TO et compagnies aériennes : "les agences ne vont plus vendre tout le monde" - Depositphotos @sirinapawannapat.gmail.com
Nous le voyons à travers notre sondage, en partenariat avec le CDMV, comme dans le dernier baromètre des Entreprises du Voyage, le secteur est englué dans une crise qui dure.
Depuis maintenant deux mois et le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les ventes sont en berne et les signes d’un redémarrage peinent à se dessiner, même si certains professionnels estiment que la fin du conflit pourrait déclencher une vague de réservations, rappelant le revenge travel de l’après-Covid.
En attendant, chaque crise révèle des crispations et un éloignement de plus en plus marqué entre, d’un côté, les agences de voyages en première ligne face aux clients et, de l’autre, les tour-opérateurs sans trésorerie, dont certains aimeraient faire payer aux distributeurs la note salée des rapatriements.
Ce conflit est donc l’occasion de voir éclater des guéguerres intestines, mais aussi d’identifier, lorsque le vernis de la "famille du tourisme" craque, les prestataires sur lesquels il est possible de compter.
Depuis maintenant deux mois et le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les ventes sont en berne et les signes d’un redémarrage peinent à se dessiner, même si certains professionnels estiment que la fin du conflit pourrait déclencher une vague de réservations, rappelant le revenge travel de l’après-Covid.
En attendant, chaque crise révèle des crispations et un éloignement de plus en plus marqué entre, d’un côté, les agences de voyages en première ligne face aux clients et, de l’autre, les tour-opérateurs sans trésorerie, dont certains aimeraient faire payer aux distributeurs la note salée des rapatriements.
Ce conflit est donc l’occasion de voir éclater des guéguerres intestines, mais aussi d’identifier, lorsque le vernis de la "famille du tourisme" craque, les prestataires sur lesquels il est possible de compter.
TO et compagnies aériennes : "les agences ne vont plus vendre tout le monde"
Valérie Boned, la présidente des Entreprises du Voyage (EDV), au sujet du traitement de certaines compagnies qui annulent, imposent des surcharges carburant et changent leurs programmes à tout-va, nous confiait entendre de la part des professionnels "qu’il y aura une mémoire de celles avec qui cela se passe bien et de celles avec qui cela se passe moins bien".
Le cas est le même avec les tour-opérateurs, car autant bon nombre ont joué le jeu, rapatriant plusieurs milliers de clients pour une facture totale évaluée à près de 6 millions d’euros, autant quelques-uns n’ont pas été à la hauteur des attentes.
"Globalement, cela s’est bien passé avec les TO. Après, je pense qu’il va y avoir un petit nettoyage : les agences ne vont plus vendre tout le monde, le regard va changer.
Celui qui a très bien joué le jeu sera en tête des ventes, ce sera l’inverse pour ceux qui n’ont pas été corrects durant cette période.
Il faut se servir de cet événement pour changer les choses. C’est aussi le cas pour l’aérien. Nous devons nous souvenir de celles et ceux qui nous ont bien accompagnés", nous explique un patron d'agence, sans vouloir nommer les mauvais élèves.
Alors, plutôt que de pointer du doigt les mauvais élèves, nous avons demandé à nos lecteurs de désigner les compagnies et les tour-opérateurs qui se sont bien comportés depuis début mars 2026.
Au total, 303 professionnels ont répondu à nos questions, dont nous avons livré les enseignements dans un premier article.
Compagnies aériennes : qui sont les bons et les mauvais élèves ?
Les pires compagnies aériennes depuis le début de la crise, selon les agents de voyages - Visuel généré par l'IA
Pour rappel, le profil du sondé type est un(e) dirigeant(e) d’agence de voyages ou de tour-opérateur (58,7%), à la tête d’une entreprise de moins de 10 salariés (73,6%), qui vend majoritairement des tour-opérateurs.
Et pour ces professionnels, quelques compagnies aériennes sortent grandies de la crise.
Sans surprise, et citée à de nombreuses reprises depuis le début du conflit, Emirates arrive en tête des transporteurs qui se sont démarqués positivement durant cette période.
La compagnie du Golfe a rapidement mis en place des mesures commerciales d’assouplissement pour les distributeurs, leur permettant de reprotéger leurs clients.
Ainsi, 60,4% des sondés l’ont nommée parmi les bons élèves. Elle arrive largement en tête, devant Air France (50%), Qatar Airways (22,6%), puis Corsair (19,1%) et Air Caraïbes (11,7%).
