Dans le nouveau salon Corsair, Pascal de Izaguirre avec à gauche,Thomas Dubus, Président du Directoire de l’aéroport de La Réunion et à droite Vladimir Mazur, l’architecte du nouveau salon Corsair. Photo : C.Hardin
Pendant la crise, la montée en gamme continue.
Pascal de Izaguirre, qui avait tenu à faire le déplacement, ne boudait pas son plaisir la semaine dernière en inaugurant le nouveau salon « Corsair » à l’aéroport de Saint-Denis de La Réunion.
Le PDG de Corsair, qui est aussi le président de la FNAM, semblait apprécier ce « break », cette petite parenthèse dans une actualité compliquée, particulièrement pour les compagnies aériennes.
Pascal de Izaguirre, qui avait tenu à faire le déplacement, ne boudait pas son plaisir la semaine dernière en inaugurant le nouveau salon « Corsair » à l’aéroport de Saint-Denis de La Réunion.
Le PDG de Corsair, qui est aussi le président de la FNAM, semblait apprécier ce « break », cette petite parenthèse dans une actualité compliquée, particulièrement pour les compagnies aériennes.
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S’adressant aux invités présents au salon, il a d’abord exprimé son plaisir de pouvoir, durant un instant, détacher son regard des cours du baril. « Nous sommes ici dans une bulle et je suis là pour vous parler d’élégance, de raffinement, d’expérience client, de produit. »
Visiblement, le PDG de la compagnie était satisfait de ce nouveau salon « avec un côté un peu boudoir et en tout cas extrêmement reposant ».
Dans cet aéroport de Saint-Denis de La Réunion, tous les vols retours des gros porteurs vers Paris partent pratiquement en même temps dans la soirée.
Autant dire que la grande salle d’embarquement, bondée, n’est pas vraiment un havre de tranquillité.
Le salon Corsair, avec ses lumières douces et tamisées, ses rideaux, ses beaux objets disposés ici ou là, son accueil chaleureux et personnalisé, fait de cet endroit un refuge intime et sensoriel.
Visiblement, le PDG de la compagnie était satisfait de ce nouveau salon « avec un côté un peu boudoir et en tout cas extrêmement reposant ».
Dans cet aéroport de Saint-Denis de La Réunion, tous les vols retours des gros porteurs vers Paris partent pratiquement en même temps dans la soirée.
Autant dire que la grande salle d’embarquement, bondée, n’est pas vraiment un havre de tranquillité.
Le salon Corsair, avec ses lumières douces et tamisées, ses rideaux, ses beaux objets disposés ici ou là, son accueil chaleureux et personnalisé, fait de cet endroit un refuge intime et sensoriel.
Montée en gamme, beaucoup d’investissements
Jalon important dans la montée en gamme, Pascal de Izaguirre nous a précisé la stratégie de la compagnie. « Ce premier salon à La Réunion est clairement un marqueur, un signal important dans toute la stratégie de transformation dans un sens de montée en gamme et de prémiumisation. »
Et de préciser : « Nous avons commencé par l'outil industriel, c'est-à-dire la flotte, qui a été entièrement rénovée, modernisée et désormais parfaitement homogène, et donc on sait parfaitement le produit auquel on aura droit quand on monte dans un avion de Corsair.
Nous avons beaucoup investi, nous continuons de le faire en permanence dans la qualité des produits, dans la gastronomie, dans la qualité des vins et des alcools, dans tous les produits que l'on trouve à bord.
Également aussi pour offrir des services personnalisés à l'ensemble de nos clients. Évidemment, il y a le vol, mais aussi le sol. Nous revoyons toute la signalétique dans l'ensemble des aéroports que nous desservons.
Nous revoyons toutes les agences commerciales Corsair et nous revoyons le modèle du salon qui est, je dirais, la quintessence, l'incarnation de ce que nous voulons faire de Corsair. »
Cette nouvelle identité devrait aussi se décliner ailleurs dans le réseau de la compagnie.
« L'objectif est que ça ne reste pas une incongruité, en quelque sorte, dans le monde des salons de Corsair, mais qu'on le duplique, qu'on le reproduise. Cela dépend des aéroports.
