Situation économique
Le cessez-le-feu annoncé au Moyen-Orient dans la nuit de mardi à mercredi est une bonne nouvelle. Mais la crise économique est bien réelle et nous ne l’éviterons pas. Une question reste ouverte : combien de temps l’inflation va-t-elle durer ? Il faudra davantage de données pour y répondre et observer attentivement la situation dans le détroit d’Ormuz. Chaque navire étant équipé d’un GPS, on sait précisément combien passent.
Ces derniers jours, ils sont environ une vingtaine par jour contre une centaine avant la guerre. Lorsque ce chiffre remontera à 40 ou 50, on pourra parler d’une vraie reprise du commerce et d’un retour à la normale. Tout dépendra des négociations entre les États-Unis et l’Iran. L’incertitude reste donc forte.
Tout n’est cependant pas négatif. Après le choc pétrolier de 1973, la France avait lancé le plan Messmer pour renforcer son indépendance énergétique. En misant sur le nucléaire, 58 réacteurs ont été construits en vingt ans, transformant durablement le système électrique. La crise actuelle pourrait elle aussi devenir une opportunité en accélérant la transition énergétique.
À court terme, la hausse des prix de l’énergie profite aux producteurs hors Moyen-Orient, notamment américains. Mais sur le long terme, la volatilité des énergies fossiles incite à investir dans les renouvelables et l’efficacité énergétique. En Europe, la stratégie consiste à sécuriser l’approvisionnement immédiat, quitte à rouvrir certaines centrales à charbon, tout en accélérant le développement des énergies bas carbone pour réduire la dépendance aux importations.
La Commission européenne suit de près les flux et les stocks de gaz, dans la continuité des mesures prises en 2022 qui avaient permis de réduire fortement la consommation tout en augmentant la production d’énergie propre.
Le choc de 2022 a déjà accéléré cette transition. Entre 2019 et 2024, les capacités éoliennes et solaires installées dans l’Union européenne ont permis d’éviter une consommation massive de gaz et de charbon. Le conflit en Iran devrait encore renforcer cette dynamique avec l’objectif de réduire la dépendance au Moyen-Orient.
La France a réagi rapidement dès le début de la crise en achetant l’équivalent de deux années de production mondiale d’uranium. Cette décision sécurise le fonctionnement des centrales nucléaires, essentielles au mix énergétique français, même si elle pourrait faire monter les prix sur un marché déjà tendu. Cette réactivité devrait néanmoins permettre d’éviter une crise énergétique cet hiver, sauf imprévu majeur.
Ces derniers jours, ils sont environ une vingtaine par jour contre une centaine avant la guerre. Lorsque ce chiffre remontera à 40 ou 50, on pourra parler d’une vraie reprise du commerce et d’un retour à la normale. Tout dépendra des négociations entre les États-Unis et l’Iran. L’incertitude reste donc forte.
Tout n’est cependant pas négatif. Après le choc pétrolier de 1973, la France avait lancé le plan Messmer pour renforcer son indépendance énergétique. En misant sur le nucléaire, 58 réacteurs ont été construits en vingt ans, transformant durablement le système électrique. La crise actuelle pourrait elle aussi devenir une opportunité en accélérant la transition énergétique.
À court terme, la hausse des prix de l’énergie profite aux producteurs hors Moyen-Orient, notamment américains. Mais sur le long terme, la volatilité des énergies fossiles incite à investir dans les renouvelables et l’efficacité énergétique. En Europe, la stratégie consiste à sécuriser l’approvisionnement immédiat, quitte à rouvrir certaines centrales à charbon, tout en accélérant le développement des énergies bas carbone pour réduire la dépendance aux importations.
La Commission européenne suit de près les flux et les stocks de gaz, dans la continuité des mesures prises en 2022 qui avaient permis de réduire fortement la consommation tout en augmentant la production d’énergie propre.
Le choc de 2022 a déjà accéléré cette transition. Entre 2019 et 2024, les capacités éoliennes et solaires installées dans l’Union européenne ont permis d’éviter une consommation massive de gaz et de charbon. Le conflit en Iran devrait encore renforcer cette dynamique avec l’objectif de réduire la dépendance au Moyen-Orient.
