Dans le tourisme, les crises, c’est un peu comme les emmerdes... selon la formule de Jacques Chirac, cela vole en escadrille.
Les autocaristes, comme d’autres branches d’activité, font face à plusieurs crises qui se télescopent en ce moment même. Selon le rapport d’activité 2025-2026 de la FNTV, l’année 2025 était déjà un exercice sous tension.
Après deux années de croissance, l’activité a marqué le pas, en raison du contexte politique et de l’incertitude économique.
Et 2026 s’annonce encore plus difficile. Courant avril, BlaBlaCar a annoncé la fermeture de sa filiale dédiée aux cars Macron, alors même que des "autocaristes viennent d’acquérir des véhicules pour opérer des lignes" desservies par l’entreprise, nous confiait Ingrid Mareschal, déléguée générale de la FNTV.
Pour son président, Jean-Sébastien Barrault, 2026 est désormais l’année de la crise énergétique.
"Nous ne sommes plus dans une dynamique de croissance, mais à nouveau confrontés à une crise énergétique à la suite du conflit au Moyen-Orient. De plus, le secteur doit désormais faire face à des difficultés de livraison de véhicules.
La demande mondiale est forte, les capacités de production européennes ont diminué et les constructeurs peinent à s’approvisionner en pièces détachées.
À cela s’ajoutent des hausses de fiscalité. Les chefs d’entreprise s’adaptent, mais l’accumulation des écueils pèse sur leur moral", a-t-il expliqué dans ce document de 40 pages.
Les autocaristes, comme d’autres branches d’activité, font face à plusieurs crises qui se télescopent en ce moment même. Selon le rapport d’activité 2025-2026 de la FNTV, l’année 2025 était déjà un exercice sous tension.
Après deux années de croissance, l’activité a marqué le pas, en raison du contexte politique et de l’incertitude économique.
Et 2026 s’annonce encore plus difficile. Courant avril, BlaBlaCar a annoncé la fermeture de sa filiale dédiée aux cars Macron, alors même que des "autocaristes viennent d’acquérir des véhicules pour opérer des lignes" desservies par l’entreprise, nous confiait Ingrid Mareschal, déléguée générale de la FNTV.
Pour son président, Jean-Sébastien Barrault, 2026 est désormais l’année de la crise énergétique.
"Nous ne sommes plus dans une dynamique de croissance, mais à nouveau confrontés à une crise énergétique à la suite du conflit au Moyen-Orient. De plus, le secteur doit désormais faire face à des difficultés de livraison de véhicules.
La demande mondiale est forte, les capacités de production européennes ont diminué et les constructeurs peinent à s’approvisionner en pièces détachées.
À cela s’ajoutent des hausses de fiscalité. Les chefs d’entreprise s’adaptent, mais l’accumulation des écueils pèse sur leur moral", a-t-il expliqué dans ce document de 40 pages.
"Faire plus avec moins ne doit pas être un slogan, mais une méthode", selon la FNTV
Face à ce constat, le syndicat rappelle à ses adhérents sa pleine mobilisation.
D’autant qu’une partie du secteur doit aussi faire face à une baisse de la dépense publique, alors que l’activité est parfois subventionnée, comme c’est le cas pour les transports urbains ou scolaires.
"Nos défis sont immenses : réussir la transition énergétique, développer l’offre, provoquer une véritable envie d’autocar pour convaincre davantage d’usagers de laisser leur voiture.
Tout cela dans un contexte budgétaire contraint, où l’argent public se fait de plus en plus rare, sur fond de hausse généralisée des coûts, en particulier des carburants.
Faire plus avec moins ne doit pas être un slogan, mais une méthode", poursuit le président du syndicat.
Selon lui, il est temps d’obtenir des contrats plus longs et une logique plus partenariale, afin de permettre aux autocaristes de se projeter dans la durée.
Ils seraient ainsi davantage en mesure d’investir dans une flotte plus récente et plus respectueuse de l’environnement.
"Une approche incitative plutôt que punitive permet d’optimiser nos tarifs plutôt que d’intégrer dans les prix des pénalités systématiques, qui renchérissent mécaniquement nos offres.
