Serge Papin, Ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat - Photo : PB
"Dans l'économie française, on n'est jamais à l'abri d'une bonne nouvelle".
C'est sur ce trait d'humour que Serge Papin, Ministre du tourisme, a débuté, jeudi 19 février 2026, en présence de Christian Mantei et d'Adam Oubuih, les dirigeants d'Atout France, la présentation à la presse du bilan touristique de la France en 2025.
La "bonne nouvelle", c'est que, selon les chiffres qui viennent de tomber, la France est restée leader mondial avec 102 millions d'arrivées internationales l'an dernier, soit 2 millions de plus qu'en 2024.
La croissance atteint "3% par rapport à 2024, et 13% par rapport à 2019", a précisé Adam Oubuih, directeur général d’Atout France.
Parmi les clientèles en progression figurent les Européens (Italiens, Espagnols, Belges, Néerlandais, Allemands) et aussi les Etats-Uniens qui sont venus en force (plus de 10%) l'an dernier.
Ces visiteurs internationaux ont dépensé le "record historique" de 77,5 milliards d'euros sur notre territoire, soit +9% par rapport à 2024 et +37% par rapport à 2019.
"Cette croissance presque à deux chiffres montre que notre pays continue d'attirer", a commenté Serge Papin, avant de dire "bravo" aux acteurs du tourisme français. Et d'ajouter : "nous avons de quoi être fiers, collectivement".
A noter cependant qu'en 2025, tout en restant très positive, la contribution de l'industrie du tourisme à la balance des paiements s'est seulement établie à 20,1 milliards d'euros car, les Français ont effectué davantage de voyages hors de nos frontières, dépensant à l'étranger 57,4 milliards d'euros (+4% versus 2024).
C'est sur ce trait d'humour que Serge Papin, Ministre du tourisme, a débuté, jeudi 19 février 2026, en présence de Christian Mantei et d'Adam Oubuih, les dirigeants d'Atout France, la présentation à la presse du bilan touristique de la France en 2025.
La "bonne nouvelle", c'est que, selon les chiffres qui viennent de tomber, la France est restée leader mondial avec 102 millions d'arrivées internationales l'an dernier, soit 2 millions de plus qu'en 2024.
La croissance atteint "3% par rapport à 2024, et 13% par rapport à 2019", a précisé Adam Oubuih, directeur général d’Atout France.
Parmi les clientèles en progression figurent les Européens (Italiens, Espagnols, Belges, Néerlandais, Allemands) et aussi les Etats-Uniens qui sont venus en force (plus de 10%) l'an dernier.
Ces visiteurs internationaux ont dépensé le "record historique" de 77,5 milliards d'euros sur notre territoire, soit +9% par rapport à 2024 et +37% par rapport à 2019.
"Cette croissance presque à deux chiffres montre que notre pays continue d'attirer", a commenté Serge Papin, avant de dire "bravo" aux acteurs du tourisme français. Et d'ajouter : "nous avons de quoi être fiers, collectivement".
A noter cependant qu'en 2025, tout en restant très positive, la contribution de l'industrie du tourisme à la balance des paiements s'est seulement établie à 20,1 milliards d'euros car, les Français ont effectué davantage de voyages hors de nos frontières, dépensant à l'étranger 57,4 milliards d'euros (+4% versus 2024).
En termes de recettes touristiques, l'Espagne toujours devant
De gauche à droite, Christian Mantei (président du CA d'Atout France), Serge Papin et Adam Oubuih, directeur général d'Atout France - Photo : PB
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Si la France continue de dépasser l'Espagne en matière d'arrivées internationales, l'Espagne continue, en revanche, de la distancer très largement en matière de recettes touristiques internationales avec 99 milliards d'euros engrangés entre janvier et fin novembre 2025.
Et ceci alors même qu'en France, la dépense moyenne par touriste international a progressé de 7% en 2025, pour atteindre 760€ par jour.
Plutôt que de s'appesantir sur ce point délicat, le secrétaire d'Etat au tourisme s'est employé à souligner que l'écart entre les deux pays s'est stabilisé en 2025.
Certes, comme l'a dit Serge Papin, "l'Espagne est seulement un pays de destination, alors que la France est aussi un pays de passage".
Il n'en reste pas moins que pour tenir l'objectif fixé pour 2030 par l'ex-Premier ministre François Bayrou, à savoir 100 milliards de recettes touristiques internationales, la France devra mettre les bouchées doubles, notamment pour augmenter la durée de séjour des étrangers qui passent sur son territoire.
