De g. à d., Serge Papin ((tourisme), Philippe Tabarot (transports) et Roland Lescure (économie), pendant la conférence de presse. © PB
La saison touristique estivale de la France s’annonce bonne, a assuré Serge Papin, le ministre du tourisme, à l’issue d’une réunion tenue ce mercredi soir, avec Philippe Tabarot, ministre des transports et Roland Lescure, ministre de l’économie, en présence de tous les acteurs du monde du transport aérien et de l’énergie intervenant en France.
Alors que les vacances d’été représentent en temps normal jusqu’à 70 % du chiffre d’affaires des compagnies aériennes, les ministres se sont efforcés de faire passer un "message de réassurance" à cette filière, qui pèse près de 100 000 emplois dans l’Hexagone.
Ils ont assuré qu’aucune pénurie de carburant ou de kérosène n’était à craindre pour les mois de mai-juin et qu'il y avait peu de risque pour cet été car les mesures déjà prises (achats supplémentaires aux USA et en Asie, hausse des capacités de raffinage) pour compenser la baisse des approvisionnements venant des pays du Golfe via le détroit d'Ormuz seraient maintenues. "Il n'y a pas de raison que cette adaptabilité soit interrompue", ont-il souligné.
En cas de difficultés, ont-ils ajouté, il serait fait appel aux stocks stratégiques qui n’ont pas été sollicités à ce jour. En d'autres termes, "nous avons, en France, tout ce qu'il faut pour passer l'été".
Alors que les vacances d’été représentent en temps normal jusqu’à 70 % du chiffre d’affaires des compagnies aériennes, les ministres se sont efforcés de faire passer un "message de réassurance" à cette filière, qui pèse près de 100 000 emplois dans l’Hexagone.
Ils ont assuré qu’aucune pénurie de carburant ou de kérosène n’était à craindre pour les mois de mai-juin et qu'il y avait peu de risque pour cet été car les mesures déjà prises (achats supplémentaires aux USA et en Asie, hausse des capacités de raffinage) pour compenser la baisse des approvisionnements venant des pays du Golfe via le détroit d'Ormuz seraient maintenues. "Il n'y a pas de raison que cette adaptabilité soit interrompue", ont-il souligné.
En cas de difficultés, ont-ils ajouté, il serait fait appel aux stocks stratégiques qui n’ont pas été sollicités à ce jour. En d'autres termes, "nous avons, en France, tout ce qu'il faut pour passer l'été".
Pas de mesure générale, mais des reports ciblés de cotisations
Autres articles
-
Charles Aguettant (EBAA France) : "l’aviation d’affaires française enregistre une baisse catastrophique"
-
Guerre dans le Golfe : l’aérien face à la peur d’une crise pétrolière [ABO]
-
Transport aérien : pour la FNAM, la France perd de l’altitude face à ses voisins
-
Le transport aérien s'alerte d'une "nette baisse de la demande"
-
TSBA, exonération fiscale… quand la FNAM et Air France dictent leurs amendements ! [ABO]
Pour aider les compagnies qui feraient face à des difficultés de trésorerie, des reports de charges fiscales et sociales leur seront consenties si nécessaire, afin d’alléger immédiatement la pression à court terme. A ce stade, a souligné Roland Lescure, "nous maintenons notre stratégie d'aides ciblées car il n'y a pas lieu d'envisager une mesure générale qui coûterait beaucoup d’argent et serait sans doute peu efficace".
Par ailleurs, les ministres se sont engagés à transmettre à la Commission européenne, qui, a priori, devrait les valider, des demandes techniques très précises des compagnies aériennes. Philippe Tabarot leur a notamment promis "plus de flexibilité" concernant les règles de créneaux horaires dans les aéroports, ce qui permettrait aux transporteurs d’ajuster plus librement leur plan de vol en fonction de la demande et ainsi de limiter le gaspillage de carburant.
Par ailleurs, la DGAC devrait lever l'interdiction de faire voler des avions imposées jusqu'ici, pour des raisons de sécurité, sur le territoire de six pays du Golfe (Arabie Saoudite, Koweit, Bahrein, Qatar, Jordanie, et partiellement les Emirats Arabes Unis). Ceci afin de "redonner de l'oxygène à certaines compagnies".
En revanche, le gouvernement a écarté toute mesure de plafonnement des prix du kérosène ou de baisse de la fiscalité sur ce carburant, estimant qu’une mesure générale "coûterait beaucoup d’argent et serait sans doute peu efficace". Il va toutefois surveiller l'évolution des prix.
Mais, pour l'heure, a assuré Roland Lescure "il n'y a pas eu d'excès" et "il n'y a pas eu de profiteurs de guerre".
