Dans un marché très concurrentiel, les profils d'animateurs de clubs sont devenus essentiels - DepositPhotos.com, poznyakov
Chaque année, les annonces de recrutement d’animateurs en clubs vacances se multiplient. Garants de l’expérience client, G.O. (Gentils Organisateurs), pilotes vacances, animateurs, encadrants petite enfance, chorégraphes ou techniciens sont recrutés par milliers à chaque saison.
Dans un marché très concurrentiel, ces profils sont devenus essentiels. Les opérateurs se livrent une véritable bataille pour recruter… mais surtout fidéliser.
Pour Club Med, l’enjeu est clair : « L’animation, que nous appelons plutôt l’ambiance, est un pilier central de la signature Club Med et un levier majeur de satisfaction et de différenciation. C’est ce qui crée les émotions, fait vivre l’esprit Club Med et favorise la convivialité », explique Charlotte Bernin, directrice générale des marchés Europe-Moyen-Orient et Afrique (EMEA) du Club Med.
Les G.O. (Gentils Organisateurs) incarnent cette promesse. Ils créent du lien avec les clients, participent aux spectacles et deviennent parfois de véritables figures identifiées par les vacanciers.
L’ambiance ne se limite plus aux animations classiques : after-ski avec DJ, événements familiaux ou expériences immersives participent à créer des souvenirs et à renforcer l’attachement à la marque.
Même constat chez Fram, où le travail des animateurs « permet d’atteindre un taux de satisfaction supérieur à 92 %, et même 96% sur les FRAMissimas Premium », souligne Folco Aloisi, directeur du Groupe Karavel-Promovacances et de Voyages FRAM.
Dans un marché très concurrentiel, ces profils sont devenus essentiels. Les opérateurs se livrent une véritable bataille pour recruter… mais surtout fidéliser.
Pour Club Med, l’enjeu est clair : « L’animation, que nous appelons plutôt l’ambiance, est un pilier central de la signature Club Med et un levier majeur de satisfaction et de différenciation. C’est ce qui crée les émotions, fait vivre l’esprit Club Med et favorise la convivialité », explique Charlotte Bernin, directrice générale des marchés Europe-Moyen-Orient et Afrique (EMEA) du Club Med.
Les G.O. (Gentils Organisateurs) incarnent cette promesse. Ils créent du lien avec les clients, participent aux spectacles et deviennent parfois de véritables figures identifiées par les vacanciers.
L’ambiance ne se limite plus aux animations classiques : after-ski avec DJ, événements familiaux ou expériences immersives participent à créer des souvenirs et à renforcer l’attachement à la marque.
Même constat chez Fram, où le travail des animateurs « permet d’atteindre un taux de satisfaction supérieur à 92 %, et même 96% sur les FRAMissimas Premium », souligne Folco Aloisi, directeur du Groupe Karavel-Promovacances et de Voyages FRAM.
Retrouvez l'intégralité de notre dossier spécial Clubs de vacances en cliquant sur ce lien.
Une formation de plus en plus professionnalisante
Face à ces enjeux, la formation des animateurs s’est fortement structurée ces dernières années.
Chez TUI France, l’animation est pensée comme un véritable levier : « Le club n’est pas un produit industriel : c’est une communauté vivante. Il faut professionnaliser l’animation pour créer cette atmosphère unique », explique Stéphanie Bothéreau, responsable développement clubs & qualité chez TUI France.
Résultat : 95% des animateurs et délégués des Clubs Lookéa et Marmara suivent une formation qualifiante ou diplômantes au sein de l’école Klaxon Rouge. L’objectif ? Transmettre un ADN commun et développer des compétences multiples.
« C'est dans l'école de formation Klaxon Rouge qu'on enseigne l'ADN des marques Club Marmara et Club Lookéa, les valeurs de TUI France. Création de lien, convivialité, et cela passe aussi par des cours de danse, de chant, de théâtre, de maquillage, de management, etc.
Ces mois de formation sont ainsi l'occasion d'apprendre et de perfectionner son savoir dans de nombreux métiers. Ces équipes sont suivies au quotidien par 10 coordinateurs qui travaillent au siège de TUI France », poursuit Stéphanie Bothéreau.
Un modèle qui porte ses fruits : « A la suite des affectations qui sont révélées, TUI France constate un boom des réservations. Les voyageurs attendent de savoir dans quel pays est affecté leur chef de village, délégué, animateur préféré pour réserver leurs vacances ! » constate Stéphanie Bothéreau, responsable développement clubs & qualité chez TUI France.
