Air France-KLM anticipe une hausse de la facture carburant de 2,05 milliards d'euros - Depositphotos
Dans les agences de voyages, tout le monde s’inquiète des annulations et de l’augmentation présumée exponentielle des prix des billets.
Or, Air France-KLM vient de publier les résultats de son premier trimestre 2026, dont plusieurs enseignements intéressants peuvent être tirés, notamment dans cette période de psychose générale.
Tout d’abord, au 31 mars 2026, l’impact de la guerre en Iran, malgré les annulations de vols vers le Moyen-Orient, est resté limité pour le groupe.
En effet, le chiffre d’affaires a progressé de 4,6 % à 7,5 milliards d’euros, mais surtout, le résultat net s’est amélioré de 301 millions d’euros pour s’établir à -27 millions d’euros, malgré le contexte géopolitique très délicat de mars 2026.
Il faut dire que la flambée du cours du kérosène ne se reflète pas encore pleinement dans les comptes des compagnies du groupe. Sur cette période, elles anticipent surtout un réel impact au deuxième trimestre de l’année.
Voici quelques données du premier trimestre 2026 d’Air France-KLM, Transavia comprise.
Or, Air France-KLM vient de publier les résultats de son premier trimestre 2026, dont plusieurs enseignements intéressants peuvent être tirés, notamment dans cette période de psychose générale.
Tout d’abord, au 31 mars 2026, l’impact de la guerre en Iran, malgré les annulations de vols vers le Moyen-Orient, est resté limité pour le groupe.
En effet, le chiffre d’affaires a progressé de 4,6 % à 7,5 milliards d’euros, mais surtout, le résultat net s’est amélioré de 301 millions d’euros pour s’établir à -27 millions d’euros, malgré le contexte géopolitique très délicat de mars 2026.
Il faut dire que la flambée du cours du kérosène ne se reflète pas encore pleinement dans les comptes des compagnies du groupe. Sur cette période, elles anticipent surtout un réel impact au deuxième trimestre de l’année.
Voici quelques données du premier trimestre 2026 d’Air France-KLM, Transavia comprise.
Voici quelques données du 1er trimestre 2026 d'Air France-KLM (+ Transavia)
Source · Communiqué Air France-KLM · 30 avril 2026
Air France-KLM : capacité et recette unitaire en hausse au premier trimestre 2026
Ce que nous observons, c’est que malgré les annulations de vols vers les Émirats, les capacités ont augmenté de 4 % sur la période et le nombre de passagers de 2,3 %, à 22,302 millions.
Le taux de remplissage a lui aussi progressé de 0,3 point, à 86,3 %.
De plus, la recette unitaire a augmenté de 3,4 %, grâce notamment à la montée en gamme des compagnies et à la réduction des capacités sur certaines parties du réseau, notamment en mars.
"Au premier trimestre 2026, Air France-KLM a délivré une performance solide, avec une forte progression de la recette unitaire, soutenue par un environnement de demande favorable.
Dans un contexte géopolitique très volatil, nous avons démontré la résilience et l'agilité de notre réseau, en réallouant avec succès nos capacités afin de répondre au mieux à la demande.
Nous avons également, une nouvelle fois, mis en évidence le rôle stratégique de l'aviation en participant aux opérations de rapatriement au début du conflit au Moyen-Orient. Je tiens à remercier nos collaborateurs – en particulier ceux qui ont pris part à ces opérations – pour leur engagement", a commenté Benjamin Smith, directeur général du groupe.
Très rapidement, Air France a augmenté ses fréquences, notamment vers Bangkok, Singapour et Delhi, afin de pallier la paralysie et la désaffection sans doute durable des hubs du Golfe.
Elle a aussi déployé des appareils de plus grande capacité sur Bangkok, Phuket, Singapour, Delhi, Bombay, Shanghai et Tokyo.
Le taux de remplissage a lui aussi progressé de 0,3 point, à 86,3 %.
De plus, la recette unitaire a augmenté de 3,4 %, grâce notamment à la montée en gamme des compagnies et à la réduction des capacités sur certaines parties du réseau, notamment en mars.
"Au premier trimestre 2026, Air France-KLM a délivré une performance solide, avec une forte progression de la recette unitaire, soutenue par un environnement de demande favorable.
Dans un contexte géopolitique très volatil, nous avons démontré la résilience et l'agilité de notre réseau, en réallouant avec succès nos capacités afin de répondre au mieux à la demande.
