Le 11 mai dernier, pour la deuxième fois en quelques jours, Pascal de Izaguirre, pouvait, en tant que PDG de Corsair, oublier le temps d’une soirée l’angoissante courbe du brent et la morosité ambiante.
Après l’inauguration de l’élégant salon business de l’aéroport de Saint-Denis de La Réunion, la compagnie qu’il préside depuis 2010, fêtait joyeusement ses 45 ans d’existence, faisant d’elle la deuxième compagnie aérienne française, pas seulement par le chiffre d'affaires, mais par l'ancienneté.
Lire aussi : Corsair poursuit sa montée en gamme et ronge son frein
« C'est un bel âge, voire un très bel âge, parce qu'on est suffisamment jeune pour être audacieux et séduisant, suffisamment mûr pour savoir où l'on va », a lancé Pascal de Izaguirre, en s’adressant à ses invités, actionnaires et partenaires de la compagnie.
Après l’inauguration de l’élégant salon business de l’aéroport de Saint-Denis de La Réunion, la compagnie qu’il préside depuis 2010, fêtait joyeusement ses 45 ans d’existence, faisant d’elle la deuxième compagnie aérienne française, pas seulement par le chiffre d'affaires, mais par l'ancienneté.
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« C'est un bel âge, voire un très bel âge, parce qu'on est suffisamment jeune pour être audacieux et séduisant, suffisamment mûr pour savoir où l'on va », a lancé Pascal de Izaguirre, en s’adressant à ses invités, actionnaires et partenaires de la compagnie.
D'une folle jeunesse à l’âge de raison
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Il faut dire que Corsair a connu une vie singulière. Créée en 1981 par une famille corse, les Rossi, elle débute modestement dans l'industrie en faisant voler quatre Caravelles en mode charter. Elle est alors l’amie des routards, des aventuriers en sac à dos.
Puis, en 1990, arrive la rencontre avec Nouvelles Frontières et Jacques Maillot.
Corsair prend du poids avec des gros porteurs, allonge ses routes vers les mers turquoise ou pour emmener les clients de NF sur les chemins de Katmandou, mais conserve sa nature, son caractère, le tempérament d’une jeune idéaliste.
Elle joue la provoc' et l’irrévérence en se faisant tatouer (sur la carlingue de ses 747) SEA, SEX, SUN. Volage, elle change souvent de partenaires : Preussag, TUI Group, Intro Aviation.
Au cours des années, la compagnie évolue dans un environnement de plus en plus dur. Elle voit ses compagnons de route disparaître les uns après les autres : AOM, Air Liberté, Aeris, Air Horizons, XL Airways… Tous ceux qui, avec elle, avaient lutté contre le monopole d’Air France.
Délaissée par certains (TUI), convoitée par d’autres (Groupe Dubreuil), Corsair, la rebelle, veut cependant continuer sa route librement, mais le Covid frappe et, en 2020, la compagnie est mourante.
Aidée par l’État, elle s’en sort, en même temps qu’elle atteint l’âge de raison.
La folle jeunesse est passée, elle aspire désormais à se stabiliser et à assumer un changement d’identité.
Même si elle prétend ne pas vouloir oublier ses racines, elle devient plus sobre, tant dans son look que dans le choix de sa flotte (avec de nouveaux Airbus) et, sans complexe, décide de monter en gamme.
Stratégie gagnante : en 2023, elle redevient rentable et aligne des résultats records l’année suivante.
La voilà à 45 ans, plutôt en forme, assagie, mature et bien intégrée dans la société.
Nul doute qu’à ses débuts, elle aurait fêté ses anniversaires dans des lieux de nuit bohèmes et remuants, à Saint-Germain-des-Prés ou à Bastille, au whisky à gogo ou au Balajo, peut-être.
Mais en ce printemps 2026, Corsair, embourgeoisée, sage et membre honorable de l’establishment du secteur aérien, a choisi le très chic Pavillon Royal, dans le 16e arrondissement de Paris, à l’orée du bois de Boulogne, pour réunir et remercier ses partenaires et collaborateurs.
Puis, en 1990, arrive la rencontre avec Nouvelles Frontières et Jacques Maillot.
Corsair prend du poids avec des gros porteurs, allonge ses routes vers les mers turquoise ou pour emmener les clients de NF sur les chemins de Katmandou, mais conserve sa nature, son caractère, le tempérament d’une jeune idéaliste.
Elle joue la provoc' et l’irrévérence en se faisant tatouer (sur la carlingue de ses 747) SEA, SEX, SUN. Volage, elle change souvent de partenaires : Preussag, TUI Group, Intro Aviation.