Même logique au Club Med, où les formations couvrent, dès l’onboarding, aussi bien les aspects techniques que comportementaux : prise de parole, gestion des clients, sécurité ou encore standards de marque.
« Les managers suivent également des modules dédiés au management. À cela s’ajoute une formation continue, en présentiel ou à distance, portant sur l’évolution du produit, la stratégie, les nouveautés, le benchmark et l’actualité artistique.
Ces formations sont assurées à la fois en interne et, pour certains métiers d’expertise, par des organismes externes », explique Charlotte Bernin.
Chez Fram, la formation s’articule autour de temps forts. « La formation des nouveaux animateurs, réalisée avec Next Level, a réuni i[plus de 100 jeunes dans un FRAMissima en Corse. La formation annuelle des chefs d’animation et chefs de centre, avant chaque saison, pendant trois semaines, axée sur les process, le savoir-être et le savoir-faire. Nous avons ensuite des coordinateurs qui encadrent environ une vingtaine de clubs chacun et suivent les performances, le bien-être des équipes et la satisfaction client »]i, précise Folco Aloisi.
Enfin, certains acteurs, comme les Clubs Voyamar et Héliades (groupe Marietton Developpement), misent sur une formation 100% internalisée, autour de séminaires immersifs de plusieurs semaines.
« La plupart de nos recrues ont déjà un diplôme, ou de l’expérience, à nous ensuite de partager nos concepts, de travailler l’état d’esprit, la cohésion de groupe et la relation client », justifie Fabrice Monteiro, responsable du développement des clubs.
« On part en immersion totale pendant deux à trois semaines. On vit ensemble, on travaille ensemble, pour créer une vraie cohésion d’équipe », explique-t-il.
Chez TUI France, l’animation est pensée comme un véritable levier : « Le club n’est pas un produit industriel : c’est une communauté vivante. Il faut professionnaliser l’animation pour créer cette atmosphère unique », explique Stéphanie Bothéreau, responsable développement clubs & qualité chez TUI France.
Résultat : 95% des animateurs et délégués des Clubs Lookéa et Marmara suivent une formation qualifiante ou diplômantes au sein de l’école Klaxon Rouge. L’objectif ? Transmettre un ADN commun et développer des compétences multiples.
« C'est dans l'école de formation Klaxon Rouge qu'on enseigne l'ADN des marques Club Marmara et Club Lookéa, les valeurs de TUI France. Création de lien, convivialité, et cela passe aussi par des cours de danse, de chant, de théâtre, de maquillage, de management, etc.
Ces mois de formation sont ainsi l'occasion d'apprendre et de perfectionner son savoir dans de nombreux métiers. Ces équipes sont suivies au quotidien par 10 coordinateurs qui travaillent au siège de TUI France », poursuit Stéphanie Bothéreau.
Un modèle qui porte ses fruits : « A la suite des affectations qui sont révélées, TUI France constate un boom des réservations. Les voyageurs attendent de savoir dans quel pays est affecté leur chef de village, délégué, animateur préféré pour réserver leurs vacances ! » constate Stéphanie Bothéreau, responsable développement clubs & qualité chez TUI France.
Même logique au Club Med, où les formations couvrent, dès l’onboarding, aussi bien les aspects techniques que comportementaux : prise de parole, gestion des clients, sécurité ou encore standards de marque.
« Les managers suivent également des modules dédiés au management. À cela s’ajoute une formation continue, en présentiel ou à distance, portant sur l’évolution du produit, la stratégie, les nouveautés, le benchmark et l’actualité artistique.
Ces formations sont assurées à la fois en interne et, pour certains métiers d’expertise, par des organismes externes », explique Charlotte Bernin.
Chez Fram, la formation s’articule autour de temps forts. « La formation des nouveaux animateurs, réalisée avec Next Level, a réuni i[plus de 100 jeunes dans un FRAMissima en Corse. La formation annuelle des chefs d’animation et chefs de centre, avant chaque saison, pendant trois semaines, axée sur les process, le savoir-être et le savoir-faire. Nous avons ensuite des coordinateurs qui encadrent environ une vingtaine de clubs chacun et suivent les performances, le bien-être des équipes et la satisfaction client »]i, précise Folco Aloisi.
Enfin, certains acteurs, comme les Clubs Voyamar et Héliades (groupe Marietton Developpement), misent sur une formation 100% internalisée, autour de séminaires immersifs de plusieurs semaines.
« La plupart de nos recrues ont déjà un diplôme, ou de l’expérience, à nous ensuite de partager nos concepts, de travailler l’état d’esprit, la cohésion de groupe et la relation client », justifie Fabrice Monteiro, responsable du développement des clubs.