Nous avons également, une nouvelle fois, mis en évidence le rôle stratégique de l'aviation en participant aux opérations de rapatriement au début du conflit au Moyen-Orient. Je tiens à remercier nos collaborateurs – en particulier ceux qui ont pris part à ces opérations – pour leur engagement", a commenté Benjamin Smith, directeur général du groupe.
Très rapidement, Air France a augmenté ses fréquences, notamment vers Bangkok, Singapour et Delhi, afin de pallier la paralysie et la désaffection sans doute durable des hubs du Golfe.
Elle a aussi déployé des appareils de plus grande capacité sur Bangkok, Phuket, Singapour, Delhi, Bombay, Shanghai et Tokyo.
Air France-KLM : une révision à la baisse des hausses de capacité
Ces bons résultats devraient, malgré quelques ajustements, se maintenir sur le reste de l’année.
Ainsi, du côté d’Air France-KLM, il n’est pas question de supprimer des vols ou de céder à la panique face à la flambée des cours du kérosène.
Tout d’abord, parce que les compagnies ont rapidement réagi en mettant en place des surcharges carburant, dont les montants ont été révisés fin mars, passant de 50 à 100 euros sur le réseau long-courrier.
A lire : Flambée du kérosène : Air France double le montant de sa surcharge !
Une hausse significative, mais loin d’être rédhibitoire pour les tour-opérateurs français.
"Le problème auquel nous sommes confrontés, c’est que les pros et les clients n’arrêtent pas d’entendre parler de surcharge carburant, de hausse des prix... Ils sont convaincus que tout est devenu hors de prix, ce n’est pas le cas.
Les prix n’ont pas doublé ou triplé. Sur un long-courrier, la hausse est loin d’être dissuasive," nous expliquait Olivia Calvin.
Concernant les perspectives de l’année en cours, le groupe annonce une révision à la baisse de ses hausses de capacités sur le long-courrier.
La hausse devrait ainsi se situer entre +2 et +4 % pour Air France-KLM, contre +4 % dans les précédentes projections. Du côté de Transavia, les capacités sont désormais attendues en hausse de 8 à 10 %, alors que la direction anticipait auparavant une progression d’environ 10 %.
Rappelons que Transavia France a supprimé 2 % de ses vols en mai et juin.
C’est surtout autour de la question des charges liées à la hausse du kérosène que les conséquences apparaissent les plus palpables pour les compagnies européennes.
Ainsi, du côté d’Air France-KLM, il n’est pas question de supprimer des vols ou de céder à la panique face à la flambée des cours du kérosène.
Tout d’abord, parce que les compagnies ont rapidement réagi en mettant en place des surcharges carburant, dont les montants ont été révisés fin mars, passant de 50 à 100 euros sur le réseau long-courrier.
A lire : Flambée du kérosène : Air France double le montant de sa surcharge !
Une hausse significative, mais loin d’être rédhibitoire pour les tour-opérateurs français.
"Le problème auquel nous sommes confrontés, c’est que les pros et les clients n’arrêtent pas d’entendre parler de surcharge carburant, de hausse des prix... Ils sont convaincus que tout est devenu hors de prix, ce n’est pas le cas.
Les prix n’ont pas doublé ou triplé. Sur un long-courrier, la hausse est loin d’être dissuasive," nous expliquait Olivia Calvin.
Concernant les perspectives de l’année en cours, le groupe annonce une révision à la baisse de ses hausses de capacités sur le long-courrier.
La hausse devrait ainsi se situer entre +2 et +4 % pour Air France-KLM, contre +4 % dans les précédentes projections. Du côté de Transavia, les capacités sont désormais attendues en hausse de 8 à 10 %, alors que la direction anticipait auparavant une progression d’environ 10 %.
Rappelons que Transavia France a supprimé 2 % de ses vols en mai et juin.
C’est surtout autour de la question des charges liées à la hausse du kérosène que les conséquences apparaissent les plus palpables pour les compagnies européennes.
Air France-KLM : la facture carburant va flamber en 2026
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"Si la hausse des prix du carburant ne se reflète pas encore dans les résultats que nous présentons aujourd'hui, elle pèsera sur les prochains trimestres.
Nous avons d'ores et déjà mis en place des mesures visant à soutenir notre performance financière grâce à une gestion rigoureuse des coûts et continuons de suivre la situation de près.