Au cours des années, la compagnie évolue dans un environnement de plus en plus dur. Elle voit ses compagnons de route disparaître les uns après les autres : AOM, Air Liberté, Aeris, Air Horizons, XL Airways… Tous ceux qui, avec elle, avaient lutté contre le monopole d’Air France.
Délaissée par certains (TUI), convoitée par d’autres (Groupe Dubreuil), Corsair, la rebelle, veut cependant continuer sa route librement, mais le Covid frappe et, en 2020, la compagnie est mourante.
Aidée par l’État, elle s’en sort, en même temps qu’elle atteint l’âge de raison.
La folle jeunesse est passée, elle aspire désormais à se stabiliser et à assumer un changement d’identité.
Même si elle prétend ne pas vouloir oublier ses racines, elle devient plus sobre, tant dans son look que dans le choix de sa flotte (avec de nouveaux Airbus) et, sans complexe, décide de monter en gamme.
Stratégie gagnante : en 2023, elle redevient rentable et aligne des résultats records l’année suivante.
La voilà à 45 ans, plutôt en forme, assagie, mature et bien intégrée dans la société.
Nul doute qu’à ses débuts, elle aurait fêté ses anniversaires dans des lieux de nuit bohèmes et remuants, à Saint-Germain-des-Prés ou à Bastille, au whisky à gogo ou au Balajo, peut-être.
Mais en ce printemps 2026, Corsair, embourgeoisée, sage et membre honorable de l’establishment du secteur aérien, a choisi le très chic Pavillon Royal, dans le 16e arrondissement de Paris, à l’orée du bois de Boulogne, pour réunir et remercier ses partenaires et collaborateurs.
La stratégie gagnante post-Covid
Cette transformation, on la doit en grande partie à Pascal de Izaguirre, son PDG.
Arrivé en 2010 pour en prendre la direction quand elle s’appelait encore Corsairfly au sein du Groupe TUI Travel PLC, il amorce peu à peu une montée en gamme avec une amélioration du confort à bord et l’apparition d’une classe affaires en 2016.
Les années qui suivent sont tourmentées. Valse des actionnaires, projets de coopération commerciale avortés, Covid, flotte inadaptée : l’entreprise frôle la catastrophe.
On connaît la suite. L’après-Covid, le choix judicieux d’une flotte rajeunie en à peine trois ans, le feu vert de Bruxelles pour son plan de restructuration et une aide financière, l’accélération de la montée en gamme et le retour aux bénéfices.
Corsair, c’est aussi l’histoire des hommes et des femmes de l’entreprise, auxquels Pascal de Izaguirre a rendu hommage la semaine dernière : « Si la compagnie est toujours là, au bout de 45 ans - et 45 ans, ce n'est pas rien - eh bien c'est grâce aux équipes de Corsair, avant tout, et je tenais à les saluer. »
Arrivé en 2010 pour en prendre la direction quand elle s’appelait encore Corsairfly au sein du Groupe TUI Travel PLC, il amorce peu à peu une montée en gamme avec une amélioration du confort à bord et l’apparition d’une classe affaires en 2016.
Les années qui suivent sont tourmentées. Valse des actionnaires, projets de coopération commerciale avortés, Covid, flotte inadaptée : l’entreprise frôle la catastrophe.
On connaît la suite. L’après-Covid, le choix judicieux d’une flotte rajeunie en à peine trois ans, le feu vert de Bruxelles pour son plan de restructuration et une aide financière, l’accélération de la montée en gamme et le retour aux bénéfices.
Corsair, c’est aussi l’histoire des hommes et des femmes de l’entreprise, auxquels Pascal de Izaguirre a rendu hommage la semaine dernière : « Si la compagnie est toujours là, au bout de 45 ans - et 45 ans, ce n'est pas rien - eh bien c'est grâce aux équipes de Corsair, avant tout, et je tenais à les saluer. »
Hommage aux partenaires de la distribution
Il a souhaité également évoquer l’importance qu’il attache à la distribution, présente en force lors de la soirée.
« Nous croyons à la distribution multicanal, aux agences de voyages, aux tour-opérateurs, nous croyons aux agences affinitaires, aux consolidateurs, aux hôteliers. Nous croyons profondément, par conviction, à tous les écosystèmes que vous représentez.
On ne pourra pas croître, on ne pourra pas se développer sans le faire avec vous, on ne pourra pas conquérir de nouveaux clients sans s'appuyer sur vous », leur a-t-il déclaré.
Aussi, il a remercié particulièrement des partenaires et/ou actionnaires présents : Laurent Abitbol, président du Groupe Marietton Développement, Eric Kuo, président du groupe Sainte Claire, Bertrand Schmoll, le président du GSA Cargo de Corsair, Boris Reibenberg, président du comité stratégique d’Xplorassur, et Paul Schvartz, directeur général chez Newrest et partenaire de longue date.