Nous sommes dans des environnements assez contraints, Corsair ne peut pas faire ce qu'elle veut, mais l'objectif, c'est bien évidemment que ce salon, nous le retrouvions dans nos principales destinations pour qu'il incarne ce que nous voulons faire, une sorte d'invitation au voyage, un sas entre l'aéroport, qui est toujours un univers quand même assez industriel, et l’invitation au voyage. »
Et de préciser : « Nous avons commencé par l'outil industriel, c'est-à-dire la flotte, qui a été entièrement rénovée, modernisée et désormais parfaitement homogène, et donc on sait parfaitement le produit auquel on aura droit quand on monte dans un avion de Corsair.
Nous avons beaucoup investi, nous continuons de le faire en permanence dans la qualité des produits, dans la gastronomie, dans la qualité des vins et des alcools, dans tous les produits que l'on trouve à bord.
Également aussi pour offrir des services personnalisés à l'ensemble de nos clients. Évidemment, il y a le vol, mais aussi le sol. Nous revoyons toute la signalétique dans l'ensemble des aéroports que nous desservons.
Nous revoyons toutes les agences commerciales Corsair et nous revoyons le modèle du salon qui est, je dirais, la quintessence, l'incarnation de ce que nous voulons faire de Corsair. »
Cette nouvelle identité devrait aussi se décliner ailleurs dans le réseau de la compagnie.
« L'objectif est que ça ne reste pas une incongruité, en quelque sorte, dans le monde des salons de Corsair, mais qu'on le duplique, qu'on le reproduise. Cela dépend des aéroports.
Nous sommes dans des environnements assez contraints, Corsair ne peut pas faire ce qu'elle veut, mais l'objectif, c'est bien évidemment que ce salon, nous le retrouvions dans nos principales destinations pour qu'il incarne ce que nous voulons faire, une sorte d'invitation au voyage, un sas entre l'aéroport, qui est toujours un univers quand même assez industriel, et l’invitation au voyage. »
Une bride jusqu’en septembre
Cette marche en avant vers la montée en gamme est d’autant plus d’actualité que la compagnie, après avoir été dans l’incertitude pendant deux ans quant à la décision de la Commission européenne d’approuver le plan de sauvetage, a enfin reçu un feu vert au mois de décembre dernier.
Avec cependant des contraintes et des restrictions jusqu’au mois de septembre, qui brideront la compagnie pour sa saison d’été.
Le PDG de Corsair s’en est expliqué : « Effectivement, nous sommes contraints par ce plan de restructuration jusqu'au 30 septembre 2026. Moi qui aime toujours plutôt regarder la bouteille à moitié pleine, cela veut dire qu'à partir du 1er octobre 2026, nous allons recouvrer toute notre liberté d'action en matière de nombre d'avions, en matière de sièges offerts, en matière de destinations et certainement de croissance. »
Pour ce qui est de ces contraintes, la direction de l’entreprise avait anticipé les décisions de Bruxelles. « Nous étions au courant, bien sûr, des remèdes qui nous seraient imposés, et nous avons conçu un programme de vol parfaitement cohérent avec toutes les contraintes et limitations de capacité édictées par Bruxelles.
Nous nous y conformons de façon stricte et rigoureuse, puis nous retrouverons notre liberté d'action. C'est le prix à payer, nous l'acceptons. »
Et fataliste, d’ajouter : « Dura lex, sed lex. »
Avec cependant des contraintes et des restrictions jusqu’au mois de septembre, qui brideront la compagnie pour sa saison d’été.
Le PDG de Corsair s’en est expliqué : « Effectivement, nous sommes contraints par ce plan de restructuration jusqu'au 30 septembre 2026. Moi qui aime toujours plutôt regarder la bouteille à moitié pleine, cela veut dire qu'à partir du 1er octobre 2026, nous allons recouvrer toute notre liberté d'action en matière de nombre d'avions, en matière de sièges offerts, en matière de destinations et certainement de croissance. »
Pour ce qui est de ces contraintes, la direction de l’entreprise avait anticipé les décisions de Bruxelles. « Nous étions au courant, bien sûr, des remèdes qui nous seraient imposés, et nous avons conçu un programme de vol parfaitement cohérent avec toutes les contraintes et limitations de capacité édictées par Bruxelles.
Nous nous y conformons de façon stricte et rigoureuse, puis nous retrouverons notre liberté d'action. C'est le prix à payer, nous l'acceptons. »
Et fataliste, d’ajouter : « Dura lex, sed lex. »
Envolée du prix du kérosène : ne pas casser la dynamique des réservations
Président de la FNAM, Pascal de Izaguirre a également réagi à l’actualité, notamment celle du Moyen-Orient qui inquiète les compagnies aériennes.
