Deux baromètres publiés par Europ Assistance et Alliance France Tourisme mettent en lumière un même basculement - Image générée par intelligence artificielle GPT
Deux études publiées le 28 avril 2026, le baromètre annuel d’Europ Assistance réalisé avec Ipsos, et l’enquête d’Alliance France Tourisme menée également avec Ifop, dressent un constat convergent : les Français restent attachés aux vacances, mais leurs arbitrages évoluent nettement sous l’effet combiné des tensions géopolitiques et des contraintes économiques.
Les deux baromètres s’accordent sur un point : le désir de vacances demeure élevé. Selon Europ Assistance, 80% des Français se déclarent enthousiastes à l’idée de partir, un niveau quasi stable sur un an. Dans le même temps, les intentions de départ reculent à 76% (-6 points).
L’étude d’Alliance France Tourisme met en évidence une baisse plus marquée : seuls 68% des Français envisagent de partir au moins une semaine (-9 points), et à peine 37% se disent certains de concrétiser leur projet, traduisant une montée de l’incertitude.
Les deux baromètres s’accordent sur un point : le désir de vacances demeure élevé. Selon Europ Assistance, 80% des Français se déclarent enthousiastes à l’idée de partir, un niveau quasi stable sur un an. Dans le même temps, les intentions de départ reculent à 76% (-6 points).
L’étude d’Alliance France Tourisme met en évidence une baisse plus marquée : seuls 68% des Français envisagent de partir au moins une semaine (-9 points), et à peine 37% se disent certains de concrétiser leur projet, traduisant une montée de l’incertitude.
Poids du contexte géopolitique et contrainte budgétaire
Autres articles
-
Conflit au Moyen-Orient : 41% des Français déclarent modifier leurs projets de vacances
-
France : entre croissance réelle et défis structurels, quel bilan pour le tourisme en 2025 ?
-
Le Grand Paris aborde l’hiver entre reprise et incertitudes
-
Tendances voyages 2025-2026 : montée en gamme pour les séjours et last minute pour les vols !
-
Les Français prolongent l’été jusqu’en septembre
Les deux enquêtes soulignent l’importance grandissante des enjeux de sécurité dans les choix de destination. Le baromètre Europ Assistance indique que 55% des Français considèrent le risque de conflit armé comme un critère déterminant, tandis que 63% déclarent que les conflits influencent directement leur envie de voyager.
De son côté, Alliance France Tourisme confirme cette tendance : les tensions internationales participent à un climat de prudence généralisée, renforçant l’hésitation et contribuant au recul des départs.
Si Europ Assistance quantifie précisément l’impact des risques géopolitiques, Alliance France Tourisme insiste davantage sur leur effet global, en interaction avec les contraintes économiques.
Sur le plan économique, les deux études convergent sur le rôle du budget, tout en mettant en lumière des dynamiques distinctes.
A lire aussi : Baromètre EDV–Orchestra : quel impact de la guerre sur les réservations ?
Selon Europ Assistance, 78% des Français déclarent que l’inflation influence leur envie de voyager. Le budget moyen progresse légèrement, atteignant 1 864 euros (+5%), mais cette hausse s’accompagne d’une réduction de la durée des séjours (1,9 semaine contre 2,1 en 2025).
À l’inverse, l’enquête d’Alliance France Tourisme met en évidence un resserrement budgétaire : le budget moyen recule à 1 530 euros (-150 euros). La part des ménages disposant de budgets élevés diminue, tandis que 51% des Français prévoient de réduire leurs dépenses, notamment en écourtant leurs séjours ou en limitant les dépenses sur place.
Autre différence notable : Alliance France Tourisme souligne que 86% des vacanciers financent leurs vacances via leur épargne.
De son côté, Alliance France Tourisme confirme cette tendance : les tensions internationales participent à un climat de prudence généralisée, renforçant l’hésitation et contribuant au recul des départs.
Si Europ Assistance quantifie précisément l’impact des risques géopolitiques, Alliance France Tourisme insiste davantage sur leur effet global, en interaction avec les contraintes économiques.
Sur le plan économique, les deux études convergent sur le rôle du budget, tout en mettant en lumière des dynamiques distinctes.
A lire aussi : Baromètre EDV–Orchestra : quel impact de la guerre sur les réservations ?
