Chomage partiel : "le sujet est bien ouvert" a affirmé Serge Papin au congrès des Entreprises du Voyage qui se tient jusqu'à mercredi à Disneyland Paris - Photo CE
« C’est une situation qui peut durer longtemps » a affirmé Frédéric Encel docteur en géopolitique et professeur à Sciences Po à propos de la crise qui secoue le Moyen-Orient, à l'occasion du Congrès des Entreprises du Voyage qui se tient jusqu'à mercredi à Disneyland Paris.
Dans ce contexte, et alors que les opérateurs de voyage constatent un fort attentisme de la part de leurs clients, l'intervention de Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat était attendue par les adhérents présents.
La veille, Laurent Abitbol, avait fait part de son inquiétude : « Je ne suis pas optimiste, je pense que la crise va s’accélérer » avait-il affirmé, évoquant en particulier des difficultés pour recourir au chômage partiel. Il souhaitait avoir une réponse de l'État.
Valérie Boned, présidente du syndicat patronal a pris le relais pour porter le message : « Aujourd’hui, les entreprises présentes - et certaines ici dans la salle - attendent des réponses, et vous le savez, car les dossiers vous ont été remontés. La question porte surtout sur l’accès à l’activité partielle classique. Même sur ce point, nous avons rencontré des blocages, que nous avons signalés par l’intermédiaire du cabinet. »
Dans ce contexte, et alors que les opérateurs de voyage constatent un fort attentisme de la part de leurs clients, l'intervention de Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat était attendue par les adhérents présents.
La veille, Laurent Abitbol, avait fait part de son inquiétude : « Je ne suis pas optimiste, je pense que la crise va s’accélérer » avait-il affirmé, évoquant en particulier des difficultés pour recourir au chômage partiel. Il souhaitait avoir une réponse de l'État.
Valérie Boned, présidente du syndicat patronal a pris le relais pour porter le message : « Aujourd’hui, les entreprises présentes - et certaines ici dans la salle - attendent des réponses, et vous le savez, car les dossiers vous ont été remontés. La question porte surtout sur l’accès à l’activité partielle classique. Même sur ce point, nous avons rencontré des blocages, que nous avons signalés par l’intermédiaire du cabinet. »
Chômage partiel, le sujet est bien ouvert, a affirmé Serge Papin
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« Concernant le chômage partiel, le sujet est bien ouvert » a répondu Serge Papin « Je ne sais pas encore si une solution sera trouvée, mais le sujet est désormais posé. »
Ce que souhaiteraient les professionnels aussi, c'est que l'accompagnement soit renforcé au-delà du régime actuel.
« Cela fait partie des sujets que nous allons mettre sur la table à Matignon. Il y a une ouverture. J’ai bien pris en compte ce point et nous allons le défendre. Je serai votre porte-parole, je devrais voir le Premier ministre la semaine prochaine, » a ajouté Serge Papin qui rappelle qu'une charte de confiance permet d'accompagner les entreprises en difficulté via la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP).
Le paiement de certaines charges, comme celles dues à l’URSSAF, sous réserve d’en faire la demande, peut ainsi être différé.
« Ce que vous venez d’annoncer est très important pour nous. » a poursuivi Valérie Boned avant d'ajouter : « Ce n’est pas seulement la mise en œuvre des mesures qui pose problème, mais aussi le temps qui s’écoule entre vos décisions et leur application concrète sur le terrain.
Pour ceux qui ont tenté de constituer des dossiers d’activité partielle, la démarche reste complexe. Des pièces supplémentaires sont demandées, alors même que nous sommes dans une situation d’urgence. Certaines entreprises comptent de nombreux salariés, d’autres moins, mais toutes sont concernées.
Les propos que vous venez de tenir, je les comprends comme une ouverture. Si le sujet est désormais sur le bureau du Premier ministre, cela signifie que nous sommes sur la bonne voie pour bénéficier d’un accompagnement. »
Ce que souhaiteraient les professionnels aussi, c'est que l'accompagnement soit renforcé au-delà du régime actuel.
« Cela fait partie des sujets que nous allons mettre sur la table à Matignon. Il y a une ouverture. J’ai bien pris en compte ce point et nous allons le défendre. Je serai votre porte-parole, je devrais voir le Premier ministre la semaine prochaine, » a ajouté Serge Papin qui rappelle qu'une charte de confiance permet d'accompagner les entreprises en difficulté via la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP).
Le paiement de certaines charges, comme celles dues à l’URSSAF, sous réserve d’en faire la demande, peut ainsi être différé.
« Ce que vous venez d’annoncer est très important pour nous. » a poursuivi Valérie Boned avant d'ajouter : « Ce n’est pas seulement la mise en œuvre des mesures qui pose problème, mais aussi le temps qui s’écoule entre vos décisions et leur application concrète sur le terrain.
Pour ceux qui ont tenté de constituer des dossiers d’activité partielle, la démarche reste complexe. Des pièces supplémentaires sont demandées, alors même que nous sommes dans une situation d’urgence. Certaines entreprises comptent de nombreux salariés, d’autres moins, mais toutes sont concernées.
Les propos que vous venez de tenir, je les comprends comme une ouverture. Si le sujet est désormais sur le bureau du Premier ministre, cela signifie que nous sommes sur la bonne voie pour bénéficier d’un accompagnement. »
Comment retrouver la confiance des clients ?
Mais au-delà des demandes d'aides, la présidente des EDV a soulevé un autre enjeu : celui de retrouver la confiance des clients : « Sur ce sujet, je pense que notre véritable enjeu est de réussir à parler avec sincérité dans les médias. Je ne remets absolument pas en cause leur travail - en particulier ceux de notre secteur qui suivent ces sujets de près - mais il existe une forme de “bruit de fond”.
