Dix-sept ans après la catastrophe du Rio-Paris, la Cour d’appel de Paris reconnaît des défaillances liées aux sondes Pitot - DepositPhotos.com, EvrenKalinbacak
Après 17 ans, la Cour d’appel de Paris a condamné Air France et Airbus pour homicides involontaires dans le dossier du crash du vol AF447 Rio-Paris survenu le 1er juin 2009.
Pour remettre le contexte, le vol AF447, opéré par un Airbus A330 entre Rio de Janeiro et Paris, s’était abîmé dans l’Atlantique dans la nuit du 1er juin 2009 avec 216 passagers et 12 membres d’équipage à bord. L’accident reste la catastrophe la plus meurtrière de l’histoire d’Air France.
Selon le Monde, la justice reproche notamment au constructeur et à la compagnie de ne pas avoir suffisamment pris en compte les risques liés au givrage des sondes Pitot, à l’origine d’informations de vitesse incohérentes ayant conduit à la désactivation du pilote automatique.
A lire aussi : Crash Rio-Paris : "La responsabilité des équipages est totale et accablante !"
Pour remettre le contexte, le vol AF447, opéré par un Airbus A330 entre Rio de Janeiro et Paris, s’était abîmé dans l’Atlantique dans la nuit du 1er juin 2009 avec 216 passagers et 12 membres d’équipage à bord. L’accident reste la catastrophe la plus meurtrière de l’histoire d’Air France.
Selon le Monde, la justice reproche notamment au constructeur et à la compagnie de ne pas avoir suffisamment pris en compte les risques liés au givrage des sondes Pitot, à l’origine d’informations de vitesse incohérentes ayant conduit à la désactivation du pilote automatique.
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Des défaillances systémiques au cœur du dossier
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Selon les éléments retenus par la Cour, les équipages n’avaient pas été suffisamment préparés aux situations de décrochage à haute altitude et les informations de sécurité liées aux incidents précédents n’avaient pas été correctement diffusées, indique le Monde.
Dans un communiqué publié après la décision, le Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) estime que ce jugement marque « une étape essentielle » dans la reconnaissance des responsabilités liées au crash.
Le syndicat rappelle s’être constitué partie civile dès le début de l’instruction afin de défendre l’idée que l’accident ne pouvait être attribué uniquement aux pilotes, mais résultait d’un ensemble de défaillances techniques, opérationnelles et organisationnelles.
Dans un communiqué publié après la décision, le Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) estime que ce jugement marque « une étape essentielle » dans la reconnaissance des responsabilités liées au crash.
Le syndicat rappelle s’être constitué partie civile dès le début de l’instruction afin de défendre l’idée que l’accident ne pouvait être attribué uniquement aux pilotes, mais résultait d’un ensemble de défaillances techniques, opérationnelles et organisationnelles.
Une procédure judiciaire ouverte depuis 2009
Après la publication du rapport du BEA en 2012, l’enquête avait conduit à un procès correctionnel en 2022.
En première instance, Air France et Airbus avaient été relaxés en avril 2023, malgré plusieurs fautes civiles reconnues par le tribunal.
Le parquet avait finalement fait appel de cette décision, demandant cette fois la condamnation des deux groupes pour homicides involontaires lors du procès en appel organisé en 2025.
Selon Reuters, les deux entreprises ont été condamnées à une amende de 225 000 euros chacune, soit le maximum prévu pour ce type d’infraction.
Après la décision de la Cour d’appel de Paris, Airbus a décidé de former un pourvoi en cassation afin de permettre un réexamen des questions de droit soulevées par cette affaire, selon un communiqué.
En première instance, Air France et Airbus avaient été relaxés en avril 2023, malgré plusieurs fautes civiles reconnues par le tribunal.
Le parquet avait finalement fait appel de cette décision, demandant cette fois la condamnation des deux groupes pour homicides involontaires lors du procès en appel organisé en 2025.
Selon Reuters, les deux entreprises ont été condamnées à une amende de 225 000 euros chacune, soit le maximum prévu pour ce type d’infraction.
Après la décision de la Cour d’appel de Paris, Airbus a décidé de former un pourvoi en cassation afin de permettre un réexamen des questions de droit soulevées par cette affaire, selon un communiqué.



















