Le tourisme fait actuellement face à un marché sclérosé en raison d’une crise plus ou moins marquée de la demande.
D’après notre dernier sondage, l’impact de la guerre au Moyen-Orient dépasse 30% de baisse d'activité pour près de deux tiers des répondants qui vendent majoritairement des séjours packagés par des tour-opérateurs. La chute dépasse même 40% pour 34,2% d’entre eux.
Dans ce contexte tendu, face à un gouvernement dont les marges de manœuvre sont plus que restreintes, les professionnels du tourisme doivent faire le dos rond, dans l’espoir d’une paix prochaine et d’un retour des clients.
Mais ce n’est pas tout, car le secteur doit aussi composer avec des finances publiques exsangues... Une situation qui impacte Atout France.
L’opérateur doit ainsi continuer d'avancer avec un budget toujours plus resserré et des subventions étatiques en baisse depuis plusieurs années.
Pour faire face à cette situation, le GIE a pris une décision qui devrait faire grincer des dents chez les agents de voyages et les tour-opérateurs, actuellement réunis au congrès des Entreprises du Voyage à Disneyland Paris.
D’après notre dernier sondage, l’impact de la guerre au Moyen-Orient dépasse 30% de baisse d'activité pour près de deux tiers des répondants qui vendent majoritairement des séjours packagés par des tour-opérateurs. La chute dépasse même 40% pour 34,2% d’entre eux.
Dans ce contexte tendu, face à un gouvernement dont les marges de manœuvre sont plus que restreintes, les professionnels du tourisme doivent faire le dos rond, dans l’espoir d’une paix prochaine et d’un retour des clients.
Mais ce n’est pas tout, car le secteur doit aussi composer avec des finances publiques exsangues... Une situation qui impacte Atout France.
L’opérateur doit ainsi continuer d'avancer avec un budget toujours plus resserré et des subventions étatiques en baisse depuis plusieurs années.
Pour faire face à cette situation, le GIE a pris une décision qui devrait faire grincer des dents chez les agents de voyages et les tour-opérateurs, actuellement réunis au congrès des Entreprises du Voyage à Disneyland Paris.
Qu'est-ce que l'immatriculation Atout France ?
Rappelons que l’immatriculation est obligatoire pour les opérateurs de voyages, qu’il s’agisse des agences, des tour-opérateurs ou des réceptifs.
Cette démarche déclarative indispensable repose sur deux documents à fournir, à savoir la détention d’une garantie financière et d’une assurance de responsabilité civile professionnelle.
La procédure s’effectue auprès d’Atout France.
Fin 2024, 6 668 opérateurs étaient immatriculés en France. Ils étaient 1 820 à obtenir une première immatriculation ou à faire l’objet d’un renouvellement auprès de l’opérateur d’État.
Immatriculation Atout France : un tarif presque multiplié par trois
Ainsi, à partir du 6 mai 2026, et par arrêté signé par Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, le montant des frais d’immatriculation est "fixé à 295 € par demande d’immatriculation ou de renouvellement d’immatriculation".
Pour rappel, depuis 2009, ce tarif était de 100 euros. Il va donc presque tripler, dès ce 6 mai 2026, pour une immatriculation qui reste valable trois ans.
Néanmoins, même si l’augmentation est très conséquente, elle ne suffira pas à compenser la baisse des subventions de l’État pour Atout France, loin de là.
En effet, si l’on prend en compte l’année 2024 et ses 1 820 nouvelles immatriculations ou renouvellements, le budget dégagé par cette activité était donc de 182 000 euros. Avec le nouveau tarif, il atteindrait 536 900 euros.
Pour rappel, depuis 2009, ce tarif était de 100 euros. Il va donc presque tripler, dès ce 6 mai 2026, pour une immatriculation qui reste valable trois ans.
Néanmoins, même si l’augmentation est très conséquente, elle ne suffira pas à compenser la baisse des subventions de l’État pour Atout France, loin de là.
En effet, si l’on prend en compte l’année 2024 et ses 1 820 nouvelles immatriculations ou renouvellements, le budget dégagé par cette activité était donc de 182 000 euros. Avec le nouveau tarif, il atteindrait 536 900 euros.
Un décret qui fait aussi évoluer le classement des communes touristiques
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Ce n’est pas tout, car le décret du 20 février 2026 s’est aussi penché sur le classement des communes touristiques.
Lancé en 1912, à l’époque pour "accompagner l’essor des villes d’eaux", selon le site Explore France, ce dispositif a évolué au fil du temps.
Il concerne désormais plus de 1 500 communes touristiques et promeut l’excellence en matière d’offre et d’accueil touristique des territoires reconnus.
Mais il n’a pas pour seul avantage la reconnaissance de l’État ou du public : il permet aussi d’accéder à des ressources financières.
Ainsi, comme l’expliquent nos confrères de La Gazette des communes, ces villes peuvent disposer de ressources particulières directement tirées de la taxe de séjour et de la taxe sur les remontées mécaniques.
De plus, pour compenser les frais supplémentaires engendrés par l’activité touristique, les communes classées bénéficient aussi de dotations et de fonds de péréquation supplémentaires.
À une question posée par un sénateur en mai 2025, le ministre en charge de l’Aménagement du territoire avait rappelé que la dotation globale de fonctionnement (DGF) était de 185,40 euros par habitant pour ces villes, contre 160,30 euros par habitant pour les communes non touristiques. Cela s’expliquerait par une dotation forfaitaire bien plus élevée que la moyenne.
Désormais, parmi les critères permettant d’obtenir ce précieux classement, il sera possible d’ajouter le nombre de lits en auberges collectives, classées ou non, afin de déterminer la capacité d’hébergement rapportée à la population.
Cela permettra donc aux villes comptant un grand nombre d’auberges de jeunesse de pouvoir accéder à ce classement.
Lancé en 1912, à l’époque pour "accompagner l’essor des villes d’eaux", selon le site Explore France, ce dispositif a évolué au fil du temps.
Il concerne désormais plus de 1 500 communes touristiques et promeut l’excellence en matière d’offre et d’accueil touristique des territoires reconnus.
Mais il n’a pas pour seul avantage la reconnaissance de l’État ou du public : il permet aussi d’accéder à des ressources financières.
Ainsi, comme l’expliquent nos confrères de La Gazette des communes, ces villes peuvent disposer de ressources particulières directement tirées de la taxe de séjour et de la taxe sur les remontées mécaniques.
De plus, pour compenser les frais supplémentaires engendrés par l’activité touristique, les communes classées bénéficient aussi de dotations et de fonds de péréquation supplémentaires.
À une question posée par un sénateur en mai 2025, le ministre en charge de l’Aménagement du territoire avait rappelé que la dotation globale de fonctionnement (DGF) était de 185,40 euros par habitant pour ces villes, contre 160,30 euros par habitant pour les communes non touristiques. Cela s’expliquerait par une dotation forfaitaire bien plus élevée que la moyenne.
Désormais, parmi les critères permettant d’obtenir ce précieux classement, il sera possible d’ajouter le nombre de lits en auberges collectives, classées ou non, afin de déterminer la capacité d’hébergement rapportée à la population.
Cela permettra donc aux villes comptant un grand nombre d’auberges de jeunesse de pouvoir accéder à ce classement.







Publié par Romain Pommier 















