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Guerre au Moyen-Orient : Qatar, Emirates, Air France... les dernières infos !

Plusieurs dizaines de milliers de vols ont été annulés par la guerre au Moyen-Orient


L’aérien respire, ou presque. Après plus d’un mois de guerre au Moyen-Orient, les États-Unis et l’Iran ont convenu d’un cessez-le-feu que certains observateurs jugent fragile. En attendant, les compagnies aériennes et les professionnels du tourisme s’offrent un petit répit. Nous vous proposons de suivre les dernières informations et la programmation des compagnies aériennes, de Qatar Airways à Emirates, en passant par Air France.


Rédigé par le Jeudi 9 Avril 2026 à 19:30

Emirates monte en puissance, Qatar Airways immobilise ses A380, Bahreïn rouvre son espace aérien... - Depositphotos.com, kamilpetran
Emirates monte en puissance, Qatar Airways immobilise ses A380, Bahreïn rouvre son espace aérien... - Depositphotos.com, kamilpetran
L’aérien et les professionnels du tourisme ont cessé de retenir leur respiration, ils peuvent souffler.

Après plus d’un mois de guerre au Moyen-Orient, les États-Unis et l’Iran ont convenu d’un cessez-le-feu qui arrange visiblement les deux parties.

Les uns ont enfin trouvé une excuse pour cesser de bombarder un pays, dans un conflit qui ne semblait pas avoir réellement de but, donc pas vraiment de fin ; les autres peuvent se féliciter d’avoir fait plier la première puissance mondiale.

Selon les observateurs, cette pause est plus que précaire et les combats pourraient reprendre bien avant les 15 jours de trêve. En attendant, cette respiration permet d’apporter un peu de calme aux professionnels du tourisme et aux compagnies de revoir leurs programmes de vols.

Depuis le début du conflit, plusieurs dizaines de milliers de vols ont été annulés, même si la situation tend à s’améliorer depuis maintenant deux à trois semaines. Cette semaine, aucune journée n’a dépassé 891 annulations de vols, selon FlightAware.

Cirium, de son côté, rapporte qu’en mars, alors que le trafic mondial devait augmenter de 6,8%, selon les prévisions de l’IATA, il n’a finalement progressé que de 1,2%.

Une baisse plus que significative, alors même que le Moyen-Orient ne représente que 4% des vols suivis par l’entreprise, mais 10% du nombre de sièges-kilomètres offerts (SKO), donc du trafic réel sur ces routes.

Emirates et Dubaï : aucun missile ni drone ce 9 avril, une reprise en hausse !

Et pour l’heure, le cessez-le-feu a un impact plus que palpable dans le ciel des Émirats.

Le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a publié un communiqué de presse, ce jeudi 9 avril, pour indiquer qu’aucune activité de missiles ou de drones iraniens n’avait été détectée durant les dernières heures.

Les défenses aériennes du pays ont intercepté un total de 537 missiles balistiques, 26 missiles de croisière et 2 256 drones depuis le début du conflit.

Au total, ces attaques ont fait 224 blessés et 10 morts.

L’enjeu va désormais être de rassurer les voyageurs et les ressortissants des différents pays qui peuplent les Émirats arabes unis, dont l’image de paradis sécuritaire a, au mieux, été écornée.

A lire : Guerre en Iran : restrictions de kérosène, vols réduits… l’aérien sous tension

Pour l’heure, Emirates annonce qu’elle opère toujours de manière limitée en raison de la situation régionale. Pendant un temps, il était question d’annoncer une reprise à hauteur de 80% des capacités d’avant-crise, mais cette promesse ne circule plus vraiment.

Depuis le 17 mars, la compagnie affiche toutefois le meilleur taux de reprise parmi les transporteurs de la région, avec un taux de 70%.

D’ailleurs, le 8 avril fut l’une des journées les plus chargées, avec 390 mouvements depuis le début du conflit, après le 2 avril, même si nous sommes encore loin des 534 vols opérés le 26 février 2026, soit deux jours avant le début de la guerre.