Bien que l'environnement demeure incertain, nous restons pleinement engagés dans l'exécution de notre stratégie," a affirmé, Benjamin Smith.
Parmi les mesures mises en place figure donc la surcharge carburant.
Selon Steven Zaat, directeur financier du groupe, celle-ci a permis durant le mois d’avril de transférer aux clients 60 % du surcoût carburant supporté par le groupe.
Pour l’heure, aucune nouvelle révision de la surcharge carburant n’est prévue du côté d’Air France.
Bien que les compagnies se protègent via des couvertures carburant, afin de limiter l’impact de cette inflation qui semble durable, la facture carburant totale pour l’exercice 2026 est désormais estimée à 9,3 milliards de dollars, soit 7,95 milliards d’euros, en hausse de 2,4 milliards de dollars, soit 2,05 milliards d’euros, ce qui représente près de 34,8 %.
Rappelons que le kérosène a augmenté de près de 100 % en l’espace de quelques semaines. Et même si son cours observe une décrue depuis peu, il reste à des niveaux extrêmement élevés, de quoi occasionner quelques migraines dans les directions des entreprises de l’aérien.
D’ailleurs, aux États-Unis, des compagnies aériennes low cost ont demandé une aide exceptionnelle de 2,5 milliards directement à la Maison-Blanche, afin de compenser les coûts supplémentaires de carburant.
Nous avons d'ores et déjà mis en place des mesures visant à soutenir notre performance financière grâce à une gestion rigoureuse des coûts et continuons de suivre la situation de près.
Bien que l'environnement demeure incertain, nous restons pleinement engagés dans l'exécution de notre stratégie," a affirmé, Benjamin Smith.
Parmi les mesures mises en place figure donc la surcharge carburant.
Selon Steven Zaat, directeur financier du groupe, celle-ci a permis durant le mois d’avril de transférer aux clients 60 % du surcoût carburant supporté par le groupe.
Pour l’heure, aucune nouvelle révision de la surcharge carburant n’est prévue du côté d’Air France.
Bien que les compagnies se protègent via des couvertures carburant, afin de limiter l’impact de cette inflation qui semble durable, la facture carburant totale pour l’exercice 2026 est désormais estimée à 9,3 milliards de dollars, soit 7,95 milliards d’euros, en hausse de 2,4 milliards de dollars, soit 2,05 milliards d’euros, ce qui représente près de 34,8 %.
Rappelons que le kérosène a augmenté de près de 100 % en l’espace de quelques semaines. Et même si son cours observe une décrue depuis peu, il reste à des niveaux extrêmement élevés, de quoi occasionner quelques migraines dans les directions des entreprises de l’aérien.
D’ailleurs, aux États-Unis, des compagnies aériennes low cost ont demandé une aide exceptionnelle de 2,5 milliards directement à la Maison-Blanche, afin de compenser les coûts supplémentaires de carburant.
Air France-KLM : des résultats et des prévisions salués par les financiers
Cette publication a été plutôt bien reçue par le monde de la finance, puisque le cours de Bourse d’Air France-KLM est orienté à la hausse depuis l’ouverture des marchés.
Ce n’est pas tout, car à en croire Zone Bourse, plusieurs analystes ont apprécié les projections du groupe.
"Suite à la publication de résultats du 1er trimestre nettement supérieurs aux attentes, nous anticipons une réaction positive du marché pour Air France-KLM ainsi que pour l'ensemble du secteur aérien.
Nous pourrions relever nos estimations pour l'exercice", a analysé Yi Zhong, en charge du dossier chez AlphaValue.
Pour rappel, l’évolution des recettes unitaires est attendue entre 0 et 2 %, tandis que le levier d’endettement est lui aussi maintenu entre 1,5x et 2,0x.
Ce n’est pas tout, car à en croire Zone Bourse, plusieurs analystes ont apprécié les projections du groupe.
"Suite à la publication de résultats du 1er trimestre nettement supérieurs aux attentes, nous anticipons une réaction positive du marché pour Air France-KLM ainsi que pour l'ensemble du secteur aérien.
Nous pourrions relever nos estimations pour l'exercice", a analysé Yi Zhong, en charge du dossier chez AlphaValue.
Pour rappel, l’évolution des recettes unitaires est attendue entre 0 et 2 %, tandis que le levier d’endettement est lui aussi maintenu entre 1,5x et 2,0x.

















