Situation économique
Sur seize mois, l'euro s'est apprécié de près de 15% face au dollar, une hausse significative - Depositphotos.com, Olivier26
Jerome Powell préside, ce mercredi 7 mai 2026, sa toute dernière réunion du FOMC avant que Kevin Warsh ne prenne sa succession le 15 mai.
Une transition qui tombe à un moment particulièrement délicat.
La Fed a maintenu ses taux à 3,50 - 3,75% lors du FOMC du 28-29 avril, sans surprise. Ce qui a surpris, c'est le vote : 8 contre 4. Le gouverneur Miran voulait une baisse de 25 points de base, trois autres membres jugeaient le communiqué trop accommodant.
Une fracture rare, qui reflète une banque centrale profondément divisée.
L'environnement explique cette division. L'inflation PCE de base ressort à 3,2% en mars 2026, loin de la cible des 2%. Mais la croissance américaine tient bon, à +2,3% annualisé au T1, compliquant toute justification d'assouplissement.
La Fed est coincée : baisser les taux risque de relancer l'inflation, les maintenir pourrait finir par casser l'économie.
Notre scénario de base : pas de baisse avant septembre 2026 minimum, sauf coup dur sur l'emploi.
La nomination de Warsh ajoute une couche d'incertitude. Perçu comme plus proche de l'exécutif que Powell, son biais réel reste difficile à anticiper. Mais le risque penche à la baisse pour le dollar à court terme.
L'EUR/USD est déjà passé de 1,07 en janvier 2025 à plus de 1,17 aujourd'hui, un mouvement qui pourrait s'amplifier si Warsh adopte une posture clairement dovish.
Du côté des autres banques centrales, la Banque centrale européenne (BCE) maintient ses taux à 2% et Lagarde met en garde contre un risque de récession en zone euro si le détroit d'Ormuz restait bloqué durablement.
La Banque d'Angleterre (BoE) se prononce ce jeudi, statu quo quasi-certain à 3,75%, mais c'est le ton du communiqué qui comptera. Avec une inflation britannique à 3,4%, un message hawkish soutiendrait la livre et pourrait pousser le marché à vendre l'EUR/GBP.
Une transition qui tombe à un moment particulièrement délicat.
La Fed a maintenu ses taux à 3,50 - 3,75% lors du FOMC du 28-29 avril, sans surprise. Ce qui a surpris, c'est le vote : 8 contre 4. Le gouverneur Miran voulait une baisse de 25 points de base, trois autres membres jugeaient le communiqué trop accommodant.
Une fracture rare, qui reflète une banque centrale profondément divisée.
L'environnement explique cette division. L'inflation PCE de base ressort à 3,2% en mars 2026, loin de la cible des 2%. Mais la croissance américaine tient bon, à +2,3% annualisé au T1, compliquant toute justification d'assouplissement.
La Fed est coincée : baisser les taux risque de relancer l'inflation, les maintenir pourrait finir par casser l'économie.
Notre scénario de base : pas de baisse avant septembre 2026 minimum, sauf coup dur sur l'emploi.
La nomination de Warsh ajoute une couche d'incertitude. Perçu comme plus proche de l'exécutif que Powell, son biais réel reste difficile à anticiper. Mais le risque penche à la baisse pour le dollar à court terme.
L'EUR/USD est déjà passé de 1,07 en janvier 2025 à plus de 1,17 aujourd'hui, un mouvement qui pourrait s'amplifier si Warsh adopte une posture clairement dovish.
Du côté des autres banques centrales, la Banque centrale européenne (BCE) maintient ses taux à 2% et Lagarde met en garde contre un risque de récession en zone euro si le détroit d'Ormuz restait bloqué durablement.
La Banque d'Angleterre (BoE) se prononce ce jeudi, statu quo quasi-certain à 3,75%, mais c'est le ton du communiqué qui comptera. Avec une inflation britannique à 3,4%, un message hawkish soutiendrait la livre et pourrait pousser le marché à vendre l'EUR/GBP.
Taux de change : le point technique
Après avoir atteint un pic à 1,2020 en janvier, le cours marque une pause. Sur seize mois, l'euro s'est quand même apprécié de près de 15% face au dollar, une hausse significative.
