Situation économique
Le choc des matières premières propulse le dollar et fragilise l’euro - Depositphotos.com Auteur romantiche
L’inflation risque de repartir. Le blocage du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole et le gaz, fait monter les prix de l’énergie, ce qui devrait nourrir l’inflation dans les prochains mois.
Mais le problème est plus large et plus grave. Le conflit perturbe le commerce mondial et désorganise les chaînes d’approvisionnement. Cela freine la production, réduit les marges des entreprises et finit par faire monter les prix pour les consommateurs.
Les disruptions sont déjà visibles, surtout dans l’agriculture.
Aux États-Unis, la saison des semis est menacée. Or une grande partie de l’azote utilisé pour le maïs est appliquée à ce moment-là. Même si le détroit rouvrait immédiatement, il faudrait plus d’un mois pour acheminer cet engrais jusqu’aux zones agricoles. C’est déjà trop tard pour cette saison.
La situation n’est pas isolée. D’autres pays, y compris en Europe, font face aux mêmes contraintes. Certains agriculteurs pourraient abandonner le maïs, très dépendant de l’azote, au profit du soja, moins exigeant mais aussi moins rentable.
Ces tensions se traduisent déjà par une hausse des prix agricoles mondiaux, alimentée à la fois par la baisse attendue de l’offre et par la spéculation.
Même des secteurs qu’on pensait protégés sont touchés. Par exemple, les engrais phosphatés ne passent pas par Ormuz, mais leur production dépend du soufre, dont une grande partie transite par ce détroit. Résultat : même des pays comme le Maroc, pourtant riche en phosphate, sont indirectement affectés.
On ne connaît pas encore l’ampleur exacte des conséquences économiques, mais une chose est claire : les prix alimentaires vont augmenter. Cela ne sera pas immédiat, car il faut en moyenne six mois pour que les hausses sur les marchés mondiaux se répercutent sur les consommateurs.
Reste une incertitude majeure : les banques centrales vont-elles réagir en augmentant les taux ? Rien n’est garanti.
Mais le problème est plus large et plus grave. Le conflit perturbe le commerce mondial et désorganise les chaînes d’approvisionnement. Cela freine la production, réduit les marges des entreprises et finit par faire monter les prix pour les consommateurs.
Les disruptions sont déjà visibles, surtout dans l’agriculture.
Aux États-Unis, la saison des semis est menacée. Or une grande partie de l’azote utilisé pour le maïs est appliquée à ce moment-là. Même si le détroit rouvrait immédiatement, il faudrait plus d’un mois pour acheminer cet engrais jusqu’aux zones agricoles. C’est déjà trop tard pour cette saison.
La situation n’est pas isolée. D’autres pays, y compris en Europe, font face aux mêmes contraintes. Certains agriculteurs pourraient abandonner le maïs, très dépendant de l’azote, au profit du soja, moins exigeant mais aussi moins rentable.
Ces tensions se traduisent déjà par une hausse des prix agricoles mondiaux, alimentée à la fois par la baisse attendue de l’offre et par la spéculation.
Même des secteurs qu’on pensait protégés sont touchés. Par exemple, les engrais phosphatés ne passent pas par Ormuz, mais leur production dépend du soufre, dont une grande partie transite par ce détroit. Résultat : même des pays comme le Maroc, pourtant riche en phosphate, sont indirectement affectés.
On ne connaît pas encore l’ampleur exacte des conséquences économiques, mais une chose est claire : les prix alimentaires vont augmenter. Cela ne sera pas immédiat, car il faut en moyenne six mois pour que les hausses sur les marchés mondiaux se répercutent sur les consommateurs.
Reste une incertitude majeure : les banques centrales vont-elles réagir en augmentant les taux ? Rien n’est garanti.
Taux de change : le point technique
Cela pèse sur la monnaie unique à court terme, même si cet effet devrait s’estomper avec le temps.
À plus long terme, le facteur clé sera l’évolution des politiques de taux une fois le conflit terminé.
Concernant le Japon, le marché reparle d’une possible hausse des taux en avril ou en juin. Cette anticipation repose sur de bons indicateurs dans les services et l’industrie, ainsi que sur une progression des salaires. Mais il faut rester prudent : ce scénario a déjà été évoqué plusieurs fois sans se concrétiser.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S1 | S2 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1430 | 1,1410 | 1,1733 | 1,1760 |
| EUR/GBP | 0,8543 | 0,8510 | 0,8700 | 0,8730 |
| EUR/CHF | 0,8909 | 0,8851 | 0,9200 | 0,9245 |
| EUR/CAD | 1,5800 | 1,5730 | 1,6009 | 1,6100 |
| EUR/JPY | 182,55 | 181,40 | 185,00 | 185,41 |
Les annonces à suivre
Les statistiques publiées cette semaine auront peu de valeur, car elles décrivent un environnement économique déjà dépassé. C’est le cas de l’inflation en zone euro, qui devrait de toute façon augmenter dans les prochains mois sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation.
Le marché de l’emploi américain, lui, ne devrait pas être directement touché par le conflit. En revanche, la Fed pourrait se concentrer davantage sur l’inflation dans ses décisions de taux.
Pour mesurer réellement l’impact économique de la guerre en Iran, il faudra attendre les données de fin avril ou début mai.
Le marché de l’emploi américain, lui, ne devrait pas être directement touché par le conflit. En revanche, la Fed pourrait se concentrer davantage sur l’inflation dans ses décisions de taux.
Pour mesurer réellement l’impact économique de la guerre en Iran, il faudra attendre les données de fin avril ou début mai.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? | Impact |
| 31/03 | 11:00 | Zone euro | Inflation (Mars) | Précédent à 1,9% sur un an | Moyen |
| 01/04 | 14:15 | USA | Créations d'emplois non agricoles ADP (Mars) | Précédent à 63k | Moyen |
| 03/04 | 14:30 | USA | Rapport sur l'emploi du Département du Travail (Mars) | Précédent à -92k | Moyen |
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Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
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