Emirates a mis en place des facilités pour les voyageurs ayant un trajet prévu entre le 28 février et le 30 avril 2026. Il leur est possible de reprendre un vol alternatif vers leur destination initiale pour un voyage jusqu’au 15 juin 2026, ou alors de demander un remboursement.

Face à une forte affluence, le temps de traitement est relativement long, puisqu’il faut prévoir jusqu’à 21 jours d’attente.

Qatar Airways : une reprise plus lente et ses A380 immobilisés jusqu’en juin

Qatar Airways est la compagnie qui affiche le plus de difficultés à reprendre son activité.

Bien que les vols aient repris le 5 mars 2026, son taux de reprise ne dépasse que légèrement les 30% en ce début avril.

Pourtant, la compagnie annonce une montée en charge de son programme, avec une augmentation progressive des fréquences à destination et en provenance de Doha.

Cette actualisation, valable jusqu’à mi-mai 2026, prévoit des vols supplémentaires vers plus de 50 destinations desservies par la compagnie. Après cette date, elle prévoit de desservir plus de 120 destinations.

Au total, plus de 12 000 vols ont été annulés par le transporteur pour avril et mai, qui anticipe l’immobilisation de l’ensemble de ses A380 jusqu’en juin 2026 au minimum.

Les trajets vers ou depuis Paris ont déjà repris, ceux à destination de Nice sont reprogrammés à partir du 16 mai 2026.


Tout comme Emirates, la compagnie qatarie met en place des mesures commerciales pour ses clients munis d’un billet prévoyant un voyage jusqu’au 15 juin 2026. Il leur est possible de reprogrammer leur trajet jusqu’au 31 octobre 2026 ou de demander un remboursement.

Etihad baisse drastiquement ses prix pour stimuler la demande

Etihad, de son côté, a repris de façon plus soutenue que Qatar Airways. La compagnie d’Abou Dhabi affiche un taux de reprise supérieur à 60%.

Pour stimuler la demande et monter en charge, alors que les compagnies du Golfe sont globalement boudées par les voyageurs, le transporteur d’Abou Dhabi a décidé de mener une politique commerciale agressive.


Selon The National, Etihad a décidé de baisser ses tarifs de l’ordre de 50% sur différentes routes.

Cette politique doit donc permettre de remplir les avions et de reconquérir les clients. Un tourisme d’opportunisme pourrait ainsi se développer pour l’été qui arrive.

Il est aussi possible pour tous les clients de demander un remboursement ou de modifier gratuitement leur réservation sur des vols Etihad jusqu’au 15 juin 2026.

Gulf Air : Bahreïn annonce la réouverture de son espace aérien

Particulièrement touché depuis le début de la guerre, Bahreïn retrouve le calme depuis le cessez-le-feu.

Gulf Air annonce reprendre ses opérations commerciales depuis l’aéroport international de Bahreïn, dans le contexte de la réouverture de l’espace aérien du royaume, alors qu’elle opérait jusque-là de façon dégradée depuis Dammam, en Arabie saoudite.

Désormais, la compagnie nationale annonce une reprise très partielle de ses vols vers l’Europe et depuis son propre hub.

Elle a publié tout un programme prévoyant trois vols hebdomadaires vers Londres dès le 10 avril. Paris reste desservie via Dammam jusqu’au 12 avril, chaque jeudi, samedi et dimanche.


En fonction de la situation sécuritaire, Gulf Air anticipe sans doute une reprise de ses vols à destination de l’Europe dans les prochains jours depuis l’aéroport de Bahreïn-Muharraq.

À noter que France Diplomatie a mis à jour ses conseils aux voyageurs et déconseille aux Français de se rendre à Bahreïn.

Les ressortissants français doivent aussi suivre les consignes des autorités locales et françaises, limiter les déplacements non essentiels et se mettre à l’abri en cas d’alerte.

Il est par ailleurs conseillé de s’éloigner des installations de sécurité ou militaires, ainsi que des sites relevant d’entités américaines.

Moyen-Orient : Air France décale sa reprise, British n'anticipe pas un retour à la normale avant des mois

Malgré le couvre-feu et en raison d’un contexte peu stable, Air France prolonge la suspension de plusieurs dessertes du Moyen-Orient.