La France a réagi rapidement dès le début de la crise en achetant l’équivalent de deux années de production mondiale d’uranium. Cette décision sécurise le fonctionnement des centrales nucléaires, essentielles au mix énergétique français, même si elle pourrait faire monter les prix sur un marché déjà tendu. Cette réactivité devrait néanmoins permettre d’éviter une crise énergétique cet hiver, sauf imprévu majeur.
Taux de change : le point technique
Même avant cela, l’euro faisait preuve de résistance, soutenu par les anticipations de hausse de taux de la Banque centrale européenne.
Le marché s’attend à trois relèvements cette année, soit 75 points de base au total, avant de fortes baisses à partir de 2027, même si ces prévisions restent instables.
Du côté des devises asiatiques, la situation s’est légèrement apaisée après une période de forte pression.
Certaines avaient été durement touchées, comme la roupie indonésienne qui a atteint un plus bas historique face au dollar en début de semaine.
Les investisseurs considèrent que l’Asie sera la région la plus affectée économiquement par le conflit, et le cessez-le-feu ne remet pas cette analyse en cause.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S1 | S2 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1500 | 1,1445 | 1,1823 | 1,1848 |
| EUR/GBP | 0,8610 | 0,8549 | 0,8800 | 0,8822 |
| EUR/CHF | 0,9100 | 0,9010 | 0,9289 | 0,9355 |
| EUR/CAD | 1,6011 | 1,5922 | 1,6201 | 1,6245 |
| EUR/JPY | 184,90 | 183,40 | 187,00 | 187,48 |
Les annonces à suivre
C’est une semaine clé pour mesurer l’impact du choc inflationniste lié à la guerre en Iran sur les économies occidentales. Demain, les prix à la production américains pour mars seront publiés et ils devraient fortement augmenter. Certains intrants illustrent déjà cette tension.
Le plastique, omniprésent dans l’industrie, a vu ses prix exploser depuis fin février. Le PEHD, utilisé notamment pour les bouteilles, a bondi de 75 %, et le PEBD linéaire, utilisé pour les sacs, de 77 %.
Contrairement à 2022, les entreprises auront du mal à répercuter ces hausses sur les consommateurs. Les ménages n’ont plus l’épargne accumulée pendant le Covid et la dynamique salariale s’essouffle. En Europe, la modération des salaires est déjà de retour. La conséquence est directe : les marges des entreprises vont se contracter dans les prochains mois.
Le point décisif pour savoir si ce choc inflationniste va durer sera la réponse budgétaire des États. En multipliant les aides pour amortir le choc, ils risquent d’entretenir l’inflation. Il vaut mieux accepter un ajustement court et brutal qu’une inflation prolongée.
Le plastique, omniprésent dans l’industrie, a vu ses prix exploser depuis fin février. Le PEHD, utilisé notamment pour les bouteilles, a bondi de 75 %, et le PEBD linéaire, utilisé pour les sacs, de 77 %.
Contrairement à 2022, les entreprises auront du mal à répercuter ces hausses sur les consommateurs. Les ménages n’ont plus l’épargne accumulée pendant le Covid et la dynamique salariale s’essouffle. En Europe, la modération des salaires est déjà de retour. La conséquence est directe : les marges des entreprises vont se contracter dans les prochains mois.
Le point décisif pour savoir si ce choc inflationniste va durer sera la réponse budgétaire des États. En multipliant les aides pour amortir le choc, ils risquent d’entretenir l’inflation. Il vaut mieux accepter un ajustement court et brutal qu’une inflation prolongée.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? | Impact |
| 14/04 | 14:30 | USA | Prix à la production (Mars) | Précédent à 0,7% sur un mois | Moyen |
| 15/04 | 08:45 | France | Inflation (Mars) | Précédent à 0,6% sur un mois | Moyen |
| 16/04 | 04:00 | Chine | PIB (T1) | Précédent à 4,5% | Moyen |
| 16/04 | 11:00 | Zone euro | Inflation (Mars) | Précédent à 2,5% sur un an | Moyen |
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Mondial Change est un établissement financier français, fondé en 2015, spécialisé dans la gestion des paiements internationaux et du risque de change.
Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
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