TourMaG - Comment se déroule la saison 2026 pour European Camping Group (ECG) ?
Sébastien Manceau : La saison se passe globalement plutôt bien, mais elle est marquée par une forte incertitude. Cette incertitude semble principalement liée à la situation en Iran, avec un double effet. D’un côté, cela pousse une partie des clients à rester plus proches de chez eux et donc à privilégier l’Europe, ce qui peut nous être favorable. De l’autre, il y a une pression sur les prix de l’essence, sur l’inflation, et surtout une crainte d’un retour de cette inflation, qui rend les consommateurs très attentistes.
Aujourd’hui, l’entrée de saison est bonne : les week-ends de mai fonctionnent très bien, l’Ascension a été pleine et Pentecôte se présente bien aussi. En revanche, la haute saison reste plus incertaine. Nous sommes un peu en retard par rapport à l’an dernier. Depuis deux ou trois mois, nous observons surtout que ce sont les semaines à venir qui se remplissent.
Il y a donc un scénario où la saison sera très bonne, si les réservations accélèrent dans les prochaines semaines. Et un autre scénario, moins dynamique mais pas catastrophique non plus. La vraie interrogation porte sur juillet-août.
Sébastien Manceau : La saison se passe globalement plutôt bien, mais elle est marquée par une forte incertitude. Cette incertitude semble principalement liée à la situation en Iran, avec un double effet. D’un côté, cela pousse une partie des clients à rester plus proches de chez eux et donc à privilégier l’Europe, ce qui peut nous être favorable. De l’autre, il y a une pression sur les prix de l’essence, sur l’inflation, et surtout une crainte d’un retour de cette inflation, qui rend les consommateurs très attentistes.
Aujourd’hui, l’entrée de saison est bonne : les week-ends de mai fonctionnent très bien, l’Ascension a été pleine et Pentecôte se présente bien aussi. En revanche, la haute saison reste plus incertaine. Nous sommes un peu en retard par rapport à l’an dernier. Depuis deux ou trois mois, nous observons surtout que ce sont les semaines à venir qui se remplissent.
Il y a donc un scénario où la saison sera très bonne, si les réservations accélèrent dans les prochaines semaines. Et un autre scénario, moins dynamique mais pas catastrophique non plus. La vraie interrogation porte sur juillet-août.
La saison marquée par une forte incertitude
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TourMaG - L’après-saison offre-t-elle davantage de visibilité ?
Sébastien Manceau : Oui, septembre est très bon. Nous avons une clientèle allemande importante, qui représente entre 12 et 15% de la clientèle du groupe, et cette clientèle réserve beaucoup pour septembre.
D’ailleurs, chaque année, septembre progresse. Juillet a tendance à être plus difficile alors que septembre devient excellent. L’incertitude porte vraiment sur août.
Mais nous sommes modérément inquiets : les clients veulent partir en vacances et nous avons encore du bon stock, avec de beaux mobil-homes sur de beaux campings. La question sera surtout celle du prix, dans un contexte où le pouvoir d’achat reste sous pression.
TourMaG - Les comportements diffèrent-ils selon les marchés européens ?
Sébastien Manceau : Nous observons globalement la même posture dans tous les pays. Depuis quelques semaines, la clientèle allemande se comporte particulièrement bien, la clientèle britannique aussi. En revanche, la clientèle française est plutôt en retrait depuis un mois et demi à deux mois.
Sur les destinations, la France était plutôt en avance mais prend désormais un peu de retard, notamment parce qu’elle dépend beaucoup des clients français. L’Italie, qui était en retrait, reprend très bien. L’Espagne se comporte bien depuis plusieurs années.
La Croatie, qui était très dynamique il y a encore quelques années, ralentit un peu depuis son entrée dans l’euro, avec une hausse des prix qui pousse certains clients à arbitrer différemment.
Sébastien Manceau : Oui, septembre est très bon. Nous avons une clientèle allemande importante, qui représente entre 12 et 15% de la clientèle du groupe, et cette clientèle réserve beaucoup pour septembre.
D’ailleurs, chaque année, septembre progresse. Juillet a tendance à être plus difficile alors que septembre devient excellent. L’incertitude porte vraiment sur août.