Céline Moracchini, directrice des ventes France, a elle aussi voulu remercier les clients et partenaires « de leur confiance et leur fidélité dans cette relation construite depuis des années ».
« En trois ans, nous avons significativement renforcé notre position sur le marché, le chiffre d'affaires a augmenté de 50%, nos parts de marché sont passées de 23% à 31% sur nos axes et nous vous devons ces résultats. »
Si le réseau de Corsair est constitué désormais de trois piliers que sont les Antilles, l’Océan Indien et l’Afrique, c’est aussi, selon Céline Moracchini, sur « trois piliers essentiels » que reposent les relations entre la compagnie et ses partenaires : la proximité, la confiance et la durée. Et de rappeler ses priorités : « offrir un produit fiable, homogène et solide ».
« Nous croyons à la distribution multicanal, aux agences de voyages, aux tour-opérateurs, nous croyons aux agences affinitaires, aux consolidateurs, aux hôteliers. Nous croyons profondément, par conviction, à tous les écosystèmes que vous représentez.
On ne pourra pas croître, on ne pourra pas se développer sans le faire avec vous, on ne pourra pas conquérir de nouveaux clients sans s'appuyer sur vous », leur a-t-il déclaré.
Aussi, il a remercié particulièrement des partenaires et/ou actionnaires présents : Laurent Abitbol, président du Groupe Marietton Développement, Eric Kuo, président du groupe Sainte Claire, Bertrand Schmoll, le président du GSA Cargo de Corsair, Boris Reibenberg, président du comité stratégique d’Xplorassur, et Paul Schvartz, directeur général chez Newrest et partenaire de longue date.
Céline Moracchini, directrice des ventes France, a elle aussi voulu remercier les clients et partenaires « de leur confiance et leur fidélité dans cette relation construite depuis des années ».
« En trois ans, nous avons significativement renforcé notre position sur le marché, le chiffre d'affaires a augmenté de 50%, nos parts de marché sont passées de 23% à 31% sur nos axes et nous vous devons ces résultats. »
Si le réseau de Corsair est constitué désormais de trois piliers que sont les Antilles, l’Océan Indien et l’Afrique, c’est aussi, selon Céline Moracchini, sur « trois piliers essentiels » que reposent les relations entre la compagnie et ses partenaires : la proximité, la confiance et la durée. Et de rappeler ses priorités : « offrir un produit fiable, homogène et solide ».
Faire de Corsair le meilleur produit du ciel
À cet égard, Pascal de Izaguirre n’a pas caché ses ambitions durant cette soirée : « Devenir, d'ici deux ans au plus tard, la compagnie de référence, la meilleure compagnie reconnue comme telle sur toutes les lignes que nous opérons ».
Un pari ambitieux puisque les lignes opérées le sont également par Air France.
Malgré une conjoncture morose, rien ne semble plus faire peur à l’ambitieuse Corsair, dans la force de l’âge.
En attendant, l’heure était aux réjouissances et à la fête la semaine dernière. Champagne - fête chic et parisienne oblige -, mais aussi des belles bouteilles de rhum aux couleurs des 45 ans de la compagnie, bien ancrée aux Antilles et dont l’actionnariat est désormais majoritairement ultramarin.
De la musique aussi, avec les très belles Voix des outre-mer que la compagnie accompagne depuis cinq ans.
Une belle fête donc pour célébrer 45 ans d’une vie mouvementée et passionnante.
De la Caravelle et du 747 « tout éco » à l’élégante classe affaires de ses Airbus A330, que de chemin parcouru !
Un pari ambitieux puisque les lignes opérées le sont également par Air France.
Malgré une conjoncture morose, rien ne semble plus faire peur à l’ambitieuse Corsair, dans la force de l’âge.
En attendant, l’heure était aux réjouissances et à la fête la semaine dernière. Champagne - fête chic et parisienne oblige -, mais aussi des belles bouteilles de rhum aux couleurs des 45 ans de la compagnie, bien ancrée aux Antilles et dont l’actionnariat est désormais majoritairement ultramarin.
De la musique aussi, avec les très belles Voix des outre-mer que la compagnie accompagne depuis cinq ans.
Une belle fête donc pour célébrer 45 ans d’une vie mouvementée et passionnante.
De la Caravelle et du 747 « tout éco » à l’élégante classe affaires de ses Airbus A330, que de chemin parcouru !
Publié par Christophe Hardin Journaliste AirMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Christophe Hardin
