Il lui faudra notamment développer une "'stratégie offensive" pour continuer, comme en 2025, à accroître les recettes plus vite que le nombre de visiteurs.
Pour que la France devienne plus performante, Serge Papin a, par ailleurs, rappelé les quatre priorités retenues :
- diversifier nos filières et notamment développer davantage le tourisme de savoir-faire, le tourisme mémoriel, l’œnotourisme et l’agritourisme ;
- simplifier certains aspects de notre réglementation afin de supprimer des obstacles (comme par exemple, la nouvelle définition des tentes de camping ou le récent assouplissement des règles d’acompte en locations saisonnières porté de 6 à 12 mois) ;
- favoriser le recrutement notamment en faisant "mieux connaître les ascensions sociales extraordinaires, les carrières internationales, les trajectoires entrepreneuriales puissantes" offertes par les métiers du tourisme ;
-enfin, "faire du tourisme durable notre avantage compétitif majeur" et de la France "la destination durable de référence mondiale".
Et ceci alors même qu'en France, la dépense moyenne par touriste international a progressé de 7% en 2025, pour atteindre 760€ par jour.
Plutôt que de s'appesantir sur ce point délicat, le secrétaire d'Etat au tourisme s'est employé à souligner que l'écart entre les deux pays s'est stabilisé en 2025.
Certes, comme l'a dit Serge Papin, "l'Espagne est seulement un pays de destination, alors que la France est aussi un pays de passage".
Il n'en reste pas moins que pour tenir l'objectif fixé pour 2030 par l'ex-Premier ministre François Bayrou, à savoir 100 milliards de recettes touristiques internationales, la France devra mettre les bouchées doubles, notamment pour augmenter la durée de séjour des étrangers qui passent sur son territoire.
Il lui faudra notamment développer une "'stratégie offensive" pour continuer, comme en 2025, à accroître les recettes plus vite que le nombre de visiteurs.
Pour que la France devienne plus performante, Serge Papin a, par ailleurs, rappelé les quatre priorités retenues :
- diversifier nos filières et notamment développer davantage le tourisme de savoir-faire, le tourisme mémoriel, l’œnotourisme et l’agritourisme ;
- simplifier certains aspects de notre réglementation afin de supprimer des obstacles (comme par exemple, la nouvelle définition des tentes de camping ou le récent assouplissement des règles d’acompte en locations saisonnières porté de 6 à 12 mois) ;
- favoriser le recrutement notamment en faisant "mieux connaître les ascensions sociales extraordinaires, les carrières internationales, les trajectoires entrepreneuriales puissantes" offertes par les métiers du tourisme ;
-enfin, "faire du tourisme durable notre avantage compétitif majeur" et de la France "la destination durable de référence mondiale".
Une capacité inégale à faire vivre les territoires
Les régions concentrent inégalement les hébergements touristiques (Source Insee) - Photo PB
D'autres chiffres clés présentés ce jeudi par Serge Papin, Christian Mantei et Adam Oubuih, respectivement ministre du tourisme, président du conseil d'administration et directeur général d'Atout France, montrent la capacité de l'industrie touristique à soutenir l'économie française grâce, notamment, à une consommation touristique totale chiffrée par l'Insee à 222 milliards d'euros.
L'an dernier, la France a notamment enregistré 1,6 milliard de nuitées touristiques (dont 743 millions ont été réalisées par des touristes étrangers) : un peu plus de la moitié de ces nuitées (850 millions très exactement) ont été observées dans le secteur marchand.
Cependant, si la France (Métropole et Outre-mer) est restée la destination privilégiée des Français, si tous les coins de France sont instagrammables comme l'a souligné Serge Papin, les chiffres du nombre de nuitées marchandes disent, une fois encore, l'inégale capacité de l'industrie touristique française à faire vivre les territoires.
Si "toutes les régions sont en hausse", comme l'a souligné Christian Mantei, "les quatre régions du sud de la France restent le principal moteur". Elles ont en effet concentré 51% des nuitées marchandes.
De leur côté, Paris et l'Île-de-France ont représenté 17% des nuitées marchandes. A noter toutefois que les régions du nord du pays ont réalisé de meilleures performances en 2025.
A noter également : la location touristique représente le premier mode d'hébergement marchand des clientèles françaises et internationales (18% du total des nuitées). Entre 2019 et 2025, les réservations sur les plateformes ont progressé de 82%. "Un enjeu de taille", a souligné Serge Papin.
