Quentin Mathieu lance son agence : Éclats de Voyages, tournée vers les voyages sur-mesure et hors des sentiers battus - Photo : Q. Mathieu
Tombé dans la marmite du voyage très jeune, Quentin Mathieu est aujourd’hui un agent de voyages très enthousiaste.
Voilà moins de deux mois qu’il a obtenu le graal : son immatriculation auprès d'Atout France.
Après onze mois de démarches administratives, il peut enfin se consacrer à la création de son offre, qui mêle sur-mesure et authenticité, avec une touche d’aventure.
« J’ai longtemps voyagé avec mes parents, qui étaient rédacteurs et photographes pour l’UNESCO. Il s’agissait de voyages hors des sentiers battus, au cours desquels j’ai découvert de nombreuses cultures.
J’en ai gardé des souvenirs mémorables, notamment à Madagascar ou au Sri Lanka, se rappelle l'entrepreneur de 23 ans. Avec le recul, ils n’étaient peut-être pas super adaptés pour un jeune enfant, mais c'est aussi ça qui fait grandir, je pense ».
Voilà moins de deux mois qu’il a obtenu le graal : son immatriculation auprès d'Atout France.
Après onze mois de démarches administratives, il peut enfin se consacrer à la création de son offre, qui mêle sur-mesure et authenticité, avec une touche d’aventure.
« J’ai longtemps voyagé avec mes parents, qui étaient rédacteurs et photographes pour l’UNESCO. Il s’agissait de voyages hors des sentiers battus, au cours desquels j’ai découvert de nombreuses cultures.
J’en ai gardé des souvenirs mémorables, notamment à Madagascar ou au Sri Lanka, se rappelle l'entrepreneur de 23 ans. Avec le recul, ils n’étaient peut-être pas super adaptés pour un jeune enfant, mais c'est aussi ça qui fait grandir, je pense ».
Un parcours entre armée de terre et hôtellerie
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Désormais, Quentin Mathieu aimerait proposer le même type d’expériences, mais en l’adaptant au profil des clients qui fréquentent les agences de voyages.
« Les voyageurs qui recherchent ce genre de voyages authentiques, au contact des locaux, dans des zones où parfois il n’y a ni eau, ni électricité, ne font pas appel aux agences. Ce sont souvent des backpackers et/ou des jeunes, analyse Quentin Mathieu.
Je vais donc devoir mixer mon expertise avec une offre plus accessible, qui propose toutes les garanties. Par exemple, à Madagascar, je travaille avec un réceptif qui dispose d’un van privé pour faire découvrir plusieurs villes et lieux, jusqu'à l'île Sainte-Marie où là, pour le coup, c'est un peu moins l'aventure. »
S’il est très à cheval sur la sécurité de ses clients, Quentin Mathieu le doit en partie à son parcours.
À 18 ans, il s’engage dans l’armée de terre et y reste un an. « Ça m'a appris la rigueur, l'adaptation et la détermination. Je n’ai pas souhaité y rester, car j'ai besoin de faire quelque chose qui me stimule à 100%. Sinon, je ne fais pas les choses bien.
Ensuite, je me suis un petit peu cherché. J'ai fait pas mal d'intérim, notamment en hôtellerie ». Là, il y découvre le contact direct avec les clients, et apprend à observer leurs attentes, à comprendre leurs besoins.
« Les voyageurs qui recherchent ce genre de voyages authentiques, au contact des locaux, dans des zones où parfois il n’y a ni eau, ni électricité, ne font pas appel aux agences. Ce sont souvent des backpackers et/ou des jeunes, analyse Quentin Mathieu.
Je vais donc devoir mixer mon expertise avec une offre plus accessible, qui propose toutes les garanties. Par exemple, à Madagascar, je travaille avec un réceptif qui dispose d’un van privé pour faire découvrir plusieurs villes et lieux, jusqu'à l'île Sainte-Marie où là, pour le coup, c'est un peu moins l'aventure. »
S’il est très à cheval sur la sécurité de ses clients, Quentin Mathieu le doit en partie à son parcours.
À 18 ans, il s’engage dans l’armée de terre et y reste un an. « Ça m'a appris la rigueur, l'adaptation et la détermination. Je n’ai pas souhaité y rester, car j'ai besoin de faire quelque chose qui me stimule à 100%. Sinon, je ne fais pas les choses bien.
Ensuite, je me suis un petit peu cherché. J'ai fait pas mal d'intérim, notamment en hôtellerie ». Là, il y découvre le contact direct avec les clients, et apprend à observer leurs attentes, à comprendre leurs besoins.
Du modèle des travel planners à l'immatriculation
Il a aussi tenté de travailler dans une agence de voyages traditionnelle. « J’y ai passé une journée, mais je n'ai pas reconduit l’expérience, parce que ce n'était absolument pas ce qui me plaisait.
Les clients, c’étaient des chiffres sur un ordinateur. On ne s'occupait pas des demandes particulières.
Pour moi, il n'y a pas de petits clients. Un client, c'est un nom, une demande particulière, une envie particulière, une destination particulière et pas un numéro sur un ordi. La satisfaction client doit primer sur le nombre ».
De toutes ces expériences nait Éclats de Voyages ou EDV - à ne pas confondre avec le syndicat ! « J’ai choisi ce nom parce qu’en voyage, on m’a souvent dit que j’avais un sourire éclatant », explique Quentin Mathieu.
La légèreté de cette anecdote ne lui fait pas, pour autant, oublier la responsabilité qui pèse sur ses épaules. « Au départ, j'avais imaginé une approche du style travel planner. Pas en opposition au métier d'agent de voyages, au contraire, mais surtout par méconnaissance de la législation.
