Air France-KLM signe en 2025 un résultat opérationnel historique de 2 milliards d’euros - Depositphotos.com @PhotographerFromAmsterdam
Air France-KLM a publié, ce jeudi 19 février 2026, ses résultats annuels 2025 marqués par une performance inédite.
Le groupe franchit la barre des 2 milliards d’euros de résultat opérationnel, en hausse de 403 millions d’euros par rapport à 2024. La marge opérationnelle progresse d’un point, à 6,1%.
Le chiffre d’affaires s’établit à 33 milliards d’euros, en hausse de 4,9% (+6,2% à change constant), porté par le trafic passagers, l’activité de maintenance et la montée en puissance de Transavia.
En 2025, le groupe a transporté 102,8 millions de passagers (+5%), avec une capacité en hausse de 4,9%. Le trafic progresse de 4,3%, mais le taux de remplissage recule légèrement à 87,2% (-0,5 point).
La recette unitaire augmente de 1% à taux de change constant, soutenue par la performance du trafic passagers (+2%), notamment grâce à la montée en gamme des cabines premium. En revanche, Transavia voit sa recette unitaire reculer de 1,7%.
Le coût unitaire, hors carburant et change constants, progresse de 1,2% sur l’année, reflétant une gestion jugée "disciplinée" des coûts, malgré la hausse des redevances aéroportuaires, des charges de contrôle aérien et les investissements liés à la premiumisation.
Le groupe franchit la barre des 2 milliards d’euros de résultat opérationnel, en hausse de 403 millions d’euros par rapport à 2024. La marge opérationnelle progresse d’un point, à 6,1%.
Le chiffre d’affaires s’établit à 33 milliards d’euros, en hausse de 4,9% (+6,2% à change constant), porté par le trafic passagers, l’activité de maintenance et la montée en puissance de Transavia.
En 2025, le groupe a transporté 102,8 millions de passagers (+5%), avec une capacité en hausse de 4,9%. Le trafic progresse de 4,3%, mais le taux de remplissage recule légèrement à 87,2% (-0,5 point).
La recette unitaire augmente de 1% à taux de change constant, soutenue par la performance du trafic passagers (+2%), notamment grâce à la montée en gamme des cabines premium. En revanche, Transavia voit sa recette unitaire reculer de 1,7%.
Le coût unitaire, hors carburant et change constants, progresse de 1,2% sur l’année, reflétant une gestion jugée "disciplinée" des coûts, malgré la hausse des redevances aéroportuaires, des charges de contrôle aérien et les investissements liés à la premiumisation.
Un quatrième trimestre contrasté, mais une trésorerie solide
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Au quatrième trimestre 2025, le résultat opérationnel ressort à 393 millions d’euros, globalement stable sur un an, pour une marge de 4,8%.
La recette unitaire du groupe recule de 0,5 % à change constant, pénalisée par le cargo (-10,7%) et Transavia (-6,3%), partiellement compensés par la bonne tenue du réseau Passage (+2,2%).
Les performances sont notamment solides sur l’Atlantique Nord, l’Amérique latine et l’Asie, tandis que l’Afrique a été impactée par un contexte électoral et des restrictions de visas vers les États-Unis.
Le flux de trésorerie libre d’exploitation atteint 2 milliards d’euros, et le flux de trésorerie libre ajusté récurrent ressort à 1,03 milliard d’euros, en forte progression sur un an.
La dette nette s’établit à 8,4 milliards d’euros, avec un ratio dette nette/EBITDA courant stable à 1,7x, dans la fourchette cible du groupe (1,5x à 2,0x). Les liquidités atteignent 9,4 milliards d’euros à fin décembre 2025.
Air France-KLM a par ailleurs poursuivi l’optimisation de sa structure financière en remboursant et refinançant plusieurs instruments obligataires en 2025, avant une nouvelle émission obligataire de 650 millions d’euros début janvier 2026.
La recette unitaire du groupe recule de 0,5 % à change constant, pénalisée par le cargo (-10,7%) et Transavia (-6,3%), partiellement compensés par la bonne tenue du réseau Passage (+2,2%).
Les performances sont notamment solides sur l’Atlantique Nord, l’Amérique latine et l’Asie, tandis que l’Afrique a été impactée par un contexte électoral et des restrictions de visas vers les États-Unis.
Le flux de trésorerie libre d’exploitation atteint 2 milliards d’euros, et le flux de trésorerie libre ajusté récurrent ressort à 1,03 milliard d’euros, en forte progression sur un an.
La dette nette s’établit à 8,4 milliards d’euros, avec un ratio dette nette/EBITDA courant stable à 1,7x, dans la fourchette cible du groupe (1,5x à 2,0x). Les liquidités atteignent 9,4 milliards d’euros à fin décembre 2025.
