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Madagascar Airlines nomme un DG, Thierry de Bailleul charge l'Etat malgache

Thierry de Bailleul règle ses comptes


Ce mardi 12 mai 2026, Madagascar Airlines a désigné un nouveau directeur général, un ancien pilote qui était à l’origine de la grève ayant entraîné le départ de Thierry de Bailleul, dans un contexte de fortes tensions secouant le pouvoir local. Le dirigeant français a attendu cette nomination pour régler ses comptes avec l’État malgache, qu’il accuse de ne pas respecter ses engagements ni sa signature.


Rédigé par le Mardi 12 Mai 2026 à 18:13

Madagacar Airlines : "Les sommes dues demeurent impayées" selon Thierry de Bailleul - Depositphotos
Madagacar Airlines : "Les sommes dues demeurent impayées" selon Thierry de Bailleul - Depositphotos
Après avoir mené la fronde des salariés de Madagascar Airlines contre Thierry de Bailleul, Rado Rabarilala a été désigné directeur général du transporteur ce mardi 12 mai 2026.

Une nomination qui annonce un virage stratégique, puisque le "retour progressif d’Air Madagascar" a été annoncé par le ministre local des Transports, tandis qu’un "plan de redressement" a été mis en place pour les six prochains mois.

C’est dans ce contexte que Thierry de Bailleul a décidé de reprendre la parole pour régler ses comptes avec son ancien employeur.

Nommé en pleine tempête, l’ancien directeur général dresse le bilan de son mandat, qui s’est étalé de septembre 2022 à octobre 2025.

Il affirme avoir repris un transporteur qui affichait alors un démarrage catastrophique, avec près de 25 millions de dollars de pertes et 15 millions de dettes, après la liquidation d’Air Madagascar.

Madagascar Airlines : "une culture d’impunité à tous niveaux"

Malgré cette situation, son mandat, centré sur une activité uniquement domestique, aurait permis de retrouver la "rentabilité, la remise en exploitation de cinq ATR opérationnels, une croissance de 123 % de la capacité offerte depuis 2022 et une progression de 60 % du chiffre d’affaires en deux ans".

De plus, la compagnie a pu réintégrer l’écosystème IATA et le BSP, indispensables à une reprise à court ou moyen terme de ses activités internationales.

Le dirigeant français avait également voulu assainir la gestion interne.

A lire : Madagascar Airlines : Thierry de Bailleul quitte ses fonctions dans le chaos

Il dit avoir mis au jour des irrégularités dans certaines fonctions achats, mais aussi des surfacturations sur plusieurs contrats, et avoir adressé des signalements au Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO).

Des poursuites judiciaires, des inculpations et des incarcérations dans plusieurs dossiers ont eu lieu à la suite de ce travail. L’ancien DG suggère que son action a dérangé certaines personnes sur l’île.

"Au lieu d’encourager cet effort d’assainissement, certaines protections internes semblent avoir contribué à freiner ou neutraliser cette dynamique. Ces faits ne sont pas symboliques.

C’est le signe qu’une culture d’impunité à tous niveaux commençait à être remise en cause. Mais certains se sont empressés d’enrayer cette dynamique
", a écrit Thierry de Bailleul dans un communiqué.

Madagascar Airlines : "Les sommes dues demeurent impayées"

Quelques mois après ces événements, son contrat a peiné à être renouvelé, avant de l’être finalement à la toute fin de celui-ci.

"Après avoir initialement organisé mon départ pour juillet 2025, l’actionnaire public m’a finalement demandé, dans l’urgence, de prolonger ma mission afin d’éviter une rupture de continuité managériale au sein d’une compagnie encore fragile.

Quelques semaines plus tard, ce même contrat n’était déjà plus respecté.

Les sommes dues demeurent impayées malgré de multiples démarches amiables, courriers officiels et alertes adressées à différentes autorités nationales et partenaires institutionnels internationaux.

Dans l’aérien international, la réputation d’un État circule très vite parmi les dirigeants, investisseurs, loueurs et partenaires industriels du secteur
", précise le communiqué.

Pour l’ancien dirigeant, c’est à la fois la parole de l’État malgache et la crédibilité de sa compagnie qui se trouvent aujourd’hui dévoyées.

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