Elle annonce être "contrainte de prolonger la suspension de ses vols : de et vers Dubaï et Riyadh jusqu’au 3 mai 2026 inclus (soit jusqu’au 4 mai 2026 pour les vols au départ de Dubaï) ; de et vers Tel Aviv et Beyrouth jusqu’au 3 mai 2026 inclus."

Dans le même temps, et face à une demande plus soutenue, notamment sur les destinations asiatiques, Air France déploie "des avions de plus grande capacité sur ses vols au départ de Bangkok, Singapour, Delhi, Mumbai, Shanghai, Tokyo, Osaka et Phuket.

La compagnie ajoute également des vols supplémentaires au départ de Bangkok, Singapour et Delhi.
"

Ce changement de programme devrait se poursuivre dans les prochaines semaines, à cause des annulations massives sur les compagnies du Golfe.

British Airways, de son côté, serait la première compagnie à remodeler durablement son programme de vols en raison de la guerre en Iran.

D’après les informations de Bloomberg, la compagnie du groupe IAG a décidé de réduire ses vols vers l’Asie de l’Ouest et sa desserte du Moyen-Orient, même après l’arrêt définitif des hostilités.

Elle anticipe une reprise des vols à destination de Riyad à raison d’un vol par jour, contre deux initialement prévus, dès la mi-mai. Pour Dubaï, Doha et Tel Aviv, les vols reprendront à partir du 1er juillet, mais dans des conditions très dégradées.

La première ville des Émirats arabes unis n’aura alors plus qu’une fréquence quotidienne, contre trois habituellement.

De plus, British Airways annonce la suspension définitive de la desserte de Djeddah.

Face à une région qu’elle anticipe comme durablement insécurisante et moins porteuse, elle redéploiera ses capacités vers l’Inde et l’Afrique, avec de nouvelles fréquences vers Bengaluru et Nairobi, ainsi qu’un renforcement sur Delhi et Hyderabad.

Kérosène : le risque d’une pénurie s’éloigne selon la Commission européenne

Ce mercredi 8 avril, une réunion du Groupe de coordination pétrolière s’est tenue en présence de représentants de la Commission européenne et du secteur pétrolier.

Ces derniers ont livré une vision rassurante à court terme.

Ils ont indiqué que l’approvisionnement en pétrole restait stable pour le moment, malgré les fluctuations des prix mondiaux. Le principal impact de cette crise demeure, selon eux, la volatilité des cours du baril.

Ils ont malgré tout exprimé leurs inquiétudes quant à la durée du conflit.

D’ailleurs, le cessez-le-feu, bien qu’accueilli positivement par les marchés du monde entier, n’a pas fait dévisser le cours du Brent.

Alors qu’il dépassait les 110 dollars le 7 avril au matin, il a brusquement chuté à 92 dollars en fin de journée, avant de fluctuer pour dépasser les 95 dollars, ce jeudi 9 avril.

Selon un fonctionnaire de la Commission européenne ayant assisté à la réunion tenue la veille à Bruxelles, l’heure n’est plus à l’inquiétude quant à une pénurie de pétrole ou de kérosène.

"En substance, il n’existe à ce stade aucun risque de sécurité d’approvisionnement, ni actuellement ni a priori pour le mois d’avril. L’impact observé porte surtout sur les prix.

Les répercussions sur le marché pourraient toutefois rester limitées, notamment en raison des temps de transit et de plusieurs paramètres liés à la logistique, à l’assurance et aux goulets d’étranglement dans le détroit d’Ormuz.

L’Union européenne dispose des outils nécessaires pour faire face à cette crise. Cela résulte d’une stratégie proactive de diversification, ainsi que du fait que notre exposition directe à la région était déjà limitée avant le conflit.

Une boîte à outils regroupant des mesures concrètes pour aider les États membres à atténuer l’impact de la crise est en cours de préparation
", nous a-t-il confié.

Effondrement du trafic aérien dans le Golfe
Vols quotidiens · 26 Fév – 8 Avr 2026 · Source Flightradar24
26 Fév ● NORMAL
Total vols 2 114 100%
Données : Flightradar24



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