Mais nous sommes modérément inquiets : les clients veulent partir en vacances et nous avons encore du bon stock, avec de beaux mobil-homes sur de beaux campings. La question sera surtout celle du prix, dans un contexte où le pouvoir d’achat reste sous pression.
TourMaG - Les comportements diffèrent-ils selon les marchés européens ?
Sébastien Manceau : Nous observons globalement la même posture dans tous les pays. Depuis quelques semaines, la clientèle allemande se comporte particulièrement bien, la clientèle britannique aussi. En revanche, la clientèle française est plutôt en retrait depuis un mois et demi à deux mois.
Sur les destinations, la France était plutôt en avance mais prend désormais un peu de retard, notamment parce qu’elle dépend beaucoup des clients français. L’Italie, qui était en retrait, reprend très bien. L’Espagne se comporte bien depuis plusieurs années.
La Croatie, qui était très dynamique il y a encore quelques années, ralentit un peu depuis son entrée dans l’euro, avec une hausse des prix qui pousse certains clients à arbitrer différemment.
TourMaG - La montée en gamme du camping peut-elle devenir un frein dans un contexte inflationniste ?
Sébastien Manceau : Nous ne le pensons pas. Au contraire, l’inflation rend le camping proportionnellement plus attractif que d’autres formats d’hébergement comme les résidences de tourisme ou les clubs de vacances.
Chez ECG, nous couvrons principalement les segments 3 à 5 étoiles, avec une très forte présence sur le 4 et le 5 étoiles. Ce que nous observons, c’est que les campings 4 et 5 étoiles gagnent chaque année des parts de marché, à la fois sur les autres campings et sur les autres types d’hébergement.
Je parle davantage de montée en confort que de montée en gamme. Les clients veulent plus d’espace, des mobil-homes plus grands, des infrastructures plus qualitatives. C’est une évolution que l’on retrouve dans tout le tourisme depuis des décennies.
Sébastien Manceau : Nous ne le pensons pas. Au contraire, l’inflation rend le camping proportionnellement plus attractif que d’autres formats d’hébergement comme les résidences de tourisme ou les clubs de vacances.
Chez ECG, nous couvrons principalement les segments 3 à 5 étoiles, avec une très forte présence sur le 4 et le 5 étoiles. Ce que nous observons, c’est que les campings 4 et 5 étoiles gagnent chaque année des parts de marché, à la fois sur les autres campings et sur les autres types d’hébergement.
Je parle davantage de montée en confort que de montée en gamme. Les clients veulent plus d’espace, des mobil-homes plus grands, des infrastructures plus qualitatives. C’est une évolution que l’on retrouve dans tout le tourisme depuis des décennies.
Consolidation : "Le sud de l’Europe est une priorité"
TourMaG - Vous avez racheté le groupe espagnol Alannia en 2025. L'Espagne est une valeur sûre ?
Sébastien Manceau : L’Espagne est en effet une valeur sûre. Notre ambition est de consolider notre position de seul véritable acteur pan-européen du camping.
Nous étions déjà présents en Espagne avec une quarantaine de destinations, mais nous voulions nous renforcer. Alannia représente cinq campings et 2 700 emplacements, avec des produits très qualitatifs situés du côté d’Alicante, et non sur la Costa Brava comme beaucoup d’acteurs.
Ce sont des campings ouverts à l’année, avec une équipe de management qui a démontré un vrai savoir-faire. L’idée est clairement de poursuivre notre développement en Espagne.
TourMaG - Quels sont désormais vos marchés cibles prioritaires ?
Sébastien Manceau : Le sud de l’Europe est une priorité. Nous voulons continuer à nous développer en Espagne et en Italie, même si nous restons attentifs à d’autres opportunités.
Le marché reste extrêmement fragmenté. En France, il existe encore environ 7 400 campings et seulement un millier appartiennent à des groupes. Il y a donc encore beaucoup d’opportunités de consolidation.
Sébastien Manceau : L’Espagne est en effet une valeur sûre. Notre ambition est de consolider notre position de seul véritable acteur pan-européen du camping.
Nous étions déjà présents en Espagne avec une quarantaine de destinations, mais nous voulions nous renforcer. Alannia représente cinq campings et 2 700 emplacements, avec des produits très qualitatifs situés du côté d’Alicante, et non sur la Costa Brava comme beaucoup d’acteurs.
