Situation économique
Une page se tourne à la Fed. Le 15 mai, Jerome Powell passe la main à Kevin Warsh, choisi par Donald Trump et sur le point d'être confirmé par le Sénat. Ce qui frappe d'emblée, c'est la nature du vote en commission : 13 républicains pour, 11 démocrates contre, strictement sur des lignes partisanes, une première dans l'histoire de cette institution. Le marché en tire une conclusion simple : la Fed va devoir démontrer une indépendance qu'on lui accordait jusqu'ici sans discussion.
Le contexte dans lequel Warsh prend les rênes est particulièrement tendu. Le détroit d'Ormuz est fermé, le pétrole reste cher, et l'inflation américaine résiste. La dernière décision de Powell de laisser les taux inchangés s'est imposée à 8 voix contre 4, le vote le plus serré depuis 1992. Warsh hérite donc d'un comité fracturé et d'un président américain qui réclame ouvertement des taux à 1 %, ce qui rend toute posture autonome difficile à tenir.
En Europe, la dynamique est exactement inverse. Les marchés donnent 75 % de probabilité à une première hausse de taux de la BCE dès juin, avec deux hausses attendues d'ici fin 2026. Lagarde estime que la zone euro est mieux préparée qu'avant 2022 à absorber un choc énergétique, et Cipollone juge la hausse de plus en plus inévitable. C'est un revirement complet par rapport au début d'année.
Cette divergence entre une Fed qui temporise et une BCE qui resserre va dominer les prochaines semaines. Si Warsh cède à la pression politique avant que l'inflation américaine soit maîtrisée, l'euro pourrait s'apprécier durablement face à un dollar déjà fragilisé, proche de ses points bas annuels.
Le contexte dans lequel Warsh prend les rênes est particulièrement tendu. Le détroit d'Ormuz est fermé, le pétrole reste cher, et l'inflation américaine résiste. La dernière décision de Powell de laisser les taux inchangés s'est imposée à 8 voix contre 4, le vote le plus serré depuis 1992. Warsh hérite donc d'un comité fracturé et d'un président américain qui réclame ouvertement des taux à 1 %, ce qui rend toute posture autonome difficile à tenir.
En Europe, la dynamique est exactement inverse. Les marchés donnent 75 % de probabilité à une première hausse de taux de la BCE dès juin, avec deux hausses attendues d'ici fin 2026. Lagarde estime que la zone euro est mieux préparée qu'avant 2022 à absorber un choc énergétique, et Cipollone juge la hausse de plus en plus inévitable. C'est un revirement complet par rapport au début d'année.
Cette divergence entre une Fed qui temporise et une BCE qui resserre va dominer les prochaines semaines. Si Warsh cède à la pression politique avant que l'inflation américaine soit maîtrisée, l'euro pourrait s'apprécier durablement face à un dollar déjà fragilisé, proche de ses points bas annuels.
Taux de change : le point technique
Du côté de la livre, l'EUR/GBP tourne autour de 0,8633 dans l'attente du PIB britannique du Q1 jeudi. La BoE a amorcé ses baisses de taux et les données d'activité restent décevantes, ce qui maintient la pression sur le sterling.
Le franc suisse consolide face à l'euro autour de 0,9150. Son statut de valeur refuge joue moins bien qu'à l'accoutumée : l'apaisement iranien réduit la demande de sécurité, et l'euro retrouve de l'attrait.
Enfin, l'EUR/JPY cote 184,06, loin du sommet décennal de 187,55 touché mi-avril. Le yen pâtit encore du différentiel de taux malgré les hausses de la BoJ.
Le compte-rendu d'opinions de la banque centrale japonaise, mardi, sera décisif : un ton franchement hawkish (hausse des taux d’intérêts) pourrait ramener la paire vers 181,00.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S1 | S2 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1735 | 1,1680 | 1,1830 | 1,1900 |
| EUR/GBP | 0,8610 | 0,8580 | 0,8665 | 0,8710 |
| EUR/CHF | 0,9130 | 0,9100 | 0,9180 | 0,9215 |
| EUR/CAD | 1,5860 | 1,5800 | 1,5970 | 1,6040 |
| EUR/JPY | 183,20 | 182,00 | 185,30 | 187,00 |
Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.
Les annonces à suivre
Le grand rendez-vous de la semaine, c'est le CPI américain mardi. Si l'inflation repasse au-dessus de 3,3 %, cela compliquerait sérieusement la marge de manœuvre de la Fed et la trajectoire envisagée par Warsh.
Mercredi, l'attention se déplace vers la deuxième estimation du PIB de la zone euro et le PPI américain, deux indicateurs qui viendront affiner le tableau macro des deux côtés de l'Atlantique.
Jeudi sera la journée la plus chargée : le PIB britannique du Q1 et les ventes au détail américaines sortiront en même temps, dans des marchés européens allégés par le pont de l'Ascension, ce qui pourrait amplifier les mouvements sur les paires en livre et en dollar.
Mercredi, l'attention se déplace vers la deuxième estimation du PIB de la zone euro et le PPI américain, deux indicateurs qui viendront affiner le tableau macro des deux côtés de l'Atlantique.
Jeudi sera la journée la plus chargée : le PIB britannique du Q1 et les ventes au détail américaines sortiront en même temps, dans des marchés européens allégés par le pont de l'Ascension, ce qui pourrait amplifier les mouvements sur les paires en livre et en dollar.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? |
| Mar. 12/05 | 14:30 | États-Unis | CPI avril | Test crucial avant l'arrivée de Warsh |
| Mer. 13/05 | 11:00 | Zone Euro | PIB Q1 (2e est.) | Confirmation ou révision de la dynamique |
| Mer. 13/05 | 14:30 | États-Unis | PPI avril | Indication sur les pressions amont |
| Jeu. 14/05 | 08:00 | Royaume-Uni | PIB Q1 | Test décisif pour la livre |
| Jeu. 14/05 | 14:30 | États-Unis | Ventes au détail avril | Santé du consommateur américain |
| Ven. 15/05 | 15:15 | États-Unis | Production industrielle avril | + Prise de fonction officielle de K. Warsh |
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Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
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Contact : nicolas@mondialchange.com
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