissent notre rapport qualité-prix et le très haut niveau de satisfaction que nous avons, et celui de l’investissement, car nous sommes limités.
Nous faisons aussi face à une lourdeur administrative. Il nous faut des outils simples et pratiques, pensés sur le long terme," conclut le directeur général de VVF Villages.
Comme quoi, le tourisme social est toujours bien vivant, même 90 ans après l'invention des congés payés !







Publié par Romain Pommier 