Le problème, c'est que le cours se heurte à un plafond graphique que les acheteurs peinent à franchir. Si ce plafond résiste, on pourrait voir l'euro reculer temporairement vers 1,1520 avant de repartir à la hausse.
Face à la livre sterling, l'euro est sous pression.
Concrètement, l'euro achète moins de livres qu'il y a deux mois. La raison principale : l'inflation au Royaume-Uni reste plus élevée qu'en zone euro, ce qui pousse les investisseurs à miser sur des taux britanniques plus hauts plus longtemps, rendant la livre plus attractive. Si la Banque d'Angleterre confirme jeudi une ligne dure sur les taux, la livre pourrait encore se renforcer.
Le franc suisse joue son rôle habituel de monnaie refuge, c'est-à-dire que les investisseurs s'y réfugient quand le monde va mal. Un euro vaut aujourd'hui 0,9164 franc, soit moins d'un franc, ce qui illustre la force du CHF. Tant que les tensions géopolitiques persistent, cette tendance devrait se maintenir.
Le yen japonais est la devise à surveiller de près. Il reste très faible car le Japon maintient des taux d'intérêt très bas, ce qui pousse les investisseurs à emprunter en yen pour placer ailleurs et empocher la différence, une stratégie qu'on appelle le carry trade.
Le risque : si le Japon relevait ses taux plus vite que prévu, ces investisseurs devraient rembourser en urgence, ce qui provoquerait une forte et soudaine appréciation du yen et potentiellement des turbulences sur l'ensemble des marchés.
Lire aussi : Hausse du pétrole : dollar, euro, yen... les devises sous pression
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S1 | S2 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1620 | 1,1520 | 1,1800 | 1,1900 |
| EUR/GBP | 0,8590 | 0,8540 | 0,8700 | 0,8760 |
| EUR/CHF | 0,9120 | 0,9050 | 0,9280 | 0,9360 |
| EUR/CAD | 1,6050 | 1,5900 | 1,6350 | 1,6500 |
| EUR/JPY | 163,50 | 162,00 | 166,50 | 168,00 |
Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.
Les annonces à suivre
Cette semaine, deux rendez-vous concentreront l'essentiel de l'attention.
La décision de la BoE jeudi orientera les paires sterling, mais c'est surtout les NFP vendredi qui donneront le ton pour l'été.
Un marché du travail américain plus solide qu'attendu renforcerait le scénario de pause prolongée de la Fed et pèserait sur l'EUR/USD.
En zone euro, l'indice PMI des services et les ventes au détail seront scrutés pour mesurer l'impact de la crise énergétique sur la demande intérieure. Tout chiffre décevant alimenterait le scénario de récession modérée et fragiliserait l'euro à court terme.
La décision de la BoE jeudi orientera les paires sterling, mais c'est surtout les NFP vendredi qui donneront le ton pour l'été.
Un marché du travail américain plus solide qu'attendu renforcerait le scénario de pause prolongée de la Fed et pèserait sur l'EUR/USD.
En zone euro, l'indice PMI des services et les ventes au détail seront scrutés pour mesurer l'impact de la crise énergétique sur la demande intérieure. Tout chiffre décevant alimenterait le scénario de récession modérée et fragiliserait l'euro à court terme.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? |
| Mar. 05/05 | 11:00 | Zone Euro | PMI Services (avril) | Consensus ~50,2 - contraction redoutée |
| Mar. 05/05 | 14:30 | États-Unis | Balance commerciale | Déficit attendu en hausse - pression sur USD |
| Mer. 06/05 | 11:00 | Zone Euro | Ventes au détail (mars) | Précédent : +0,3% - signal sur la demande intérieure |
| Jeu. 07/05 | 13:00 | Royaume-Uni | Décision BoE (taux) | Statu quo attendu à 3,75% - focus sur le communiqué |
| Jeu. 07/05 | 14:30 | États-Unis | Inscriptions chômage | Précédent : 207 000 - signe de stabilité du marché du travail |
| Ven. 08/05 | 14:30 | États-Unis | NFP (avril) | Consensus ~175 000 - publication clé pour USD |
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Mondial Change est un établissement financier français, fondé en 2015, spécialisé dans la gestion des paiements internationaux et du risque de change.
Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
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