Selon Europ Assistance, 78% des Français déclarent que l’inflation influence leur envie de voyager. Le budget moyen progresse légèrement, atteignant 1 864 euros (+5%), mais cette hausse s’accompagne d’une réduction de la durée des séjours (1,9 semaine contre 2,1 en 2025).
À l’inverse, l’enquête d’Alliance France Tourisme met en évidence un resserrement budgétaire : le budget moyen recule à 1 530 euros (-150 euros). La part des ménages disposant de budgets élevés diminue, tandis que 51% des Français prévoient de réduire leurs dépenses, notamment en écourtant leurs séjours ou en limitant les dépenses sur place.
Autre différence notable : Alliance France Tourisme souligne que 86% des vacanciers financent leurs vacances via leur épargne.
Un recentrage massif vers la France
Les deux baromètres vont également dans le même sens sur un autre point : le retour en force du tourisme domestique.
Selon Europ Assistance, 68% des Français ayant choisi leur destination resteront en France, dont 51% exclusivement (+15 points). Les séjours à l’étranger reculent fortement, avec seulement 49% des Français envisageant un départ hors de l’Hexagone.
Alliance France Tourisme confirme cette dynamique, avec 71% des Français privilégiant la France (+3 points), contre 23% pour l’Europe et seulement 9% pour les destinations lointaines. Ce recentrage s’explique par un double facteur : la recherche de sécurité et la hausse des coûts de transport, notamment aériens.
Les évolutions se retrouvent dans les choix concrets des vacanciers. Les deux études montrent une forte domination de la voiture individuelle (63% selon Europ Assistance, 68% selon Alliance France Tourisme), tandis que le recours à l’avion recule.
Côté hébergement, Europ Assistance souligne la spécificité française avec une forte appétence pour la location saisonnière et le camping. L’étude d’Alliance France Tourisme va plus loin en identifiant une progression marquée des solutions économiques et non marchandes : hausse du camping, recul des plateformes de location et augmentation significative de l’hébergement gratuit.
Selon Europ Assistance, 68% des Français ayant choisi leur destination resteront en France, dont 51% exclusivement (+15 points). Les séjours à l’étranger reculent fortement, avec seulement 49% des Français envisageant un départ hors de l’Hexagone.
Alliance France Tourisme confirme cette dynamique, avec 71% des Français privilégiant la France (+3 points), contre 23% pour l’Europe et seulement 9% pour les destinations lointaines. Ce recentrage s’explique par un double facteur : la recherche de sécurité et la hausse des coûts de transport, notamment aériens.
Les évolutions se retrouvent dans les choix concrets des vacanciers. Les deux études montrent une forte domination de la voiture individuelle (63% selon Europ Assistance, 68% selon Alliance France Tourisme), tandis que le recours à l’avion recule.
Côté hébergement, Europ Assistance souligne la spécificité française avec une forte appétence pour la location saisonnière et le camping. L’étude d’Alliance France Tourisme va plus loin en identifiant une progression marquée des solutions économiques et non marchandes : hausse du camping, recul des plateformes de location et augmentation significative de l’hébergement gratuit.
Deux lectures complémentaires d’un même phénomène
Si les deux baromètres partagent des conclusions similaires, leur approche diffère sensiblement. Le baromètre Europ Assistance propose une lecture internationale et met en perspective les spécificités françaises, notamment un modèle de vacances centré sur la famille, le littoral et la proximité.
L’étude d’Alliance France Tourisme adopte une approche plus socio-économique, en insistant sur les inégalités d’accès aux vacances et sur les mécanismes d’adaptation des ménages face à la contrainte budgétaire.
Enfin, Europ Assistance introduit la question émergente de l’intelligence artificielle dans la préparation des voyages, encore marginale en France mais en forte progression, un angle absent de l’étude concurrente.
L’étude d’Alliance France Tourisme adopte une approche plus socio-économique, en insistant sur les inégalités d’accès aux vacances et sur les mécanismes d’adaptation des ménages face à la contrainte budgétaire.
Enfin, Europ Assistance introduit la question émergente de l’intelligence artificielle dans la préparation des voyages, encore marginale en France mais en forte progression, un angle absent de l’étude concurrente.






Publié par Amelia Brille 