Ce sont des campings ouverts à l’année, avec une équipe de management qui a démontré un vrai savoir-faire. L’idée est clairement de poursuivre notre développement en Espagne.
TourMaG - Quels sont désormais vos marchés cibles prioritaires ?
Sébastien Manceau : Le sud de l’Europe est une priorité. Nous voulons continuer à nous développer en Espagne et en Italie, même si nous restons attentifs à d’autres opportunités.
Le marché reste extrêmement fragmenté. En France, il existe encore environ 7 400 campings et seulement un millier appartiennent à des groupes. Il y a donc encore beaucoup d’opportunités de consolidation.
"Notre objectif est de réaliser entre cinq et dix acquisitions par an"
TourMaG - La croissance passe essentiellement par les rachats ?
Sébastien Manceau : Le greenfield est quasiment impossible, surtout en France. Je serais incapable de citer plus de deux ou trois nouveaux campings créés ces dix dernières années.
Il reste donc deux leviers : les acquisitions et la croissance organique. L’an dernier, nous avons réalisé 13 acquisitions, dont cinq via Alannia. Cette année, nous en sommes déjà à cinq, bientôt six.
Notre objectif est de réaliser entre cinq et dix acquisitions par an. Et parallèlement, nous continuons à investir fortement dans notre parc existant.
TourMaG - Que représente la distribution directe pour votre groupe ?
Sébastien Manceau : La vente directe représente plus de 90% de notre activité, précisément 91%. Les intermédiaires représentent seulement 9%, essentiellement des spécialistes comme Camping.com ou Maeva.
Nous utilisons aussi marginalement Booking.com, par exemple pour des produits atypiques ou certaines clientèles que nous atteignons moins facilement.
Le reste est distribué via nos sites web, nos call centers, les CSE et notre propre OTA. Maîtriser cette distribution est extrêmement important pour nous.
Sébastien Manceau : Le greenfield est quasiment impossible, surtout en France. Je serais incapable de citer plus de deux ou trois nouveaux campings créés ces dix dernières années.
Il reste donc deux leviers : les acquisitions et la croissance organique. L’an dernier, nous avons réalisé 13 acquisitions, dont cinq via Alannia. Cette année, nous en sommes déjà à cinq, bientôt six.
Notre objectif est de réaliser entre cinq et dix acquisitions par an. Et parallèlement, nous continuons à investir fortement dans notre parc existant.
TourMaG - Que représente la distribution directe pour votre groupe ?
Sébastien Manceau : La vente directe représente plus de 90% de notre activité, précisément 91%. Les intermédiaires représentent seulement 9%, essentiellement des spécialistes comme Camping.com ou Maeva.
Nous utilisons aussi marginalement Booking.com, par exemple pour des produits atypiques ou certaines clientèles que nous atteignons moins facilement.
Le reste est distribué via nos sites web, nos call centers, les CSE et notre propre OTA. Maîtriser cette distribution est extrêmement important pour nous.
"Nous voulons dépasser le milliard d’euros"
TourMaG - Comment l’IA transforme-t-elle votre activité ?
Sébastien Manceau : L’intelligence artificielle est une transformation majeure. Nous avons mis en place une task force dédiée et des formations obligatoires pour tous les salariés, à la fois sur la cybersécurité et l’IA.
Nous voyons des applications dans le marketing, le traitement des images, le yield management, l’analyse des avis clients ou encore les call centers. Nous avons par exemple développé un voicebot qui ne prend pas les réservations mais qui est capable de reconnaître un client via son numéro de téléphone et de répondre à une partie des demandes.
Mais le vrai sujet est aussi celui de la distribution. Hier, il fallait être bien référencé sur Google. Demain, il faudra l’être dans les LLM comme ChatGPT ou Gemini. Nous travaillons beaucoup sur ces sujets pour comprendre les mécanismes de référencement.
TourMaG - Où en est aujourd’hui ECG ?
Sébastien Manceau : Nous accueillons près de 4 millions de clients et réalisons un peu plus de 800 millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous sommes sur une trajectoire de croissance à deux chiffres.
