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Surcharge carburant : le ministère des Transports s’interroge sur la pratique de Volotea

Vers un encadrement plus strict des hausses de prix après réservation ?


Alors que la politique tarifaire de Volotea continue de susciter de vives critiques, le ministre des Transports Philippe Tabarot a annoncé sur France 2 avoir saisi la DGAC. En ligne de mire : la légalité d’un mécanisme permettant d’augmenter le prix des billets après achat.


Rédigé par le Mercredi 6 Mai 2026 à 15:28

Alors que la politique tarifaire de Volotea continue de susciter de vives critiques - Depositphotos.com @Chalabala
Alors que la politique tarifaire de Volotea continue de susciter de vives critiques - Depositphotos.com @Chalabala
Déjà pointée du doigt ces derniers jours, la stratégie tarifaire de Volotea consistant à ajuster le prix des billets après leur achat continue de faire réagir.

Comme l’expliquait récemment TourMaG, la compagnie low cost a introduit une forme de surcharge carburant a posteriori, liée à l’évolution du prix du kérosène, faisant craindre aux professionnels une facturation "en deux temps" pour les passagers.

Baptisé "promesse de voyage équitable", ce dispositif permet à la compagnie d’augmenter, mais aussi, en théorie, de diminuer le prix d’un billet une fois celui-ci payé.

Invité de l’émission Télématin sur France 2, le ministre des Transports Philippe Tabarot a reconnu l’existence d’incertitudes juridiques autour de ce dispositif.

"Il y a un flou là-dessus", a-t-il déclaré, précisant avoir demandé à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) d’examiner rapidement la situation. Le ministre souligne également que cette question dépasse le cadre national : "ce n’est pas au niveau national que ça se traite, mais au niveau européen".

Une pratique contestée par la profession

Au-delà du cas de la compagnie espagnole, le sujet pourrait faire école. Philippe Tabarot évoque même une possible "jurisprudence Volotea", tant cette pratique est inédite dans le secteur aérien.

Aujourd’hui, Volotea est la seule compagnie à appliquer ce mécanisme, qui repose sur des seuils liés au prix du baril : remboursement partiel sous 65 dollars, hausse du billet au-delà de 75 dollars.

Mais dans un contexte de prix du pétrole élevés, la probabilité d’une baisse apparaît limitée, ce qui alimente les critiques des associations de consommateurs et des professionnels du tourisme.

Cette "flexibilité" tarifaire, présentée comme équitable par la compagnie, interroge sur le respect des règles de transparence tarifaire et de protection des consommateurs.

Pour les acteurs du secteur, elle remet en cause un principe fondamental : celui d’un prix ferme au moment de l’achat.

Désormais, l’enquête demandée par le ministère devra déterminer si cette pratique est conforme au droit européen, et pourrait, le cas échéant, redéfinir les règles du jeu pour l’ensemble du transport aérien.


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