Les craintes sont réelles : « La France est très dépendante quand même des importations de kérosène du Moyen-Orient, puisque c'est là que vous avez une concentration des unités de raffinage.
À ce jour, nous n'avons pas d'informations sur des pénuries à court terme et les stocks stratégiques sont là. J’ai vu les déclarations du patron de l’IATA, du patron de Total, b[Patrick Pouyanné, et bien évidemment, si la crise dure, cela ne pourra pas ne pas avoir d'impact sur les risques et les tensions en matière d'approvisionnement.
Ce n'est pas une inquiétude pour aujourd'hui, mais le problème, c'est la durabilité de cette crise sur l'aspect approvisionnement et sur l'impact économique et sur le prix des billets.
Quand vous avez un prix du pétrole qui représentait 25 % de vos coûts avant la crise, qui représente de 40 à 45 % aujourd'hui, qui est multiplié par deux ou plus de deux, vous ne pouvez pas ne pas répercuter cette augmentation. »
Les prix des billets s’envoleront-ils cet été ? Le PDG de Corsair a plaidé pour la modération : « Cette augmentation n'a été répercutée que de façon très partielle, très mesurée, très pondérée par les compagnies aériennes qui ne veulent pas justement casser la dynamique du trafic.
Vous savez que nous sommes en pleine période de pic pour les réservations de l'été, pour les vacances d’été, et toutes les compagnies aériennes sont conscientes qu'il ne faut pas casser cette dynamique de trafic. »
Les craintes sont réelles : « La France est très dépendante quand même des importations de kérosène du Moyen-Orient, puisque c'est là que vous avez une concentration des unités de raffinage.
À ce jour, nous n'avons pas d'informations sur des pénuries à court terme et les stocks stratégiques sont là. J’ai vu les déclarations du patron de l’IATA, du patron de Total, b[Patrick Pouyanné, et bien évidemment, si la crise dure, cela ne pourra pas ne pas avoir d'impact sur les risques et les tensions en matière d'approvisionnement.
Ce n'est pas une inquiétude pour aujourd'hui, mais le problème, c'est la durabilité de cette crise sur l'aspect approvisionnement et sur l'impact économique et sur le prix des billets.
Quand vous avez un prix du pétrole qui représentait 25 % de vos coûts avant la crise, qui représente de 40 à 45 % aujourd'hui, qui est multiplié par deux ou plus de deux, vous ne pouvez pas ne pas répercuter cette augmentation. »
Les prix des billets s’envoleront-ils cet été ? Le PDG de Corsair a plaidé pour la modération : « Cette augmentation n'a été répercutée que de façon très partielle, très mesurée, très pondérée par les compagnies aériennes qui ne veulent pas justement casser la dynamique du trafic.
Vous savez que nous sommes en pleine période de pic pour les réservations de l'été, pour les vacances d’été, et toutes les compagnies aériennes sont conscientes qu'il ne faut pas casser cette dynamique de trafic. »
La Réunion : une place centrale dans le réseau Corsair
Si Pascal de Izaguirre était présent à l’aéroport de Saint-Denis, c’était aussi pour mettre en valeur cette destination qui occupe une place centrale dans le réseau.
Présente sur l’île depuis plus de 35 ans, Saint-Denis est, selon Pascal de Izaguirre, un « mini-hub » avec des vols à partir de La Réunion qui gravitent vers Madagascar, Mayotte et Maurice.
Signe de son ancrage, Corsair a aussi investi dans une base locale pour le personnel navigant commercial et veille à recruter de nombreuses hôtesses et des stewards réunionnais.
La Réunion est un des piliers du réseau Corsair, a déclaré le PDG. « Nous avons un programme qui peut aller jusqu'à deux vols par jour. Nous avons une particularité : nous sommes la seule compagnie aérienne française à offrir des liaisons entre la province hexagonale et les DROM, et vous savez que nous avons le grand plaisir d'avoir le premier vol La Réunion–Toulouse le 16 juin prochain.
Je pense que ça sera très important aussi pour permettre évidemment des flux de touristes encore plus importants en provenance d'Occitanie, puis même développer les liens économiques. »
Destination long-courrier refuge en ces temps troublés ? En tout cas, l’île Bourbon est en dynamique.