« On part en immersion totale pendant deux à trois semaines. On vit ensemble, on travaille ensemble, pour créer une vraie cohésion d’équipe », explique-t-il.
Stratégie de recrutement : entre tension et transformation
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Malgré ces efforts, le secteur reste en tension. Pour des organismes comme nxlvl, qui forment près de 300 apprenants par an, la problématique est double : recruter… et fidéliser.
Depuis sa création en 2022, le CFA propose des formations reconnues au RNCP. « Animateur loisir tourisme » de NIV 4 (BAC), « Chargé d'accueil touristique et loisirs », « Responsable d'établissement touristique » de niveau bac+3/4 et « Manager événementiel ».
En 2026, nxlvl ajoutera une corde à son arc en proposant des formations dans le secteur de la restauration. « Une réponse à la forte de demande de main d’œuvre, explique Florian Exbrayat, Co‑fondateur & DG chez nxlvl. Aujourd'hui, nous proposons des formations d'employés polyvalents de restauration et de responsables de restauration, les managers justement de ces serveurs et de ces employés polyvalents de restauration. »
Les profils recrutés sont de plus en plus variés : jeunes diplômés, reconversions, profils atypiques. L’enjeu n’est plus uniquement technique, mais humain.
« On est dans une logique “venez comme vous êtes”. L’important, c’est le match entre une personne et des valeurs », souligne-t-il.
Les soft skills sont devenus centraux : posture, savoir-être, relation client. Mais le secteur doit encore lutter contre certaines idées reçues.
« On pense encore que c’est un métier de vacances, alors que ce sont des métiers exigeants, qui demandent du temps, de l’énergie et surtout de la passion, regrette Fabrice Monteiro, responsable du développement des clubs chez Marietton Développement.
Le turnover reste élevé, avec des abandons en cours de saison et des difficultés à fidéliser. « Autour de 10 à 15% de turnover, ce qui reste faible dans ce secteur », précise Fabrice Monteiro.
Pour y répondre, les acteurs misent sur plusieurs leviers : une professionnalisation accrue, des parcours d’évolution, une meilleure prise en charge des conditions de travail et un accompagnement renforcé sur le terrain.
« C’est un métier qui ouvre des perspectives de carrière dans le tourisme , rappelle Fabrice Monteiro, lui-même a débuté comme animateur. « Ceux qui viennent juste pour voyager ne restent pas », conclut-il.
Depuis sa création en 2022, le CFA propose des formations reconnues au RNCP. « Animateur loisir tourisme » de NIV 4 (BAC), « Chargé d'accueil touristique et loisirs », « Responsable d'établissement touristique » de niveau bac+3/4 et « Manager événementiel ».
En 2026, nxlvl ajoutera une corde à son arc en proposant des formations dans le secteur de la restauration. « Une réponse à la forte de demande de main d’œuvre, explique Florian Exbrayat, Co‑fondateur & DG chez nxlvl. Aujourd'hui, nous proposons des formations d'employés polyvalents de restauration et de responsables de restauration, les managers justement de ces serveurs et de ces employés polyvalents de restauration. »
Les profils recrutés sont de plus en plus variés : jeunes diplômés, reconversions, profils atypiques. L’enjeu n’est plus uniquement technique, mais humain.
« On est dans une logique “venez comme vous êtes”. L’important, c’est le match entre une personne et des valeurs », souligne-t-il.
Les soft skills sont devenus centraux : posture, savoir-être, relation client. Mais le secteur doit encore lutter contre certaines idées reçues.
« On pense encore que c’est un métier de vacances, alors que ce sont des métiers exigeants, qui demandent du temps, de l’énergie et surtout de la passion, regrette Fabrice Monteiro, responsable du développement des clubs chez Marietton Développement.
Le turnover reste élevé, avec des abandons en cours de saison et des difficultés à fidéliser. « Autour de 10 à 15% de turnover, ce qui reste faible dans ce secteur », précise Fabrice Monteiro.
Pour y répondre, les acteurs misent sur plusieurs leviers : une professionnalisation accrue, des parcours d’évolution, une meilleure prise en charge des conditions de travail et un accompagnement renforcé sur le terrain.
« C’est un métier qui ouvre des perspectives de carrière dans le tourisme , rappelle Fabrice Monteiro, lui-même a débuté comme animateur. « Ceux qui viennent juste pour voyager ne restent pas », conclut-il.






Publié par Caroline Lelievre 


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