Enfin, les ministres ont réaffirmé que le droit des passagers devaient continuer à s'appliquer. Autrement dit, lorsqu'un billet a été acheté, il n'est pas légitime qu'une compagnie demande, a posteriori, un supplément de prix. En cas d'annulation de vol, le remboursement du passager doit intervenir sous 7 jours. Et si cette annulation a lieu moins de quinze jours avant le départ, une indemnité est due en sus.
Par ailleurs, les ministres se sont engagés à transmettre à la Commission européenne, qui, a priori, devrait les valider, des demandes techniques très précises des compagnies aériennes. Philippe Tabarot leur a notamment promis "plus de flexibilité" concernant les règles de créneaux horaires dans les aéroports, ce qui permettrait aux transporteurs d’ajuster plus librement leur plan de vol en fonction de la demande et ainsi de limiter le gaspillage de carburant.
Par ailleurs, la DGAC devrait lever l'interdiction de faire voler des avions imposées jusqu'ici, pour des raisons de sécurité, sur le territoire de six pays du Golfe (Arabie Saoudite, Koweit, Bahrein, Qatar, Jordanie, et partiellement les Emirats Arabes Unis). Ceci afin de "redonner de l'oxygène à certaines compagnies".
En revanche, le gouvernement a écarté toute mesure de plafonnement des prix du kérosène ou de baisse de la fiscalité sur ce carburant, estimant qu’une mesure générale "coûterait beaucoup d’argent et serait sans doute peu efficace". Il va toutefois surveiller l'évolution des prix.
Mais, pour l'heure, a assuré Roland Lescure "il n'y a pas eu d'excès" et "il n'y a pas eu de profiteurs de guerre".
Enfin, les ministres ont réaffirmé que le droit des passagers devaient continuer à s'appliquer. Autrement dit, lorsqu'un billet a été acheté, il n'est pas légitime qu'une compagnie demande, a posteriori, un supplément de prix. En cas d'annulation de vol, le remboursement du passager doit intervenir sous 7 jours. Et si cette annulation a lieu moins de quinze jours avant le départ, une indemnité est due en sus.
Des plans de vols maintenus cet été
De leur côté, les compagnies aériennes se sont engagées à maintenir leurs plans de vols pour l’été et à continuer à assurer la continuité territoriale avec la Corse et les Outre-mer. Autrement dit, il ne devrait pas y avoir d'annulation de vols sur ces destinations.
Pour sa part, Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la Fédération Nationale de l'Aviation et de ses Métiers (FNAM) s’est félicité de la mobilisation du gouvernement et a assuré que les compagnies maintiendraient leurs programmes de vols.
Paul-Henri Dubreuil, président du Groupe Dubreuil est sorti "plutôt rassuré pour l'été". Il précise : "Après, on verra. Chaque saison suffit sa peine. Mais jusqu'à fin août, on peut penser que nos avions pourront voler. Ce qui est déjà une très bonne chose, c'est très bien. Le plus important, c'est qu'effectivement, les consommateurs retrouvent confiance. Il y aura des prix de billets raisonnables, ce sont deux messages forts"
Pascal de Izaguirre a également affirmé "pour ne pas casser la dynamique de la demande, les hausses des tarifs aériens continueraient à rester modérées comme cela a été le cas jusqu'ici". Elles ne compenseront donc pas l’envolée des prix du kérosène qui ont été multipliés par 2 ou par 2,5 depuis février dernier.
"Là où le kérosène représentait 25% du coût d’exploitation, il pèse désormais pour 45% des coûts", avait précisé un peu plus tôt le ministre des Transports Philippe Tabarot.
Pour sa part, Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la Fédération Nationale de l'Aviation et de ses Métiers (FNAM) s’est félicité de la mobilisation du gouvernement et a assuré que les compagnies maintiendraient leurs programmes de vols.
Paul-Henri Dubreuil, président du Groupe Dubreuil est sorti "plutôt rassuré pour l'été". Il précise : "Après, on verra. Chaque saison suffit sa peine. Mais jusqu'à fin août, on peut penser que nos avions pourront voler. Ce qui est déjà une très bonne chose, c'est très bien. Le plus important, c'est qu'effectivement, les consommateurs retrouvent confiance. Il y aura des prix de billets raisonnables, ce sont deux messages forts"
Pascal de Izaguirre a également affirmé "pour ne pas casser la dynamique de la demande, les hausses des tarifs aériens continueraient à rester modérées comme cela a été le cas jusqu'ici". Elles ne compenseront donc pas l’envolée des prix du kérosène qui ont été multipliés par 2 ou par 2,5 depuis février dernier.
"Là où le kérosène représentait 25% du coût d’exploitation, il pèse désormais pour 45% des coûts", avait précisé un peu plus tôt le ministre des Transports Philippe Tabarot.
Publié par Paula Boyer Responsable rubrique LuxuryTravelMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Paula Boyer