Lors du dernier IFTM, Patrick Lebreton, président du Comité réunionnais du tourisme, avait dévoilé les bons chiffres de fréquentation touristique du premier semestre 2025, en augmentation de 3 % par rapport à 2024.
Présente sur l’île depuis plus de 35 ans, Saint-Denis est, selon Pascal de Izaguirre, un « mini-hub » avec des vols à partir de La Réunion qui gravitent vers Madagascar, Mayotte et Maurice.
Signe de son ancrage, Corsair a aussi investi dans une base locale pour le personnel navigant commercial et veille à recruter de nombreuses hôtesses et des stewards réunionnais.
La Réunion est un des piliers du réseau Corsair, a déclaré le PDG. « Nous avons un programme qui peut aller jusqu'à deux vols par jour. Nous avons une particularité : nous sommes la seule compagnie aérienne française à offrir des liaisons entre la province hexagonale et les DROM, et vous savez que nous avons le grand plaisir d'avoir le premier vol La Réunion–Toulouse le 16 juin prochain.
Je pense que ça sera très important aussi pour permettre évidemment des flux de touristes encore plus importants en provenance d'Occitanie, puis même développer les liens économiques. »
Destination long-courrier refuge en ces temps troublés ? En tout cas, l’île Bourbon est en dynamique.
Lors du dernier IFTM, Patrick Lebreton, président du Comité réunionnais du tourisme, avait dévoilé les bons chiffres de fréquentation touristique du premier semestre 2025, en augmentation de 3 % par rapport à 2024.
À l’invitation de Corsair et de « Île de La Réunion Tourisme », le Comité régional de tourisme chargé de la promotion du tourisme, TourMaG a pu mesurer à quel point cette île n’est pas comme les autres.
Avec sa diversité de paysages et de cultures, elle est un concentré de ce que le monde a de meilleur, avec des sites à couper le souffle littéralement.
Depuis quelques années, de nouvelles structures d’hébergement se sont ajoutées à l’offre déjà existante.
Avec sa diversité de paysages et de cultures, elle est un concentré de ce que le monde a de meilleur, avec des sites à couper le souffle littéralement.
Depuis quelques années, de nouvelles structures d’hébergement se sont ajoutées à l’offre déjà existante.
Côté mer, au cœur de la savane dorée de Trois-Bassins, nous avons séjourné au WOOD Hotel & Spa, un quatre étoiles ouvert l’année dernière, avec 84 chambres, suites et villas tournées vers l’océan. Avec le bois comme matériau principal, l’hôtel se fond dans la nature environnante.
Sur les hauteurs de l’île, niché au cœur du magnifique cirque de Salazie, dans un paysage changeant du tout au tout suivant les heures de la journée, nous avons également testé le Sarana Hôtel & Spa, ouvert fin 2022, et qui permet de mettre en valeur le cirque de l’Est.
Fait de pierre et de bois, avec sa piscine chauffée, son spa et son restaurant bistronomique, ce luxueux refuge est une adresse confidentielle de qualité.
À noter également, au pied de l’extraordinaire volcan du Piton de la Fournaise, le tout nouvel écogîte autonome du volcan. Le temps d’un déjeuner de qualité, nous avons apprécié cet hébergement qui propose d’excellentes conditions pour accueillir les randonneurs avec des tarifs très raisonnables.
Perché à 2 240 mètres d’altitude, le panorama est grandiose et la terrasse, à elle seule, mérite le détour.
Côté Corsair, mais aussi côté infrastructures de cette île intense, la montée en gamme est réussie.
Fait de pierre et de bois, avec sa piscine chauffée, son spa et son restaurant bistronomique, ce luxueux refuge est une adresse confidentielle de qualité.
À noter également, au pied de l’extraordinaire volcan du Piton de la Fournaise, le tout nouvel écogîte autonome du volcan. Le temps d’un déjeuner de qualité, nous avons apprécié cet hébergement qui propose d’excellentes conditions pour accueillir les randonneurs avec des tarifs très raisonnables.
Perché à 2 240 mètres d’altitude, le panorama est grandiose et la terrasse, à elle seule, mérite le détour.
Côté Corsair, mais aussi côté infrastructures de cette île intense, la montée en gamme est réussie.
Publié par Christophe Hardin Journaliste AirMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Christophe Hardin


