Les compagnies les moins citées sont Gulf Air (1,3%), British Airways (4,3%) et Lufthansa (8,3%). Cette dernière pâtit sans doute aussi de la récente grève de ses pilotes et de sa décision de fermer sa compagnie domestique.
Bien évidemment, Volotea est la compagnie qui ressort avec l’image la plus écornée.
Il faut dire qu’elle a successivement supprimé plusieurs vols, ne proposant pas de reprotection mais un simple remboursement des billets, avant d’imposer le paiement d’une surcharge carburant à l’enregistrement.
Elle arrive largement en tête de ce classement des mauvais élèves de la crise, ayant été citée par 49,8% de nos sondés, devant Qatar Airways (36,5%) et Etihad Airways (34,8%).
Transavia arrive en quatrième position (27%), suivie par Lufthansa (24%) et Air France (20,6%).
Et pour ces professionnels, quelques compagnies aériennes sortent grandies de la crise.
Sans surprise, et citée à de nombreuses reprises depuis le début du conflit, Emirates arrive en tête des transporteurs qui se sont démarqués positivement durant cette période.
La compagnie du Golfe a rapidement mis en place des mesures commerciales d’assouplissement pour les distributeurs, leur permettant de reprotéger leurs clients.
Ainsi, 60,4% des sondés l’ont nommée parmi les bons élèves. Elle arrive largement en tête, devant Air France (50%), Qatar Airways (22,6%), puis Corsair (19,1%) et Air Caraïbes (11,7%).
Les compagnies les moins citées sont Gulf Air (1,3%), British Airways (4,3%) et Lufthansa (8,3%). Cette dernière pâtit sans doute aussi de la récente grève de ses pilotes et de sa décision de fermer sa compagnie domestique.
Bien évidemment, Volotea est la compagnie qui ressort avec l’image la plus écornée.
Il faut dire qu’elle a successivement supprimé plusieurs vols, ne proposant pas de reprotection mais un simple remboursement des billets, avant d’imposer le paiement d’une surcharge carburant à l’enregistrement.
Elle arrive largement en tête de ce classement des mauvais élèves de la crise, ayant été citée par 49,8% de nos sondés, devant Qatar Airways (36,5%) et Etihad Airways (34,8%).
Transavia arrive en quatrième position (27%), suivie par Lufthansa (24%) et Air France (20,6%).
Tour-opérateurs : qui sont les bons élèves ?
La même question a été posée afin d’identifier les tour-opérateurs qui s’en sont le mieux sortis pendant cette crise.
Nous retrouvons le groupe Karavel (Fram, Promovacances) comme l’acteur le plus cité positivement par les sondés (26,6%), devant Exotismes (24,8%) et Asia (22,9%).
En quatrième position se trouve TUI France (22%), devant Kuoni (16,4%), puis Visiteurs (15,9%), Worldia et Climats du Monde, à égalité avec 15%.
Malgré les récentes déclarations, une majorité des professionnels du voyage (59,6%) jugent le traitement de cette période satisfaisant, voire très satisfaisant.
Ils ne sont que 4,7% des sondés à juger l’accompagnement des producteurs très insuffisant. Comme quoi, il n’y a pas que de mauvaises choses à retenir de cette crise.
À un moment où tout le monde s’inquiète du peu d’affluence dans les agences, il est peut-être venu le temps de relancer la demande, à l’unisson.
Nous retrouvons le groupe Karavel (Fram, Promovacances) comme l’acteur le plus cité positivement par les sondés (26,6%), devant Exotismes (24,8%) et Asia (22,9%).
En quatrième position se trouve TUI France (22%), devant Kuoni (16,4%), puis Visiteurs (15,9%), Worldia et Climats du Monde, à égalité avec 15%.
Malgré les récentes déclarations, une majorité des professionnels du voyage (59,6%) jugent le traitement de cette période satisfaisant, voire très satisfaisant.
Ils ne sont que 4,7% des sondés à juger l’accompagnement des producteurs très insuffisant. Comme quoi, il n’y a pas que de mauvaises choses à retenir de cette crise.
À un moment où tout le monde s’inquiète du peu d’affluence dans les agences, il est peut-être venu le temps de relancer la demande, à l’unisson.
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Publié par Romain Pommier 