Comme, j'imagine, beaucoup de personnes qui arrivent dans cet univers, on a de l'envie, des idées, une sensibilité pour le sur-mesure. Mais on ne mesure pas à quel point le secteur repose sur un cadre légal et très précis.
J'ai très vite compris que la passion, c'était super important, mais que ça ne faisait pas tout », se remémore Quentin Mathieu.
Les clients, c’étaient des chiffres sur un ordinateur. On ne s'occupait pas des demandes particulières.
Pour moi, il n'y a pas de petits clients. Un client, c'est un nom, une demande particulière, une envie particulière, une destination particulière et pas un numéro sur un ordi. La satisfaction client doit primer sur le nombre ».
De toutes ces expériences nait Éclats de Voyages ou EDV - à ne pas confondre avec le syndicat ! « J’ai choisi ce nom parce qu’en voyage, on m’a souvent dit que j’avais un sourire éclatant », explique Quentin Mathieu.
La légèreté de cette anecdote ne lui fait pas, pour autant, oublier la responsabilité qui pèse sur ses épaules. « Au départ, j'avais imaginé une approche du style travel planner. Pas en opposition au métier d'agent de voyages, au contraire, mais surtout par méconnaissance de la législation.
Comme, j'imagine, beaucoup de personnes qui arrivent dans cet univers, on a de l'envie, des idées, une sensibilité pour le sur-mesure. Mais on ne mesure pas à quel point le secteur repose sur un cadre légal et très précis.
J'ai très vite compris que la passion, c'était super important, mais que ça ne faisait pas tout », se remémore Quentin Mathieu.
Un lancement progressif
Le déclic arrive suite à un message de Jean-Charles Franchomme, président-fondateur du Collectif de Défense des Métiers du Voyage (CDMV) et co-président de la délégation commerce illégale des Entreprises du Voyage (EDV), qui l’alerte sur le cadre légal.
« Je n'avais pas encore réalisé un devis, ni une vente. J'avais simplement un test en vitrine et une présence sur les réseaux sociaux, poursuit le jeune entrepreneur. Ce message a été une grosse surprise qui m'a obligé à prendre du recul et à me demander si je voulais réellement faire ce métier-là ».
Il décide finalement de poursuivre, mais pour cela, il doit d’abord vendre la maison qu’il vient d’acheter et qu’il prévoyait de rénover. Une condition nécessaire pour obtenir sa garantie financière auprès de l’APST. Il s’est d’ailleurs tourné vers le garant financier pour bénéficier du tutorat de trois ans proposé aux Nouveaux Acteurs du Tourisme (NAV).
Le mois dernier, il a également fait le déplacement depuis Le Mans, où il vit, pour découvrir ses pairs lors du Ditex, à Aix-en-Provence. « Ça m'a beaucoup aidé de pouvoir discuter avec des professionnels qui sont déjà passés par là, afin de mieux structurer mon projet », poursuit Quentin Mathieu.
Depuis, il a réalisé sa première vente et plusieurs devis sont en cours. « Le plus compliqué reste la relation de confiance surtout quand, comme moi, on n’a pas de point de vente physique - même si je propose de me déplacer chez les gens ou d’organiser un rendez-vous dans un lieu neutre, afin de rencontrer les clients et de cerner au mieux leurs attentes. »
En attendant de vivre de sa production, Quentin Mathieu envisage de revendre les autres tour-opérateurs et se renseigne sur les outils technos proposés sur le marché.
Il continue également d'étendre sa présence sur les réseaux sociaux, et entend s’appuyer sur son réseau - entre l’armée et les contacts de ses parents - pour accélérer le business.
« Je n'avais pas encore réalisé un devis, ni une vente. J'avais simplement un test en vitrine et une présence sur les réseaux sociaux, poursuit le jeune entrepreneur. Ce message a été une grosse surprise qui m'a obligé à prendre du recul et à me demander si je voulais réellement faire ce métier-là ».
Il décide finalement de poursuivre, mais pour cela, il doit d’abord vendre la maison qu’il vient d’acheter et qu’il prévoyait de rénover. Une condition nécessaire pour obtenir sa garantie financière auprès de l’APST. Il s’est d’ailleurs tourné vers le garant financier pour bénéficier du tutorat de trois ans proposé aux Nouveaux Acteurs du Tourisme (NAV).
Le mois dernier, il a également fait le déplacement depuis Le Mans, où il vit, pour découvrir ses pairs lors du Ditex, à Aix-en-Provence. « Ça m'a beaucoup aidé de pouvoir discuter avec des professionnels qui sont déjà passés par là, afin de mieux structurer mon projet », poursuit Quentin Mathieu.
Depuis, il a réalisé sa première vente et plusieurs devis sont en cours. « Le plus compliqué reste la relation de confiance surtout quand, comme moi, on n’a pas de point de vente physique - même si je propose de me déplacer chez les gens ou d’organiser un rendez-vous dans un lieu neutre, afin de rencontrer les clients et de cerner au mieux leurs attentes. »
En attendant de vivre de sa production, Quentin Mathieu envisage de revendre les autres tour-opérateurs et se renseigne sur les outils technos proposés sur le marché.
Il continue également d'étendre sa présence sur les réseaux sociaux, et entend s’appuyer sur son réseau - entre l’armée et les contacts de ses parents - pour accélérer le business.






Publié par Anaïs Borios 













