Invité de la matinale au micro de RTL ce jeudi matin, Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la FNAM s’est voulu raisonnablement optimiste sur la capacité des compagnies aériennes françaises à passer l’été et assurer la quasi-totalité de leur programme de vols.
Il a cependant déploré « la dépendance énergétique de la France que l’on subit depuis plusieurs années en devant importer plus de 50 % de son kérosène depuis la région du Golfe. L’impact est considérable. »
Le carburant est passé de 750 dollars la tonne avant le conflit à 1900 dollars aujourd'hui. « Quand vous avez un prix du pétrole qui représentait 25 % de vos coûts avant la crise, qui représente de 40 à 45 % aujourd'hui, qui est multiplié par deux ou plus de deux, vous ne pouvez pas ne pas répercuter cette augmentation. », avait-il expliqué à TourMaG à l'occasion de l'inauguration du nouveau Salon Business de Corsair à La Réunion.
Il a cependant déploré « la dépendance énergétique de la France que l’on subit depuis plusieurs années en devant importer plus de 50 % de son kérosène depuis la région du Golfe. L’impact est considérable. »
Le carburant est passé de 750 dollars la tonne avant le conflit à 1900 dollars aujourd'hui. « Quand vous avez un prix du pétrole qui représentait 25 % de vos coûts avant la crise, qui représente de 40 à 45 % aujourd'hui, qui est multiplié par deux ou plus de deux, vous ne pouvez pas ne pas répercuter cette augmentation. », avait-il expliqué à TourMaG à l'occasion de l'inauguration du nouveau Salon Business de Corsair à La Réunion.
Des demandes précises lors de la réunion avec Roland Lescure
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Pascal de Izaguirre a aussi précisé que la date de la réunion des compagnies aériennes françaises avec Roland Lescure, le ministre de l’Économie, se tiendrait le 6 mai prochain.
Le Président de la FNAM et les autres dirigeants des compagnies françaises comptent porter plusieurs demandes auprès des pouvoirs publics : davantage de transparence sur les prix et les stocks de kérosène, des garanties d’approvisionnement, ainsi qu’une plus grande flexibilité opérationnelle.
Ils plaident notamment pour la suspension des pénalités liées aux créneaux horaires, des mesures de soutien à la trésorerie et une stabilité fiscale.
Un autre enjeu jugé critique concerne la création d’une filière de carburants durables. La FNAM prévoit ainsi de porter cette demande à plus long terme.
Le Président de la FNAM et les autres dirigeants des compagnies françaises comptent porter plusieurs demandes auprès des pouvoirs publics : davantage de transparence sur les prix et les stocks de kérosène, des garanties d’approvisionnement, ainsi qu’une plus grande flexibilité opérationnelle.
Ils plaident notamment pour la suspension des pénalités liées aux créneaux horaires, des mesures de soutien à la trésorerie et une stabilité fiscale.
Un autre enjeu jugé critique concerne la création d’une filière de carburants durables. La FNAM prévoit ainsi de porter cette demande à plus long terme.
Kérosène : une bonne visibilité jusqu’en septembre
Au sujet de l’approvisionnement en kérosène pour les compagnies françaises, Pascal de Izaguirre, à ce jour, est plutôt optimiste pour passer la saison d’été. « Notre visibilité est de 4 à 6 semaines, sur une base roulante réactualisée chaque semaine. Au-delà, il y a les stocks stratégiques.
Le gouvernement nous assure de 3 mois de stocks stratégiques. Cela veut dire que ça nous permettrait de passer la saison d’été, qui est absolument critique pour toutes les compagnies aériennes. Donc, on considère, dans l’état de nos informations, que jusqu'au mois de septembre, nous avons une bonne visibilité, une garantie que nous pourrons continuer d'opérer nos vols. »
Questionné sur les annulations de vols chez Transavia, Pascal de Izaguirre a précisé : « Il faut quand même relativiser, parce que ça fait moins de 2 % du programme de vol de Transavia.
À ce jour, aucune compagnie n'a procédé à des ajustements massifs. À l'étranger, oui. En France, non. Ce sont plutôt des ajustements ciblés, ponctuels, au cas par cas, vol par vol, quand le coefficient d'emplissage du vol, par exemple, va s'annoncer trop faible, et qu'à ce moment-là, il serait gravement déficitaire.
Donc aujourd'hui, si vous regardez l'état des lieux, je parle à date, les compagnies aériennes françaises maintiennent la totalité de leur programme de vol pour la saison d’été. Pour une raison très très simple, ce sont les deux mois les plus critiques pour les compagnies aériennes, c'est là où elles font leurs résultats de l'année, et donc elles n'ont absolument aucun intérêt à abattre leurs vols durant la saison d’été, qui est la saison de pointe. »
Le gouvernement nous assure de 3 mois de stocks stratégiques. Cela veut dire que ça nous permettrait de passer la saison d’été, qui est absolument critique pour toutes les compagnies aériennes. Donc, on considère, dans l’état de nos informations, que jusqu'au mois de septembre, nous avons une bonne visibilité, une garantie que nous pourrons continuer d'opérer nos vols. »
Questionné sur les annulations de vols chez Transavia, Pascal de Izaguirre a précisé : « Il faut quand même relativiser, parce que ça fait moins de 2 % du programme de vol de Transavia.
À ce jour, aucune compagnie n'a procédé à des ajustements massifs. À l'étranger, oui. En France, non. Ce sont plutôt des ajustements ciblés, ponctuels, au cas par cas, vol par vol, quand le coefficient d'emplissage du vol, par exemple, va s'annoncer trop faible, et qu'à ce moment-là, il serait gravement déficitaire.
Donc aujourd'hui, si vous regardez l'état des lieux, je parle à date, les compagnies aériennes françaises maintiennent la totalité de leur programme de vol pour la saison d’été. Pour une raison très très simple, ce sont les deux mois les plus critiques pour les compagnies aériennes, c'est là où elles font leurs résultats de l'année, et donc elles n'ont absolument aucun intérêt à abattre leurs vols durant la saison d’été, qui est la saison de pointe. »
Sur la hausse des prix, le Président de Corsair avait expliqué à TourMaG en déplacement à la Réunion : « Cette augmentation n'a été répercutée que de façon très partielle, très mesurée, très pondérée par les compagnies aériennes qui ne veulent pas justement casser la dynamique du trafic.
Vous savez que nous sommes en pleine période de pic pour les réservations de l'été, pour les vacances d’été, et toutes les compagnies aériennes sont conscientes qu'il ne faut pas casser cette dynamique de trafic. »
Vous savez que nous sommes en pleine période de pic pour les réservations de l'été, pour les vacances d’été, et toutes les compagnies aériennes sont conscientes qu'il ne faut pas casser cette dynamique de trafic. »
Publié par Christophe Hardin Journaliste AirMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Christophe Hardin





