Quand on analyse les raisons pour lesquelles les ventes ne sont pas au niveau attendu pour les vacances, ce n’est ni une question de prix, ni de pénurie. Le vrai sujet, c’est la perception : aujourd’hui, les clients ont le sentiment que, même en achetant, ils ne sont pas certains de pouvoir partir.
C’est donc avant tout un enjeu de confiance. Il faut la rétablir, en diffusant des messages non pas erronés, mais positifs et pédagogiques. »
Une position qui s'aligne avec celle de Patrice Caradec, président du SETO, qui lors de son intervention la veille souhaite aussi « faire passer un message d’optimisme ».
C'est justement pour restaurer la confiance, que le Cercle des Vacances mise sur davantage de flexibilité. L’entreprise propose notamment des conditions d’annulation assouplies jusqu’à un mois avant le voyage, ainsi que des solutions comme des acomptes réduits et le paiement fractionné. Rose-Marie Farrugia, fondatrice et PDG de l'entreprise qui participait à une table ronde sur les clients a expliqué que cette stratégie repose sur une coordination étroite avec l’ensemble des partenaires.
C'est aussi dans cette optique que TUI France a lancé sa "garantie plan B" qui permet de modifier sans frais, sa réservation sur une certaine gamme de produits.
Quand on analyse les raisons pour lesquelles les ventes ne sont pas au niveau attendu pour les vacances, ce n’est ni une question de prix, ni de pénurie. Le vrai sujet, c’est la perception : aujourd’hui, les clients ont le sentiment que, même en achetant, ils ne sont pas certains de pouvoir partir.
C’est donc avant tout un enjeu de confiance. Il faut la rétablir, en diffusant des messages non pas erronés, mais positifs et pédagogiques. »
Une position qui s'aligne avec celle de Patrice Caradec, président du SETO, qui lors de son intervention la veille souhaite aussi « faire passer un message d’optimisme ».
C'est justement pour restaurer la confiance, que le Cercle des Vacances mise sur davantage de flexibilité. L’entreprise propose notamment des conditions d’annulation assouplies jusqu’à un mois avant le voyage, ainsi que des solutions comme des acomptes réduits et le paiement fractionné. Rose-Marie Farrugia, fondatrice et PDG de l'entreprise qui participait à une table ronde sur les clients a expliqué que cette stratégie repose sur une coordination étroite avec l’ensemble des partenaires.
C'est aussi dans cette optique que TUI France a lancé sa "garantie plan B" qui permet de modifier sans frais, sa réservation sur une certaine gamme de produits.
Communiquer différemment auprès des Français, afin de les rassurer, de leur redonner confiance pour acheter
C'est aussi pour rassurer les voyageurs que plusieurs intervenants ont aussi balayé la crainte d'une pénurie de kérosène, à l'image du ministre Serge Papin, ou de Justine Coutard, directrice générale déléguée du Groupe ADP.
Henri Hourcade, le directeur général France d’Air France a également assuré que le programme estival 2026 de la compagnie sera tenu. « Aucun vol ne sera annulé pour des raisons liées au prix du kérosène. »
Reste à faire passer le message aux clients frileux de se projeter sur leurs projets de vacances.
Cyrille Fradin, le président du groupe Karavel/Promovacances a rappelé que la profession a pris ses responsabilités et rapatrié les Français bloqués, dans le golfe Persique, en Asie et dans l'océan Indien suite aux frappes américaines et israéliennes sur l'Iran le 28 février dernier. Le Ministre a d'ailleurs profité de sa présence au Congrès pour remercier « sans l’avoir fait plus tôt » l’ensemble des professionnels du voyage qui se sont mobilisés.
Le président de FRAM précise : « Les opérateurs ont réagi immédiatement ; nous avions plus de 1 000 clients hors du territoire, et leur prise en charge s’est faite sans surcoût pour eux. Cela a été un véritable enjeu, mais nous avons montré que nous étions prêts, réactifs et responsables dans une situation difficile. Aujourd’hui, il est essentiel que nous soyons tous capables de communiquer différemment auprès des Français, afin de les rassurer, de leur redonner confiance pour acheter, et ainsi relancer la dynamique. »
Henri Hourcade, le directeur général France d’Air France a également assuré que le programme estival 2026 de la compagnie sera tenu. « Aucun vol ne sera annulé pour des raisons liées au prix du kérosène. »
Reste à faire passer le message aux clients frileux de se projeter sur leurs projets de vacances.
Cyrille Fradin, le président du groupe Karavel/Promovacances a rappelé que la profession a pris ses responsabilités et rapatrié les Français bloqués, dans le golfe Persique, en Asie et dans l'océan Indien suite aux frappes américaines et israéliennes sur l'Iran le 28 février dernier. Le Ministre a d'ailleurs profité de sa présence au Congrès pour remercier « sans l’avoir fait plus tôt » l’ensemble des professionnels du voyage qui se sont mobilisés.
Le président de FRAM précise : « Les opérateurs ont réagi immédiatement ; nous avions plus de 1 000 clients hors du territoire, et leur prise en charge s’est faite sans surcoût pour eux. Cela a été un véritable enjeu, mais nous avons montré que nous étions prêts, réactifs et responsables dans une situation difficile. Aujourd’hui, il est essentiel que nous soyons tous capables de communiquer différemment auprès des Français, afin de les rassurer, de leur redonner confiance pour acheter, et ainsi relancer la dynamique. »






Publié par Céline Eymery 