Air France-KLM a par ailleurs poursuivi l’optimisation de sa structure financière en remboursant et refinançant plusieurs instruments obligataires en 2025, avant une nouvelle émission obligataire de 650 millions d’euros début janvier 2026.
Renouvellement de flotte et transition environnementale
Sur le plan stratégique, le groupe a annoncé son intention de porter sa participation dans la compagnie scandinave SAS de 19,9% à 60,5%, sous réserve des autorisations réglementaires. L’État danois conserverait 26,4% du capital.
Air France-KLM a également acquis une participation de 2,3% dans WestJet, aux côtés de Delta Air Lines et Korean Air, renforçant ainsi son ancrage en Amérique du Nord.
Le renouvellement de la flotte constitue un axe structurant du plan de transition du groupe. À fin 2025, 35% de la flotte est composée d’avions de nouvelle génération (+8 points sur un an). L’objectif est d’atteindre jusqu’à 80 % d’ici 2030.
L’incorporation de carburant d’aviation durable (SAF) atteint 2,9% de la consommation totale (244 000 tonnes), soit un niveau supérieur aux obligations réglementaires européennes (environ 1,2%). Le groupe vise jusqu’à 10 % de SAF en 2030.
L’intensité carbone (913 gCO₂eq/TKT) recule de 1,6% sur un an. Toutefois, Air France-KLM n’a pas atteint l’objectif de réduction de 10% par rapport à 2019 fixé dans le cadre de ses obligations liées au développement durable, ce qui entraînera un surcoût financier estimé à 7,5 millions d’euros.
Air France-KLM a également acquis une participation de 2,3% dans WestJet, aux côtés de Delta Air Lines et Korean Air, renforçant ainsi son ancrage en Amérique du Nord.
Le renouvellement de la flotte constitue un axe structurant du plan de transition du groupe. À fin 2025, 35% de la flotte est composée d’avions de nouvelle génération (+8 points sur un an). L’objectif est d’atteindre jusqu’à 80 % d’ici 2030.
L’incorporation de carburant d’aviation durable (SAF) atteint 2,9% de la consommation totale (244 000 tonnes), soit un niveau supérieur aux obligations réglementaires européennes (environ 1,2%). Le groupe vise jusqu’à 10 % de SAF en 2030.
L’intensité carbone (913 gCO₂eq/TKT) recule de 1,6% sur un an. Toutefois, Air France-KLM n’a pas atteint l’objectif de réduction de 10% par rapport à 2019 fixé dans le cadre de ses obligations liées au développement durable, ce qui entraînera un surcoût financier estimé à 7,5 millions d’euros.
Perspectives 2026 : croissance mesurée et discipline des coûts
Pour 2026, le groupe prévoit une capacité en hausse de 3 à 5%, dont environ +4% sur le long-courrier et +10% pour Transavia.
Le coût unitaire devrait évoluer entre 0% et +2% (dont +0,5% lié à la premiumisation). Les investissements nets sont attendus autour de 3 milliards d’euros.
À plus long terme, le groupe vise une marge opérationnelle supérieure à 8% à horizon 2028, un flux de trésorerie libre significativement positif et un levier d’endettement compatible avec une notation "investment grade".
Début janvier 2026, des conditions météorologiques extrêmes à Amsterdam et Paris devraient toutefois impacter le résultat opérationnel du premier trimestre à hauteur d’environ 90 millions d’euros.
Malgré un environnement qualifié de "difficile" par son directeur général, Benjamin Smith, Air France-KLM estime aborder 2026 "avec confiance", misant sur la poursuite de la montée en gamme, la discipline financière et l’accélération de la transformation du groupe.
Le coût unitaire devrait évoluer entre 0% et +2% (dont +0,5% lié à la premiumisation). Les investissements nets sont attendus autour de 3 milliards d’euros.
À plus long terme, le groupe vise une marge opérationnelle supérieure à 8% à horizon 2028, un flux de trésorerie libre significativement positif et un levier d’endettement compatible avec une notation "investment grade".
Début janvier 2026, des conditions météorologiques extrêmes à Amsterdam et Paris devraient toutefois impacter le résultat opérationnel du premier trimestre à hauteur d’environ 90 millions d’euros.
Malgré un environnement qualifié de "difficile" par son directeur général, Benjamin Smith, Air France-KLM estime aborder 2026 "avec confiance", misant sur la poursuite de la montée en gamme, la discipline financière et l’accélération de la transformation du groupe.






Publié par Amelia Brille 













