Convention EDV - SNCF : "Il est plus que temps qu'on se mette au travail" lance Jean Castex Photo CE
C'était en 2023, et les opérateurs de voyage avait eu du mal à avaler la pilule.
La convention signée entre les Entreprises du Voyage et la SNCF pour 5 ans, prévoyait une baisse progressive 0,1 point tous les deux ans des rémunérations des distributeurs, pour atteindre 2,7%. Sur Ouigo, les agences de voyages touche une maigre commission de 1% sur chaque billet vendu.
« Vendre du Ouigo coute de l'argent aux agences. » résume un gérant d'une TMC.
Et pourtant à l'occasion du Congrès des Entreprises du Voyage qui se tient à Disneyland Paris, Jean Castex Président de la SNCF a tenu à rappeler le rôle significatif des opérateurs de voyage dans le chiffre d’affaires du groupe ferroviaire : « Les entreprises de voyages, c'est 24 % des recettes de la SNCF, c'est quand même considérable. Nous avons besoin sur la clientèle corporate, sur les groupes d'une approche spécifique. Nous n'avons aucun intérêt à affaiblir nos partenaires. »
La convention signée entre les Entreprises du Voyage et la SNCF pour 5 ans, prévoyait une baisse progressive 0,1 point tous les deux ans des rémunérations des distributeurs, pour atteindre 2,7%. Sur Ouigo, les agences de voyages touche une maigre commission de 1% sur chaque billet vendu.
« Vendre du Ouigo coute de l'argent aux agences. » résume un gérant d'une TMC.
Et pourtant à l'occasion du Congrès des Entreprises du Voyage qui se tient à Disneyland Paris, Jean Castex Président de la SNCF a tenu à rappeler le rôle significatif des opérateurs de voyage dans le chiffre d’affaires du groupe ferroviaire : « Les entreprises de voyages, c'est 24 % des recettes de la SNCF, c'est quand même considérable. Nous avons besoin sur la clientèle corporate, sur les groupes d'une approche spécifique. Nous n'avons aucun intérêt à affaiblir nos partenaires. »
"Il est plus que temps qu'on se mette au travail tous ensemble pour préparer la convention à venir"
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Outre la baisse des rémunérations, les professionnels mettent en avant d'autres problématiques : la fragmentation de l'offre, avec notamment l'ouverture à la concurrence des TER et les coûts d’accès aux systèmes de distribution et des interfaces.
Le président de la SNCF a notamment évoqué les avancées législatives en cours, sur l’interopérabilité des systèmes de distribution : « Chaque région développe son propre système, ce n'est pas favorable aux voyageurs. »
Un article en discussion au Sénat vise ainsi à imposer une interopérabilité des systèmes.
Dans ce contexte, Jean Castex appelle à anticiper les discussions : « Il est plus que temps qu'on se mette au travail tous ensemble pour préparer la convention à venir. Il nous faudra du temps pour nous écouter, pour trouver un modèle de rémunération adapté. » En effet, celle signée en 2023 court jusqu'à la fin 2027.
Le président de la SNCF a notamment évoqué les avancées législatives en cours, sur l’interopérabilité des systèmes de distribution : « Chaque région développe son propre système, ce n'est pas favorable aux voyageurs. »
Un article en discussion au Sénat vise ainsi à imposer une interopérabilité des systèmes.
Dans ce contexte, Jean Castex appelle à anticiper les discussions : « Il est plus que temps qu'on se mette au travail tous ensemble pour préparer la convention à venir. Il nous faudra du temps pour nous écouter, pour trouver un modèle de rémunération adapté. » En effet, celle signée en 2023 court jusqu'à la fin 2027.
Laurent Abitbol à Jean Castex : "Promettez-nous d'être là à la première réunion"
Laurent Abitbol, président de Marietton Développement a pris la parole pour demander à la SNCF de revoir le modèle de rémunération : « On aime la SNCF. Il faut être un peu proche de nous. »
Dans un contexte concurrentiel renforcé, il met également en avant l’exemple de Trenitalia, qui proposerait des commissions plus attractives : « de minimum de 7 % à partir du 1er juillet prochain. Ce qui est énorme. Mon groupe réalise 1000 billets par jour sur l'axe de Lyon Part Dieu !. »
Il appelle à un engagement plus direct de la direction de la SNCF dans les négociations : « Promettez-nous d'être là à la première réunion. » lance le patron de Marietton.
Face à ces demandes, Jean Castex répond sans faire de promesse : « Je vais d'abord convenir avec vous d'une méthode pour aborder ce sujet. Il y a des intérêts qui peuvent être concordants, mais pas forcément toujours. Quand on fait une négociation, il faut toujours se mettre d'abord à la place de l'autre. »
Dans un contexte concurrentiel renforcé, il met également en avant l’exemple de Trenitalia, qui proposerait des commissions plus attractives : « de minimum de 7 % à partir du 1er juillet prochain. Ce qui est énorme. Mon groupe réalise 1000 billets par jour sur l'axe de Lyon Part Dieu !. »
Il appelle à un engagement plus direct de la direction de la SNCF dans les négociations : « Promettez-nous d'être là à la première réunion. » lance le patron de Marietton.
Face à ces demandes, Jean Castex répond sans faire de promesse : « Je vais d'abord convenir avec vous d'une méthode pour aborder ce sujet. Il y a des intérêts qui peuvent être concordants, mais pas forcément toujours. Quand on fait une négociation, il faut toujours se mettre d'abord à la place de l'autre. »
"Le pire mot, c’est l’incertitude"
Le président de la SNCF a également évoqué le climat économique fortement perturbé par les tensions internationales, notamment liées à la crise au Moyen-Orient. « Le pire mot, c’est l’incertitude », affirme-t-il
À ce stade, la SNCF ne constate pas encore d’effet direct sur son activité. Il ajoute : « Comme vous pouvez peut-être déjà le constater dans votre activité quotidienne, un certain nombre de nos concitoyens devraient, à l’approche de l’été prochain, réduire leurs voyages long-courriers à l’étranger.
On peut penser qu’ils se reporteront davantage vers des déplacements domestiques, dans une logique comparable à celle observée pendant la période Covid, et qu’ils utiliseront donc davantage le train. Je ne m’en réjouis pas pour autant. Surtout, à ce stade, nous ne constatons aucun frémissement sur l'été. Au contraire, nous observons plutôt une forme d’attentisme de la part de nos clients. »
À ce stade, la SNCF ne constate pas encore d’effet direct sur son activité. Il ajoute : « Comme vous pouvez peut-être déjà le constater dans votre activité quotidienne, un certain nombre de nos concitoyens devraient, à l’approche de l’été prochain, réduire leurs voyages long-courriers à l’étranger.
On peut penser qu’ils se reporteront davantage vers des déplacements domestiques, dans une logique comparable à celle observée pendant la période Covid, et qu’ils utiliseront donc davantage le train. Je ne m’en réjouis pas pour autant. Surtout, à ce stade, nous ne constatons aucun frémissement sur l'été. Au contraire, nous observons plutôt une forme d’attentisme de la part de nos clients. »


