L'an dernier, la France a notamment enregistré 1,6 milliard de nuitées touristiques (dont 743 millions ont été réalisées par des touristes étrangers) : un peu plus de la moitié de ces nuitées (850 millions très exactement) ont été observées dans le secteur marchand.
Cependant, si la France (Métropole et Outre-mer) est restée la destination privilégiée des Français, si tous les coins de France sont instagrammables comme l'a souligné Serge Papin, les chiffres du nombre de nuitées marchandes disent, une fois encore, l'inégale capacité de l'industrie touristique française à faire vivre les territoires.
Si "toutes les régions sont en hausse", comme l'a souligné Christian Mantei, "les quatre régions du sud de la France restent le principal moteur". Elles ont en effet concentré 51% des nuitées marchandes.
De leur côté, Paris et l'Île-de-France ont représenté 17% des nuitées marchandes. A noter toutefois que les régions du nord du pays ont réalisé de meilleures performances en 2025.
A noter également : la location touristique représente le premier mode d'hébergement marchand des clientèles françaises et internationales (18% du total des nuitées). Entre 2019 et 2025, les réservations sur les plateformes ont progressé de 82%. "Un enjeu de taille", a souligné Serge Papin.
Pour 2026, des perspectives encourageantes
La France est restée leader mondial avec 102 millions d'arrivées internationales l'an dernier, soit 2 millions de plus qu'en 2024 - DepositPhotos.com, cunaplus
Pour 2026, les perspectives sont encourageantes.
En ce début d'année, les Français privilégient la France pour leurs vacances et même la proximité (30% des partants opteront pour un séjour dans leur région), ce qui n'empêche pas les intentions de séjour à l'étranger de progresser de nouveau de 4% par rapport à 2025.
Côté visiteurs internationaux, le début de l'année se présente bien avec des réservations aérienne en forte hausse : Mexique (+19%), Chine (+17%), Canada (+7%) et Espagne (+8%).
Par ailleurs, les destinations françaises de montagne devraient de nouveau afficher de bons résultats, avec une hausse de 1,3 point des taux d'occupation prévisionnels sur l'ensemble des hébergements pour la saison 2025-26.
En ce début d'année, les Français privilégient la France pour leurs vacances et même la proximité (30% des partants opteront pour un séjour dans leur région), ce qui n'empêche pas les intentions de séjour à l'étranger de progresser de nouveau de 4% par rapport à 2025.
Côté visiteurs internationaux, le début de l'année se présente bien avec des réservations aérienne en forte hausse : Mexique (+19%), Chine (+17%), Canada (+7%) et Espagne (+8%).
Par ailleurs, les destinations françaises de montagne devraient de nouveau afficher de bons résultats, avec une hausse de 1,3 point des taux d'occupation prévisionnels sur l'ensemble des hébergements pour la saison 2025-26.
Un portail unique pour les aides au départ en vacances
La joie affichée par Serge Papin n'était cependant pas complète car 4 Français sur 10 ne partent toujours pas en vacances. Or, le ministre souhaite que "tous les Français puissent partir".
Dans l'espoir de rendre le "voyager en France accessible à tous les Français", Serge Papin a présenté, dans la foulée, le tout nouveau portail unique d’aides au départ en vacances, porté par l’Agence nationale pour les chèques vacances.
"Ce portail répond à un problème trop souvent observé : les aides existent, mais elles sont trop dispersées, ce qui les rend inaccessibles", a-t-il souligné.
Grâce à ce portail unique, "un seul clic suffira désormais pour accéder à toutes les informations" sur les aides existantes et les publics éligibles.
L'objectif affiché par le ministre, c'est que "300 000 familles (supplémentaires, ndlr) puissent enfin partir en vacances cette année !"
Lire aussi : Qui pour croire encore à la démocratisation du tourisme ?
Dans l'espoir de rendre le "voyager en France accessible à tous les Français", Serge Papin a présenté, dans la foulée, le tout nouveau portail unique d’aides au départ en vacances, porté par l’Agence nationale pour les chèques vacances.
"Ce portail répond à un problème trop souvent observé : les aides existent, mais elles sont trop dispersées, ce qui les rend inaccessibles", a-t-il souligné.
Grâce à ce portail unique, "un seul clic suffira désormais pour accéder à toutes les informations" sur les aides existantes et les publics éligibles.
L'objectif affiché par le ministre, c'est que "300 000 familles (supplémentaires, ndlr) puissent enfin partir en vacances cette année !"
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Publié par Paula Boyer Responsable rubrique LuxuryTravelMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Paula Boyer




