Le groupe reste relativement discret, comme l’ensemble du secteur du camping, mais il est devenu un acteur important : 7 500 salariés au pic de la saison et 3 800 équivalents temps plein sur l’année.
Je rappelle que nous avons deux modèles. D’un côté, les sites en propre, avec 117 campings exploités intégralement par ECG. De l’autre, près de 350 destinations fonctionnent sur un modèle tour-opérateur : nous installons nos mobil homes sur des campings indépendants ou appartenant à des groupes, auxquels nous versons une redevance ou un loyer. Ensuite, nous achetons, opérons et distribuons ces hébergements.
TourMaG - Sur les investissements, quelles sont aujourd’hui vos priorités : les hébergements, les équipements ou l’expérience client ?
Sébastien Manceau : Cela dépend toujours des sites, mais les hébergements représentent une part très importante de nos investissements organiques. En dehors des opérations de croissance externe, ils pèsent environ 50 à 60% de nos investissements.
Le reste concerne les restaurants, les parcs aquatiques, les scènes d’animation ou encore les voiries. Chaque année, nous investissons des dizaines de millions d’euros pour améliorer notre parc.
Les hébergements restent fondamentaux, notamment dans notre modèle tour-opérateur, puisque les investissements sur les infrastructures des campings sont réalisés par les exploitants indépendants. Nous nous concentrons donc fortement sur les mobil-homes : chaque année, nous achetons entre 2 000 et 3 000 nouveaux mobil-homes, tout en rénovant une grande partie du parc existant, avec des travaux sur les terrasses, les équipements ou les réparations plus lourdes.
TourMaG - Votre portefeuille de marques a également évolué…
Sébastien Manceau : Oui. Le groupe a beaucoup grandi par acquisitions, notamment avec le rachat de Vacanceselect en 2023. Cette année, nous avons travaillé sur l’harmonisation du portefeuille.
En France, nous avons choisi de concentrer nos efforts sur la marque Homair, plutôt que de multiplier les marques. À l’international, Eurocamp reste notre grande marque nord-européenne.
Nous voulons aussi développer la marque corporate ECG pour renforcer notre marque employeur. Le modèle là-dessus c'est Accor qui est la marque employeur forte avec des marques B2C reconnues.
L’objectif est de dépasser rapidement le milliard d’euros de chiffre d’affaires et de continuer à structurer le secteur à l’échelle européenne.
Sébastien Manceau : L’intelligence artificielle est une transformation majeure. Nous avons mis en place une task force dédiée et des formations obligatoires pour tous les salariés, à la fois sur la cybersécurité et l’IA.
Nous voyons des applications dans le marketing, le traitement des images, le yield management, l’analyse des avis clients ou encore les call centers. Nous avons par exemple développé un voicebot qui ne prend pas les réservations mais qui est capable de reconnaître un client via son numéro de téléphone et de répondre à une partie des demandes.
Mais le vrai sujet est aussi celui de la distribution. Hier, il fallait être bien référencé sur Google. Demain, il faudra l’être dans les LLM comme ChatGPT ou Gemini. Nous travaillons beaucoup sur ces sujets pour comprendre les mécanismes de référencement.
TourMaG - Où en est aujourd’hui ECG ?
Sébastien Manceau : Nous accueillons près de 4 millions de clients et réalisons un peu plus de 800 millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous sommes sur une trajectoire de croissance à deux chiffres.
Le groupe reste relativement discret, comme l’ensemble du secteur du camping, mais il est devenu un acteur important : 7 500 salariés au pic de la saison et 3 800 équivalents temps plein sur l’année.
Je rappelle que nous avons deux modèles. D’un côté, les sites en propre, avec 117 campings exploités intégralement par ECG. De l’autre, près de 350 destinations fonctionnent sur un modèle tour-opérateur : nous installons nos mobil homes sur des campings indépendants ou appartenant à des groupes, auxquels nous versons une redevance ou un loyer. Ensuite, nous achetons, opérons et distribuons ces hébergements.
TourMaG - Sur les investissements, quelles sont aujourd’hui vos priorités : les hébergements, les équipements ou l’expérience client ?
Sébastien Manceau : Cela dépend toujours des sites, mais les hébergements représentent une part très importante de nos investissements organiques. En dehors des opérations de croissance externe, ils pèsent environ 50 à 60% de nos investissements.
