Air France coupe l'accès aux réservations "groupes" des non IATA - Depositphotos.com Auteur monticello
C'est un nouveau coup dur pour les agences spécialisées dans les groupes.
Après la SNCF et la suspension de son portail dédié aux groupes, c'est au tour d'Air France de restreindre à compter du 1er juillet 2026, l’accès à sa plateforme TIGRE Web aux seules agences accréditées IATA. Une décision qui pourrait pénaliser de nombreux groupistes indépendants.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur le HelpDesk des Pros du Tourisme, les agences non-IATA ont récemment été informées par email qu’elles devront désormais disposer d’une accréditation IATA pour continuer à accéder au site B2B de la compagnie.
Dans un courrier adressé aux agences en début de semaine dernière, Air France explique que cette évolution s’inscrit dans « une démarche de structuration et de sécurisation des processus de réservation groupes pour la Compagnie ».
Cette dernière précise également que cette évolution vise à « garantir un usage conforme à ses standards financiers ».
Pour une partie du secteur, cette annonce sonne comme un véritable coup de massue.
« Tous ceux qui font du groupe et qui sont non-IATA sont impactés », résume une professionnelle du secteur.
Après la SNCF et la suspension de son portail dédié aux groupes, c'est au tour d'Air France de restreindre à compter du 1er juillet 2026, l’accès à sa plateforme TIGRE Web aux seules agences accréditées IATA. Une décision qui pourrait pénaliser de nombreux groupistes indépendants.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur le HelpDesk des Pros du Tourisme, les agences non-IATA ont récemment été informées par email qu’elles devront désormais disposer d’une accréditation IATA pour continuer à accéder au site B2B de la compagnie.
Dans un courrier adressé aux agences en début de semaine dernière, Air France explique que cette évolution s’inscrit dans « une démarche de structuration et de sécurisation des processus de réservation groupes pour la Compagnie ».
Cette dernière précise également que cette évolution vise à « garantir un usage conforme à ses standards financiers ».
Pour une partie du secteur, cette annonce sonne comme un véritable coup de massue.
« Tous ceux qui font du groupe et qui sont non-IATA sont impactés », résume une professionnelle du secteur.
En ligne de mire pour ces agences : une perte de flexibilité et de réactivité.
Autres articles
-
Crash du vol AF447 : Airbus et Air France condamnés en appel pour homicides involontaires
-
Conflit Moyen-Orient : Air France revoit son programme de vols jusqu’au 3 juin
-
Air France assure que son programme de vols été sera maintenu
-
Air France-KLM : comment le groupe absorbe une facture carburant en hausse de 35 %
-
Flambée du kérosène : Air France double le montant de sa surcharge !
Dans les faits, de nombreuses agences spécialisées dans le voyage de groupes travaillent déjà avec des agences émettrices partenaires pour la billetterie, sans pour autant disposer elles-mêmes d’une licence IATA ou d’un GDS comme Amadeus, Sabre ou Galileo.
Jusqu’ici, elles conservaient néanmoins l’accès opérationnel à la plateforme B2B : consultation des disponibilités, blocage des sièges, gestion des dossiers, ajout des passagers ou encore simulation tarifaire.
« C'est moi qui gère le dossier de A à Z. Je fais tout le travail : je cherche les vols, je regarde les tarifs, je bloque les réservations, je gère les rétrocessions de sièges et le remplissage des infos passeports, date de naissance... ensuite une fois que tout est géré je fais un mail à Air France en lui demandant de basculer mon dossier à l'agence émettrice. Là, je ne vais plus avoir la main sur rien »
En ligne de mire pour ces agences : une perte de flexibilité et de réactivité.
« On va devenir dépendants d’une agence émettrice. Notre demande sera traitée quand elle pourra, parfois plusieurs heures après. Et nous ne pourrons plus réserver les vols dès leur ouverture », témoigne une autre responsable d’agence qui se connecte parfois en plein milieu de la nuit dès l'ouverture des ventes pour bénéficier des meilleurs tarifs. « Si on n'est pas réactif, les tarifs yieldés montent vite. »
« Sur certains dossiers groupes, parfois je passe plusieurs heures à rechercher ce qui correspond à une demande clients » ajoute cet autre groupiste, « c'est quelque chose que l'on ne peut pas demander à un intermédiaire. »
Jusqu’ici, elles conservaient néanmoins l’accès opérationnel à la plateforme B2B : consultation des disponibilités, blocage des sièges, gestion des dossiers, ajout des passagers ou encore simulation tarifaire.
« C'est moi qui gère le dossier de A à Z. Je fais tout le travail : je cherche les vols, je regarde les tarifs, je bloque les réservations, je gère les rétrocessions de sièges et le remplissage des infos passeports, date de naissance... ensuite une fois que tout est géré je fais un mail à Air France en lui demandant de basculer mon dossier à l'agence émettrice. Là, je ne vais plus avoir la main sur rien »
En ligne de mire pour ces agences : une perte de flexibilité et de réactivité.