Autrement dit, de bonnes pratiques contractuelles peuvent permettre d’influer davantage, de décarboner plus vite et de maîtriser la dépense publique. Notre cap est clair : défendre une mobilité par autocar moderne, sûre et accessible.
Mais pour réussir, il faut un cadre stable, cohérent et ambitieux", estime Jean-Sébastien Barrault.
D’autant qu’une partie du secteur doit aussi faire face à une baisse de la dépense publique, alors que l’activité est parfois subventionnée, comme c’est le cas pour les transports urbains ou scolaires.
"Nos défis sont immenses : réussir la transition énergétique, développer l’offre, provoquer une véritable envie d’autocar pour convaincre davantage d’usagers de laisser leur voiture.
Tout cela dans un contexte budgétaire contraint, où l’argent public se fait de plus en plus rare, sur fond de hausse généralisée des coûts, en particulier des carburants.
Faire plus avec moins ne doit pas être un slogan, mais une méthode", poursuit le président du syndicat.
Selon lui, il est temps d’obtenir des contrats plus longs et une logique plus partenariale, afin de permettre aux autocaristes de se projeter dans la durée.
Ils seraient ainsi davantage en mesure d’investir dans une flotte plus récente et plus respectueuse de l’environnement.
"Une approche incitative plutôt que punitive permet d’optimiser nos tarifs plutôt que d’intégrer dans les prix des pénalités systématiques, qui renchérissent mécaniquement nos offres.
Autrement dit, de bonnes pratiques contractuelles peuvent permettre d’influer davantage, de décarboner plus vite et de maîtriser la dépense publique. Notre cap est clair : défendre une mobilité par autocar moderne, sûre et accessible.
Mais pour réussir, il faut un cadre stable, cohérent et ambitieux", estime Jean-Sébastien Barrault.
La FNTV se félicite de la conférence Ambition France Transports
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Parmi les réalisations positives de 2025, il convient de relever la conférence Ambition France Transports.
Elle a permis la rédaction d’un projet de loi-cadre relatif au développement des transports, présenté en Conseil des ministres le 11 février 2026. Elle a créé un cadre offrant des perspectives financières et une gouvernance clarifiée pour les gares routières.
De plus, les fameux cars Macron, qui fêtaient alors leurs 10 ans, ont dépassé leur niveau d’activité d’avant la crise sanitaire.
"Ils ont indéniablement gagné leur place dans l’offre de mobilité, mais leur développement passera par l’amélioration des infrastructures, en particulier les gares routières.
En prenant ce sujet à bras le corps, on peut espérer que la loi issue de la conférence Ambition France Transport donne un coup d’accélérateur aux « cars Macron »," a expliqué le président du syndicat.
Il a aussi évoqué une moindre tension sur l’emploi, notamment pour les conducteurs, même si l’équilibre reste fragile. La moyenne d’âge des conducteurs dépasse 50 ans. Un important renouvellement devra donc être engagé dans les prochaines années.
Un important travail de rajeunissement et de modernisation de la profession reste à poursuivre.
Elle a permis la rédaction d’un projet de loi-cadre relatif au développement des transports, présenté en Conseil des ministres le 11 février 2026. Elle a créé un cadre offrant des perspectives financières et une gouvernance clarifiée pour les gares routières.
De plus, les fameux cars Macron, qui fêtaient alors leurs 10 ans, ont dépassé leur niveau d’activité d’avant la crise sanitaire.
"Ils ont indéniablement gagné leur place dans l’offre de mobilité, mais leur développement passera par l’amélioration des infrastructures, en particulier les gares routières.
En prenant ce sujet à bras le corps, on peut espérer que la loi issue de la conférence Ambition France Transport donne un coup d’accélérateur aux « cars Macron »," a expliqué le président du syndicat.
Il a aussi évoqué une moindre tension sur l’emploi, notamment pour les conducteurs, même si l’équilibre reste fragile. La moyenne d’âge des conducteurs dépasse 50 ans. Un important renouvellement devra donc être engagé dans les prochaines années.
Un important travail de rajeunissement et de modernisation de la profession reste à poursuivre.


