Le reste concerne les restaurants, les parcs aquatiques, les scènes d’animation ou encore les voiries. Chaque année, nous investissons des dizaines de millions d’euros pour améliorer notre parc.
Les hébergements restent fondamentaux, notamment dans notre modèle tour-opérateur, puisque les investissements sur les infrastructures des campings sont réalisés par les exploitants indépendants. Nous nous concentrons donc fortement sur les mobil-homes : chaque année, nous achetons entre 2 000 et 3 000 nouveaux mobil-homes, tout en rénovant une grande partie du parc existant, avec des travaux sur les terrasses, les équipements ou les réparations plus lourdes.
TourMaG - Votre portefeuille de marques a également évolué…
Sébastien Manceau : Oui. Le groupe a beaucoup grandi par acquisitions, notamment avec le rachat de Vacanceselect en 2023. Cette année, nous avons travaillé sur l’harmonisation du portefeuille.
En France, nous avons choisi de concentrer nos efforts sur la marque Homair, plutôt que de multiplier les marques. À l’international, Eurocamp reste notre grande marque nord-européenne.
Nous voulons aussi développer la marque corporate ECG pour renforcer notre marque employeur. Le modèle là-dessus c'est Accor qui est la marque employeur forte avec des marques B2C reconnues.
L’objectif est de dépasser rapidement le milliard d’euros de chiffre d’affaires et de continuer à structurer le secteur à l’échelle européenne.
TourMaG - Qu’est-ce qui vous a le plus surpris en rejoignant le secteur de l'hôtellerie de plein air en 2024 ?
Sébastien Manceau : Ce qui m’a frappé, c’est à quel point c’est un secteur d’entrepreneurs. Beaucoup de propriétaires indépendants ont construit des produits incroyables, parfois dans des régions peu touristiques, simplement parce qu’ils avaient une vision.
Aujourd’hui, certains établissements que l’on appelle encore "campings" ressemblent davantage à des resorts.
Et puis je suis conforté par la résilience du secteur. Malgré les crises successives et les tensions sur le pouvoir d’achat, le camping continue de bien se porter grâce à son excellent rapport qualité-prix. Je suis très confiant sur la trajectoire du secteur à cinq ans.
TourMaG - Les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) prennent-ils une place importante chez ECG ?
Sébastien Manceau : Oui, et ce n’est pas un discours de façade. Nous sommes le seul acteur du secteur à être labellisé Clef Verte avec 64 sites.
Être leader, cela signifie aussi faire avancer le secteur. Par exemple, nous avons poussé les fabricants de mobil-homes à développer des toits plus clairs, permettant jusqu’à 30% d’économie d’énergie.
Nous travaillons également sur la gestion de l’eau et la réduction des fuites. L’ESG est un moteur important pour le groupe, parce que cela correspond aussi aux attentes des clients.
Sébastien Manceau : Ce qui m’a frappé, c’est à quel point c’est un secteur d’entrepreneurs. Beaucoup de propriétaires indépendants ont construit des produits incroyables, parfois dans des régions peu touristiques, simplement parce qu’ils avaient une vision.
Aujourd’hui, certains établissements que l’on appelle encore "campings" ressemblent davantage à des resorts.
Et puis je suis conforté par la résilience du secteur. Malgré les crises successives et les tensions sur le pouvoir d’achat, le camping continue de bien se porter grâce à son excellent rapport qualité-prix. Je suis très confiant sur la trajectoire du secteur à cinq ans.
TourMaG - Les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) prennent-ils une place importante chez ECG ?
Sébastien Manceau : Oui, et ce n’est pas un discours de façade. Nous sommes le seul acteur du secteur à être labellisé Clef Verte avec 64 sites.
Être leader, cela signifie aussi faire avancer le secteur. Par exemple, nous avons poussé les fabricants de mobil-homes à développer des toits plus clairs, permettant jusqu’à 30% d’économie d’énergie.
Nous travaillons également sur la gestion de l’eau et la réduction des fuites. L’ESG est un moteur important pour le groupe, parce que cela correspond aussi aux attentes des clients.







Publié par Céline Eymery 