« On va devenir dépendants d’une agence émettrice. Notre demande sera traitée quand elle pourra, parfois plusieurs heures après. Et nous ne pourrons plus réserver les vols dès leur ouverture », témoigne une autre responsable d’agence qui se connecte parfois en plein milieu de la nuit dès l'ouverture des ventes pour bénéficier des meilleurs tarifs. « Si on n'est pas réactif, les tarifs yieldés montent vite. »
« Sur certains dossiers groupes, parfois je passe plusieurs heures à rechercher ce qui correspond à une demande clients » ajoute cet autre groupiste, « c'est quelque chose que l'on ne peut pas demander à un intermédiaire. »
Comment obtenir un agrément IATA et un accès à un GDS d'ici le 1er juillet ?
Sur le papier, les agences concernées peuvent toujours demander une accréditation IATA. Mais dans les faits, il paraît impossible d’obtenir une accréditation, même pour le premier niveau (GoLite) et de former les équipes avant l’échéance du 1er juillet 2026.
Obtenir le précieux sésame ne se limite pas à une simple adhésion administrative. « Il faut une accréditation mais aussi l'accès à un GDS, avec la formation qui va avec pour deux personnes en billetterie », précise ce responsable d'agence, sans compter que tout ceci à un coût.
« Financièrement, je ne peux pas embaucher quelqu’un pour gérer les émissions », ajoute une dirigeante.
Quant à faire émettre directement le billet par Air France, les agences que nous avons interrogé déplore des tarifs plus élevés que ceux pratiqués par les agences partenaires.
Certains groupistes redoutent également un effet de monopole et/ou d’embouteillage auprès des agences émettrices, au moment même où les opérateurs vendent les groupes pour 2027.
Du côté des Entreprises du Voyage, Valérie Boned, Présidente du syndicat patronal s'étonne de pas avoir été informée en amont de cette décision : « Depuis nous avons pris contact avec Air France. Nous leur avons demandé de revoir leur position et au minimum de donner davantage de temps aux agences pour entreprendre les démarches nécessaires. Ils m'ont assuré travailler sur le sujet. J'ai bon espoir que la compagnie reporte au moins sa décision au 1er septembre. »
Une situation d’autant plus délicate que les validations commerciales prennent davantage de temps, notamment du côté des CSE, dans un contexte économique et géopolitique qui pousse de nombreux clients à temporiser avant de s’engager.
De manière générale, la politique groupes des compagnies aériennes tend a se resserrer.
« Depuis quelques années, on voyait bien que les conditions groupes se durcissaient », explique une professionnelle interrogée par TourMaG.
A titre d'exemple, les options de réservation ont été raccourcies, passant parfois d’un mois à seulement quatorze jours pour confirmer un groupe. Des stratégies mises en oeuvre aussi par d'autres compagnies à l'image de TAP Air Portugal ou Lufthansa.
Contacté par nos soins, Air France n'a pas souhaité faire de commentaire.
Obtenir le précieux sésame ne se limite pas à une simple adhésion administrative. « Il faut une accréditation mais aussi l'accès à un GDS, avec la formation qui va avec pour deux personnes en billetterie », précise ce responsable d'agence, sans compter que tout ceci à un coût.
« Financièrement, je ne peux pas embaucher quelqu’un pour gérer les émissions », ajoute une dirigeante.
Quant à faire émettre directement le billet par Air France, les agences que nous avons interrogé déplore des tarifs plus élevés que ceux pratiqués par les agences partenaires.
Certains groupistes redoutent également un effet de monopole et/ou d’embouteillage auprès des agences émettrices, au moment même où les opérateurs vendent les groupes pour 2027.
Du côté des Entreprises du Voyage, Valérie Boned, Présidente du syndicat patronal s'étonne de pas avoir été informée en amont de cette décision : « Depuis nous avons pris contact avec Air France. Nous leur avons demandé de revoir leur position et au minimum de donner davantage de temps aux agences pour entreprendre les démarches nécessaires. Ils m'ont assuré travailler sur le sujet. J'ai bon espoir que la compagnie reporte au moins sa décision au 1er septembre. »
Une situation d’autant plus délicate que les validations commerciales prennent davantage de temps, notamment du côté des CSE, dans un contexte économique et géopolitique qui pousse de nombreux clients à temporiser avant de s’engager.
De manière générale, la politique groupes des compagnies aériennes tend a se resserrer.
« Depuis quelques années, on voyait bien que les conditions groupes se durcissaient », explique une professionnelle interrogée par TourMaG.
A titre d'exemple, les options de réservation ont été raccourcies, passant parfois d’un mois à seulement quatorze jours pour confirmer un groupe. Des stratégies mises en oeuvre aussi par d'autres compagnies à l'image de TAP Air Portugal ou Lufthansa.
Contacté par nos soins, Air France n'a pas souhaité faire de commentaire.






Publié par Céline Eymery 














